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| Quai de Gingee |
Je n'ai pas passé une très bonne nuit, réveillé par une crampe terrible sur un
muscle qu'on doit avoir à gauche
du tibia sur la jambe gauche. Obligé
de me lever et de marcher longuement pieds nus sur le carrelage tiède pour que ça passe.
Comme je suis bien réveillé, je me mets à regarder les films que j'ai
pris hier au caméscope. Je passe les fichiers vidéo de la carte vers mon disque dur externe. Puis je
les traite avec Première mon logiciel de montage. Je fais un montage
rapide de notre arrêt au
banian et un autre des gypsies.
Pendant que le premier se formate, je
vais me recoucher.
Mais je suis mal, je tousse et j'ai
la gorge encombrée, je suce
un Koflet tout en m'endormant. Puis je me réveille
rapidement ce qui me permet de venir formater le deuxième film. Demain il ne me restera plus qu'à les mettre en ligne.
Je me recouche, c'est Véro qui se lève parce qu'elle est réveillée par une odeur d'égout
et parfume la chambre à l'essence
de lavande.
Finalement je dors un peu sur la fin
de la nuit.
Je me lève
à 8h. Véro me suit de près.
Je vais chercher le pain. Rue calme
peut-être parce qu'on est
samedi.
Le petit marchand de lait.
Deux occidentaux marchent devant moi
et je me dis que je vais bientôt
les rattraper parce que je marche beaucoup plus vite qu'eux, pour suivre les
conseils des professeurs de santé qui
disent que sinon ça ne sert
à rien de marcher, ça te fait aucun bien et qu'à la limite dans ces conditions
reste chez toi sur ton canapé.
Je ne comprends pas pourquoi les
gourous de la médecine
n'encourage pas les gens à faire
des efforts physiques simples mais conseillent toujours de la performance.
Peu importe, je rattrape mes
occidentaux et je me rends compte qu'en fait c'est un couple d’Indiens
d'un certain âge, dont la
silhouette et le look m'ont induit en
erreur. Lui très
occidentalisé dans sa
tenue, et elle un peu moins maintenant que je la vois de près, mais sans sari.
Rue Savary des hommes avec un marteau
piqueur attaque la chaussée
qui vient d'être refaite.
Je me dis que pour ce qui est de la coordination des corps de métiers on n'a rien à leur envier.
Rue Petit Canal un homme est une
femme se font face assis à même le sol.
Rue Sainte Thèrèse,
il y a le rickshaw à l'angle
et son conducteur dort profondément
sur le trottoir.
Pas de mendiant devant la cathédrale, une pile de caissettes de
paquets de lait et la petite marchande de lait emballée sous son fichu en laine rayé.
Curieux ; toutes les mendiantes se sont
installées sur les marches
de la librairie Focus qui n'est pas encore ouverte.
En face de Mamala Protéine le marchand de poulets il y
a toujours sous leurs bâches
les noix de cocos et ce matin il y a aussi devant le trottoir 5 charrettes des
4 saisons avec des bâches
recouvrant leur cargaison, devant l'école
de garçon Governement
School.
Rue Ranga Pillai deux bus devant le
Sri Aurobindo Autocares Service. Maintenant je suis sûr que ce sont des bus pour visiter Pondy et ses
environs parce que je vois des touristes à
l'intérieur d'un des
deux bus.
Un groupe de touristes indiens,
valises aux pieds attendent devant l'hôtel
Sun Park.
Le gardien a dû passer au temple
il a le front barré des
signes de la puja.
A peine arrivé sur le quai, une jeune anglaise me demande où se trouve le New Guest House de
l'Ashram. Elle n’est pas du tout au bon endroit. Je lui dis que j'hésite entre rue Dumas et rue
Romain Rolland, on n'y est allé qu'une
seule fois et je ne sais plus très
bien. Mais elle, elle sait que c'est rue Romain Rolland.
