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| Les enfants d'Hanuman |
Lever 7h, toujours pas d'Internet
parce qu'ils l'éteignent la
nuit, c'est un principe Internet doit dormir comme tout le monde.
Bien dormi, moi en ayant froid et Véro en ayant trop chaud. Notre débat du matin est de savoir si
une clim sur 27° c'est trop
chaud ou trop froid pour dormir ???
On décide
d'aller faire un tour en attendant le lever d'Internet, des proprios et du
restaurateur.
On traîne
dans le village pour faire des photos avec la lumière du matin. On se rend compte qu'il y a des Bullet
chez les loueurs et sur une, une plaque minéralogique
verticale sur le garde boue de la roue avant porte la mention : "Trou
d'balle masqué". C’est
un peu mystérieux à comprendre mais ça ne doit pas être facile pour celui qui loue
la Bullet sauf qu'ici personne ne comprend.
On revient sur nos pas en traversant
tout le village et là on
est envahis par des sacs à dos
qui arrivent de tous les côtés comme s'il y avait eu un
arrivage à la gare routière.
On descend à la rivière
côté gaths, c'est toujours aussi réjouissant pour les yeux ce
spectacle du bain dans la lumière
matinale.
Des touristes indiens, des scolaires
qui sortent de l'eau et revêtent
leur uniforme, tout une vie si simple à
nous rendre envieux. Certaines femmes découvrent
leurs seins pour mieux se laver, d'autres s'essuient les cheveux trempés, certaines se changent avec
discrétion pour mettre des
affaires sèches après le bain. Enfin chacun remonte
les escaliers pour se rendre au temple et à
leurs activités du
jour.
Au retour, surprise, une vache est
entrée sur la petite
terrasse qui est en fait le trottoir de la rue qui a été clôt. Je la fais sortir par peur
qu'elle ne nous lâche une
belle bouse molle dont elles ont le secret et qui pue les épices fermentés dont elles se sont nourries en
bouffant n'importe quoi.
Elle y met de la mauvaise volonté comme un âne.
Petit dèj
comme d'habitude, Internet est réveillé et Véro peut voir sur sa tablette les dernières nouvelles dont elle me fait
part.
En revenant à la chambre, une vache nous lâche tout le contenu de ses
intestins dans la rue devant chez nous, c'est à
en dégoûter même un indien qui s'est installé sur notre terrasse sur notre
fauteuil de jardin en plastique blanc pour lire son journal au soleil et qui râle après la vache lui disant de faire attention car elle
l'a éclaboussé.
On revient à la chambre pour mettre en ligne le blog.
Tout est prêt depuis hier soir et ce n'est pas très long.
On retourne sur les ghats pour
s'amuser à suivre le
parcours de Lakshmi l'éléphant remontant du bain. Tout le
monde l'appelle Lakshmi qui doit être
le nom obligatoire des éléphants des temples, mais là c'est sûr c'est un garçon.
Lakshmi est déjà dans
son bain. Ce n'est plus le même
bain que pour les jours de la fête.
Là moyennant finance, les touristes
peuvent participer au frottis frotta de la couenne de la bête. C'est merveilleux, quelle
aventure filmée et
photographiée…
Nous, nous sommes venus pour la montée
des escaliers, et l'entrée
dans le temple maintenant qu'on connaît
son circuit. L'arrêt sous
l'arbre, le chemin du temple sur le côté et l'arrêt devant un petit temple, l'entrée dans l'enceinte du grand
temple, dans le temple jusqu'à son
installation dans son lieu de travail pour la journée.
Ceci fait Véro veut acheter une sorte de capote en tissu épais pour mettre la bouteille
d'eau, elle en a vues ce matin en allant au ghat.
On part pour Hospet pour la révision de la Bullet. Ce n'est
pas très loin une dizaine
de km. On tourne un peu dans la ville, chaque fois qu'on demande il n'y a pas
de problème c'est
toujours tout droit puis à gauche ou à droite. On demande plusieurs
fois et on finit par y arriver en
remontant un sens interdit pour ne pas se compliquer la vie, ce qui ne choque
personne.
Le garage à Bullet c'est comme chez Félix, le patron à
l'air sympa et sérieux
on lui explique les révisions
qu'on veut qu'il fasse et évidemment
il veut changer l'huile, on lui dit OK. Félix
n'a pas dû le faire depuis un moment et si ça se trouve elle n'a pas été changé depuis l'an dernier.
Il y en a pour 1h30, il est presque
midi. C'est le coin du marché,
idem le marché Goubert sauf
les poissons mais un gros marché de
poulets morts les pattes en l'air.
On décide
de prendre un rickshaw et de se faire emmener dans un hôtel restaurant conseillé par le Routard le Malligi Tourist Home. Le premier
chauffeur de rickshaw nous dit qu'il ne parle pas anglais. Le second nous dit
qu'il sait où l'on veut
aller mais il ne pourra pas nous parler. On s’en fout un peu.
