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| L'ouvroir des sœurs de Cluny au 22 rue Romand Rolland |
Lorsqu’on se lève se matin on
pense que les enfants se sont mis en route.
Il fait bon.
De l’air frais agréable lorsque
j’arrive dans la rue Mission.
Le marchand de lait a beaucoup de
clients ce matin, deux femmes et un homme qui attend son tour.
Ibrahim store est fermé.
Il n’y a pas la collectionneuse
de sacs, mais deux autres femmes qui viennent de se réveiller et qui sont
assises sur leur carpette de nuit
Sur le trottoir de l’évêché le
mendiant couché les genoux relevés est réveillé ce matin, il est assis et
grignote quelque chose qui est dans son sac posé à plat devant lui.
Il y a une grande messe à la
cathédrale. On entend les réponses des fidèles au prêtre.
Les mendiants, on l’air de savoir
que c’est un office important car il y a
du monde sur les marches.
La petite marchande est seule
assise, son carnet de compte sur les genoux.
Une camionnette livre les noix de coco sur le trottoir à une femme et
un enfant qui vont les vendre aux passants.
Les marchands ambulants de
bananes sont autour de Nilgiris. Le débit de thé à l’angle de la rue Ranga
Pillai est fermé ce matin.
Bouses écrasées de la rue.
Une douzaine de grosses voitures
sont garées au pied de l’hôtel Kaathique, avec à l’intérieur des voitures uniquement
des hommes vêtus de blanc, pantalon ou dhoti et chemisette.
Les chauffeurs tournent autour
des voitures sans se préoccuper outre mesure des bouses.
L’odeur n’a pas l’air de les
effrayer non plus.
Elle ne m’effraye plus non plus,
mais je n’arrive quand même pas à m’y faire.
Le mendiant devant Hot Bread en
position du penseur de Rodin.
Près de lui la femme d’hier sur
le trottoir, son enfant dort encore sous sa couverture.
Je prends mon pain et ressors.
L’enfant se réveille.
Les grosses voitures ont toutes
disparu.
La circulation habituelle sur le
quai.
Beaucoup de monde sous la petite
halle, surtout des femmes.
Retour rue Candappa.
On prend notre petit-déjeuner et
déjà la masseuse arrive. Aujourd’hui c’est Véro qui s’y colle, avec plaisir.
Ensuite Al et Ma préparent le
déménagement de leur chambre.
Moi je dois attendre la chambre
où Véro se fait masser.
Lorsque la masseuse part, on
commence la migration des affaires de notre chambre vers la petite chambre. On
termine le déménagement de l’appart pour pouvoir y vivre à 6,5.
À 10h15 Al et moi on part chez
Félix pour porter ma moto.
Je veux poser le sac de repassage
au repasseur à l’angle de la rue Montorsier, mais la rue Ellaman Koil est
fermée à la circulation sur toute la partie qui est devant la maison du
ministre. Des militaires en armes gardent la rue.
Je fais demi tour remonte la rue
Candappa, tourne à droite dans la rue Mission et encore à droite dans la rue
Montorsier.
De ce côté aussi la rue Amman
Koil est barrée, avec des militaires en armes.
Lorsqu’on y arrive chez Félix, le
garage n’est pas encore ouvert.
Pas de Félix mais son mécano qui
l’attend lui aussi.
On discute en attendant comme on
peut dans des « anglais » assez incompréhensibles les uns pour les
autres, mais ça va.
Félix finit par arriver. Comme il
a dit qu’il lui fallait une heure pour la vérifier je lui dit qu’on reviendra à
midi, ce qui lui laisse presque une heure et demie.
Al me ramène sur sa moto.
Bien qu’étant un bon motard et ayant
bien compris la philosophie de la circulation indienne, il lui manque le point le
plus important, le klaxon.
Le klaxon sert à tout, mais
surtout à bien confirmer aux autres conducteurs que vous aussi vous êtes dans
le flot et qu’il est important de tenir compte de votre présence.
On part ensuite tous à pied à
l’AF car Véro veut reporter un bouquin et en choisir un autre. Ainsi Al&Ma
vont découvrir la ville blanche et son architecture.
