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dimanche 18 janvier 2015

Retour maison rue Candappa


La seule photo de la journée.
Dimanche 18 janvier 2015


Véro se réveille tôt ce matin et moi à 6h45.
Mais on paresse un peu et on profite d'avoir Internet dans la chambre notamment pour mettre en ligne le blog d'hier ce qui avait été impossible hier soir.

On va déjeuner vers  8h30. Le Darling Residency est un hôtel pour lequel sur le plan hôtelier il n'y a rien à dire. Seulement une petite fuite d'eau au lavabo de la salle de bain.
Par contre pour le petit dèj inclus ce n'est pas prévu pour occidentaux et franchement il faut avoir faim pour manger. On quand même droit à quelques céréales, une petite tasse de café mais là on nous fait une faveur parce que le café ne se prend pas avec le petit dèj. On peut aussi manger des "pouris" qui sont des sortes de grands beignets et dont le goût ni salé ni sucré passe avec notre culture petit dèj.
L'hôtel est bien, mais pour nous il n'y a pas grand chose à voir ici, le Routard n'en parle même pas.

A 9h30 on part en direction de Cingee. Avec le sens unique il faut faire un grand détour pour prendre la route.

La route est assez bonne pour une route secondaire et on avance bien. On arrive à Arani où l'on s'arrête pour boire un thé. On ne sait pas ce qui se passe dans ce bled, mais ils réussissent à faire un embouteillage digne d'une grande ville.

Direction Cingee, là aussi la route est bonne et belle avec des rizières de chaque côté et des arbres qui font comme un tunnel et ça c'est vraiment magnifique.
Des conducteurs du dimanche mais rien de spécial.

Arrivée à Cingee on sait qu'il y a un hôtel, l'hôtel Shivan, qui est en plein centre ville mais un peu en retrait de la rue principale ce qui nous permettra de garer correctement la moto et son chargement.
Le gardien veut qu'on la mette derrière l'hôtel d'où il ne voit pas ce qui se passe. Après négociations, il nous permet de ramener la moto près de lui et en plus elle est à l'ombre.

Le restau, une pièce sombre avec personne à l'intérieur. Une feuille de bananier est disposée sur la table. Il faut la laver avec de l'eau qui est dans un pot sur la table. Elle va nous servir d'assiette. On prend un biryani aux oeufs. Ce n'est pas vraiment mauvais à défaut d'être bon. Le garçon nous propose du thé ou du café. On opte pour du café. Il revient un moment après en nous disant que pour le café ce n'est plus l'heure. On prend du thé.
Par contre ce qui est bien c'est un coin relativement propre pour se laver les mains avec un bout de savon, et des toilettes à la turque relativement propre aussi avec une chasse d'eau très basse à hauteur d'un homme accroupi, évidemment elle ne fonctionne pas, mais je ne cherche pas à la réparer. La réparation de la chasse d'eau en Inde c'est de mettre à disposition un seau qu'on peut remplir à l'aide d'un robinet.

Dernière partie de route pour Pondy. Il y a deux ans cette route était en réparation et je pensais trouver un revêtement de rêve. La route est toujours dans le même état qu'il y a deux ans, les travaux semblent avoir été arrêtés. Trous, absence de goudron, bosses, pistes...
Après le village de Vallam, je prends la route de Mailam qu'on connaît bien. La surprise c'est que lorsque cette route croise la voie ferrée et l'autoroute qui va de Chennai à Trichy, des travaux sont entrepris pour construire un ouvrage d'art qui va enjamber l'autoroute et la voie ferrée. Un train passe justement devant nous. Lorsqu'on arrive devant le passage à niveau on nous fait signe que la route est coupée. Impossibilité de passer enfin surtout pour les voitures parce que pour les motos les Indiens se sont faits un passage.

Par un petit sentier il faut monter sur le talus, parce que la voie ferrée n'est plus à hauteur de la route. Evidemment ceux qui arrivent en face se moque complètement que nous soyons une moto chargée. Ils nous croisent en nous frôlant d'autant qu'ils descendent.
Arrivée sur le ballaste des plaques de ciments ont été mises entre les rails pour rattraper la hauteur et il faut passer sur cet étroit chemin toujours avec les motos qui arrivent en face et qui se comportent comme si on n'était pas là.
Heureusement qu'on a vu un train passer on ne se pose pas la question de l'arrivée d'un autre, enfin moi qui suis regard fixé sur ce passage dangereux. De l'autre côté c'est une pente folle pour redescendre au niveau de la route. Ne pas se laisser emporter, en freinant au minimum, ne pas accrocher ceux qui montent et avancer quand même parce que derrière évidemment ça pousse.

On s'en sort bien. Traversée de Mailam. Plus loin on laisse sur la droite la route de Tiruvakarai, les arbres pétrifiés. On rejoint l'autoroute de Tindivanam au niveau du péage. Jipmer, Nehru Statue à droite, Indhira Gandhi à gauche puis à gauche direction le bus stand, rue de Bussy, puis rue Candappa. Il est 14h30.
On monte tout notre chargement d'un coup, on a l'expérience mais je dois redescendre pour la caisse de bière que Antoine nous a achetée pendant notre absence.

A 15h tout est déballé et en partie rangé. Douche et on repart au Sunday market pour me trouver des chaussette parce que Véro pense que la pommade plus des chaussettes ce sera mieux pour les crevasses.

On trouve sans problème, Véro rachète une petite lampe de poche parce que la sienne a rendu l'âme et on prend aussi quelques fruits.

En rentrant on voit Antoine qui nous a préparé le repas et il nous l'apportera à 19h.

Comme c'est dimanche il n'y a pas d'information du TV5 Monde, heureusement on a des nouvelles par Internet.

Maintenant il  nous reste à planifier tout ce qu'il faut faire pour pouvoir accrocher l'expo le 22 au Red Lotus.

Bilan du trip, on est contents, la beauté du site a effacée la fatigue du trajet aller. Le retour s'est mieux réparti, mais la fatigue était aussi là au bout de ces dix jours.
La moto conduite à l'indienne n'a jamais aussi bien marché. C'est beau l'Inde à moto même si l'on ne peut pas rêver sur les paysages.
Il faut dire que le décor était assez horrible par sa sécheresse, une végétation rabougrie, et son industrialisation au Nord d'une ligne Bangalore, Vellore, Chennai.
Au Sud c'est à dire hier mais surtout aujourd'hui les routes avaient retrouvé les arbres, la végétation, l'ombre et les villages.


Hampi est comme une oasis de beauté et de bonheur grâce à l'eau de la rivière Tungabhadra. Le décor, les rizières, un cadre exceptionnel.

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