![]() |
| Le roi Ragunath et ses danseuses |
Les photos du jour sont ici.
Quelques une du spectacle de danse, les autres arriveront au fil des jours et de mon temps pour les trier.
Quelques une du spectacle de danse, les autres arriveront au fil des jours et de mon temps pour les trier.
Encore une putain de mauvaise nuit à cause des crampes.
Bon ce n'est pas si grave au fond.
On se lève
vers 8h et je vais immédiatement
au pain.
C'est la belle saison qui commence réellement.
Le petit marchand de lait, en face
des corbeaux pillent la poubelle en rond de ciment.
Le fleuriste ambulant du dimanche
s'installe parce qu'aujourd'hui c'est
messe à la cathédrale.
En face un grand kolam coloré est dessiné sur la rue avec la mention
"Happy Pongal". En principe Pongal, la fête de la récolte
est plus autour du 15 janvier mais avec les histoires de lune c'est peut-être un peu plus tôt ou alors c'est quelqu'un qui fait du zèle.
Je croise une femme en sari qui marche au côté d'une bonne soeur
toute vêtue de
blanc.
Un auto-rickshaw est stationné sur le quai gauche de rue Petit
Canal et je me demande si c'est un chauffeur qui est déchu ou un habitant de rue Petit Canal qui a évolué. Trois hommes et une femme assis sur le sol
discutent devant l'auto-rickshaw.
Rue Sainte Thérèse
il y a le rickshaw en stationnement mais son conducteur n'est plus sur le
trottoir, il y a simplement son tapis en paille sur lequel il a dû
passer la nuit.
Des voitures stationnées le long du trottoir avec les
chauffeurs au volant qui attendent leurs dévots
de patrons qui sont à la
messe avec leur famille. La messe est en cours, les chants liturgiques dégoulinent jusqu'à la rue.
Devant la cathédrale la petite
marchande de lait est là,
toujours aussi fluette, elle traverse la rue lorsque j'arrive à sa hauteur.
Quelque chose de différent ce matin, mendiants et
mendiantes sont sur le côté et s'étalent entre le portail de la cathédrale et la librairie Focus,
comme si on les avait chassés de devant l'entrée principale de la cathédrale pour qu'ils n'ennuient pas
par leur présence
sollicitatrice, geignarde et insistante, les charitables dévots à leur sortie, fraîchement
régénérés par la communion.
En face du Surguru une grosse voiture
blanche de marque VW, se gare. Une famille en descend pour aller prendre son
petit déjeuner au Surguru,
le chauffeur attend dans le véhicule.
Rue Ranga Pillai je croise un
rickshaw qui transporte deux femmes au marché
Goubert. Debout sur ses pédales
l'homme fait la conversation à ses
clientes.
La femme est seule ce matin sur le
trottoir à côté
du Hot Bread, elle se lève
et se dirige vers Nehru Street.
Le mendiant de Véro au large sourire plein de
charme que Véro a décidé de prendre en charge cette année me fait de grands signes de la
main, pour que je le reconnaisse bien. Il est debout planté sur sa canne en bois, le
moignon de sa jambe coupé dépassant toujours de son vêtement, pour bien montrer son
handicap.
Ce
matin les tables, habituellement chargées
de Chrismas Cakes ou de Plum Cakes, débordent
de galettes des rois.
Je paie mon pain à la nouvelle caissière,
pendant qu'on me le tranche.
En sortant notre ami le mendiant est
toujours là, peu
solliciteur mais présent.
Je pense que son handicape lui donne de sérieux
atouts pour bien gagner sa vie et certainement que beaucoup d'Indien en bonne
santé l'envient.
Je lui donne quelques pièces et il est heureux, je le
vois à son sourire.
Je reviens par le quai.
Entre Cottage Restaurant et la
station service de l'Ashram une vendeuse ambulante s'est installée, mais je ne vois pas encore ce
qu'elle vend, son étale est
recouvert par une bâche.
A côté de la station de bus le
clochard Jésus est là. Il dort un rayon de soleil et
un sourire sur son visage, bienheureux.
Au croisement de la rue Saint Ange la
marchande ambulante de noix de cocos a déjà installé son chariot.
Rue Surcouf, un homme dort sur le
trottoir de la Galerie Café,
il a l'air bien, les bras relevés
au dessus de la tête.
Dans cette partie de la rue Surcouf
tout le monde a dessiné un
kolam de couleur devant sa maison et certain
on mis des briques tout autour pour qu'on ne marche pas dessus.
De même
devant la grande maison de la rue Capitaine Marius Xavier un beau kolam avec
des briques autour. Je me dis que les traditions se perdent puisque le kolam est là
pour éviter que
n'importe qui de néfaste n’entre
dans la maison, aujourd'hui c'est pour faire "joli".
