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| Première photo de tous ensemble |
Hier soir, soirée chez Pichya au
E’Space.
Très bon moment, Pichaya nous
consacre beaucoup de temps et nous parle de ses parents, de sa visite à Grenoble
lorsqu’il était enfant, et qu’ils avaient pris un taxi pour aller dans les
montagnes, mais il ne se rappelle plus lesquelles.
Puis il nous raconte l’arrivée
des fantômes toulousains, avec une fantômette toulousaine, qui ont débarqué
chez lui sans scrupule alors qu’ils se logent dans une guest house concurrente.
C’est la finesse toulousaine.
On les a vus hier à Auroville,
Véro leur a passé un savon pour leur apprendre le savoir vivre.
Ça lui a fait du bien à elle, de
leur dire ce qu’on ressentait de leur attitude sans correction, sans respect,
sans savoir vivre, sans aucune notion de politesse, sans reconnaissance.
Mais pour eux, je ne pense pas
que cela remette en cause leur imbécillité crasse.
En plus ils sont accompagnés
d’une fantomette plus blanche que blanc, qu’on connaît aussi de Tlse et qui en
4 ans de fréquentation sur les quais de la Garonne, dans le cadre d’une
association d’artistes, pour laquelle elle était au bureau, ne nous a jamais vus
pour nous dire bonjour.
Bon voilà, oublions ces cons qui
portent haut les valeurs toulousaines de paraître et d’égoïsme.
Ce matin lever à 7h.
Je vais au pain, calme et détendu
après une bonne nuit de sommeil.
M&A nous apaisent.
Dès mon arrivée sur la rue
Mission je vois que ce matin, les bouses sont arrivées jusqu’ici et elles vont
baliser mon chemin jusqu’au Hot Bread et retour.
Le marchand de lait, puis un
chien qui fouille la poubelle de la rue Montorsier.
Il y a une femme qui balaie
consciencieusement le coin de la mendiante aux sacs. Je ne sais pas si c’est
elle, cette personne m’a l’air bien alerte
et bien connaître son métier de balayeuse.
Je croise des mendiants qui
reviennent de la cathédrale, la messe du matin doit être terminée.
En effet il ne reste qu’une
mendiante sur les marches et la petite marchande de lait qui fait ses comptes,
à ses pieds, 5 ou 6 cagettes de sachets de lait, vides.
Le petit débitant de thé à
l’angle de la rue Ranga Pillai commence à ouvrir.
Les bouses éclatées sur la
chaussée ont tapissé la rue de petits échantillons de merde et je dois faire un
grand détour pour tout éviter.
Le mendiant du Hot Bread est là, encore tout
emballé dans sa couverture.
Pas de clients au Hot Bread.
Je ressors, il y a sur le quai
beaucoup de trafic de cars et de tempos.
Je dois éviter une bouse énorme
parce que j’ai peur que les pneus du car qui s’approche ne viennent faire
gicler cette matière sur mes jambes.
Un mendiant dort dans l’arrêt de
bus, dans lequel trois femmes assises attendent.
Un tempo vide sa cargaison de
travailleurs et de travailleuses à l’angle de la rue sans nom qui mène à la
cathédrale.
Il y a une grande activité sous
la petite halle.
J’entends le ronronnement d’une
Bullet sur l’autre quai. C’est une Bullet marron avec un couple dessus.
Je me dis que je connais peut-être
le conducteur parce que parmi les Frogs il y a un chercheur de l’Institut
français qui roule avec une Bullet de cette couleur.
Je suis leur progression. Il
passe en douceur les casses vitesse devant le lycée français ce qui me fait
penser que le conducteur connaît son
trajet.
Ils tournent sur le pont de la
rue Surcouf.
Je me dis qu’ils vont peut-être
s’arrêter au niveau du croisement avec la rue Capitaine Marius Xavier.
Lorsque j’y arrive il n’y a plus
de Bullet et je ne sais quelle rue, ils ont empruntée.
Je remonte la rue Candappa. Je
récupère ma bouteille d’eau pour la cuisine que j’ai remplie tout à l’heure en
descendant, car cette eau n’est fournie que jusqu’à 8h.
Petit-déjeuner ensemble et ce
matin masseuse pour M.
La masseuse sonne et les dames du
dessous croient que c’est chez elles. Et elles ouvrent leur porte jusqu’à ce
que la masseuse passe.
Vers 10h30, on part pour
Ariankupam.
A, a monté sa GoPro sur le casque
et il va ainsi filmer tout le trajet.
Arrêt au petit autel du Bouddha
du XIème ou XIIème siècle. Des gens gentiment viennent nous ouvrir la porte du
petit templotin.
