![]() |
| Estuaire de Thengaithittu |
Hier soir avec tout ça on ne s'est pas couchés après dîner
mais à 1h du matin
aujourd'hui, photos films et blog prennent toujours beaucoup de temps.
Nuit courte marquée par mes réveils suite à des crampes moins douloureuses
cette nuit.
On se lève
vers 7h
Je vais au pain. Il y a un peu de fraîcheur dans la rue. Je croise le
marchand de lait qui marche lentement et avec difficulté. Sur le trottoir il a laissé ses clayettes de sachets de lait avec son ami le
clochard. Il me regarde avec insistance ainsi que plusieurs hommes durant mon
parcours matinal, à tel
point que je me demande ce qui ne va pas dans ma tenue et de retour je demande
aussi à Véro qui ne trouve rien à redire.
Rue Petit Canal on est réveillé et quelques individus se sont regroupés sur la rive gauche dans un
rayon de soleil. Ils sont assis et discute. Je me dis que si nous nous avons
chaud dans notre appart, eux il cherche à
se réchauffer avec
les premiers rayons.
Rue Sainte Thérèse,
le rickshaw est garé et la
natte de paille vide est étalé sur le trottoir.
Devant la cathédrale les mendiantes sont revenues à leur place habituelle. Mais il
y en a toujours jusqu'à la
librairie Focus. Je me dis qu'elles doivent être
plus nombreuses.
Sur le perron du Church Gate un homme
se réveille.
Les charrettes des 4 saisons alignées en face de Mamala Protéines ont disparu. Au croisement
avec la rue Ranga Pillai, je vois arriver le camion de "World
Banana".
J'enfile la rue Ranga Pillai, devant
le Sri Aurobindo Service il y a un groupe
de femmes et en face un bus vide qui attend.
Un couple sort devant moi de l'hôtel Kaarthik, sur le coup en les
voyant de dos je pense à un
couple d'occidentaux d'un certain âge.
Les nus pieds de l'homme me dissuadent de cette hypothèse, ce qu'il a aux pieds fait trop indien. Ce qui
m'a trompé évidemment c'est
leur look, lui très
occidentalisé normal pour
un mec, mais elle la soixantaine, les indiennes font toujours plus jeunes qu'on
ne pense, en pantalon et une tunique pas très
longue, c'est ce qui m'a induit en erreur, sa tenue pourrait être portée en occident.
Ils prennent le quai d'Ambour et se
dirige vers le Cottage Restaurant pour certainement prendre leur petit déjeuner.
Il n'y a pas la femme à la figure poupine ce matin sur
les marches avant le Hot Bread.
Une Bullet kaki est garé devant les marches du Hot
Bread. C'est bien ce que je pensais c'est l'ami que nous avons rencontré l'autre jour, qui est prof et
qui prend son petit déjeuner
avec son fils.
Aujourd'hui c'est le jour de la rentrée des classes.
Je prends ma boulish et deux parts de
galette des rois pour prendre tout à
l'heure avec le café et
histoire d'en manger parce que j'adore la frangipane.
Je reviens par le quai.
Entre Cottage Restaurant, et la
station service de l'Ashram, sur le trottoir, une femme en coiffe une autre,
passant longuement le peigne dans les longs cheveux noirs. Je me demande si
elles ont passé la nuit ici
sur ce trottoir.
A côté de l'arrêt de bus le clochard jésus est allongé
mais réveillée, il me regarde passer. Un bus
vide ses voyageurs qui prennent la direction de l'hôpital de l'autre côté du canal.
La marchande ambulante de noix de cocos n'est pas au croisement de la
rue Sainte Ange.
Un transporteur de bouteilles de gaz
rouge pousse son triporteur et sa charge habituelle de 14 bouteilles, 12 sur le
plateau avant et 2 suspendues à l'arrière, au porte bagages. En
principe ces transporteurs ont encore la force de pédaler mais là
ce doit être
vraiment trop lourd.
Un tempo jaune rempli comme une boîte de sardines qui déborderait, me croise.
Rue Surcouf je croise les scolaires
qui se rendent au Lycée
français. Je vois même le fils du voisin qui
ressemble comme deux gouttes d'eau à
son père et il me
dit "Bonjour". Je suis surpris et je le salue à mon tour. En principe ces gens et leurs enfants
nous ignorent parfaitement, bien que ce soit la 4ème
année que nous sommes
voisins.
Lui est prof au Lycée français. Il est de Goa nous a dit Antoine et sa profession
et ses origines font qu'il ne se prend pas pour n'importe qui. Mais malgré tout il n'est pas assez bien
pour sa femme qui est française
parce qu'elle dit à tout le
monde qu'il est Anglais. A défaut
d'un Français dans son lit,
c'est mieux d'y avoir un Anglais qu'un Indien, sinon ce serait la chute
sociale.
Rue Candappa une femme a dessiné un Kolam blanc sur la rue
devant sa maison et maintenant elle en train d'en dessiner des petits sur
chaque marche.
On prend notre petit dèj.
