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lundi 20 janvier 2014

Anniversaire de mariage et préparatifs de l'arrivée de Martine et Alain

Le passage chez Félix

Pas de photos aujourd'hui, trop de choses à faire ...
  
Ça y est, on arrive à mieux dormir, malgré la douche d’Antoine à 4h30 et les cloches de l’église à 5h.

Aujourd’hui c’est notre anniversaire de mariage, c’est en tapant la date sur le blog que je m’en suis souvenu, sinon j’aurai pu prendre des croissants pour le petit dèj.

Noces de fer…Que faire ?

Je suis en retard c’est dû au meilleur sommeil.

L’activité a repris de partout.

Manque toujours la mendiante aux sacs.

Les mendiants devant la cathédrale, la petite marchande de lait, quand elle lève la tête, elle ne fait pas si jeune que ça.

Un camion de poules et de poulets vivants dans des cages métalliques se gare devant Mamalla Protéine. Les chiens attendent.

Pas de bouses Rue Ranga Pillai.

Pas trop de monde au Hot Bread quelques occidentaux qui déjeunent.

Aujourd’hui j’ai un avoir pour monnaie.

Lorsque je ressors sur le quai au croisement de Ranga Pillai les bouses fraîches et déjà écrasées sont revenues.
L’odeur de fauve et de merde à la limite du soutenable.

Sur le quai la circulation des cars, rose, vert, métallique  et de tempo montre que l’activité a bien repris.

Près du lycée français un ado jean’s, sac à dos noir, traverse le quai remonte la rue Surcouf s’arrête au début de la rue Montorsier et là fait un n° sur son téléphone portable comme si il ne voulait pas être vu ou entendu.
Peut-être qu’il appelle papa et maman et qu’il a peur d’être ridicule, peut-être qu’il appelle sa copine et qu’il a peur aussi d’être ridicule si ses copains l’entendent dire qu’il l’aime.

La rue Capitaine Marius Xavier est bien propre devant la belle maison, je n’en dirai pas autant de chaque côté.

Rue Candappa, les dames du dessous ne sont pas sur leur balcon...


Petit dèj.

On fait le tour de l’appart pour voir ce qu’il faut faire avant que les amis arrivent, voir aussi ce qu’il faut acheter. Imaginez une salle d’eau sans miroir et rien pour accrocher des affaires, ici tout se pose par terre…

On va boire un thé sur MG road et comme on est à l’angle avec la rue Ranga Poullai, on va chez le fournisseur pour pêcheur acheter un fil spécial pour accrocher les aquarelles. Comme c’est un fil qui doit servir pour les filets, on est sur de sa solidité.

On reprend la moto pour aller chez Félix. Petit problème de fuite d’huile la nuit et l’éclairage du frein ne fonctionne pas. Il ne fonctionne en principe sur aucun véhicule mais là comme on va rouler à deux motos, que ça s’allume lorsque je freine est un bon indicateur pour celui qui suit.

Pour l’huile changement d’un boulon, pour le frein changement de l’ampoule. Rappelez vous que sur cette moto tout a été refait pour lui donner un look Jacky, mais rien au niveau de la mécanique et de l’électricité, tout ce qui est secondaire sur  une moto.
Il y a encore une ampoule de  veilleuse qui ne fonctionne pas à l’avant et je ne vois pas comment la changer elle est prise dans le bloc comme deux petites oreilles sur les côtés, sinon je l’aurai déjà fait.

Enfin c’est ainsi. Ça me fait penser qu’on a raté ce WE une concentration de Bullet à Mahamalipuram, l’information est mal passée. Dommage. Félix regrette que nous n’y soyons pas venus, il aurait peut-être été fier de montrer sa Bullet retapée.

Encore un petit problème avec le rétroviseur droit qui ne tient plus en place. En principe ça ne sert à rien ici où tout peut arriver mais pour suivre une moto derrière ça peut être pratique. Je ne renonce pas à pouvoir me le faire changer.

On va à Singapour pour trouver une petite étagère et un miroir pour la salle de bain bleue. Ils n’ont pas ce que l’on cherche. Moi ça m’a permis de découvrir que l’ancienne prison sert maintenant, de parking gratuit pour les motos. C’est plein évidemment, les bonnes place à l’ombre sont tenues par des vaches qui  ne veulent pas lâcher un bout de leur terrain, mais sur des centaines de moto garées là je finis par trouver une place, car il y a un mouvement continu entre ceux qui partent et ceux qui arrivent.