Je lui dis donc de traverser le canal
ici sur rue Ranga Pillai et de suivre
sur le bord le Park Barathi et puis elle va être
dans le prolongement de la rue Victor Simonel il faudra aller prendre sur la
gauche, la première rue est
la rue du Suffren, la deuxième
est la rue Romain Rolland, il faudra aller tout au bout pour arriver au New
guest house qui n'a de New que le nom car il existe depuis très longtemps.
A côté du Hot Bread il y a toujours
cette femme avec son enfant. Elle une figure ronde qui lui donne un air de
jeunesse. Elle doit être
jeune.
Je prends mon pain et au moment de le
régler le caissier me dit
quelque chose en anglais. Je distingue le mot "white" mais je ne
comprends pas le mot suivant. En sortant je regarde l'étiquette sur le panier du pain, c'est marqué : "Bread white
farmers". Je ne comprends pas pourquoi soudain aujourd'hui, il m'a dit
cela.
Je sors, la femme du trottoir discute
avec un homme qui s'est assis à côté
d'elle.
Je prends le quai.
Le clochard Jésus dort profondément
à côté de
l'arrêt de bus. Un tempo
stationné me barre la
route. Une marchande de noix de cocos est installée
à l'angle de la rue Saint
Ange à côté
du petit débit de thé qui est juste au début de la rue.
Sous la halle une femme cuisine.
Rue Capitaine Marius Xavier des
hommes discutent.
Rue Candappa.
On prend le petit déjeuner.
Véro
a fait tourner la machine à laver pour laver les draps, on
va les étendre sur la
terrasse. Les voisines du dessous n'ont pas fait la lessive ce jour.
Il est 10h, la femme de ménage arrive. Nous partons.
En bas il y a Antoine. Hier il s'est
fait du souci en voyant la moto rester toute la journée, il avait peur qu'il nous soit arrivé quelque chose. C'est vrai qu'on
aurait dû lui dire que nous
partions en voiture avec des amis.
Nous filons pour aller au SAV de Sony
pour l'optique de Véro. On
tourne un peu pour le retrouver bien que nous sachions précisément où
se trouve le service. Ils ont dû
déménager.
On file voir un grand magasin Canon
sur Kamaraj Salai.
Comme par hasard le grand angle
fonctionne parfaitement, le vendeur l'essaye sur un appareil du magasin, il
fonctionne aussi. Comme ce n'est pas une optique Canon et comme il ne constate
pas le problème il propose à
Véro d'envoyer
l'optique et le boîtier au
SAV qui se trouve à Chennai.
Il n'est pas question pour Véro
de se séparer de son boîtier sinon plus de photos. On
reprend le tout et on s'en va. Au passage dans le magasin on a remarqué que les prix des appareils étaient équivalents à
ceux de France, ce qui nous étonne
un peu du fait du niveau de vie du pays.
Comme on est dans le secteur on en
profite pour passer voir Vijay pour le pousser à
avancer sur les maquettes des affiches et des flyers du Red Lotus dont
aurait besoin avant notre date de départ
le 10 janvier, c'est à dire
samedi prochain.
La boutique est fermée, on ne sait pas si c'est parce
que c'est samedi ou si c'est parce que Vijay n'est pas encore arrivée bien qu'il soit 11h30.
On revient en passant par chez Félix pour lui régler la location de la moto pour
le mois de janvier.
Je lui dis que nous partons le 10, il
fera une révision le 8 ou
le 9, il faudra que je lui amène la moto. Je lui montre la
petite fuite d'huile du côté de la fourche comme l'an
dernier d'ailleurs. Il n'est pas inquiet et verra lors de la révision.
Félix
nous confirme que c'est sa moto avec laquelle il est allé au Ladakh, il a les photos sur le mur du garage.
Personne d'autre que lui et moi ne conduit cette moto. Je m'en doutais mais il
me le confirme.
On repart pour aller à Fior d'India rue Canteen. Véro cherche un collier pour aller
avec l'ensemble qu'elle a acheté chez
Mira à Auroville.
Finalement elle préfère
revenir avec l'ensemble pour choisir.
On décide
d'aller déjeuner au
"café des amis".
En y allant au niveau du parc Barathi,
le moteur de la moto à des
ratés puis cale. Je pense
que je n'ai plus assez d'essence et je passe sur la réserve.
