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vendredi 24 janvier 2014

Arikemedu, GoPro, Passeport et émotions.

Première photo de tous ensemble


 Hier soir, soirée chez Pichya au E’Space.
Très bon moment, Pichaya nous consacre beaucoup de temps et nous parle de ses parents, de sa visite à Grenoble lorsqu’il était enfant, et qu’ils avaient pris un taxi pour aller dans les montagnes, mais il ne se rappelle plus lesquelles.

Puis il nous raconte l’arrivée des fantômes toulousains, avec une fantômette toulousaine, qui ont débarqué chez lui sans scrupule alors qu’ils se logent dans une guest house concurrente.
C’est la finesse toulousaine.

On les a vus hier à Auroville, Véro leur a passé un savon pour leur apprendre le savoir vivre.
Ça lui a fait du bien à elle, de leur dire ce qu’on ressentait de leur attitude sans correction, sans respect, sans savoir vivre, sans aucune notion de politesse, sans reconnaissance.
Mais pour eux, je ne pense pas que cela remette en cause leur imbécillité crasse.

En plus ils sont accompagnés d’une fantomette plus blanche que blanc, qu’on connaît aussi de Tlse et qui en 4 ans de fréquentation sur les quais de la Garonne, dans le cadre d’une association d’artistes, pour laquelle elle était au bureau, ne nous a jamais vus pour nous dire bonjour.

Bon voilà, oublions ces cons qui portent haut les valeurs toulousaines de paraître et d’égoïsme.

Ce matin lever à 7h.
Je vais au pain, calme et détendu après une bonne nuit de sommeil.
M&A nous apaisent.

Dès mon arrivée sur la rue Mission je vois que ce matin, les bouses sont arrivées jusqu’ici et elles vont baliser mon chemin jusqu’au Hot Bread et retour.

Le marchand de lait, puis un chien qui fouille la poubelle de la rue Montorsier.

Il y a une femme qui balaie consciencieusement le coin de la mendiante aux sacs. Je ne sais pas si c’est elle, cette personne m’a l’air bien alerte  et bien connaître son métier de balayeuse.

Je croise des mendiants qui reviennent de la cathédrale, la messe du matin doit être terminée.
En effet il ne reste qu’une mendiante sur les marches et la petite marchande de lait qui fait ses comptes, à ses pieds, 5 ou 6 cagettes de sachets de lait, vides.

Le petit débitant de thé à l’angle de la rue Ranga Pillai commence à ouvrir.

Les bouses éclatées sur la chaussée ont tapissé la rue de petits échantillons de merde et je dois faire un grand détour pour tout éviter.

 Le mendiant du Hot Bread est là, encore tout emballé dans sa couverture.

Pas de clients au Hot Bread.

Je ressors, il y a sur le quai beaucoup de trafic de cars et de tempos.

Je dois éviter une bouse énorme parce que j’ai peur que les pneus du car qui s’approche ne viennent faire gicler cette matière sur mes jambes.

Un mendiant dort dans l’arrêt de bus, dans lequel trois femmes assises attendent.

Un tempo vide sa cargaison de travailleurs et de travailleuses à l’angle de la rue sans nom qui mène à la cathédrale.

Il y a une grande activité sous la petite halle.

J’entends le ronronnement d’une Bullet sur l’autre quai. C’est une Bullet marron avec un couple dessus.
Je me dis que je connais peut-être le conducteur parce que parmi les Frogs il y a un chercheur de l’Institut français qui roule avec une Bullet de cette couleur.
Je suis leur progression. Il passe en douceur les casses vitesse devant le lycée français ce qui me fait penser que le conducteur connaît  son trajet.
Ils tournent sur le pont de la rue Surcouf.
Je me dis qu’ils vont peut-être s’arrêter au niveau du croisement avec la rue Capitaine Marius Xavier.
Lorsque j’y arrive il n’y a plus de Bullet et je ne sais quelle rue, ils ont empruntée.

Je remonte la rue Candappa. Je récupère ma bouteille d’eau pour la cuisine que j’ai remplie tout à l’heure en descendant, car cette eau n’est fournie que jusqu’à 8h.

Petit-déjeuner ensemble et ce matin masseuse pour M.

La masseuse sonne et les dames du dessous croient que c’est chez elles. Et elles ouvrent leur porte jusqu’à ce que la masseuse passe.



Vers 10h30, on part pour Ariankupam.
A, a monté sa GoPro sur le casque et il va ainsi filmer tout le trajet.