Cinq minutes plus tard on est dans
le restaurant de l'hôtel avec une déco particulière les plafonds aux formes
arrondies et des murs faits de barres verticales. C'est pas ce qu'on mange. On
demande si on peut déjeuner
et on nous dit oui mais que le service commence à
midi trente.
On s'installe devant une grande baie
vitrée qui donne sur la
piscine de l'hôtel.
Personne ni dans la salle ni dans la piscine.
Véro
décide de nous prendre en
photo devant les lignes verticales et devant la piscine. Puis on va aux
toilettes, chez les hommes il n'y a que des pissotières, pour le reste mystère, mais ce n'est pas nécessaire.
A midi trente, deux indiens entrent
s'installent et sont servis assez rapidement. Comme on ne s'occupe toujours pas
de nous je demande le menu. Au bout d'un moment Véro
va demander à la réception si quelqu'un va
s'occuper de nous. Un maître
d'hôtel jeune et raide
vient prendre notre commande, il est 12h45, on est là depuis 3/4 d'heure comme sur le menu ils annoncent
20mn de préparation on
attend. Vers 13h05 c'est moi qui vais demander où
ça en est, ça va
venir.
A 13h15, plus d'une heure après notre arrivée, on se concerte, on part, on
n'est jamais inquiet Véro
et moi de sauter un repas.
Je passe au comptoir et y met un
billet de 100 roupies pour les deux lemon soda qu'on a pris et on part bien
qu'il soit noté sur le menu
qu'une fois commandé on est
obligé de payer.
Dehors un rickshaw nous attend et
nous conduit direct chez le garagiste. La Bullet est prête, le patron fait un essai et pendant ce temps on
achète deux bananes qu'on
mange.
On demande la direction de Hampi et
on file.
Sur la route Véro voit une bakery, on s'arrête on mange des gâteaux
aux fruits confits et aux raisins, un régal.
Il est 14h, on ne retourne pas au
guest et on va directement au village de Kamalapuram où d'un côté on fait le plein du réservoir et de l'autre pipi.
On reprend la route du temple de
Vitthala et devant l'entrée
on demande au chauffeur de Rickshaw la route d'Anegondi, c'est a environ 1km
tout droit.
Hier on y est passés mais on a suivi la route principale
et là on prend une petite
route en face fermée aux
voitures parce qu'elle mène
à la rivière et qu'il n'y a pas de pont,
seulement un bac pour traverser.
Quand je vois l'embarcadère je suis impressionné. Il y a devant moi deux motos
en sens inverse de la marche et deux vélos
et des gens qui attendent le bac qui arrive.
Dans la pente de la voie étroite qui mène à l'embarcadère,
celui-ci se résumant à deux sac de sable au bord de la
rivière, il faut que je
face faire demi tour à la
Bullet. Elle tient à peine dans
la largeur de la route. Je l'arrête,
je passe une vitesse pour m'en servir de
frein dans la pente et je commence ma manoeuvre. J'arrive à la reculer en commençant à tourner et petit à
petit j'arrive à la
mettre en marche arrière à l'arrivée du bac. Quatre motos sortent du bac et file sur
l'étroit passage que nous
avons laissé libre. Six
passagers et le bac est plein à craquer.
Je suis la 4ème moto dans
la file avec un peu de chance on va être
du voyage, c'est ce qui est confirmé
par le capitaine qui dit à Véro
de s'installer. Les six passagers montent en premier et après les motos. Pour monter les
motos comme pour les sortir d'ailleurs il faut passer sur une planche d'une
trentaine de centimètre. Je
suis la dernière moto et
deux hommes m'aident à pousser
en arrière la moto. Je
comprends l'utilité des
sacs de sable pour poser les pieds dessus afin de ne pas être les pieds dans l'eau. Moi je
dois pousser et monter sur le bateau, les aides eux restent à terre. Une fois sur le bateau
je dois monter sur la moto pour la tenir en équilibre
pendant la traversée. On
est tellement serrés que
j'ai peine à passer ma
jambe le long de la moto d'à côté.
On y est et le bateau s'éloigne
de la berge, fait demi-tour. Il faut être
bien stable sur ses pieds. Je paie, je filme un peu quand même. Véro elle n'a pas le droit de bouger pour que
l'embarcation ne prenne pas de gite, elle est coincée les jambes près
des pots d'échappement
chauds des motos mises à l'intérieur. Pas de photo donc.
L"arrivée, je suis le premier à sortir, on me dit de démarrer la moto alors qu'on est tout près, là ce sont des sacs de sable posé comme des escaliers qui vont me
permettre de gagner la terre ferme. Je préfère ça à la planche.
La moto démarre bien; saute bien sur les sacs de sable le
souci c'est la rampe qui se dresse devant moi pour sortir du lit de la rivière. Je suis obligé de m'arrêter pour vérifier
que je suis bien sur ma première
sinon je fais caler au milieu de cette pente. C'est bon je me lance, je ne peux
pas attendre Véro qui ne
pourra sortir que lorsque toutes les motos auront quitté l'embarcation.
Je passe bien la pente, je m'arrête lorsqu'elle devient plus
raisonnable, les autres motos me doublent et Véro
me rejoint.
