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dimanche 26 janvier 2014

On est resté à Pondy

Sur la promenade


Aujourd’hui fête nationale.

On se lève tôt parce que la masseuse pour Véro vient à 8h.

Je vais chercher le pain.
                       
Le marchand de lait est en place à l’angle de la rue Montorsier.

Ibrahim store est en train d’enlever les cadenas des énormes rideaux de fer. On se salue depuis que je suis allé lui acheter du thé.

La clocharde aux sacs, est assise et répartit différemment les contenus de certains sacs.

En face s’est installée une très vieille femme clocharde ou mendiante. Elle balaie d’une manière très raide le trottoir autour de sa natte et de son sac d’affaires. Elle a passé la nuit ici et il me vient à l’esprit qu’elle mourra certainement avant notre départ tellement elle a l’air faible.

D’autres mendiants dorment encore sur le trottoir devant l’évêché.

Ce matin cette misère me dérange un peu plus que les autres jours.

Face à la cathédrale l’homme qui promène habituellement ses deux chiens bâtards en laisse, prie tout en tenant la laisse des chiens.

La petite marchande de lait est assise sur les marches et boit un thé en compagnie d’un conducteur d’auto-rickshaw dont le rickshaw est garé devant eux.

Un mendiant marche à mes côtés. Il est grand et squelettique emballé dans ses hardes. C’est assez insupportable ce matin. Je marche plus vite que lui et je ne le vois plus.

Les bouses sont déjà étalées rue Ranga Pillai, et je dois faire très attention pour trouveur un bout de goudron « propre ».

Le mendiant du Hot Bread replie avec beaucoup de conscience sa couverture de la nuit.

Le caissier du Hot Bread me dit «Good Morning» pour la première fois depuis que je viens et en plus ça le fait rire.

Lorsque je ressors je vois que le mendiant a pris ses affaires, une autre couverture sur l’épaule et s’en va en prenant la direction de Nehru Street.

Je remonte le quai d’Ambour. Le clochard dort toujours dans l’arrêt de bus entre les passagers qui attendent.
Sous la petite halle encore beaucoup de dormeurs ce matin et des femmes accroupies qui s’affairent.

Dans la rue Candappa je rejoins le propriétaire des chiens berger allemand, il est en train d’en promener un en laisse. Je le salue, il porte sur la tête une galette bonnet noué sous son cou.

Devant chez lui, la bonne nettoie au jet la rue devant leur porte.

Les dames déjeunent sur le balcon.

On déjeune et la masseuse arrive. Du balcon je la vois venir dans la rue sur son vélo. Je lui fais signe que je descends pour lui éviter de sonner et de déranger ces dames qui n’arrivent pas à faire la différence entre un coup de sonnette au deuxième et au premier.

Je prépare pour Véro un petit bout de film fait avec la Gopro et qui montre Al et Ma de face sur la moto.

Puis on va chercher les crevettes au marché Goubert. On prend les motos pour faire plus vite. On les gare au milieu de la rue Ranga Pillai entre Mission et MGroad. On boit un thé bien chaud. On va au Marché Goubert côté poissons. L’ambiance est celle d’un vrai marché de poissons, d’abord l’odeur, puis la rumeur, puis la foule incroyablement dense, enfin la cacophonie.

On se faufile jusqu’à la marchande de crevettes que connaît Véro. Devant on nous empêche de passer et derrière on nous pousse. Véro prend 1 kg de crevettes.

On continue par une allée perpendiculaire à l’allée principale et on ressort par la porte qui passe à côté des toilettes ce qui ne change pas beaucoup l’odeur.

On récupère les motos. On redescend la rue Ranga Pillai dans le mauvais sens puisqu’elle est en sens unique et qu’on ne peut la prendre dans le bon sens à cause du Sunday market.

A l’appart on range les crevettes au frigo, on se pose un peu et on repart cette fois-ci à pied parce qu’on veut se faire une journée sans moto.

On remonte la rue de Bussy jusqu’à l’ATM, Al et Ma on besoin de retirer de l’argent.