Arrêt au petit autel du Bouddha du XIème ou XIIème siècle. Des gens gentiment viennent nous ouvrir la porte du petit templotin.

Puis on repart sur le site d’Arikamedu.
On fait une visite rapide et on retrouve Ramesh qui nous avait renseignés la semaine dernière. Il est très heureux de nous revoir. Il est aussi heureux que nous fassions partager notre intérêt et sa passion pour ce site.

On reprend la route pour le port de Veerampatnam qui est tout proche.

On gare les Bullets sur la plage et on profite du spectacle du village de pêcheur, de la plage, des bateaux de toutes les couleurs, de l’océan, c’est tout simplement beau.
Les gens sont toujours aussi accueillants et indifférents.

On marche jusqu’au petit temple du village. Il est midi, c’est l’heure de la Puja. Tous les Indiens nous invitent à entrer.
On suit de loin la cérémonie de la Puja, lavage du dieu au lait, habillage et nourrissage. Le rideau se ferme. Un prêtre vient récupérer les offrandes apportées par les croyants.
Le rideau s’ouvre et le dieu a repris sa place, décoré de fleurs.
Un autre prêtre vient recevoir les oboles et donner de la cendre de bouse de vache pour se marquer le front. Une barre pour les hommes, un point pour les femmes.

On sort, un homme vient nous dire que nous avons reçu une grande force en venant et ici et qu’on va avoir désormais une vie heureuse.

Dans ce temple des miracles de guérisons se produisent, mais aujourd’hui c’est le miracle du passeport de Gwen qui se sera réalisé.
Véro a mis le paquet en se laissant barbouiller le front à la cendre de bouse, en buvant le lait qui a lavé  le dieu, en faisant brûler une petite mèche dans un godet d’huile. Ce qu’elle ne ferait jamais dans une situation ordinaire.

On retourne sur la plage pour récupérer les motos et on reprend le chemin de Pondy, c’est assez pour aujourd’hui car on doit aller prendre le thé à 16h chez Pichaya.

On va déjeuner au Selva’s sur la promenade Goubert.
La bouffe n’est pas terrible, mais le cadre est très sympa avec le petit jardin et l’océan en face.
Le serveur qui apprend le Français à l’AF fait avec nous une révision complète de tout ce qu’il a appris. Véro lui dit que l’année prochaine il pourra nous tenir une conversation complète s’il continue à progresser ainsi.

Retour à l’appart. Je dois passer sur la réserve, il faut que je fasse de l’essence.

On se prend un petit café, chocolat, et on regarde le résultat de la GoPro, c’est bien mais il faudrait maintenant  monter le film.
A va aussi installer de quoi accrocher la GoPro à  l’arrière du casque de Véro ainsi ils pourront filmer, lui vers l’avant et Véro vers l’arrière.

Je vais faire le plein d’essence.

On part chez Pichaya boire le thé.
On prend un gâteau chez le boulanger indien de MG road juste en face de la Catholique Syrian Banque. Il a du très bon pain, malheureusement il n’ouvre qu’à 9h le matin.

Toujours un très bon accueil chez Pichaya, de la part de ses femmes servantes qui adorent Véro, et de la part de Pichaya bien qu’on le réveille de sa sieste, d’un ami à lui D qu’on avait déjà vu l’an dernier avec les fantômes et leur présence négative nous avait envoyé des mauvaises ondes évidemment et nous n’avions pas beaucoup pu discuter avec cet homme intelligent.

Aujourd’hui les ondes sont positives, on aborde tous les sujets. Sri Lanka, il nous confirme qu’un Français a bien été expulsé, certes un con qui voulait faire Ibiza, d’abord à Pondy, puis ensuite au SL.
L’adoption, le racisme culturel en France y passent.

On doit aller faire nos courses.
Pichaya nous réinvitera à déjeuner la semaine prochaine avec lui.

Courses à Pothys, puis au retour rue Laporte le couturier auquel Véro et Martine on laissé du travail ce matin. Rue Montorsier le repasseur, on récupère le linge.

A l’appart Véro reçoit la bonne nouvelle, Gwen a son passeport. Il a trois jours pour sa demande de visa, pas de problème en procédure d’urgence, ils vont pouvoir prendre leur avion vendredi 30.

On arrose cette bonne nouvelle en buvant une bière, accompagnée de papadam.

Puis on dîne d’une soupe de noodles, de samosa et de salade de fruit au lait parce que Véo a confondu le pot de lait en poudre avec le pot de sucre. Nouvelle recette.

La journée aura encore été bien remplie.

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