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mardi 20 janvier 2015

Solidaires depuis 42 ans.

Démo à l'UFE Inde
18h, je m'y mets.

On a pas trop mal dormis l'un et l'autre cette nuit. Il fait bon, beaucoup de fraîcheur dans la chambre en fin de nuit.

Je vais au pain. Il fait un peu moins frais qu'hier, si le marchand de lait a gardé son bonnet il est en manches de chemises et sert une voisine qui vient lui prendre un sachet de lait.

Rue Petit Canal tout le monde est encore endormi, les corps recouverts sur le bord du canal.

Rue Sainte Thérèse, une petite fille, les yeux noirs d'hier, est réveillée mais  pas encore levée. Elle joue avec ses jambes en faisant des pédalages dans l'air. A côté d'elle un corps endormi.

Devant la cathédrale les mendiants hommes et femmes sont chacun sur  leurs escaliers. La petite marchande de lait est là, debout, ses clayettes sont vides, elle a dû tout vendre. Un auto-rickshaw est garé lui aussi devant les marches, un autre un peu plus loin, il doit y avoir un office et ils attendent le client.

La marchande de noix de coco n'est pas là, son stock est sous une bâche, tenue par des pierres tout autour.

Un marchand ambulant de fraises s'installe sur le côté du NIlgiris.

Rue Ranga Pillai un distributeur de journaux à vélo, la pile de journaux sur son porte bagage.

Un trieur de poubelle avec son grand sac blanc fouille dans la poubelle en rond de ciment de la rue.

Toujours autant de bouses étalées sur la chaussée.

La femme sur le trottoir, ce matin elle est avec deux garçon, l'habituel et un autre plus grand.

Hot Bread je croise le papy au bonnet et moustache blanche qui sort avec une grande boîte sous le bras.

Je reviens par le  quai. Entre Cottage Restaurant et la station de l'Ashram, toujours une femme endormie sous ses couvertures et son chien  qui  ce matin est réveillé et me regarde passer.

A côté de l'arrêt de bus il n'y a pas le clochard jésus mais il y a toutes ses affaires.

Une femme est assise dans l'arrêt de bus.

Le clochard jésus est juste après, assis le dos appuyé contre le mur, il fume une bidi.

Le soleil est au rendez vous de mon visage juste avant le Lycée Français, au niveau du petit canal qui se jette dans le grand.

Je croise le pousseur de tricycle qui transporte 14 bouteilles de gaz rouges.

Des élèves infirmières tout de blanc vêtues attendent devant le portail de leur pensionnat.

Rue Surcouf une femme dessine un kolam tout en discutant  avec une autre.

Rue Capitaine Maurice Xavier une femme balaie la rue devant la grande maison.
Au bout à la jonction avec la rue Candappa la poubelle en rond de ciment est encore pleine des déchets de la veille. Une femme commence  aussi  à nettoyer en mettant les déchets dans une grande bassine métallique.

Véro est levée on prend le petit dèj.

A 9h Gobi vient pour que nous nous mettions d'accord pour le trajet à l'aéroport le 6 au soir. Il insiste beaucoup pour être bien sûr que c'est bien le 6 minuit et non le 6 à 0 heure.
Donc il a bien compris que c'est bien le 6 minuit. Comme toujours il veut partir à 20h pour un avion qui arrive à 24h, alors qu'il y a trois heures de route et qu'on va attendre une heure que les premiers passagers sortent.
Bon, on connaît le snack pas brillant mais on peut s'asseoir.

Après on se met d'accord pour un trip. Pareil je veux partir lundi 9 à 9h mais lui c'est à 8h., Deux heures de route parce que je veux arriver à 11h, à Chidambaram du coup on y sera à 10h.

On se met d'accord sur tout. Tanjor, Chettinad, Madurai, Trichy..

Etendage des draps sur la terrasse, dernière grosse lessive de retour de Hampi.

Ensuite transport des aquarelles et du matériel à côté pour la démo de cet après-midi, ce qui ne prend pas beaucoup de temps.

On regarde les infos de 7h de télé-matin,  mais de 11h30 pour nous.

On va au bureau de VIjay pour récupérer les derniers flyers.

En revenant on passe chez le fournisseur beaux arts parce que Véro a besoin d'une règle métallique, puis on va au Spot Surguru rue Nehru, qui est le Surguru des riches.
On commande chacun un plat de pâtes parce que la bouffe indienne d'ici on commence à en avoir un peu marre. C'est normal on est bientôt à la moitié du séjour. (à Hampi on mangeait bien)

Retour à l'appart, café, petite pause.

14h démo.
Rien à dire de particulier, vous verrez les photos.


Quelques personnes veulent peindre je laisse Véro et elle m'appelle quand c'est fini.

Retour Véro crevée parce qu'elle s'investit toujours trop…

Ce soit pas de menu, on mange au resto, je ne sais pas encore lequel, on verra Villa Chanty, mais le soir c'est souvent plein, où à  l'Orient pour manger créole, ou en dernier recours au Satsanga, là on est sûr d'avoir de la place.
J'oublie de vous dire pourquoi, parce que ça fait 42 ans qu'on est solidaires comme dirait Pierre.


Eh oui le temps passe ma pauvre dame.

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