Rue Candappa, avant rue Mission un
homme dort là aussi sur le
trottoir.
Petit déjeuner.
Ce matin préparation administrative des expos, liste des
oeuvres, étiquettes pour
les prix, c'est toujours un peu long.
Le temps commence à être juste si l'on veut partir
le 10.
A midi on part déjeuner et en passant devant le
local qui sert d'école de
danse à Ragunath Manet on
voit une affiche collé sur
la porte qui précise que
Ragunath se produira à 19h30
en face du monument de Gandhi dans le cadre du festival du Yoga.
Voilà
donc notre programme pour notre fin d'après
midi.
Rue Nehru, Véro décide
d'acheter une montre indienne pour avoir l'heure autrement que sur son téléphone
qu'elle doit sortir à chaque
fois de son sac. Pour 1,50 euros elle trouve ce qu'elle cherche. On passe
devant l'Indian Coffee qui est plein comme toujours. On traverse la rue pour
aller à l'Aristo.
On est surpris de voir qu'il n'y a
personne sur la terrasse. Il est 13h Je prends un poulet Sizler et Véro un poulet Tandoori.
On en conclue que ce n'est pas
brillant, ce qui peut peut-être,
expliquer la défection des
clients.
On revient à l'appart prendre notre café chocolat et nous reposer. On n'est pas vraiment
fatigués mais c'est le
rythme de Pondy et on finit par s'assoupir quelques minutes ce qui nous régénère.
Un autre café.
On décide
d'aller faire un tour au jardin botanique. Il fait beau, c'est dimanche et l'on
pense qu'il y aura des promeneurs.
On prend la moto.
On peut la garer à l’'intérieur.
Véro
remplit un cahier statistique pour savoir d'où
l'on vient.
Il n'y a pas grand monde dans le jardin, on va jusqu'à la gare du petit train. Comme
il est prêt à partir on monte dedans pour 10
roupies chacun et pour faire le tour du jardin.
Il y a beaucoup d'aménagements qui sont en cours et
je crains qu'il ne veuille faire de ce jardin un zoo, ce qui serait pire que
tout.
Après
notre tour on revient vers l'entrée
et l'on voit des photographes qui font des prises de vue avec une belle
Indienne. Véro s'insère comme photographe de plateau.
On revient à l'appart.
Véro
prépare la salade de fruits
pour ce soir pendant que je repère
le circuit pour Hampi et notamment les changements de routes au niveau des
villes. Le pire ça va être Arcot, prendre l'autoroute
pour Vellore et à un moment
que je vois sur la carte qu'il faudra faire demi-tour sur l'autoroute vers la
droite avec conduite à gauche,
c'est pas gagné.
Ensuite je cherche des hébergements à Madanapalle. Internet n'est
d'aucun secours, Booking ou Tripadvisor ne servent à rien. C'est en grossissant les rues de la ville
qu'apparaissent des symboles en forme de petit lit, en cliquant dessus
j'obtiens le nom d'un lodge pas forcément
l'adresse mais c'est pas mal, il y a même
un Sri Krishna Complex pas facile à
trouver, heureusement dans les environs il y a un théâtre du même nom et un monument appelé NTR Statue, on n'est pas couché.
Je fais de même à Kadiri
qui est à 1h de plus et où
j'aimerais bien arriver pour
la nuit, car nous aurions ainsi fait plus de la moitié du trajet. Il y a un peu plus d'offres, peut-être est-ce dû au fait que nous ne sommes pas
loin une cinquantaine de km de
Puttaparthi où est l'ashram
du célèbre gourou Sri Sathya Sai Baba
qui a sévit de 1926 à 2011 avec un look de rasta.
Depuis son décès
on parle de ses activités
de pédophile et de prédateur sexuel. Dire qu'il y
encore des gens pour s'étonner
de ce genre de pratique dans les ashrams et les couvent bouddhistes et autres
lieux sectaires.
Je pense qu'on va quand même pouvoir dormir quelque part.
A 18h30 on prend le chemin de la
statue de Gandhi sur la promenade.
Lorsqu'on arrive la salle est bourrée.
On s'installe sur un des côtés.
Lorsque qu'une chaise se libère
au deuxième rang je vais
m'y installer. Qui va à la
chasse perd sa place. Je sais qu'aucun Indien n'osera jamais me dire quelque
chose.
Sur l'estrade des responsables du
festival de Yoga font tour à tour
des discours pour l'ouverture. Puis ils allument les mèches du porte lampe à
huile sans lequel aucune cérémonie ne peut commencer.
