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| Sur la promenade |
Aujourd’hui fête nationale.
On se lève tôt parce que la
masseuse pour Véro vient à 8h.
Je vais chercher le pain.
Le marchand de lait est en place
à l’angle de la rue Montorsier.
Ibrahim store est en train
d’enlever les cadenas des énormes rideaux de fer. On se salue depuis que je
suis allé lui acheter du thé.
La clocharde aux sacs, est assise
et répartit différemment les contenus de certains sacs.
En face s’est installée une très
vieille femme clocharde ou mendiante. Elle balaie d’une manière très raide le
trottoir autour de sa natte et de son sac d’affaires. Elle a passé la nuit ici
et il me vient à l’esprit qu’elle mourra certainement avant notre départ
tellement elle a l’air faible.
D’autres mendiants dorment encore
sur le trottoir devant l’évêché.
Ce matin cette misère me dérange
un peu plus que les autres jours.
Face à la cathédrale l’homme qui
promène habituellement ses deux chiens bâtards en laisse, prie tout en tenant
la laisse des chiens.
La petite marchande de lait est
assise sur les marches et boit un thé en compagnie d’un conducteur
d’auto-rickshaw dont le rickshaw est garé devant eux.
Un mendiant marche à mes côtés.
Il est grand et squelettique emballé dans ses hardes. C’est assez insupportable
ce matin. Je marche plus vite que lui et je ne le vois plus.
Les bouses sont déjà étalées rue
Ranga Pillai, et je dois faire très attention pour trouveur un bout de goudron
« propre ».
Le mendiant du Hot Bread replie
avec beaucoup de conscience sa couverture de la nuit.
Le caissier du Hot Bread me dit
«Good Morning» pour la première fois depuis que je viens et en plus ça le fait
rire.
Lorsque je ressors je vois que le
mendiant a pris ses affaires, une autre couverture sur l’épaule et s’en va en
prenant la direction de Nehru Street.
Je remonte le quai d’Ambour. Le
clochard dort toujours dans l’arrêt de bus entre les passagers qui attendent.
Sous la petite halle encore
beaucoup de dormeurs ce matin et des femmes accroupies qui s’affairent.
Dans la rue Candappa je rejoins le
propriétaire des chiens berger allemand, il est en train d’en promener un en
laisse. Je le salue, il porte sur la tête une galette bonnet noué sous son cou.
Devant chez lui, la bonne nettoie
au jet la rue devant leur porte.
Les dames déjeunent sur le balcon.
On déjeune et la masseuse arrive.
Du balcon je la vois venir dans la rue sur son vélo. Je lui fais signe que je
descends pour lui éviter de sonner et de déranger ces dames qui n’arrivent pas
à faire la différence entre un coup de sonnette au deuxième et au premier.
Je prépare pour Véro un petit
bout de film fait avec la Gopro et qui montre Al et Ma de face sur la moto.
Puis on va chercher les crevettes
au marché Goubert. On prend les motos pour faire plus vite. On les gare au
milieu de la rue Ranga Pillai entre Mission et MGroad. On boit un thé bien
chaud. On va au Marché Goubert côté poissons. L’ambiance est celle d’un vrai
marché de poissons, d’abord l’odeur, puis la rumeur, puis la foule
incroyablement dense, enfin la cacophonie.
On se faufile jusqu’à la
marchande de crevettes que connaît Véro. Devant on nous empêche de passer et
derrière on nous pousse. Véro prend 1 kg de crevettes.
On continue par une allée
perpendiculaire à l’allée principale et on ressort par la porte qui passe à
côté des toilettes ce qui ne change pas beaucoup l’odeur.
On récupère les motos. On
redescend la rue Ranga Pillai dans le mauvais sens puisqu’elle est en sens
unique et qu’on ne peut la prendre dans le bon sens à cause du Sunday market.
A l’appart on range les crevettes
au frigo, on se pose un peu et on repart cette fois-ci à pied parce qu’on veut
se faire une journée sans moto.
On remonte la rue de Bussy
jusqu’à l’ATM, Al et Ma on besoin de retirer de l’argent.