J'en ai pris des bacs à
moto mais dans ces conditions c'est la première fois. Je me demande même comment c'est possible.
Anegondi, une très belle construction de style
mogol qui s'appelle ...Mahal. Comme ce n'est pas noté dans les guides je ne vais pas vous retrouver le
nom.
En face de l'autre côté
de la route un vieux temple Hindou sans rien de particulier que son
ancienneté et un lieu de
calme et de fraîcheur
ombragée.
On file sur la route pour nous rendre
au temple d'Anuman, le dieu singe. C'est un lieu important c'est le lieu de la
naissance du dieu, c'est ce qui est annoncé
au pied de la montée.
Si les dieux naissent ils doivent pouvoir mourir c'est ce que je me dis devant
l'information et ça ferait
une vie tellement paisible sans dieu, sans religion.
Je ne voudrais pas exagérer
mais en disant 1000 escaliers plus haut je ne dois pas être loin de la réalité. Dure montée,
on vieillit. Les singes nous accompagnent repus, gavés, ils ne mangent même
plus ce que les gens leur donnent. Un reste même
indifférent devant deux
bananes épluchées. Un autre par contre a trouvé une bouteille contenant un breuvage orange et il
essaye d'en percer le fond avec ses dents, ce qu'il arrive à faire. La bouteille n'est pas
pleine et lorsqu'il veut boire il n'a pas l'idée
de la mettre verticale il la laisse horizontale la fente sur le dessus il ne
peut accéder au liquide, la
fente en bas le liquide se répand
sur le sol en pierre et il le lèche.
Je souffre dans la montée et je dois m'asseoir.
On débouche
enfin.
Ce qu'on voit est époustouflant, c'est en fait tout
le site d'Hampi qui s'étale
à nos pieds comme la
maquette du musée. La ville
royale, le temple abandonné,
le Vitthala et certainement d'autres choses qu'on ne reconnaît pas, ne connaissant pas
suffisamment. On ne voit pas Hampi qui est trop sur la droite. Malgré la souffrance on est heureux d'être arrivé là.
On voit la rivière et aussi
à perte de vue le miroir
des rizières dans lesquels
le soleil se reflète.
De là aussi on peut se demander qui a eu
l'idée de briser la
montagne et d'en faire une quantité
de petits monticules de rochers et de pierres. C'est ce qu'on voit d'ici
à perte de vue.
Cette fois ci c'est une femme qui
donne des conseil à Véro pour prendre des photos, en
principe ce sont des hommes qui viennent jusqu'à
lui régler les
programmes de son appareil. Vous imaginez dans quel état cela peut mettre Véro.
Descente sans problème.
A la moto des amateurs sont en train
de faire des commentaires sur l'engin.
On discute un peu et on reprend la
route bordée de rizières plantées de jeunes plants verts.
On s'arrête au temple de Durga, à part le portail qui se reflète dans la rizière,
le temple en lui même n'est
pas très intéressant saut un arbre auquel on
a suspendu aux branches des centaines de paquets multicolores en forme de noix
de coco.
Retour à
l'embarcadère. Là c'est autre chose. Je ne peux
descendre en marche arrière
trop de pente de ce côté ci, c'est risqué
mais les gens me rassurent je peux descendre en marche avant et au
moment de monter on m'aidera à tourner
la moto.
C’est ce qui se passe, là encore je suis le dernier et Véro me dit que les gens
m'appellent le Boss.
C'est plus compliqué de monter la moto sans plan
incliné, il faut la porter
pour passer les sacs de sable. Enfin on réussit
à la mettre. Je suis coincé contre une autre moto et ma
roue avant est bloquée par
des sacs dont j'ignore le contenu.
Là
encore je dois sortir le premier. Le Boss comme ils disent doit démarrer sa moto et tenir son
frein. Il ne réalise pas
que je n'ai pas de démarreur
et que j'ai à peine la
place pour mettre mon pied sur le kick que mon voisin en se penchant a mis en
position. Je n'ai presque pas de course mais ma Bullet démarre du premier coup. Il faut que je prenne la
planche, je ne suis pas en face à cause
de l'autre moto, je me lance je fais une bonne partie sur la planche mais à la fin je la perds mais je suis
déjà sur la terre. Je passe la montée et j'attends Véro.
Une vraie aventure avec cette croisière digne de Costa.
On refait la route, le temple
Vitthala, la porte Beemas, Kamalpuram et Hampi.
Dans la chambre on laisse la porte
ouverte pour profiter du voisin et des femmes qui l'entourent, parlant et
hurlant normalement.
Ma main gauche est déformée par des crampes et me fait particulièrement mal. Je m'allonge, je
m'endors et Véro me dit que
ce soir ils ont été particulièrement gonflant.
On va dîner
au "Ganesh Resturant" soupe de légumes
et momo, les meilleurs de Hampi. On lui négocie
internet jusqu'à 11h du
soir au lieu de 10h.
On pourra peut-être mettre le blog en ligne dès ce soir.

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