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samedi 3 janvier 2015

Bouchon bloqué

Quai de Gingee


Je n'ai pas passé une très bonne nuit, réveillé par une crampe terrible sur un muscle qu'on doit avoir à gauche du tibia sur la jambe gauche. Obligé de me lever et de marcher longuement pieds  nus sur le carrelage tiède pour que ça passe.
Comme je suis bien réveillé, je me mets à regarder les films que j'ai pris hier au caméscope. Je passe les fichiers vidéo de la carte vers mon disque dur externe. Puis je les traite avec Première   mon logiciel de montage. Je fais un montage rapide de notre arrêt au banian et un autre des gypsies.

Pendant que le premier se formate, je vais me recoucher.

Mais je suis mal, je tousse et j'ai la gorge encombrée, je suce un Koflet tout en m'endormant. Puis je me réveille rapidement ce qui me permet de venir formater le deuxième film. Demain il ne me restera plus qu'à les mettre en ligne.

Je me recouche, c'est Véro qui se lève parce qu'elle est réveillée par une odeur d'égout et parfume la chambre à l'essence de lavande.

Finalement je dors un peu sur la fin de la nuit.

Je me lève à 8h. Véro me suit de près.

Je vais chercher le pain. Rue calme peut-être parce qu'on est samedi.

Le petit marchand de lait.

Deux occidentaux marchent devant moi et je me dis que je vais bientôt les rattraper parce que je marche beaucoup plus vite qu'eux, pour suivre les conseils des professeurs de santé qui disent que sinon ça ne sert à rien de marcher, ça te fait aucun bien et qu'à la limite dans ces conditions reste chez toi sur ton canapé.
Je ne comprends pas pourquoi les gourous de la médecine n'encourage pas les gens à faire des efforts physiques simples mais conseillent toujours de la performance.
Peu importe, je rattrape mes occidentaux et je me rends compte qu'en fait c'est un couple d’Indiens d'un certain âge, dont la silhouette et le look  m'ont induit en erreur. Lui très occidentalisé dans sa tenue, et elle un peu moins maintenant que je la vois de près, mais sans sari.


Rue Savary des hommes avec un marteau piqueur attaque la chaussée qui vient d'être refaite. Je me dis que pour ce qui est de la coordination des corps de métiers on n'a rien à leur envier.

Rue Petit Canal un homme est une femme se font face assis à même le sol.

Rue Sainte Thèrèse, il y a le rickshaw à l'angle et son conducteur dort profondément sur le trottoir.

Pas de mendiant devant la cathédrale, une pile de caissettes de paquets de lait et la petite marchande de lait emballée sous son fichu en laine rayé.

Curieux ; toutes les mendiantes se sont installées sur les marches de la librairie Focus qui n'est pas encore ouverte.

En face de Mamala Protéine le marchand de poulets il y a toujours sous leurs bâches les noix de cocos et ce matin il y a aussi devant le trottoir 5 charrettes des 4 saisons avec des bâches recouvrant leur cargaison, devant l'école de garçon Governement School.

Rue Ranga Pillai deux bus devant le Sri Aurobindo Autocares Service. Maintenant je suis sûr que ce sont des bus pour visiter Pondy et ses environs parce que je vois des touristes à l'intérieur d'un des deux bus.

Un groupe de touristes indiens, valises aux pieds attendent devant l'hôtel Sun Park.
Le gardien a dû passer au temple il a le front barré des signes de la puja.

A peine arrivé sur le quai, une jeune anglaise me demande où se trouve le New Guest House de l'Ashram. Elle n’est pas du tout au bon endroit. Je lui dis que j'hésite entre rue Dumas et rue Romain Rolland, on n'y est allé qu'une seule fois et je ne sais plus très bien. Mais elle, elle sait que c'est rue Romain Rolland.
Je lui dis donc de traverser le canal ici sur  rue Ranga Pillai et de suivre sur le bord le Park Barathi et puis elle va être dans le prolongement de la rue Victor Simonel il faudra aller prendre sur la gauche, la première rue est la rue du Suffren, la deuxième est la rue Romain Rolland, il faudra aller tout au bout pour arriver au New guest house qui n'a de New que le nom car il existe depuis très longtemps.

