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mercredi 8 janvier 2014

Journée de base, normale.

La machine qui nous relie à vous

Pas de photos ...

Mauvaise nuit.

Ce matin pas de brume mais des nuages dans le ciel, il fait lourd.

Une génisse passe dans la rue Candappa devant moi lorsque j’ouvre le portail.

Comme il est un peu plus tard je croise des écoliers et des écolières sur leur vélo. Elles, vêtues de bleu, eux vêtus de blanc avec un lourd sac à dos noir.

De la rue Surcouf, débouchent sur le canal des mobs, des scoots, des motos chargés de 3 ou 4 personnes qui font du transport scolaire pour amener les enfants au lycée français qui est juste de l’autre côté du canal.

Tout le monde est en place pour ce début de journée, les marchands de lait en sachets, Ibrahim store est ouvert, les mendiants sont posés devant la cathédrale. Un peu après la rue Laporte sur Mission street il y a une clocharde entourée de dizaines de sacs en plastique, chacun semblant contenir un trésor.

En face du Surguru les chiens sont toujours là mais aujourd’hui je comprends pourquoi. Une personne de Mamala Protéine qui vend des poulets et des œufs, leur jette des petits morceaux de viande.

Les chiens sortent d’un énorme portail juste en face. Un chien essaye de passer sous le portail entre le sol et le montant, il rampe comme il peut et s’y reprend à plusieurs fois, le regard affolé. À côté de lui un autre chien franchit le même portail en passant à travers les barreaux du vantail.
Ça me fait rire tout seul, et je me dis qu’il y a aussi des différences d’intelligence pratique entre les chiens.

Beaucoup de bouses rue Ranga Pillai.

Quai d’Ambour, la circulation est plus dense et je dois faire attention aux véhicules qui arrivent en face.

Retour rue Candappa, les dames de Paris ne sont pas sur leur balcon.

Après le petit dèj on attend 10h pour aller à l’AF à la bibliothèque.
C’est ouvert, le gardien nous salue et nous serre la main.

Dans la bibliothèque, on rencontre V une FROG avec une Thunderbird. Elle nous raconte sa vie ici avec les chiens qu’elle adore et pour lesquels elle voudrait mener une action pour les défendre et les soigner.
Sur la terrasse il y a une des dames de Paris qui anime un groupe de conversation française.

Ensuite on va se garer dans la rue Ambalathadaiyar Madam, en face de Titanic.

Véro veut aller chez Fior of India pour acheter des foulards pour ses cheveux parce que dès qu’on roule un peu comme hier par exemple sur de la latérite elle se retrouve avec des cheveux orange.
Le patron de Fior of India est toujours aussi sympa

Ensuite on parcours la rue Mission et on se renseigne pour la location d’un scoot et aussi pour savoir s’il existe des lits pliants pour bébé.

Rue Thiyagu Mudali, Véro va acheter chez les fournisseurs des couturiers des épingles, de l’élastique et un bouton.

On va déjeuner à l’Aristo où l’on rencontre la cantatrice que nous connaissons déjà depuis plusieurs années et que nous avons retrouvée dimanche chez Pichaya. Elle est dans un moment de sa vie où elle se demande si elle ne va pas rester à Pondy car à l’ashram elle donne des cours de chants et de français. Elle nous raconte aussi qu’elle a rencontré quelqu’un qui donne des cours de couture aux Indiens, elle n’est pas dupe aussi, c’est comme si les Indiens venaient nous apprendre à faire du fromage ou du vin.

C’est fou ce que l’Inde offre d’occupations à des occidentaux en plein désoeuvrement. C’est l’Inde qui a une vraie action humanitaire vis-à-vis de ces gens.
Que cherchent-t-ils derrière cette façade humanitaire ?


On revient à l’appart.

Véro a reçu un coup de fil de Airtel qui doit venir installer internet à 15h

On prend un café et on a juste le temps de se reposer.

Mais à 14h30 c’est la sonnerie de la porte qui nous tire de notre sommeil. Je me précipite en bas, ce sont bien les deux techniciens de Airtel qui arrivent avec une demi-heure d’avance, du jamais vu en Inde.

De l’appart ils passent vite sur la terrasse et tandis que l’un reste sur la terrasse, l’autre descend dans la rue.
Il essaye de récupérer un fil qui pend dans un arbre de l’autre côté de la rue. Lorsqu’il l’a décroché en grimpant à l’arbre comme un cueilleur de noix de cocos, celui qui est sur le toit l’enroule.

Je comprends qu’il lance comme un lasso le câble téléphonique pour Internet et le premier coup il a raté sa cible.

Il recommence et jette le rouleau de fil de toutes ses forces, le rouleau passe au-dessus de la maison mitoyenne et le fil fini par atterrir dans la cour de la maison suivante chez P&C.

Je me dis qu’il va falloir sonner pour leur demander de récupérer le fil, mais non déjà le technicien de la rue grimpe après le portail et saisi en se penchant le fil qui pend depuis le toit de la maison mitoyenne.
Je ne sais pas si leur caméra aura filmé tout ça.

Ensuite le fil est ajusté pour être raccordé à un boîtier ouvert, franchement tout pourri. Le technicien coupe le fil à la bonne longueur avec un cutter, puis le dénude, puis le coince entre des sortes de pinces dans la boîte.

On revient vers notre maison. Changement de position, celui du bas va sur la terrasse et celui de la terrasse reste avec moi dans la rue.

Il monte sur escabeau pour atteindre une petite boîte près de notre portail et raccorde ici le bout d’un fil qui arrive verticalement de notre terrasse.

C’est fini ils partent. Ils n’ont même pas installé le modem et on ne sait pas quoi faire. Heureusement Abel est là qui appelle Airtel. Il nous dit qu’il vont revenir ce soir.

Abel est là pour régler son ticket de tombola du concours international d’aquarelle. La démarche qui lui est proposée est incompréhensible pour lui. On l’aide donc à acquérir ce ticket, s’il gagne les 2000 € il va acheter une nouvelle Bullet et me la fera essayer.

Véro peint pour préparer sa démo de demain. Il y a déjà une dizaine de personnes inscrites mais il risque d’y en avoir plus, les gens ici viennent souvent au dernier moment.

Elle a trouvé ici un papier sur lequel l’aquarelle réagit assez bien.
 
Je vais voir le proprio pour savoir s’il aurait un code pour le modem, il n’a rien mais il va demander à S.
Il rappelle pour nous dire que nous aurons tout ça à 19h lorsqu’Airtel repassera.

On attend, on dîne, omelette aubergine, fromage, raisins.

L’heure tourne et toujours pas de techniciens Airtel, il est 20h30.

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