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| Le Matrimandir |
Lever 7h
Véro met une lessive en route, je
pars chercher le pain.
La rue Candappa est calme. Kiravi
ce n’est pas ça, car le nom commence par un A, peut-être Akiravi ou peut-être
Akariva. Je regarderai mieux demain.
Rue Mission sur la gauche tout de
suite un bruit de casserole en aluminium qu’on frotte. C’est toujours un peu
bizarre ce bruit, on dirait qu’on enlève de la matière pour nettoyer et quand
on connaît les dégats de l’aluminium sur la santé… Il y a encore beaucoup
d’ustensiles de cuisine en aluminium ici.
Le clochard et son copain le
marchand de lait.
À l’angle de la rue Montorsier un
homme fouille la poubelle en rond de ciment. De même à l’angle de la rue
Laporte c’est une femme qui fouille dans une autre poubelle de même type.
Assise la femme aux sacs est en
train de répartir le contenu d’un sac dans d’autres sacs.
Rue Sainte Thérèse un rickshaw
débouche, tandis qu’un homme pisse contre le mur jaune de l’évêché.
La cathédrale semble vide, un
mendiant, trois mendiantes, la petite marchande de lait qui regarde venir vers
elle un conducteur d’auto rickshaw et elle s’adresse à lui.
Les chiens sont tapis devant
Mamalapuram Protein.
Rue Ranga Pillai, les bouses sont
en place.
Devant l’hôtel juste avant le
quai. Une femme penchée dessine un kolam. Elle le fait à l’ancienne en marquant d’abord avec des
points qui vont lui permettre de dessiner tout autour le motif du Kolam.
Énorme bouse juste à l’angle avec
le quai, toujours la peur qu’un car ou une grosse voiture roule dedans et que
ça gicle.
Devant Hot Bread deux scoot garés
barrent l’entrée.
Un occidental déjeune seul en
regardant à la télé un programme bollyvood.
Le caissier me dit en français 3
et 5 pour me dire le prix de 35 roupies. Il commence à me connaître.
En sortant je vois Pichaya qui
sort d’un auto rickshaw. Il vient chercher du pain, pour ses guests qui sont
arrivés hier. Je lui dis qu’on va passer le voir, mais aujourd’hui il va à
Chidambaran et demain il est à Chennai pour deux jours.
Il me dit qu’on peut passer ce soir au « Space »,
sinon lundi.
Retour par le quai.
Les tracteurs, le bus, un
rickshaw qui me double le pédaleur ne semble pas en très bon état, âgé, maigre.
Son client n’a pas l’air mieux. En effet ils s’arrêtent devant un bâtiment
marqué : soins indiens de médecine et d’homéopathie.
Un groupe d’élèves infirmières
stationnent devant le bâtiment de leur école. Elles sont toutes vêtues de
blancs sac à dos noir, une seule porte un foulard sur la tête. Par contre au
milieu du groupe une, toute vêtue de noir dans le style islamique, sac à dos
rouge.
Rue Capitaine Marius Xavier un
groupe d’adolescentes du lycée français, elles se reconnaissent à leur tenue,
jean’s et chemisier.
Les dames sont sur leur balcon en
plein soleil, avec des lunettes de soleil.
Lorsque j’arrive tout le monde
est levé et la table pour le petit déjeuner est mise. C’est agréable de pouvoir
se partager le boulot.
On se prépare C arrive à 10h,
pour rembourser les médicaments que M&A leur ont apportés.
On prend les motos, la mienne a
toujours des fuites d’huile une au niveau de la fourche et l’autre sous le
carter d’huile. On va passer chez Félix.
Puis on va acheter du poulet pour
ce soir et on repasse à l’appart pour le mettre au frigo.
On va ensuite chez Vodafone pour
faire mettre en route le téléphone de Martine, ce qu’on n’est pas arrivé à
faire depuis hier au soir.
Chez Vodafone ils résolvent le
problème.
Passage ensuite à la boutique
Lahora qui se trouve malheureusement juste à côté de Vodafone. M y trouve
évidemment des choses très intéressantes et pas chères du tout.
On passe par la rue De Bassyin de
Richemont qu’on enfile jusqu’à chez Félix. La rue change de nom après le canal
et devient Kaman Chiamman Koil. Après le canal on coupe Mission street, MG
road, Barathi. Je dis ça comme ça et ça n’a l’air d’être que des mots mais pour
A. ce sont a chaque fois des carrefours qu’il faut négocier et c’est un
exercice qui est loin d’être simple, couper les rues les plus fréquentées de
Pondy. Je reconnais qu’il s’en sort parfaitement. Au bout du deuxième jour ils
nous semblent près pour la route. Ce qui est encore une autre aventure. La
vitesse venant s’ajouter à la cohue.