Puis on repart sur le site
d’Arikamedu.
On fait une visite rapide et on
retrouve Ramesh qui nous avait renseignés la semaine dernière. Il est très
heureux de nous revoir. Il est aussi heureux que nous fassions partager notre
intérêt et sa passion pour ce site.
On reprend la route pour le port
de Veerampatnam qui est tout proche.
On gare les Bullets sur la plage
et on profite du spectacle du village de pêcheur, de la plage, des bateaux de
toutes les couleurs, de l’océan, c’est tout simplement beau.
Les gens sont toujours aussi
accueillants et indifférents.
On marche jusqu’au petit temple
du village. Il est midi, c’est l’heure de la Puja. Tous les Indiens nous invitent
à entrer.
On suit de loin la cérémonie de
la Puja, lavage du dieu au lait, habillage et nourrissage. Le rideau se ferme.
Un prêtre vient récupérer les offrandes apportées par les croyants.
Le rideau s’ouvre et le dieu a
repris sa place, décoré de fleurs.
Un autre prêtre vient recevoir
les oboles et donner de la cendre de bouse de vache pour se marquer le front.
Une barre pour les hommes, un point pour les femmes.
On sort, un homme vient nous dire
que nous avons reçu une grande force en venant et ici et qu’on va avoir
désormais une vie heureuse.
Dans ce temple des miracles de
guérisons se produisent, mais aujourd’hui c’est le miracle du passeport de Gwen
qui se sera réalisé.
Véro a mis le paquet en se
laissant barbouiller le front à la cendre de bouse, en buvant le lait qui a
lavé le dieu, en faisant brûler une
petite mèche dans un godet d’huile. Ce qu’elle ne ferait jamais dans une
situation ordinaire.
On retourne sur la plage pour
récupérer les motos et on reprend le chemin de Pondy, c’est assez pour aujourd’hui
car on doit aller prendre le thé à 16h chez Pichaya.
On va déjeuner au Selva’s sur la
promenade Goubert.
La bouffe n’est pas terrible,
mais le cadre est très sympa avec le petit jardin et l’océan en face.
Le serveur qui apprend le
Français à l’AF fait avec nous une révision complète de tout ce qu’il a appris.
Véro lui dit que l’année prochaine il pourra nous tenir une conversation
complète s’il continue à progresser ainsi.
Retour à l’appart. Je dois passer
sur la réserve, il faut que je fasse de l’essence.
On se prend un petit café,
chocolat, et on regarde le résultat de la GoPro, c’est bien mais il faudrait
maintenant monter le film.
A va aussi installer de quoi accrocher
la GoPro à l’arrière du casque de Véro
ainsi ils pourront filmer, lui vers l’avant et Véro vers l’arrière.
Je vais faire le plein d’essence.
On part chez Pichaya boire le
thé.
On prend un gâteau chez le
boulanger indien de MG road juste en face de la Catholique Syrian Banque. Il a
du très bon pain, malheureusement il n’ouvre qu’à 9h le matin.
Toujours un très bon accueil chez
Pichaya, de la part de ses femmes servantes qui adorent Véro, et de la part de
Pichaya bien qu’on le réveille de sa sieste, d’un ami à lui D qu’on avait déjà
vu l’an dernier avec les fantômes et leur présence négative nous avait envoyé
des mauvaises ondes évidemment et nous n’avions pas beaucoup pu discuter avec
cet homme intelligent.
Aujourd’hui les ondes sont positives,
on aborde tous les sujets. Sri Lanka, il nous confirme qu’un Français a bien
été expulsé, certes un con qui voulait faire Ibiza, d’abord à Pondy, puis
ensuite au SL.
L’adoption, le racisme culturel
en France y passent.
On doit aller faire nos courses.
Pichaya nous réinvitera à
déjeuner la semaine prochaine avec lui.
Courses à Pothys, puis au retour
rue Laporte le couturier auquel Véro et Martine on laissé du travail ce matin.
Rue Montorsier le repasseur, on récupère le linge.
A l’appart Véro reçoit la bonne
nouvelle, Gwen a son passeport. Il a trois jours pour sa demande de visa, pas
de problème en procédure d’urgence, ils vont pouvoir prendre leur avion
vendredi 30.
On arrose cette bonne nouvelle en
buvant une bière, accompagnée de papadam.
Puis on dîne d’une soupe de
noodles, de samosa et de salade de fruit au lait parce que Véo a confondu le
pot de lait en poudre avec le pot de sucre. Nouvelle recette.
La journée aura encore été bien
remplie.

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