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| Le quartier des bijoutiers |
Ce matin le temps est couvert. Il
fait un peu moins frais.
Il est 7h et je vais au pain.
Le marchand de lait, rue Petit Canal,
les gens s'éveillent, rue
Sainte Thérèse un rickshaw et une petite
famille qui dort sur le trottoir. Un homme près
du rickshaw et une femme et deux enfants un peu plus loin.
Des mendiantes devant la cathédrale. La petite marchande de
lait qui parle avec un conducteur d'autorickshaw stationné à côté de
ses clayettes de sachets de lait.
La marchande de noix de cocos n'est
pas là.
Rue Ranga Pillai, les bouses sont
revenues. Un groupe de touristes indiens attend devant le l'autocar service.
Ils sont tous assis sur le trottoir.
Le quai, les bouses, le Hot Bread.
Personne, il est tôt et j'obtiens rapidement mon
pain tranché.
Retour par le quai.
Je croise le transporteur de
bouteilles de gaz rouges, ce matin il pédale.
Le corps toujours allongé et recouvert juste après le Cottage Restaurant, il n'y
a pas le chien.
Il y a beaucoup de monde à faire la queue à la station service de l'Ashram.
Le clochard jésus n'est pas allongé
à sa place. Il marche devant moi, je le vois juste après l'arrêt de bus. Un bus et un tempo versent leur cargaison
sur la chaussée. Tous ces
voyageurs s'apprêtent à traverser le canal pour se
rendre à l'hôpital.
Pas de soleil ce matin à cause des nuages.
Rue Surcouf, Maurice-Xavier et enfin
Candappa.
Véro
est levée, on prend le
petit dèj et là on se rend compte qu'il pleut.
Branle bas de combat parce que les
aquarelles sont exposées à l'air libre même s'il y a un toit.
On fait vite un saut à Red Lotus, mais tout va bien.
La pluie a été brève, et il n'y a pas de dégât.
Le toit recouvre quand même
bien le mur d'expo et il faudrait vraiment une grosse pluie pour que les
aquarelles risquent quelque chose.
C'est pas de chance, ça fait trois semaines qu'il ne
pleut pas et ce n'est plus la saison des pluies.
On revient à l'appart pour finir notre préparation.
C'est alors que Sylvie la femme
d'Antoine le proprio, appelle pour savoir si nous avons un quart d'heure à lui consacrer.
Elle monte.
Elle et Antoine se sont rendu compte
que depuis deux jours je toussais moins. Comme ils m'avaient parlé
de ma toux il y a deux jours, elle craignait que je me retienne et pour elle ce
n'est pas bon de se retenir de tousser.
Je lui explique que depuis deux jours
je prends des antihistaminiques et ça
me fait du bien.
Elle me propose de faire des soins
pour essayer de diminuer ma toux. Elle appuie au niveau de mon bras droit, de
main, de mes doigts sur des points d'acupuncture ainsi qu'au niveau de mon pied
droit et de ma cheville.
Tout en faisant cela elle nous dit qu'elle soigne ainsi des
gens qui toussent et ça
marche, sauf pour elle qui tousse aussi dès
qu'elle sent une odeur particulière.
Moi aussi bizarre que ça puisse paraître ce sont bien les odeurs qui
me font tousser et notamment les odeurs de cuisine.
Elle est d'accord avec moi pour
penser que c'est dû à des
allergies.
Elle me laisse un peu d'une plante séchée
dont je dois sucer des petits bouts sans les avaler.
Voilà,
ma guérisseuse me laisse là.
On est content d'apprendre qu'elle
fait quelque chose, on se demandait ce qu'elle faisait à longueur de journée.
On reprend notre programme de la
journée, faire imprimer la
liste des aquarelles telles qu'elles se
présentent à l'exposition.
On porte cette liste au Red Lotus.
Demain ils vont proposer un ice tea
et des morceaux de fruits pour le vernissage. Après
les gens qui veulent consommer davantage, paieront leur conso.
Ici un vernissage, c'est souvent un
breuvage et c'est tout.
On passe au journal "The Times
of India" qui est dans la même
rue.
Puis on va acheter un cadeau pour
Abel et sa femme pour dimanche. Enfin on passe chez les bijoutiers pour faire
refaire le plaquage d'un certain nombre de bijoux de Véro.
On repasse par l'appart pour laisser
le cadeau d'Abel.
On va déjeuner
à un hôtel qu'on ne connaît pas et qui s'appelle "Le
Bon Séjour" rue Lénine. Je vérifie son emplacement sur le
plan et on s'y rend sans problème.
C'est un quartier qu'on ne connaît pas et qui a l'air sympathique et plus
authentique.
Bien qu'en pleine ville noire, derrière un mur, un grand jardin borde
l'hôtel. Cette disposition
me fait penser au Galle Face à Colombo.
Il y a une fête, beaucoup de monde, mais ce n'est pas un
mariage, les femmes sont toutes en sari et les hommes habillés à
l'occidental.
On entre c'est un hall immense tout
blanc.
On passe au restaurant. Il n'y a que
nous. Il y a une expo de photos mal présentées et mal éclairées.
Ce qu'on mange est très bon, le prix est celui d'un
restaurant qui se tient, rien à dire.
C'est un hôtel et resto typiquement indien.
Véro
s'aperçoit qu'elle a oublié sa clé USB, chez French Internet, lorsqu'elle a fait
imprimer la liste ce matin.
On y retourne, la clé est là sans problème.
C'est un musulman, un vrai, on le connaît
depuis plusieurs années et
d'une honnêteté comme un vrai musulman peut l’être.
Tous les autres photocopieurs que l’on a testés avant nous on
tous volés.
Lui, jamais, on paie le prix ridicule de 1 roupie par photocopie, ce qui est le
prix ici.
On revient à l'appart, café,
repos.
Puis on retourne terminer notre
programme du jour, récupérer les bijoux. C'est un coin de
Pondy assez étonnant où
se retrouvent les petits vendeurs de bijoux et tous les artisans bijoutiers. On
aime même si parfois ce
n'est pas toujours très
sympathique pour les touristes.
Sur MG road on essaie de trouver
quelque chose contre les crampes parce que c'est vraiment trop douloureux et
inattendu. Mais le "pharmacien" n'y comprend rien. Il donne un spray
contre la douleur et des comprimés
d'anti-inflammatoire alors qu'en fait on voudrait quelque chose qui nous
apporte des sels minéraux.
Véro
achète du papier cadeau
pour le cadeau d'Abel.
On revient à l'appart.
Le temps est toujours couvert et bien
qu'il ne soit que 17h il fait sombre.
On reste à l'appart.
Ce soir on est invité chez Véro, une autre, on n'a donc rien à préparer.



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