Pages

dimanche 25 janvier 2015

Vernissage, on oublie. Inauguration chez Abel.

Une princesse sur la promenade. 

Samedi 24 et Dimanche 25 janvier 2015
  
Pas de blog hier, pas le courage, fatigue et coup de blues.

Il y avait hier au troisième étage du Red Lotus une grande impression de vide  planétaire et paradoxalement quelque chose de très fort qui était dû à la présence de vrais amies et amis.

Les absents, en premier, les patrons du Red Lotus qui n'étaient pas là à 16h dès l'arrivée des premières personnes.
On n'a pas compris pourquoi ces gens qui ont demandé à Véro d'exposer chez eux alors qu'elle ne demandait rien, pourquoi aujourd'hui ils adoptaient une attitude aussi désinvolte.

L'expo est aussi là pour faire connaître leur établissement qui est récent et dont on s'est rendu compte en posant les affiches que peu de gens le connaissaient.
Montent sur la terrasse quelques  clients de l'hôtel dont certains ne viennent que pour profiter du coup à boire et des petits choses à manger, et d'autres qui après avoir regardé rapidement l'expo s'intéressent davantage à la vitrine aux bijoux.

Les autres absents, ce sont ceux qui ont profité de la générosité de Véro, et une fois qu'ils en ont tiré le plus possible dans leur intérêt, l'oublient, comme si elle et son travail n'existaient plus.

Enfin ceux qui ne sont pas venus par pure jalousie, qui ne diront plus jamais à Véro que ce qu'elle peint est bien, enfermés qu'ils sont dans un orgueil imbécile. Mais c'est sans doute tout ce qui leur reste.

C'est tout ça qui a pourri cet après-midi.

Heureusement avec la fin de l'après-midi, la lumière vibrait sur cette terrasse qui domine Nehru Street et tous les bruits qu'une ville indienne peut offrir.
Les amies de coeur, les soeurs, les frères, celles et ceux connues et inconnues qui possèdent n'en déplaisent à Giscard d'Estaing le monopole du coeur.

Les personnes qui sont venues pour Véro, pour la peinture de Véro, pour lui apporter leur soutien.
Des gens comme ça, c'est un pur bonheur que tous les marchands de tapis du monde de la politique ou de la religion ne connaîtront jamais.
Merci les filles et les gars d'avoir soutenu Véro dans ce moment qui aurait dû être merveilleux pour elle et qui aurait pu tourner au drame, et qui finalement s'est terminé en vrai moment de solidarité devant un mojito.

Voilà, c'est tout ça qui m'a fatigué et découragé d'écrire hier et je m'en veux parce que je ne vous ai pas parlé de la journée qui commençait pour tout le petit peuple de 7h du matin de la rue Mission et c'est très important de savoir que ces gens existent, qu'ils existent parce que je les vois et que je vous les donne à voir comme disait Eluard.
Ces gens c'est la vie. La vie dans ce qu'elle a de plus fort et de plus simple. La vie qu'il faut nourrir tous les jours, ce qu'on ne sait plus faire parce que nous sommes une civilisation de ventres pleins au quotidien.

Le marchand de lait est là et ses clayettes sont pleines de sachets de lait comme si les premiers clients n'étaient pas encore venus.
Ibrahim Store n'est pas ouvert.

Je passe vite juste pour mémoriser, Rue Petit Canal et sa population endormie.
Rue Sainte Thérèse, je ne me souviens plus, mais il me semble bien qu'il y avait des gens endormis sur le trottoir et il me revient qu'il y avait ce matin là deux rickshaws comme si d'autres gens étaient venue dormir ici.

Beaucoup de mendiantes devant la cathédrale une quinzaine, l'une d'entre elles m'interpelle, ce doit être une nouvelle parce que maintenant les autres me connaissent et me laissent passer avec indifférence.

La marchande de noix de coco n'était pas là.

Une troupe de jeunes gens en civils marchent au pas dans la rue Mission et un homme crie un ordre et ils lèvent tous la jambes en même temps et la laisse retomber avec force pour faire un bruit puissant de leur chaussure sur le sol, démonstration de force, et ils reprennent leur marche.
C'est un entraînement parce que demain c'est le "14 juillet" indien.

Voilà, je vais vite.

Petit déjeuner.