L’ATM de la Citi Bank est un vrai
lieu de convivialité, c’est une pièce climatisée, tous les occidentaux s’y
retrouvent et le vigile est plutôt sympa.
Rencontre de deux françaises qui
sont arrivées hier soir et qui pensent que la banque va être ouverte un
dimanche jour de fête nationale.
Stress parce qu’elles ne savent
pas où trouver de l’argent. On leur demande si elles sont prêtes à marcher car
dans ce cas elles peuvent nous suivre puisqu’on va rue Mission et qu’il y plein
de money changer. On leur conseille quand même de prendre un minimum d’argent
ici, si on ne trouvait pas un money changer ouvert.
On remonte la rue Victor Simonel
est des militaires nous empêchent de longer le Parc Barathi pour rejointre la
rue Ranga Pillai, de ce fait on prend la rue Saint Ange jusqu’à Mission street
en face de la cathédrale.
On va chez Hidesign. On montre le
Surguru aux Françaises. On leur montre aussi le Nilgiris parce qu’elles veulent
acheter une bouteille d’eau.
Les money changer entre Ranga
Pillai et Nehru street sont fermés. Par
contre celui qui est de l’autre côté de Nehru street est ouvert.
On les laisse et on va au Hidesign.
Les filles font tous les étages pour voir les sacs. Al et moi on prend
l’ascenseur jusqu’au 3ème et on s’installe au bar restaurant en
attendant que les filles nous rejoignent.
On boit un Lemon soda. Les filles
arrivent et elles prennent chacune un thé glacé.
On va ensuite au Hidesign outlet
qui propose les sacs des collections précédentes à des prix plus intéressants.
Ma trouve un sac qui lui
convient.
On va déjeuner à l’Aristo rue
Nehru, de fish tika et de poulet au citron et de parothas.
On revient par Mg road pour faire
le Sunday Market. Achat de tissus et de T-shirts
Il fait très chaud on revient à
l’appart pour boire un café et un grand verre d’eau.
On se repose aussi.
A 16h on repart toujours à pied
pour aller sur la promenade Goubert où en ce jour de National Day on est sûr
d’y voir toute une population indienne en habit de fête qui va venir déambuler
pour prendre l’air frais de cette fin de journée.
Véro commence par prendre tout un
groupe qui pose pour elle comme pour un mariage. Ensuite ils veulent que Véro
soit parmi eux et c’est moi qui prends la photo.
La lumière est propice aux
photos.
On marche jusqu’au niveau du
Selva’s restaurant et Véro et Al se donne à fond dans la prise de photos.
On revient. On quitte la
promenade Goubert qui est noire de monde,
en prenant la rue de la Caserne, puis la rue Romain Rolland pour aller
voir de plus près les joueurs de pétanque.
Mais l’entrée du terrain de jeu
est maintenant cadenassée et l’on ne peut plus s’approcher des joueurs, ni de
la statue de Jeanne d’Arc.
On va voir l’intérieur de
l’église Notre Dame des Anges, mais il y a une messe en français.
On jette un coup d’œil au
Cimetière des Capucins qui conservent des tombes de notables du XVIIIème
siècle.
Bussy y fut enterré, on ne sait
pas vraiment s’il y est toujours mais il reste le monument à sa mémoire. http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Joseph_Patissier_de_Bussy-Castelnau
On revient vers l’appart par la
rue Surcouf. On croise une de nos voisines qui ne nous reconnaît pas.
Arrivée rue Candappa on s’apprête
à rentrer les motos. La voisine qui ne nous a pas reconnus arrive et l’autre
sort et l’on sent bien que l’une et l’autre nous tire la gueule. On sait par
Antoine qu’elles se sont plaintes du rire de Véro depuis que nos amis sont
arrivés.
Pas de chance pour elles, tout ce
bruit en Inde… Elles auraient vraiment
dû rester en Haute-Savoie.
Véro et Ma prépare les crevettes,
pendant que l’ordi est libre je continue de monter le dernier film réalisé avec
la Gopro.
Véro prépare les photos pour le
blog, les siennes et celles de Al.
On dîne, crevettes, riz, fruits.
On n’a pas le courage de
retourner voir les illuminations des bâtiments officiels en ce jour de fête
nationale.

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