A côté du Hot Bread il y a toujours cette femme avec son enfant. Elle une figure ronde qui lui donne un air de jeunesse. Elle doit être jeune.

Je prends mon pain et au moment de le régler le caissier me dit quelque chose en anglais. Je distingue le mot "white" mais je ne comprends pas le mot suivant. En sortant je regarde l'étiquette sur le panier du pain, c'est marqué : "Bread white farmers". Je ne comprends pas pourquoi soudain aujourd'hui, il m'a dit cela.

Je sors, la femme du trottoir discute avec un homme qui s'est assis à côté d'elle.

Je prends le quai.

Le clochard Jésus dort profondément à côté de l'arrêt de bus. Un tempo stationné me barre la route. Une marchande de noix de cocos est installée à l'angle de la rue Saint Ange à côté du petit débit de thé qui est juste au début de la rue.

Sous la halle une femme cuisine.

Rue Capitaine Marius Xavier des hommes discutent.

Rue Candappa.

On prend le petit déjeuner.

Véro a fait tourner la machine à laver pour laver les draps, on va les étendre sur la terrasse. Les voisines du dessous n'ont pas fait la lessive ce jour.

Il est 10h, la femme de ménage arrive. Nous partons.
En bas il y a Antoine. Hier il s'est fait du souci en voyant la moto rester toute la journée, il avait peur qu'il nous soit arrivé quelque chose. C'est vrai qu'on aurait dû lui dire que nous partions en voiture avec des amis.

Nous filons pour aller au SAV de Sony pour l'optique de Véro. On tourne un peu pour le retrouver bien que nous sachions précisément où se trouve le service. Ils ont dû déménager.
On file voir un grand magasin Canon sur Kamaraj Salai.

Comme par hasard le grand angle fonctionne parfaitement, le vendeur l'essaye sur un appareil du magasin, il fonctionne aussi. Comme ce n'est pas une optique Canon et comme il ne constate pas  le problème il propose à Véro d'envoyer l'optique et le boîtier au SAV qui se trouve à Chennai. Il n'est pas question pour Véro de se séparer de son boîtier sinon plus de photos. On reprend le tout et on s'en va. Au passage dans le magasin on a remarqué que les prix des appareils étaient équivalents à ceux de France, ce qui nous étonne un peu du fait du niveau de vie du pays.

Comme on est dans le secteur on en profite pour passer voir Vijay pour le pousser à avancer sur les maquettes des affiches et des flyers du Red Lotus dont aurait besoin avant notre date de départ le 10 janvier, c'est à dire samedi prochain.
La boutique est fermée, on ne sait pas si c'est parce que c'est samedi ou si c'est parce que Vijay n'est pas encore arrivée bien qu'il soit 11h30.

On revient en passant par chez Félix pour lui régler la location de la moto pour le mois de janvier.
Je lui dis que nous partons le 10, il fera une révision le 8 ou le 9, il faudra que je lui  amène la moto. Je lui montre la petite fuite d'huile du côté de la fourche comme l'an dernier d'ailleurs. Il n'est pas inquiet et verra lors de la révision.
Félix nous confirme que c'est sa moto avec laquelle il est allé au Ladakh, il a les photos sur le mur du garage. Personne d'autre que lui et moi ne conduit cette moto. Je m'en doutais mais il me le confirme.

On repart pour aller à Fior d'India rue Canteen. Véro cherche un collier pour aller avec l'ensemble qu'elle a acheté chez Mira à Auroville.
Finalement elle préfère revenir avec l'ensemble pour choisir.

On décide d'aller déjeuner au "café des amis".
En y allant au niveau du parc Barathi, le moteur de la moto à des ratés puis cale. Je pense que je n'ai plus assez d'essence et je passe sur la réserve.