On va chez Pothys où Véro a vu des étagères. En fait ce sont de petites étagères en plastique faites pour ranger les chaussures, mais les gens les mettent dans les salles de bain. Ça fait une série d’étagères légèrement inclinées, mais sur lesquels des produits de toilette peuvent tenir.

On revient poser tout ce matériel à l’appart.

Comme c’est notre anniversaire de mariage on s’offre le restaurant Satsanga. On y mange bien du bon poisson et de la bonne viande. On se prend aussi un dessert d’anniversaire, du flanc aux œufs à se damner. Je le dis toujours mais on ne sait plus faire ça en France et même dans les grands restaurants il faut des desserts sophistiqués qui ressemblent à des tableaux mais rien de la beauté du goût du vrai flanc aux œufs.

On passe par chez l’encadreur pour lui acheter un miroir. Ça fait parti des produits qui sont vendus par les encadreurs, mais ils n’on pas la couleur qu’on souhaite. C’est un bleu tout simple pour la salle de bain bleu. Ils l’auront ce soir. On repassera donc.

On revient à l’appart boire un bon café et nous reposer.

Moi dès que je m’allonge, une toux me prend que je ne peux maîtriser. Je me relève donc et Véro se repose ce qui me permet de m’avancer dans le blog et finalement de me reposer aussi sur le canapé du salon sans que ma toux revienne.

Ramassage du linge étendu sur la terrasse, à côté d’un pyjama rayé de ces dames.
Installation d’aquarelles dans le couloir après avoir fait un peloton de ficelle à partir d’un écheveau. Ça rappellera peut-être de bon moment aux personnes d’avant Internet.

On part acheter les derniers ustensiles dont nous avons besoin. Je m’aperçois qu’une ampoule pend à l’arrière du phare de la moto. On va repasser chez Félix.

On va au Vijayganapathy où l’on n’est pas encore retourné cette année. On trouve des petits bols en porcelaine et rien d’autre

Le garage de Félix n’est pas loin et on y fait un saut. Au démarrage je me rends compte que l’aiguille de compression reste fixe. La moto démarre quand même.

Félix n’est pas à son garage et le  mécano nous que tout ça n’est pas grave puisque la moto démarre. Je ne suis pas d’accord. On laisse la moto en attendant Félix et nous nous allons à pied pour continuer nos courses.

La nuit commence à tomber. La circulation est dense parce que c’est l’heure où la fraîcheur revient et l’heure où tout le monde fait ses courses.

On va rue Sinna Subraya Pillai où il y a les électriciens pour acheter des boutons de réglage des ventilos qui sont pétés.
Pour y arriver on passe par la rue Thiyagu Mudali qui est une des rues les plus indiennes de Pondy. Véro y trouve des récipients en inox suffisamment grands pour recevoir dignement nos visiteurs.

Le marchand de fourniture électrique est aussi un SAV. L’intérêt c’est que les appareils que les gens apportent sont réparés immédiatement devant eux sur la banque du magasin.
On trouve ce qu’on veut.
On revient en passant pas la rue Barathi qui est toute proche pour prendre le miroir chez l’encadreur. Finalement il n’a pas trouvé celui que l’on voulait et l’on en prend un qu’on aurait pu prendre dès ce matin.

Le beau miroir qui dit qu'on est la plus belle
  
Retour chez Félix qui est sur la moto. Il fait nuit, mais il travaille dehors presque sans éclairage.

On attend un grand moment que l’apprenti aille chercher les pièces détachés chez le fournisseur de pièces Enfield qui n’est pas loin.
L’ampoule a retrouvé sa place, elle ne pend  plus. L’aiguille de compression bouge à nouveau et la moto démarre. 

On lui dit à mercredi matin pour la moto d’Alain.

On est crevé de tout ce temps passé pour faire que les choses marchent comme on le souhaite en tant qu’occidental, parce que pour les indiens tout marche.

On renonce aux courses de fruits et légumes et on rentre, ce sera soupe de noodlles, ce sera suffisant.

On nettoie la vaisselle entartrée que les précédents locataires n’ont fait que rincer et que les loueurs n’ont pas lavé entre deux  locataires, pour avoir suffisamment d’ustensiles.
On enlève les étiquettes autocollantes sur le matériel acheté. Les Indiens adorent coller des étiquettes indécollables au fond des plats.

On va pouvoir passer à table et clore cette journée.

Ce soir on est crevé.

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