Pages

lundi 6 janvier 2014

Encore une journée remplie

Saddhu sur la promenade Goubert

Encore une mauvaise nuit de passée.
La planche matelassé c’est dur pour le bassin.

Insomnie puis ce matin une volée de cloches à 5h15 pour l’appel à la messe.

Véro se réveille tôt 6h. On se lève.

Machine à laver la première depuis le 2 janvier Véro était en manque.

La machine fait des bonds qui la font avancer lorsqu’elle essore. On a quelques craintes pour les dames de Paris du premier étage. Ça va les surprendre ce bruit de la machine.

Elles ont bien essayé  d’être sympa drapées dans leur dignité capitale de prof à la retraite, mais on sent bien que pour elles, il y a en nous quelque chose d’insupportable qui nous coupe à tout jamais de leur monde.

Quelques attitudes et remarques lors de nos rencontres involontaires me font dire ça.

Ce matin, il est très tôt pour Pondy il n’y a presque pas de circulation. Les clochards quittent leur trottoir-lit de la nuit, ils portent au bout de leurs bras des sacs plastiques plein de leurs affaires. Après l’église devant la librairie Focus un dort encore, à ses côtés un déambulateur décoré de chiffons multicolores.

Le bruit de la rue, c’est celui des balais des femmes qui nettoient les rues, font des petits tas d’immondices sur le bord en attendant qu’une autre équipe viennent les ramasser avec le tracteur benne. Ou certaines, munies d’une grande bassine en fer-blanc mettent à l’intérieur ce qu’elles trouvent en attendant de le vider dans la benne du tracteur.
Une autre au bout de la rue Candappa nettoie une canalisation à ciel ouvert dans laquelle se retrouve en plus de l’eau sale qu’elle véhicule, quantité de sacs plastiques et autres déchets.

L’odeur horrible m’assaille au croisement du la rue RangaPillai et du quai d’Ambour.
En face de Hot bread les premiers clients du Cool Cat et du JBS café s’installent pour leur petit déjeuner.

À Hot Bread c’est le personnel des guest qui viennent s’approvisionner pour le petit dèj de leurs clients.

Je prends un pain en forme de boule que je fais trancher et je reviens par le quai d’Ambour sur lequel un peu de circulation s’anime. Un homme pisse contre un mur le long du canal.

Comme il fait un peu frais les gens portent sur la tête une sorte de bonnet plat en laine qui a la forme d’une crêpe oblongue, pour leur couvrir le crâne et les oreilles et qui est muni de deux petites pattes qu’on noue sous le menton.
Pour les hommes, le tissu est uni, pour les femmes il est rayé blanc et noir ou marron. C’est du dernier chic pour lutter contre le froid à Pondy.

Comme les rues sont presque désertes, c’est l’heure des auto-écoles qui ne pourraient rouler la journée dans l’afflux déroutant de circulation.


La lessive se termine. On l’étend sur la terrasse et on part au marché Goubert pour acheter des crevettes. On boit un thé. En garant la moto je me brûle le mollet à un pot d’échappement. Ça m’arrive au moins une fois à chaque séjour, après je suis vigilant.

Le marché Goubert tôt le matin c’est assez agréable, peu de monde parce que les boutiques ne sont pas encore toutes ouvertes.

Véro achète les crevettes et on file aux légumes. Les allées sont bloquées par des charrettes à bras dans lesquelles sont chargés tous les détritus de la journée d’hier. Il faut passer tout prêt des bennes à hauteur d’homme et qui puent et essayer de ne pas se prendre une pelleté au passage.

Véro prend des aubergine qu’elle trie avec minutie pour ne pas avoir d’asticot à l’intérieur, puis des pommes de terre et enfin des tomates. Le marchand s’étonne du sac pliant que Véro sort de son sac pour emballer tout ça.

On passe aux fruits prendre du raisin qui est beau. C’est du raisin noir sans pépin et qui est bon. La marchande nous rend la monnaie en grappes de raisin blanc. Véro prend aussi des citrons

On passe chez le marchand de café en frôlant encore des bennes à détritus. Je prends « half caige » de café c’est-à-dire un demi kg. On est très fier d’avoir compris un jour que KG de kilo se prononçait « caige ». Du coup on se comprend très bien avec tous les marchands.

Pendant ce temps Véro se choisit une papaye.

À la sortie côté MG road elle prend 6 œufs et me demande comment ça peut faire 26 roupie. Le marchand qui parle français explique que le prix de l’œuf c’est 4,33 roupies.

Bien chargés on retourne à la moto qui est garée dans MG road. Les sacoches pour ce genre de course sont très efficaces. Les Indiens eux utilisent de grands sacs en tissus qu’ils accrochent à leur selle un peu comme des sacoches d’ailleurs.

On dépose le tout à l’appart et on file chez Félix. Devant lui, c’est à peine croyable : tous les ennuis mineurs que me fait la Bullet, elle ne les fait plus. On est déconcerté et lui se marre en disant que c’est le caractère de la Bullet. Il règle un peu le ralenti et on repart.

On va voir Abel qui est à la galerie rue Calve.

Abel est avec Rajkumar, ils nous accueillent avec beaucoup de sympathie.

Il nous dit que toute sa petite famille va bien, ses deux filles et sa femme, que nous irons voir bientôt.