Je fais la vaisselle et range les
couverts, ça me fait penser
qu'hier soir il y avait un cafard dans
le tiroir à couverts. Un
petit tout timide et qui cherchait à
se cacher. Je n'ai pas pu l'attraper mais je l'ai fait sortir du tiroir
et je ne sais pas où
il est passé.
Le cafard est timide lorsqu'il nous voit, mais il est curieux et
peut bien venir la nuit courir sur un bras ou regarder à l'entrée
d'un narine ou d'une oreille pour savoir ce qui s'y cache.
Il faut donc toujours tout essuyer
après le lavage de la
vaisselle et avant de se servir des couverts, verres et assiettes si on ne veut
pas profiter des chiures de cafards.
Je me dis que si on avait, plutôt que les défenses d'éléphants
ou la corne des rhinocéros, fait courir le bruit que la décoction de cafards avait des
effets sur la sexualité, on
serait en train de regretter l'extinction de l'espèce, c'est peut-être
ce qu'on fera après la
disparition des éléphants et des rhinocéros.
On se prend un petit café. Véro travaille ses photos et ses films et j'écris pour attendre 10h et se
mettre en route car nous avons beaucoup de choses à faire pour préparer
un maximum de choses avant les expos.
Là au moment au j’écris, il est 19h,
je reprends une bière pour
m'aider.
On passe d'abord chez le repasseur
qui est là. Puis on va chez
un marchand de fournitures de papeterie pour acheter un berlingot de scotch
parce que Véro a peur que
l'encadreur ne colle les certificats d'authenticité au dos des aquarelles avec du gros scotch
brun d'emballage.
On va ensuite à pieds rue Nehru chez le quincailler qui est juste à coté de Singapour, pour voir s'il a des chaînettes pour accrocher les
aquarelles. L'accrochage va être
compliqué surtout au Red
Lotus où il va falloir que
les aquarelles soient toutes à la
même hauteur et c'est pas
gagné. Véro pense qu'avec de la chaînette on aura plus de facilité.
On trouve une chaînette qui va certainement
pouvoir faire l'affaire, en plus il n'y aura pas à
la couper et chaque
maillon pourra s'il le faut faire un crochet.
On va chez l'encadreur pour lui
donner le scotch, mais il nous montre qu'il a fait un travail très propre, et du coup il n'y a
pas à lui laisser le
scotch. Il nous précise que
les 37 aquarelles seront prêtes
ce soir, le patron nous appellera pour nous dire le montant de façon à ce que nous ayons l'argent quand on viendra les
chercher.
On repart pour aller à Fior d'India pour le collier. Véro a pris son top pour faire les
essais. Un collier irait bien mais il manque un peu de longueur. Le patron va
s'en charger pour l'allonger un peu. Véro
lui prend un grand foulard pour s'abriter lors du trajet jusqu'à Hampi. Le patron lui fait un
cadeau. Par politesse Véro
ne regarde pas ce que c'est.
On va ensuite chez les merciers pour
acheter une attache pour remplacer celle qui a été arrachée sur la sacoche. On ne trouve pas. On va chez un
cordonnier près du collège Calvet pour lui faire coudre
celui qui est cassé. Il ne
sera plus réglable mais on
pourra fermer la sacoche.
On va voir Vijay parce que maintenant on tous les éléments
pour les affiches et les flyers. Le bureau est toujours fermé.
On va à
la galerie pour voir Abel et lui demander s'il est au courant, mais il
n'est pas là. Il n’y
a que Rajkumar et une élève qui nous connaît parce qu'elle est amie avec la
grisette du dessous. On se dit qu'on parle de nous.
Rajkumar appelle Abel qui n'est pas
du tout au courant de l'absence de Vijay
et il est inquiet parce que lui aussi a
besoin de lui pour ses invitations pour le 25 janvier pour la pendaison de la
crémaillère de sa nouvelle maison. Il
s'en occupe et nous rappellera.
On va déjeuner
à l'Indian Coffee où l'on commence à être connu comme client.
L'Indian Coffee sert aussi de bistrot, les Indiens y viennent pour boire un café et discuter le coup.
On revient à l'appart et on boit notre café avec nos parts de galette des
rois. Pour ce qui est de la frangipane il n'y a rien à dire, elle équivaut
au meilleure. Par contre la légèreté du feuilleté
est à revoir, c'est
comme un feuilleté humide,
peu mieux faire. On est content quand même,
mais on n'a pas de fève.
Repos. Véro s'endort et moi comme je sens que je ne vais faire
que tousser je me lève et
commence à travailler ses
petits films de la soirée
d'hier lors des danses. Je ressens un peu fatigue et je m'allonge alors sur le
canapé et je m'endors. Je dors
toujours très peu de temps
dans un premier sommeil quelque soit l'heure et je continue donc ensuite à travailler sur les films.
Véro
se réveille, mais avec
beaucoup de difficulté.
Pour se sortir de cette torpeur elle veut aller au Sud de Pondy où l'on ne va pour ainsi dire
jamais.
C'est parti.
Je prends le quai de Cingee et je traverse le boulevard
Sud pour aller en direction de Colas Nagar de l'autre côté du
stade et vers le nouveau phare.