Au "café des amis" la cuisine est bonne, mais il faut compter une demi-heure pour avoir le plat qui est préparé devant nous. Véro qui est toujours fatiguée se sent oppressée par les odeurs de cuisine.

On repart et la moto fait la même chose, le moteur a des ratés puis cale. Je suis étonné du peu d'autonomie de la réserve. Je penche la moto le plus que je peux pour pouvoir la relever quand même. Elle redémarre. On arrive à la station service de l'Ashram qui est la plus proche.
Je me mets dans une queue et lorsque je veux ouvrir le réservoir, c'est impossible.
Le pompiste essaye aussi, impossible. Tous les hommes forts de la station service viennent chacun à leur tour pour essayer de dévisser le bouchon, impossible.

Je penche à nouveau la moto pour aller chez Félix mais là je ne peux plus la faire démarrer. Je pense donc qu'il n'y a plus d'essence et qu'il est impossible d'en mettre.
Véro appelle Félix qui envoie tout de suite quelqu'un qui n’arrive pas mieux à ouvrir le réservoir. 

Je lui montre que je ne peux pas démarrer la moto. Il essaye et manipule le coupe circuit elle finit par démarrer.
On suit le gars et on arrive chez Félix. Même épreuve pour les hommes forts et pour Félix lui-même. Impossible d’ouvrir le réservoir.
Aux grands maux les grands remèdes, Félix sort de derrière les écorchés de motos une grande pince et avec, réussit à dévisser le bouchon.
Le joint qu'il m'avait mis la semaine dernière était beaucoup trop épais, il avait forcé comme une bête pour remettre le bouchon. Il envoie un de ses mécanos acheter un joint.
Je constate qu'il reste beaucoup d'essence. J'essaye d'expliquer au mécano les ratés et le moteur qui cale. Comme c'est lui qui est venu à la station service, il est persuadé que c'est le coupe circuit qui avait été mis par un Indien.

On repart faire nos courses de fruits et légumes et Véro va chez Nilgiris à côté pour acheter du sel et des noodles soupe.


On revient à l'appart. Café, repos, le blog d'hier, les draps sur la terrasse. Les voisins n'ont rien trouvé de mieux que de transformer leur terrasse en terrain de badminton. Ce sont des cris d'enfants qui viennent maintenant jusque dans l'appartement.

On va marcher dans le quartier musulman pour changer un peu de la promenade. Les maisons sont hautes et les rues étroites il n'y a plus de lumière. En plus ce quartier est particulièrement calme et il y a peu de gens dans les rues.
On marche en direction de MG road puis on va en direction du boulevard  Sud. Là il y a encore un peu de lumière.
On revient par le quai d'Ambour puis on traverse pour aller sur le quai de Cingee, on retraverse sur le pont de la rue de Bussy et on rejoint la rue Candappa.

On prend la moto pour aller voir si Vijay est à son bureau. Il y a beaucoup de monde et  sur Karamaj Salai juste avant de prendre à gauche sur Thiruvalluvar Salai, je laisse passer devant moi une moto qui force un peu le passage, je la contourne par la gauche et je ne sais pourquoi elle s'arrête au milieu de la route, du coup la sacoche accroche son garde boue ce qui arrache la boucle qui permet de fermer la sacoche.

On ne s'en rend pas compte tout de suite, mais devant chez Vijay qui n'est pas là. On revient sur le lieu de l'accrochage et on retrouve la boucle qui est sur le sol... Véro la ramasse mais elle est cassée. Demain on ira voir pour la changer.

Retour à l'appart.
Véro travaille sur ses photos et moi sur le blog en attendant la masseuse qui arrive avec une demi-heure d'avance.
Elle repart à l'heure habituelle, l'heure de massage s'est donc prolongée.

On dîne d'une salade chou rouge, d'un matefaim, de fromage et de fruit de la passion et bananes.

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