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vendredi 16 janvier 2015

On the road. Hampi to Bangalore.

Les camions géants
L'album du jour est ici. 
Mais pas beaucoup de photos, on roule !

Je me suis réveillé assez tôt, je n'ai pas trop mal dormi, mais en plus des crampes, mes pieds me font mal. L'histoire de l'épine, c'est terminé mais du fait de l'incroyable sécheresse qui règne ici j'ai des petites crevasses au talon. C'est mon point faible. Véro ça s'est portée sur les lèvres, mais elle a la crème Himalaya. J'ai moi aussi les lèvres gercées ce qui ne m'arrive jamais, mais c'est moins important que Véro.

Il est temps de partir. A 7h je réveille Véro et on attaque la préparation des affaires afin de les mettre au dernier moment dans les sacoches et les sacs, mais si tout est prêt ça va vite.

A 7h30 on va au petit dèj et on discute avec un couple de Néo Zélandais qui ne se choque pas du tout si on les appelle les "Kiwi" Je dis ça à cause d'une histoire ancienne. Le mec à peu près notre âge ou entre nous, nous envie de voyager comme nous le faisons.

On dit au revoir à notre bon cuisinier.

Mise en sacoche et en sac, règlement au proprio du guest et à 8h30 on part. Pendant toute le préparation de la moto, le Néo-Zélandais nous prend en photo. Il nous les fera passer par Internet.

Route jusqu'à Hospet, on se perd un peu dans la ville pour trouver la  bonne route mais on s'en sort bien finalement.

Route pourrie entre Hospet et Chitradurga et en plus chargée d'un nombre incroyable de camions de dimensions gigantesques. Et à chaque village et il y en a,  un casse vitesse à l'entrée et à la sortie.
Au bout de deux heures ont fait une pose thé dans un bistrot du bout du monde, avec beaucoup de personnes qui vivent là on se demande bien de quoi. Des oiseaux comme des moineaux squattent la salle et le plafond. On prend deux thés et deux chapatis.

Véro me dit : - lorsqu'on voit à l'arrêt un des ces énormes camions on s'arrête pour faire une photo.

Chaque fois qu'il y des camions garés on regarde l'aire de parking pour voir si on voit celui du gabarit qu'on cherche. Curieusement s'il y en a beaucoup sur la route, il y en a peu à l'arrêt. Tout en regardant, soudain la moto m'échappe et bondit sur le bas côté qui est fait de gravier et de pierres. A 80 à l'heure ça fait un drôle d'effet. Il faut que je reprenne le contrôle de la moto tout en disant à Véro de  ne pas s'inquiéter, ne pas freiner, je lâche simplement la poignée de gaz jusqu'à ce que la moto prenne une vitesse raisonnable pour rouler sur cette piste, puis je remonte sur le goudron. Ouf, je dis à Véro tu cherches les camions moi je regarde la route.

Un d'arrêté, il a crevé. Je me mets à côté et Véro prend une photo. Je dois dire que moi en conduisant je me rend compte que ça fait une bonne longueur 22m50, mais tout en surveillant la route je ne me rend pas compte que l'on est rien sur notre moto à côté de ces monstres. Sauf erreur de ma part je crois que ces monstres ont été autorisés en Europe, ce sont des 45 tonnes.

Les Indiens ont aucune notion de ce qu'on appelle la mise en danger de la vie d'autrui. Un camion se lance pour doubler un autre, je suis derrière et une voiture me suit. Compte tenu de mon expérience je sais que ce camion s'il voit quelque chose en face va décrocher et revenir se placer derrière celui qu'il veut doubler, je me méfie et c'est ce qui se passe. Pas de problème je gère l'opération et vais me replacer sur la gauche derrière le camion et là je m'aperçois que sur ma gauche la voiture qui me suivait est venue se mettre dans l'espace me laissant face au véhicule qui arrive en face. Je me sers contre eux les force à me laisser la place et en même temps je les engueule et Véro les traite de cons. Ils n'insistent pas me laissent reprendre ma place.

