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lundi 26 janvier 2015

Republic Day

Le copain de la beauté du jour

Véro ne dort plus depuis longtemps et on se lève comme prévu à 7h.
Petit dèj rapide d'une tasse de café et on part pour le stade voir les manifestations du "14 juillet".

Il y a déjà du monde qui marche sur  la rue Dr Ambedkar, les trottoirs ont été barricadés  par des barrières en bois ficelées et montées rapidement pour offrir un passage protégé aux piétons qui se rendent à la  manifestation.

On gare la moto dans une rue adjacente.

On se présente au portail d'entrée, Véro côté femme et moi côté homme. On est refoulé l'un et l'autre  au prétexte qu'on a un appareil photo. Pas de discussion possible "Out" nous hurle le militaire d'accueil.

On décide d'aller se prendre un petit déjeuner au Canteen 18, nouveau petit lieu avec des tables sur le trottoir.
Malheureusement on nous sert des pains au chocolat (chocolatines pour les toulousains) rassis de la veille ou peut-être plus, le café au lait est correct, mais on ne reviendra pas.

On revient à l'appart et décide puisqu'il est à peine 9h d'aller faire un tour au cimetière français avant d'aller faire un petit bonjour à Pichaya qui nous reproche tout le temps de ne pas venir suffisamment le voir.

Aujourd'hui il n'y a pas de guests. Il a un couple qui arrive demain mais ce sont des vieux nous dit-il. Ils font aussi de la moto, mais lui c'est pour frimer. Il les a habillés pour Pondy.

Il nous dit qu'il est bien venu au vernissage au Red Lotus à 19h au lieu des 16h prévu. Mais de toute façon il ne sort pas avant 19h. On est partis vers 18h30 donc on l'a raté.
Il nous dit qu'il avait mis sa belle chemise anglaise pour être remarqué. Vu sa tête même sans sa belle chemise anglaise, on ne peut pas le louper.
Je vous conseille le FB de Véro où quelqu'une demande si Véro lui a demandé la permission pour le photographier. Pichaya, lui, il n’attend qu’un truc, c’est que Véro le photographie …

Cela  me fait penser qu'hier à l’inauguration de la maison d’Abel,  idem une quelqu'une demande à Véro si elle prenait toujours des leçons d'aquarelle avec Abel. Vero en est restée la bouche ouverte un peu sonnée.
Souvent les gens feraient mieux de se taire on les trouverait tellement plus intelligents, bien sûr on risque de ne pas les remarquer, alors il vaut peut-être mieux qu’ils disent ce qu'ils disent plutôt que de rester seuls.

Comme toujours chez Pichaya ce qui importe ce sont les projets. Aujourd'hui ce sont les photos de Hampi de Véro qu'il veut voir parce qu'il a un projet de film sur Hampi.
"Un occidental découvre un livre qui lui révèle le secret de Hampi, il y a aussi une femme indienne....etc."
Puis l'autre projet en cours c'est toujours Pondichéry et aussi les environs de Pondy, des dessins préhistoriques et il me demande si je sais où c'est et je lui indique alors précisément l'endroit, il reste un peu scotché, et puis, respect.
Enfin le dernier projet c'est d'illustrer les points communs qui existent entre le temple Brihadishvara à Tanjore et celui de Gangaikondacholapuram...

On a fait le tour des futurs projets de Pichaya pour l'instant et Véro lui dit qu'elle va lui envoyer les liens pour ses photos sur Picasa, pour qu'il fasse un choix, là on est tranquille pour un moment.
Le temps qu'il découvre que Véro lui a bien envoyé le mail et le temps  qu'il regarde les  photos et s'il le fait sa conclusion sera : tu me les passes toutes.
Et on lui passera toutes et l'année prochaine il nous refera la même demande.

On va faire un tour sur la promenade parce qu'on pense que les chars style carnaval de NIce du défilé du 14 juillet, vont peut-être y aller. Mais non, le char de la police, et d'autres sont stationnés dans la rue Ambedkar. Sur la promenade il n'y que celui des pêcheurs qui est stationné vers la maison du tourisme. C'est un énorme dauphin hyper réaliste traîné par un tracteur.

On décide d'aller se promener à pied du côté de la nouvelle jetée, car il y a toujours et notamment les jours de fêtes comme aujourd'hui, toute une population de touristes Indiens qui se baignent.

On passe sous la jetée et on marche entre la digue de grosses roches noires et les pauvres masures de pauvres gens qui ont dû à l'époque se prendre le tsunami dans la gueule.
C'est un chemin de ciment en contrebas de la digue sur laquelle paissent des chèvres au milieu des ordures qui sont jetées là pour que la mer se charge de les faire disparaître.

On revient par le même chemin.
Au retour 4 gendarmes armés de leur bâton font sortir des centaines de baigneurs de l'eau, il expressément précisé par des panneaux qu'il est interdit de se baigner.
Pas de problème,  efficacité assurée, ici on ne pense même pas que quelqu'un du maintien de l'ordre pourrait avoir tort.
A Serenity beach même interdiction mais les occidentaux s'en foutent et se baignent, nous on n'a pas peur des gendarmes et c'est dommage. Il y a déjà eu 10 morts noyés.