On fait quelques courses à Pothys et qu'on ramène à l'appart. Puis on va à la bibliothèque de l'Alliance, on lit des journaux.

En revenant on passe par le "Farm Fresh » qui s'est installé rue Saint Louis. On prend deux parts de quiche et deux parts de gâteaux et on revient pour déjeuner à l'appart.
Véro est un peu malade de la bouffe indienne.

On déjeune et on se repose.

Puis vers 15h45 on va au Red Lotus.
Sur la terrasse il n'y a personne.


Dimanche 25 janvier 2015


Lever 6h  parce qu'il faut être à 7h sur place pour l’inauguration de la maison de Abel et Esther.
Un petit café et l'on part.

A moto il fait très frais à cette heure matinale.
En passant rue Mission je revois rapidement tous les acteurs de ma marche matinale. En plus aujourd'hui sortent de la cathédrale des chants qui envahissent la rue. C'est dimanche.

On se trompe de rue, mais on s'en rend compte rapidement et ça n'est pas très grave.

On arrive à 7h pile.

On se rend compte que la maison est complètement terminée. En l'ayant vue cette semaine on ne pensait pas que ce serait possible.
On salue Abel et Esther et on attend les retardataires.

Le groupe de moutons occidentaux qui suit le berger Belge finit par arriver.
Un conducteur d'auto-rickshaw vient nous saluer en français, il semble bien nous connaître mais on ne le remet pas.

Commence alors une sorte de messe des Adventistes du 7ème jour en tamil
On reconnaît et on salue des Indiens qui étaient au baptême, on se salue.
La cérémonie commence par des chants et des sortes de prières, puis Abel intervient et tient un long discours, enfin les prédicateurs se mettent en route et finissent par hurler leur haine des pêcheurs et certainement des incroyants.

On se casse et on les laisse à leur délire. On va marcher dans le quartier.

On visite un petit temple sivaïste, où l'on est bien accueillis, le prêtre lave au lait avec amour le linguam de Siva.

Lorsqu'on revient les "futurs terroristes" se sont calmés, et c'est dans la maison que les choses se passent, on attend.
Puis tout le monde va s'installer sous le dais où est servi le petit déjeuner. Ce qui est servi est très mangeable il faut dire qu'il est 10h du matin et qu'on attend depuis 6h ce petit déjeuner.

On fait la photo obligatoire avec le cadeau, Abel et Esther et les enfants. Abel nous demande ce que c'est et il semble très heureux que ce soit un ventilateur à installer au plafond. Comme si c'était enfin un cadeau qui soit utile à la maison.

On revient à l'appart.

Antoine et sa femme Sylvie nous attendent. Le départ à 6h30 du matin ne leur a pas échappé.
Sylvie m'a préparé un médicament toujours pour ma toux. C'est vrai que depuis quelque jour ça va beaucoup mieux.
Le remède est dans un plat métallique et ça ressemble à une pâte granuleuse.
C'est pas très clair, mais on comprend que je dois en prendre une cuillère à café le matin et le soir. Il ne faut pas le garder au frigo.
J'en prends une cuillère, ce n'est pas mauvais, un petit goût de crème aux oeufs.

Vers 12h30 on part pour déjeuner au Canteen 18 nouveau petit bistrot qui s'est installé au croisement de la rue Canteen et de la rue Needarajapayar. Mais les tables qui sont libres sur le trottoir sont toutes en plein soleil, alors on va au Surguru.

Véro prend une salade de tomates et un sandwich au fromage, moi je prends le thali business.

On revient à l'appart, café, repos.

Vers 16h, on va marcher sur la promenade Goubert. Véro a envie de refaire des photos, c'est bon signe.
Il fait beau.  C'est un grand WE parce que demain c'est jour férié. On voit des Indiennes en robe et en short avec des sacs Highdesign, ce sont sûrement des gens de Bangalore.

En revenant on discute avec Antoine qui nous dit qu'on peut aller demain au stade Indira Gandhi voir la cérémonie du 14 juillet, il faut y être vers 7h30.

Il est 17h, on a un Skype avec le Luxembourg non pas pour savoir comment vont nos placements, mais tout bêtement pour parler avec nos enfants et petit enfant.

Voilà la journée se termine, une bière en apéro.


Soupe de noodles, fromage, papaye.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...