Il demande à Véro si elle a fait le concours mondial. Elle lui répond positivement. Il nous dit qu’il se pose des questions parce que parmi tous les aquarellistes indiens qui l’on fait aucun n’a été refusé. On le laisse venir. Il se demande s’il va continuer parce qu’il a bien compris qu’on finançait les prix. Pour lui il n’y a pas 750 sélectionnés mais les 2000 candidats annoncés ce qui fait une somme très importante. Véro lui dit qu’elle a le même ressenti et qu’elle n’est pas la seule. C’est comme une loterie où l’on prendrait un ticket à 30€ et dont les vainqueurs sont déjà connus.

Abel nous dit aussi que le Belge est là depuis de 15 décembre et que les gens qu’il a invités ( contre paiement) à venir découvrir l’Inde vont arriver. Ce sont des gens qui font les stages en France et auxquels le Belge vend des voyages organisés en Inde. Abel et Ejoumalé faisant les guides.

On les laisse bosser.

Direction la poste pour faire partir des cartes pour les petits enfants. Il y a une queue pas possible pour acheter les timbres on reviendra plus tard.

L’Alliance Française pour prendre notre adhésion trimestrielle.
Je ne sais si le vigile nous reconnaît mais il nous sert la main et nous souhaite une bonne année.

Cette fois il se sont simplifiés la vie ils ressortent de leur informatique les informations de l’an dernier et même ma photo et il suffit d’aller payer à la compta et on est inscrit. Cette efficacité nous étonne, mais pourquoi pas. Le gars de l’accueil avait l’air particulièrement vif et intelligent. Je me demande si le directeur n’a pas changé, mais non c’est toujours le même.

Fabindia a déménagé rue Mission, tout prêt de l’appart…

On revient je gare la moto rue Mission à côté de la pizzeria de Massimo, le Don Giovanni. On va à pied à Fabindia, puis Véro achète quelques produits au Nilgiris elle voulait du Pesto, mais n’en a pas trouvé.

Nehru Street je me prends une montre chez Titan 8€ pour ne pas perdre la mienne ou me la faire voler, je l’ai laissé en France. (c’est une info pour nos visiteurs : ne prenez sur vous que des montres swatch et pas de gros bijoux) Celle-ci je la donnerai à Ernesto au retour, elle n’est pas trop grande avec un look de montre de plongée.

Véro rend des bracelets à une marchande rue parce qu’ils se sont cassés tout de suite. J’avoue que je n’y croyait pas et la marchande lui fait un échange sans difficulté. Les Indiens modestes sont plus honnêtes que ceux qui pilotent l’opérateur Reliance.

On va déjeuner au Surguru d’un thali.

En revenant on prend la moto et on passe chez Grinde une autre boutique alimentaire. Mais la boutique n’est plus dans la rue peut-être qu’elle a déménagé ou qu’elle n’existe plus. On va se renseigner.

Retour à l’appart pour le café et la sieste, à peine allongé mon téléphone sonne pour une pub, puis à peine endormi nouveau coup de téléphone pour la même chose.

Du coup on se lève. Je rédige une partie du blog et Véro fait à la main un ourlet à la nappe qu’elle a achetée hier au Sunday Market pour la table du séjour.

Puis on part finir ce qui nous reste à faire pour aujourd’hui, la poste, cette fois il n’y a personne, c’est toujours la même demoiselle des postes un peu ronchon quoiqu’on fasse. Elle  nous donne les timbres qu’il faut aller coller à l’extérieur sur les cartes avec de la colle blanche qui est dans une grande boîte métallique.
Avec nous il y a une jeune femme qui a beaucoup de timbres à coller et qui n’hésite pas à mettre son doigt dans la colle pour le mettre sur l’enveloppe. Véro est plus réticente pour cette technique, j’arrache un petit bout de bois à l’arbre qui est vers la table de collage et avec ce bout de bois elle met la colle sur les cartes et on colle les timbres.
L’envoi du courrier est toujours une aventure ici.

On va rue Dupuy dans un magasin de l’ashram qui s’appelle « l’Harpagon ». Il y en a qui savent reconnaître immédiatement leur trait de caractère. On vient là pour acheter des porte-savons que Véro aime bien. On y achète aussi un beurrier en inox pour mettre notre plaquette de beurre du matin.

Retour au centre pour acheter une règle chez le marchand de peinture en vue de la démo de jeudi 9 janvier.

Puis on passe chez l’encadreur pour récupérer l’aquarelle qu’on a oubliée de récupérer samedi tellement on était fatigué. C’est prêt, sauf le devis demandé qu’il va préparer pour mercredi. On repassera donc mercredi.

On pose le tout dans le hall d’entrée et on file sur la promenade Goubert pendant qu’il y a encore un peu de lumière il est déjà 17h.

La promenade Goubert c’est le must de Pondy. Une promenade des Anglais, sans voiture. J’ai l’impression que c’est là que réside tout le charme de Pondy, toute son histoire française.

En ce moment c’est le festival du Yoga jusqu’à la fin de la semaine. Un conférencier sous un chapiteau ouvert recense  tous les problèmes qui existent dans le monde actuel. Il a intérêt parce sans problème pas de yoga pour les résoudre, pas de Gourou pour se faire du pognon. On n’est donc pas prêt de ne plus avoir de problème.

Des gens semblent contents d’écouter ça et ont la naïveté de croire que ça va leur apporter quelque chose.

Véro fait les quelques photos du jour que vous verrez dans le blog.

Retour à l’appart, installation de l’aquarelle pour remplacer celle que le proprio avait enlevée pour mettre à l’étage au dessous et qui formait un tryptique. Ça y est Véro est contente sa déco a retrouvé son sens.

Passage au décorticage des crevettes pour le repas de ce soir.

Crevettes, riz, tomates, papaye, raisin noir et raisin blanc.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...