On va déjeuner au Farm fresh de la rue St Louis. Pâtes aux épinards et pâtes au pistou.
Ce n'est pas un endroit terrible mais au  moins ce qu'on y mange est sans goût. Je dis à Véro qu'il faut qu'elle se rééduque pour l'arriver de nos amis sinon ils ne vont pas profiter de la bouffe indienne. Elle va essayer.

On revient se reposer et puis on prend un café.

Un mail de KIrti nous invite à un vernissage à la  maison Pérumal, c'est une vieille demeure tamoul bien restaurée en hôtel de luxe et bon restaurant dans Perumal Koil Street. On va y aller ne serait-ce que pour y entrer et profiter de cette belle architecture.



L'autre jour Véro a vu rue Lenine en revenant du "Bon Séjour" une peinture sur un mur de cette rue. On y retourne parce que Véro a une idée de photo.
On retrouve la peinture rue Lenine.
Je pense que vous allez voir les photos si elles passent le contrôle qualité.

On gare la moto rue Perumal en face de la maison Perumal, et on part en direction de la promenade Goubert.

En passant sur le canal qui est couvert à ce  niveau on achète aux quelques petites commerçantes qui sont là assises à même  le sol, des citrons, des bananes et des mangues pour ce soir.

En ce jour de fête la promenade est envahie par une foule de touristes Indiens qui viennent en majorité de Chennai et de Bangalore les deux grandes villes les plus proches de Pondy.
Des pèlerins aussi, hommes et femmes tous et toutes vêtus de vêtements rouges.

On va jusqu'au niveau de la statue de Dupleix, puis on revient en faisant un  arrêt au "Café" pour boire un lemon soda.
De la terrasse Véro aperçoit une belle fille assise avec des amis garçons et filles, sur les rocs qui forment la digue qui protège le boulevard des vagues de l'océan.
Elle va lui demander si elle peut la prendre en photo, bien qu'elle ne la connaisse pas. Tous sont d'accord, mais Véro sait quelle est celle qu’elle veut photographier et elle photographie tout le monde pour faire la photo qu'elle souhaite.
Cela paraît simple parce qu'effectivement c'est simple, lorsqu'on se promène n'importe où Véro et moi on  peut nous demander une dizaine de fois d'être pris en photo et on ne dit jamais non. L'inverse est aussi simple.

On remonte le boulevard Nord jusqu'au magasin Max pour voir ce qu'il propose et savoir s'il fera parti des magasins sélectionnés pour les courses entre copines.
Un peu ethnique le magasin et peut-être qu'il ne fera pas parti de la sélection compte tenu de son éloignement de la rue Candappa.

On va à la Maison Perumal. C'est une maison tamoule magnifique. On est les premiers, Véro a le temps d'aller faire un pipi et elle reste bloquée dans les toilettes, la serrure ne fonctionnant plus, c'est pas terrible pour un hôtel de cette catégorie. Il arrivera la même aventure à l'organisatrice, rigolo.
On a aussi le temps de faire le tour de l'expo qui est réellement de qualité.
Puis quelques personnes arrivent et le vernissage peut commencer. Malgré l'organisation il n'y a pas plus de monde qu'au vernissage de Véro au Lotus Rouge.
Sur le coup on croit que c'est une femme qui peint, mais en fait c'est un homme, un homo vraisemblablement. Sa peinture est d’une qualité et d’une créativité exceptionnelles. On adore.

On revient à l'appart. Il fait nuit et c'est toujours une aventure de conduire avec tous ces véhicules qui ne respectent rien et surtout pas les feux de croisement. Ici si on s'éclaire c'est avec les phares ou feux de route et on ne voit rien.

Comme la moto est resté longtemps dans la rue Perumal des petits malins ont mis le starter et le moteur à tendance à s'étouffer, sur le coup je passe sur la réserve pensant qu'il n'y a plus assez d'essence, c'est seulement en arrivant que je m'aperçois qu'il y a le starter. Je verrai donc demain si c'est un réel problème de manque d'essence ce qui est possible parce que je n'ai pas remis d'essence depuis Vellore c'est à dire depuis plus d'une semaine.

Voilà on entre.
Dans le hall il y a Antoine qui me demande si j'ai fini mon remède parce que sa femme veut déjà m'en préparer d'autre. Je lui dis qu'avec une cuillère à café par jour j'en ai encore pour un moment. Il en conclut que j'en ai suffisamment pour demain.
Il me dis ça mieux votre toux, vous ne toussez plus que vers 14h. Ce qui est vrai, mais ce qui me donne le sentiment d'être sérieusement surveillé.
On se souhaite une bonne soirée et je monte à l'appart.

Photos, blog.


Soupe de Noodle, salade de tomates avec fromage et fruits.

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