A Chitradourga on abandonne cette route de merde pour l'autouroute. Une belle autoroute 3 voies et payante.
Des panneaux précisent régulièrement que les poids lourds roulent sur la file de gauche, les autocars roulent sur le file du milieux et les voitures roulent sur la file de droite. Les autres véhicules n'existent pas, peut-être parce qu'on ne paie pas en tant que deux roues.
Dans la réalités poids lourds roulent sur la file de gauche ainsi que les bus et ainsi que les voitures.
Dans la file de gauche on double par la droite.
Moi je roule dans la file de gauche qui est presque tout le temps libre. Parfois un véhicule est sur la file du milieu, comment le doubler ? J'opte pour que chacun reste dans sa file. Mais il y a parfois des véhicules dans la file que je suis il faut donc doubler par la file du milieu ou par la file la plus à gauche et là il peut y avoir un véhicule, il faut le doubler par la gauche. Toutes les situations se présentent c'est un peu du mode expert mais cool.

On déjeune à Hiriyur dans un hôtel VMP (Véronique Moyen Piaser). Pas terrible le repas.

On file sur l'autoroute limitée à 80 à l'heure, ce qui finalement est très agréable.

Au péage les motos ont une ligne spéciale qui permet de passer sur une file sans payer. Une voiture me passe et vient s'installer sur la piste moto je râle et je tape un grand coup de poing dans la portière. On voit la tête des Indiens scandalisés et le chauffeur qui se fait engueuler. Quand la voiture nous passe on voit à l'arrière que c'est une voiture du gouvernement.

A Tumkur on fait une pause en sortant de l'autoroute. On peut presque toujours sortir de l'autoroute quand on veut, les barrière métalliques ou en pierre ont été cassées et ouvertes et on  peut ainsi entrer et sortir  pour s'arrêter boire un coup. C'est particulier mais ce qui est agréable c'est qu'on ne se sent pas pris dans un tunnel comme sur les autoroutes françaises. J'ai déjà parlé de ces autoroutes démocratiques qui servent à tout le monde.

On s'arrête pour prendre de l'essence. Les stations services sont superbes, mais je ne sais pourquoi entre la route et la station c'est le no man's land de terre. Je ralentis sur cette partie et comme j'arrive à quelques mètres de la pompe une moto me double pour me passer devant. Cet Indien à un petit bonnet blanc caractéristique des musulmans, je lui crie : - Allah est grand et Véro l'engueule en lui disant qu'il n'a pas à faire ça. Du coup il est emmerdé le muslim et il ne part pas dès qu'il a son essence, il laisse sa moto et vient voir le plein que je suis en train de faire. On le sent pas agressif mais emmerdé.

Voilà pour la route. Entrée dans Bengalore, une ville de 10 millions d'habitants, pour nous la dedans c'est comme Paris qu'on ne connaît pas et sans plan.
On demande à un chauffeur d'auto-rickshaw de nous conduire jusqu'à MG Road le quartier des hôtels. On a bien fait. Pendant plus d'une heure on roule dans des embouteillages.
Il nous emmène à l'Oberoï, au Taj, on lui explique que ce n'est pas dans notre budget mais il ne doit même pas comprendre ce que ça veut dire, pour lui on peut tout se payer.

Dans MG Road un homme nous indique le Park Hôtel. On largue le chauffeur de rickshaw.
Le Park Hôtel nous convient et est dans nos prix.

On visite un peu le quartier notamment Brigade Road où il y a tous les magasins occidentaux et les vêtements occidentaux de grande marque à des prix toujours inférieurs à 100€.

Un mange dans un resto chic mais avec cuisine minable les plats du Rajasthan n'ont que le goût des poivrons.

On revient à l'hôtel.

Blog dodo.

L'album du jour est ici. 
Mais pas beaucoup de photos, on roule !

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