Au "café des amis" la cuisine est bonne, mais il faut
compter une demi-heure pour avoir le plat qui est préparé devant
nous. Véro qui est toujours
fatiguée se sent oppressée par les odeurs de cuisine.
On repart et la moto fait la même chose, le moteur a des ratés puis cale. Je suis étonné du peu d'autonomie de la réserve. Je penche la moto le plus que je peux pour
pouvoir la relever quand même.
Elle redémarre. On arrive à la station service de l'Ashram
qui est la plus proche.
Je me mets dans une queue et lorsque
je veux ouvrir le réservoir,
c'est impossible.
Le pompiste essaye aussi, impossible.
Tous les hommes forts de la station service viennent chacun à leur tour pour essayer de dévisser le bouchon, impossible.
Je penche à nouveau la moto pour aller chez Félix mais là je ne peux plus la faire démarrer. Je pense donc qu'il n'y
a plus d'essence et qu'il est impossible d'en mettre.
Véro
appelle Félix qui envoie
tout de suite quelqu'un qui n’arrive pas mieux à
ouvrir le réservoir.
Je lui montre que je ne peux pas démarrer la moto. Il essaye et
manipule le coupe circuit elle finit par démarrer.
On suit le gars et on arrive chez Félix. Même épreuve
pour les hommes forts et pour Félix
lui-même. Impossible d’ouvrir
le réservoir.
Aux
grands maux les grands remèdes, Félix sort de derrière les écorchés de motos une grande pince et avec, réussit à dévisser le bouchon.
Le joint qu'il m'avait mis la semaine
dernière était beaucoup trop épais, il avait forcé comme une bête pour remettre le bouchon. Il
envoie un de ses mécanos
acheter un joint.
Je constate qu'il reste beaucoup
d'essence. J'essaye d'expliquer au mécano
les ratés et le moteur qui
cale. Comme c'est lui qui est venu à
la station service, il est persuadé
que c'est le coupe circuit qui avait été mis par un Indien.
On repart faire nos courses de fruits
et légumes et Véro va chez Nilgiris à côté pour acheter du sel et des
noodles soupe.
On revient à l'appart. Café,
repos, le blog d'hier, les draps sur la terrasse. Les voisins n'ont rien trouvé de mieux que de transformer
leur terrasse en terrain de badminton. Ce sont des cris d'enfants qui viennent
maintenant jusque dans l'appartement.
On va marcher dans le quartier
musulman pour changer un peu de la promenade. Les maisons sont hautes et les
rues étroites il n'y a plus
de lumière. En plus ce
quartier est particulièrement
calme et il y a peu de gens dans les rues.
On marche en direction de MG road
puis on va en direction du boulevard
Sud. Là il y a
encore un peu de lumière.
On revient par le quai d'Ambour puis
on traverse pour aller sur le quai de Cingee, on retraverse sur le pont de la
rue de Bussy et on rejoint la rue Candappa.
On prend la moto pour aller voir si
Vijay est à son bureau. Il
y a beaucoup de monde et sur Karamaj
Salai juste avant de prendre à gauche
sur Thiruvalluvar Salai, je laisse passer devant moi une moto qui force un peu
le passage, je la contourne par la gauche et je ne sais pourquoi elle s'arrête au milieu de la route, du
coup la sacoche accroche son garde boue ce qui arrache la boucle qui permet de
fermer la sacoche.
On ne s'en rend pas compte tout de
suite, mais devant chez Vijay qui n'est pas là.
On revient sur le lieu de l'accrochage et on retrouve la boucle qui est sur le
sol... Véro la ramasse mais
elle est cassée. Demain on
ira voir pour la changer.
Retour à
l'appart.
Véro
travaille sur ses photos et moi sur le blog en attendant la masseuse qui arrive
avec une demi-heure d'avance.
Elle repart à l'heure habituelle, l'heure de massage s'est donc
prolongée.
On dîne
d'une salade chou rouge, d'un matefaim, de fromage et de fruit de la passion et
bananes.

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