Sur la terrasse de la
bibliothèque, on voit notre voisine du dessous qui fait toujours de la
conversation pour les pauvres Indiens démunis de tout.
On prend ensuite la rue Romain
Rolland.
On passe voir l’hôtel de l’Orient
et on va en face à l’ouvroir des Sœurs de Cluny qui réalisent des broderies.
C’est l’occasion de voir l’un des
seuls bâtiments du XVIIIème siècle qui existe encore à Pondy.
On regarde toutes les broderies
et Véro achète une serviette brodée.
On continue dans la rue Romain
Roland jusqu’au «Café des amis» où l’on avait l’intention de déjeuner, mais
aujourd’hui c’est fermé.
On fait un repli stratégique vers
le Shanti rue de Suffren en face de la State Banque of India.
Al&Ma s’y installent pour
boire un verre tandis que Véro et moi on prend un rickshaw pour aller chez
Félix récupérer la moto.
Lorsqu’on arrive le garage est
ouvert, mais il n’y a personne.
Je regarde la moto qui me semble
loin d’être terminée.
On appelle Félix, il est chez lui
en train de déjeuner et il ne reviendra que dans une demi-heure.
On lui dit qu’on ne va pas rester
à l’attendre et on lui demande de nous appeler quand la moto sera prête.
On reprend un rickshaw et l’on
retourne au Shanti.
On déjeune là tous ensemble et je
dois reconnaître que pour une fois la bouffe indienne est bonne. On se régale.
On avait déjà déjeuné ici l’an dernier et l’on n’a pas le souvenir d’avoir
mangé aussi bien.
On revient à l’appart, café et
repos.
Félix ramène la moto.
Puis Ma et Véro emballent le lit
pour que le petit prince ne puisse pas sucer le vernis indien.
On doit aller au Consulat pour
récupérer un mixer qu’a apporté V.
On y va par la promenade Goubert
pour profiter de la belle vue sur l’océan.
On nous laisse entrer sans
difficulté au Consulat, V nous donne le mixer mais en fait c’est un batteur et
ça ne peut pas faire l’affaire.
Après réflexion, elle pense
qu’elle doit avoir dans ses affaires une moulinette. Elle va nous l’apporter à
la maison, en fin d’après-midi.
Elle nous fait un peu voir les
locaux du Consulat et nous dit qu’en mars Patrick de Carolis va venir filmer
les locaux pour « Des Racines et des Ailes ».
On la laisse et on va au magasin
VijayGanapathy pour trouver des jouets.
Ensuite on passe rue
Ambalathadaiyar Madam au magasin d’informatique, Ma veut acheter un disque dur
externe, car celui qu’elle a apporté n’est utilisable qu’en lecture et on
n’arrive pas à le formater.
Elle trouve le même que celui
qu’elle a apporté.
On revient à l’appart, on passe
rue Montorsier récupérer le linge repassé, la rue Ellaman Koil est toujours
fermée à la circulation.
On range les motos.
On essaye le disque et même
problème on ne peut l’utiliser qu’en lecture. Véro n’ose pas le formater, si il
faut le rendre.
D’un coup de moto on retourne
tous les deux au magasin et Véro formate le disque devant eux et ça marche.
On revient.
Antoine le proprio nous informe
que samedi il y a un bandh, c’est à dire que la ville va être ville morte,
c’est à dire grève général, de 6h du matin à 6h du soir.
Comme dit Antoine c’est surtout
pour la bière qu’il faut prévoir.
Cela est dû à une bombe qui a été
désamorcée, il y a quelques jours sous la voiture du ministre qui habite rue
Allaman Koil à côté de chez nous.
On a la trouille
rétrospectivement car bien que n’habitant pas dans la même rue, on n’est qu’à
une cinquantaine de mètres.
C’est paraît-il parce qu’il va y
avoir bientôt des élections.
V du Consulat a apporté la
moulinette, ça va faire l’affaire.
Préparation du repas, Véro se
relance dans une salade de fruits dont elle a le secret.
Riz blanc aux aubergines, camembert,
salade de fruits.
Puis on attaque la veillée pour
attendre le taxi qui vient à minuit nous chercher pour aller à l’aéroport,
récupérer les enfants.
Les autres photos sont là

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