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mercredi 21 janvier 2015

Tant de choses à faire


 
Les lotus d'hier, finalisés.


Hier soir nous sommes allés dîner dans la ville blanche.
Villa Shanty complet, c'est toujours complet le soir, incompréhensible.
L'Orient resto créole, propose un menu qui n'a plus rien de créole. Le service déplorable. Pendant le repas des employés passent avec des bidons, une autre  avec une balayette et une pelle, un autre avec un flacon d'Harpic.
C’est assez bon,  mais au moment du dessert le garçon nous indique les toilettes.
Tout ça n'est pas brillant et le pauvre Francis Wacziarg qui a créé toute ces hôtels de la chaîne Neemrana dans des bâtiments prestigieux et historique et qui avait pris la nationalité indienne, doit se retourner dans sa tombe. Un an après sa mort on peut voir comment vont évoluer tous ces établissements.

Bonne nuit.
Lever 7h

Le pain, il fait un peu moins  frais le marchand de lait est en chemisette.
Dans la poubelle en rond de ciment un homme s'active à rechercher les bouteilles plastiques.

Rue petit Canal les gens sont réveillés, il est un peu plus tard et une femme active un feu entre des pierres, la flamme et bien formée.

Rue Sainte Thérèse une petite fille debout et deux corps encore allongés. Je trouve qu'il y a de plus en plus de dormeurs ou dormeuses sur ce trottoir.

Devant la cathédrale nombre de mendiants hommes et femmes au moins une douzaine. La petite marchande de lait est là un châle bonnet sur la tête elle écrit dans son carnet de compte.

Personne ne dort sur le trottoir de Focus à Church Gate.

De l'autre côté du croisement avec le rue Needaraddjapayar, la marchande est là debout avec un garçon et elle semble le sermonner. Il faut dire que cette langue à la particularité d'exprimer des sonorités qui font penser à des personnes geignardes ou à des personnes en colère.  

Les marchands ambulants de bananes avec leurs charrettes cernent l'angle du Nilgiris.

Rue Ranga Pillai, puis le quai couvert de merdes de buffle, bouses étalées.

Hot Bread, du  monde ce matin devant la caisse, c'est un peu plus tard je l'ai déjà dit. Un client semble bloquer toute la file. Il y a même le petit vieux bonnet moustache blanche qui attend sur  le côté. Le chef caissier prend la caisse et ça débloque la queue.
Tranchage de mon pain, je repars.

Le quai.
Tout de suite le pousseur du tricycle chargé des bouteilles rouges de gaz. Je suis en retard ce matin.

La femme qui dort avec son chien, ce matin le chien dort aussi. Le clochard jésus est aussi endormi, les bras relevés sur ces épaules.
Dans l'arrêt de bus une étudiante semble réviser dans un grand cahier, une autre femme est assise à côté d'elle.

Dans la rue Capitaine Maurice Xavier je croise une envolée de bicyclettes qui viennent de Sita, je me dis qu'ils doivent organiser des visites de Pondy à vélo. Je me retourne pour voir s'ils continuent bien dans cette rue. Oui ils remontent la rue en direction du centre. C'est certainement bien parce qu'il n'y a pas de circulation ici, mais c'est une des rues les plus sales de Pondy.

Au bout de la rue Candappa l'équipe du tracteur benne est en activité pour vider la poubelle en rond de ciment et tout ce qui a été mis autour. Les femmes ne sont pas les mains nues. Comme elles n'ont pas de gants, elles se sont protégées les mains dans des sacs plastiques qui leurs servent de gants.

On petit déjeune et on récapitule tout ce qu'on a à faire dans cette journée de "vacances".

En descendant on voit Antoine et sa femme Sylvie. Elle est inquiète de m'entendre tousser, avis aux arrivants, et elle va chercher quelque chose chez un sorcier indien où ayurvédique, pourquoi pas vu l'efficacité de la médecine occidentale.

Première étape Pichaya. Il est là. Chez lui il y a une coupure d'électricité, on ne voit rien. Il y a une Canadienne, et un jeune couple. Ils arrivent à Pondy. On discute avec Pichaya, on lui laisse une affiche pour son guest Villa Pondichery et on repart, car il doit aller aux impôts ou équivalent qui lui réclament 50 000Rs d'après ce qu'il nous dit.

On va garer la moto dans rue du Titanic car on veut aller à Jaya Emporium pour acheter un fermoir de collier. Sur le chemin Véro voit un magasin de fringues et on entre parce qu'il y a des soldes. Elle trouve des affaires qui sont une vraie affaire on repart donc avec une veste, un pantalon et un chemisier.

Jaya Emporium le magasin qui a tout ce qu'on peut chercher à Pondy. On trouve rapidement le fermoir pour collier.

On revient sur nos pas pour acheter un mug parce que j'en ai cassé un en préparant le petit dèj il y a quelques jours.

On passe dans la ville blanche pour déjeuner au Café des amis et y mettre une affiche. Le patron n'est pas là et l'on ne peut pas commander le repas pour gagner du temps. On va chez le soeur de Pichaya à Via Pondichery pour mettre une affiche. L'employée prend l'affiche mais ne peut la mettre sans l'autorisation de sa patronne qui n'est pas là et qui est en France mais elle va lui demander. Parallèlement Véro va envoyer un mail à la soeur de Pichaya pour lui dire que c'est elle qui veut mettre une affiche.

On revient au Café des amis, le patron n'est toujours pas là ce qui va doubler notre temps d'attente pour déjeuner. C'est déjà long mais là c'est très long.

Retour à l'appart café, repos.

On appelle Abel qui est à sa nouvelle maison pour aller la voir et repérer le chemin pour dimanche matin.
On se donne rendez vous à un lieu sur la route de Chennai et de là il nous emmène dans le lotissement où sa maison est construite. Des ouvriers sont en train de faire les finitions. Abel nous fait visiter, c'est une maison blanche charmante avec deux chambres une pour lui et sa femme et l'autre pour les filles. Il y a aussi deux pièces d'eaux WC l'une avec toilettes à la turque et douche et l'autre avec toilettes occidentales et douche.

On monte sur la terrasse. Il y a déjà quelques autres maisons et toute une palmeraie qui borde le lotissement.

On revient par son appart pour voir Esther et les filles Catherine et Hélène. On boit un café et Abel nous montre des huiles et des aquarelles géantes qu'il a peintes pendant sa formation aux beaux arts.

On revient chez nous.

On emballe toutes les aquarelles pour les transporter demain au Red Lotus.

On dîne de soupes de noodles, fromage, pain, papaye.

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