En même
temps on surveille les place qui se libèrent
pour différentes raisons.
Juste derrière moi deux
fauteuils se libèrent, Véro me rejoint et nous voilà assis au troisième rang ce qui est parfait. Les
locataires des fauteuils se sont précipités vers la scène ou des Yogis font des démonstrations de
contorsionnistes. On se croirait dans "le plus grand cabaret du
monde".
Je veux bien que l'on fasse du yoga,
après tout chacun prend ses
risques physiques et mentaux, mais que ça
devienne un spectacle vers lequel la foule se précipite
pour voir des exploits de contorsionnistes,
ça me confirme que tout ça c'est du pognon à faire avec des élèves
naïfs.
Heureusement ça se termine. Les chasseurs veulent retrouver leur
place, mais nous sommes installés.
Le spectacle de danse commence.
Ce sont, une où des écoles
de danse qui présentent
leurs élèves. C'est la foule des parents,
des chasseurs quittent leur place,
debout devant la scène,
indifférents à toute la salle des spectateurs
derrière, tout ce qui sert à photographier ou a filmer, levé vers le ciel.
Des policiers essayent d'y mettre un peu d'ordre.
Le milieu de la scène se libère, je peux voir une partie du spectacle. Véro, elle est partie avec les
techniciens pour faire des photos au plus près
du spectacle.
On va du classique au Bollywood en
passant par des scènes naïves de chasse au tigre. Les
costumes sont bien, la mise en scène
aussi, mais les danseurs pêchent un peu par manque de métier et par des niveaux différents, comme dit Véro c'est mignon.
Puis la salle se vide, les enfants
sont passés. Vient le tour
de Ragunath Manet. Là évidemment
c'est autre chose. Il est seul sur scène
ou avec ses danseuses, 4 en tout dont une qui est sourde et muette.
La danse est très professionnelle et reste ce
qu'elle est ici dans les temples, une prière
aux dieux.
Ce sont des danses qu'il a déjà
présentées dans un temple il y a deux
ans et notamment la danse de Siva.
On passe un bon moment.
Véro
photographie et filme avec son appareil photo. Je dois reconnaître que je suis plus spectateur
que cameraman et je préfère regarder le spectacle plutôt que de le filmer.
Je pense qu'une photo va certainement
apporter quelque chose de plus au spectacle. Le film lui, me déçoit toujours un peu par son
aspect monocorde. Il faudrait pouvoir faire plusieurs prises de vues pour que
ce soit intéressant.
Je suis toujours un peu déçu. Il faudrait tout filmer et
ce serait trop long, il faut couper au montage et ça ne rend pas vraiment l'intensité du spectacle.
Le spectacle est aussi dans la salle.
Un gourou blanc, cheveux longs et
sales, barbe longue et sale, petites lunettes rectangulaire, veste et pantalon immaculés, écharpe
orange.
Sa sagesse ne l'empêche pas de se précipiter vers la scène pour voir les
contorsionnistes et tant pis si ceux qui sont derrière ne voient rien.
Idem pour les petites danseuses, je
le soupçonne d'aimer les petites
filles. Il restera sagement assis lors de la danse de Ragunath.
Deux jeunes filles blondes cheveux
longs, belles de leur jeunesse et de leur corps plein, vêtues l'une et l'autre d'une robe bleue qui va
parfaitement avec leur carnation ou leurs yeux. Petites tropéziennes avec le papa chemise
hawaïenne et pantalon
blanc, et la maman cheveux courts et robe légère au bas asymétrique. Un autre monde dans ce
monde d'Indiens. Elles assistent aux spectacles debout au départ devant la scène peu importe les autres.
Savent-elles seulement qu'ils existent, puis assises aux places des
journalistes pour Ragunath.
Après
la première danse de
Ragunath toute la famille s'en va, c'est l'heure du repas à l'hôtel.
A la fin du spectacle on retrouve
Pichaya, sa soeur, sa nièce,
Jaya, Joseph, ils sont tous contents de nous voir. Toute la famille est venue
voir danser Ragunath le frère
vedette.
On promet à Pichaya de passer le voir avant samedi, comme on
lui a dit qu'on allait à Hampi,
il veut nous indiquer des lieux ou nous pourrions faire des photos pour lui.
Pichaya est toujours en demande d'un service aux autres, c'est sa façon d'être, mais ce qui est bien, c'est qu'on peut lui
dire non et il trouvera ce non aussi normal qu'un oui. C'est simple.
On revient.
Repas frugal de pain et de fromage,
de yaourt et de salade de fruit avec un morceau de pancake, bière.
Quelques une du spectacle de danse, les autres arriveront au fil des jours et de mon temps pour les trier.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...