Chez Félix on commence d’abord
par l’attendre parce qu’il n’est pas là.
Lorsqu’il arrive A lui règle ce
qu’il lui doit pour les 17 jours de location et moi je lui montre les fuites de
la moto.
Il prend ça au sérieux et nous
dit qu’il va tout vérifier. On n’est pas parti.
Le carter ça va assez vite.
Les fourches il les démonte et
les vidange, remet de l’huile et ensuite
règle l’axe de la direction.
Grosse opération pour une moto
toute refaite depuis le 2 janvier. C’est sûr que maintenant elle va finir par
être toute révisée. Trois semaines de test pour effectuer les réparations et
réglages nécessaires.
Je pense quand même que je n’ai
pas fini d’y retourner.
On prend la route d’Auroville en
passant par la petite route de la palmeraie. On va jusqu’au Visitor Center et
là on déjeune. On prend notre temps. Calamar au riz pour A, gratin d’épinard
pour les filles, et quiche aux brocolis pour moi. Café qui n’est pas si
mauvais.
Les filles font les boutiques.
Trouvent même des choses à acheter, étonnant non ?
Puis on décide d’aller voir le
Mantrimandir de l’extérieur. Par chance on peut se joindre à un groupe
d’Indiens qui vient de passer par la partie lavage de cerveau et on obtient
facilement notre « pass » sans perdre de temps.
On fait à pied le km qui nous
sépare du point de vue. On passe devant le bamyan qui a une centaine d’année,
on admire cette création étonnante de la nature.
Puis on pénètre dans le périmètre
d’où l’on peut voir le Matrimandir. La le silence est de rigueur.
Le Matrimandir, gros ballon de
foot doré, apparaît derrière la végétation. Au point de vue on peut le voir à
500m, dans sa totalité.
Les gens se font photographier
avec le Matrimandir en fond.
Un homme assis se fait avec ses
mains comme des oreilles de lapin le Matrimandir centré au-dessus de la tête.
Véro lui demande de la prendre en
photo dans cette position des oreilles de lapin avec le Matrimandir au-dessus
de la tête comme si elle le portait. L’homme vient du Ladack.
Certains ou certaines en posture
du lotus méditent en le regardant.
Des groupes, des personnes
seules, tout le monde repart avec sa photo et le Matrimandir dans le dos.
Véro est photographiée avec un
indien du Rajasthan.
Beaucoup plus d’Indiens que
d’Occidentaux sont là pour le voir.
On revient au Visiteur Center où
l’on boit un lemon soda.
On reprend les motos pour aller
acheter un casque pour faire la route pour A.
On rentre dans Pondy par la
circulation de fin d’après midi qui ressemble un peu aux heures de pointes chez
nous. On va chez Rexine qui est depuis l’an dernier sur Thiruvalluvar Salai.
Pour ça arrivant par le Nord nous
devons prendre Ana Salai, puis Kamaraj Salai au niveau de Nehru Street.
À chaque carrefour, c’est un
tourne à droite qui demande de couper la voie opposée ce qui n’est pas du plus
simple et qui est un bon exercice de slalom.
À prend le même casque que Véro,
celui qu’elle a acheté l’an dernier.
De là on file directement sur la
promenade Goubert. On laisse les motos dans la rue de Bussy après la rue Dumas.
On fait à pied toute la promenade
qui représente tout un pan d’histoire de Pondichéry.
On va jusqu’au bâtiment du
Consulat de France, pour leur montrer le bâtiment de l’extérieur.
Tous les bâtiments officiels
indiens commencent à être décorés comme des arbres de Noël, le Chief
Secretariat, la mairie, le poste de police. Dimanche 26 janvier 2014, c’est la
fête nationale.
On ramène les motos, il fait
nuit, mais nous ne sommes pas loin.
Dans la rue Candappa, un Indien-Français
en Bullet nous branche et admire les nôtres. Il est parti pour entamer une
longue discussion Bullet, c’est un voisin, on le salue parce que nous, on est
fatigué de notre journée.
On range les deux motos.
Les filles s’attaquent à la
bouffe et les garçons s’occupent du linge.
Puis le blog, et les photos.
Repas Poulet champignons olives
et raisin en dessert un délice.
On part au Space vous aurez la
suite demain.

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