Evidemment dans l'entrelacs des petites rues on se perd et on se retrouve
devant les ateliers Shanti qui sont une
branche du trust Volontariat et qui font bosser les gens soit disant pour leur
donner du travail mais surtout comme toute entreprise pour faire du pognon.
Cul de sac.
Demi tour et on arrive au pied du
nouveau phare qui est dans un espace clos. Sur la porte on remarque qu'il y a
un écriteau sur lequel il
est précisé que les visiteurs sont admis de
15h à 17h.
Le portail est ouvert, on entre.
Effectivement au pied du phare il y a un agent qui nous attend avec une table
et des tickets d'entrée. 25
roupies par personne + 25 pour l'appareil.
Il faut laisser ses chaussures en
bas, dès fois qu'en haut on
rencontre un dieu. Parce que c'est haut quand même
un phare et l'on fait un bon exercice de step...
Arrivée
en haut il y a toutes sortes d'appareils
et sur le toit un radar qui tourne. Un homme est là pour vérifier nos ticket.
La vue sur Pondy est superbe. Je
trouve que pour une ville d'un million d'habitants ça ne fait pas très
grand. On voit les tours de notre Dame des Anges et celles du Sacré Coeur. On voit aussi le nouveau
ponton. C'est difficile de repérer
ce qu'on connaît.
De l'autre côté la
côte vierge de construction
ce qui ne va pas durer. Une piste mène
à l'entrée d'un port au Sud, matérialisée par deux jetés
faites de roches noirs, mises là de
façon artificielle.
Après
avoir bien profité de cette
vue on redescend et on prend la piste qui conduit à l'embouchure d'une rivière. Aucune carte détaillée de Pondy ne reprend cette
espace exceptionnel par son caractère
sauvage. Quelques cabanes de pêcheurs
faites de palmes.
La piste avec autour d'énormes tuyaux métallique posés là comme pour des constructions à venir. Ce sont sans doute les
derniers moments de cet espace vierge.
On suit un bateau qui entre dans cette
embouchure, puis on marche jusqu'au bout de la
jetée où
deux policiers en képi et à motos se font un petit 4h en
regardant vers l'océan. Ils
sont certainement là pour
se montrer et dire aux contrebandiers que cette entrée est aussi surveillée.
On revient récupérer
la moto. Je demande à deux
indiens qui discutent comment on peut aller sur la jetée que l'on voit en face. Je comprends dans leur réponse en Tamoul qu'il faut y
aller par la route de Cuddalore, en fait j'entends "quedlors" et
je sais que c'est Cuddalore parce que
c'est un nom de ville qu'on n'a jamais réussi
à prononcer, qu'on n'a
jamais réussi à faire comprendre à un Indien lorsqu'on prononçait ce mot.
J'ai ma petite idée. On rejoint la route de
Cuddalore en longeant le stade puis en passant devant chez Pichaya. Je sais qu'à un moment on franchit un petit
pont et après il y a une
route à droite qu'on n'a
jamais prise. On suit cette piste et on réussit
à arriver par maints détours au port dans lequel le
bateau que nous avions vu rentrer semble être
venu accoster.
On entre dans l'enceinte du port et
personne ne nous dit rien. C'est un port d'énormes
bateaux de bois. Pas de quai, les bateaux sont sur la plage, certain sont sur
cales, certain sont à moitié coulés. Ce port fait penser à un port fantôme,
la proue de certains bateaux dépassent
de hauts buissons qui ont envahi la plage.
Beaucoup de fierté dans ces proues qui ont
quelques choses d'oriental et qui me font penser à
des bateaux antiques grecques ou perses. Sur chaque proue un oeil de
femme donne une force de vie à ces
coques en déchéance.
La lumière
est parfaite et pour Véro
c'est un cadeau des dieux. Elle est récompensée de son opiniâtreté parce que moi je n'étais
pas très chaud pour venir
nous balader au Sud de Pondichéry.
On revient par une route plus
directe, qui nous offre au débouché d'un pont un spectacle
merveilleux d'une vieille ferraille éclairée par le soleil couchant.
La route débouche rue Dr Ambedkar, pas très loin de Villa Pondichery chez
Pichaya.
On n'a pas réussi à
aller sur l'autre jetée
mais il était trop tard, on
reprendra notre recherche dans quelque temps.
Je laisse Véro chez un
Xerox qui s’appelle
"French Internet" dans Mullah
Street, on n'a jamais compris le "French".
Je vais à l'appart chercher l'argent pour récupérer les aquarelles.
Dès
que Véro a ses textes, on
file chez l'encadreur rue Barathi. On charge le tout dans un auto-rickshaw. Véro revient avec.
Je reviens à moto je récupère le repassage rue Montorsier
et nous arrivons ensemble.
On décharge
et on pose toutes les aquarelles dans le hall.
Je me fais 5 fois les deux étages pour tout monter, c'est comme une nouvelle ascension du phare,
c'est pourquoi j'avais besoin d'une bonne bière
pour attaquer le blog.
Voilà
j'arrive au bout de notre journée,
il y en a qui pense qu'on est en vacances ici et nous demandent toujours si on
ne s'ennuie pas.
Soupe de noodles, fromage et pain,
salade de fruits.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...