L’ATM de la Citi Bank est un vrai lieu de convivialité, c’est une pièce climatisée, tous les occidentaux s’y retrouvent et le vigile est plutôt sympa.

Rencontre de deux françaises qui sont arrivées hier soir et qui pensent que la banque va être ouverte un dimanche jour de fête nationale.

Stress parce qu’elles ne savent pas où trouver de l’argent. On leur demande si elles sont prêtes à marcher car dans ce cas elles peuvent nous suivre puisqu’on va rue Mission et qu’il y plein de money changer. On leur conseille quand même de prendre un minimum d’argent ici, si on ne trouvait pas un money changer ouvert.
On remonte la rue Victor Simonel est des militaires nous empêchent de longer le Parc Barathi pour rejointre la rue Ranga Pillai, de ce fait on prend la rue Saint Ange jusqu’à Mission street en face de la cathédrale.

On va chez Hidesign. On montre le Surguru aux Françaises. On leur montre aussi le Nilgiris parce qu’elles veulent acheter une bouteille d’eau.

Les money changer entre Ranga Pillai et Nehru  street sont fermés. Par contre celui qui est de l’autre côté de Nehru street est ouvert.

On les laisse et on va au Hidesign. Les filles font tous les étages pour voir les sacs. Al et moi on prend l’ascenseur jusqu’au 3ème et on s’installe au bar restaurant en attendant que les filles nous rejoignent.
On boit un Lemon soda. Les filles arrivent et elles prennent chacune un thé glacé.

On va ensuite au Hidesign outlet qui propose les sacs des collections précédentes à des prix plus intéressants.

Ma trouve un sac qui lui convient.

On va déjeuner à l’Aristo rue Nehru, de fish tika et de poulet au citron et de parothas.

On revient par Mg road pour faire le Sunday Market. Achat de tissus et de T-shirts

Il fait très chaud on revient à l’appart pour boire un café et un grand verre d’eau.

On se repose aussi.

A 16h on repart toujours à pied pour aller sur la promenade Goubert où en ce jour de National Day on est sûr d’y voir toute une population indienne en habit de fête qui va venir déambuler pour prendre l’air frais de cette fin de journée.

Véro commence par prendre tout un groupe qui pose pour elle comme pour un mariage. Ensuite ils veulent que Véro soit parmi eux et c’est moi qui prends la photo.

La lumière est propice aux photos.

On marche jusqu’au niveau du Selva’s restaurant et Véro et Al se donne à fond dans la prise de photos.

On revient. On quitte la promenade Goubert qui est noire de monde,  en prenant la rue de la Caserne, puis la rue Romain Rolland pour aller voir de plus près les joueurs de pétanque.
Mais l’entrée du terrain de jeu est maintenant cadenassée et l’on ne peut plus s’approcher des joueurs, ni de la statue de Jeanne d’Arc.

On va voir l’intérieur de l’église Notre Dame des Anges, mais il y a une messe en français.
On jette un coup d’œil au Cimetière des Capucins qui conservent des tombes de notables du XVIIIème siècle.
Bussy y fut enterré, on ne sait pas vraiment s’il y est toujours mais il reste le monument à sa mémoire. http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Joseph_Patissier_de_Bussy-Castelnau

On revient vers l’appart par la rue Surcouf. On croise une de nos voisines qui ne nous reconnaît pas.

Arrivée rue Candappa on s’apprête à rentrer les motos. La voisine qui ne nous a pas reconnus arrive et l’autre sort et l’on sent bien que l’une et l’autre nous tire la gueule. On sait par Antoine qu’elles se sont plaintes du rire de Véro depuis que nos amis sont arrivés.

Pas de chance pour elles, tout ce bruit en Inde…  Elles auraient vraiment dû rester en Haute-Savoie.

Véro et Ma prépare les crevettes, pendant que l’ordi est libre je continue de monter le dernier film réalisé avec la Gopro.

Véro prépare les photos pour le blog, les siennes et celles de Al.

On dîne, crevettes, riz, fruits.

On n’a pas le courage de retourner voir les illuminations des bâtiments officiels en ce jour de fête nationale.

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