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mardi 28 janvier 2014

Journée neutralisée

Transport du lit de Ryan



Je me lève un peu plus tôt ce matin parce que la masseuse vient à 8h.
Véro est déjà levée.

J’ai dormi avec une pelote d’épingle posée sur le ventre.

Je pars un peu avant 7h Je remplis les bouteilles d’eau pour la cuisine et je sors.

Le marchand de lait est installé, son copain le clochard  est là emballé dans une couverture, car il fait frais.

La femme aux sacs est là toujours, toujours en train de trier d’un sac à l’autre et il y a de plus en plus de sacs.

Rue Petit canal les hommes sont encore endormis une femme commence à ranger.

Deux hommes sur une mob chargée de panneaux publicitaires portent une échelle en bois et s’arrêtent à chaque poteau pour fixer une affiche pancarte qui parle de Jipmer un hôpital publc de Pondy qui propose des stages de 6 mois je pense pour former des aides soignants.

On fait une partie du chemin ensemble ils me doublent puis s’arrêtent pour fixer une affiche. Je les passe et ils me doublent à nouveau.

Les mendiants sous leur couverture dorment encore sur le parvis de la cathédrale.

La petite marchande de lait est installée et un chauffeur d’auto  rickshaw lui apporte une boisson qui doit être du café car il y a deux récipients qui servent en principe à verser le café de l’un dans l’autre pour le refroidir.

Rue Ranga Pillai le petit débit de thé à l’angle est ouvert.
Les bouses sont déjà bien écrasées ce matin.

Vient dans ma direction un occidental vêtu d’un T-shirt orange et des baskets assortis.

Au Hot Bread j’appréhende un peu de payer mon pain à 35 roupies avec un billet de 500. Je leur donne les 5 et c’est ce qui les intéresse, ils me rendent la monnaie sans problème.

Je reviens par le quai.

Activité dense d’une ville qui se réveille.

A l’angle de la rue Saint Ange un tempo lâche sa cargaison d’hommes et de femmes qui traversent pour aller de l’autre côté du canal à l’hôpital public.

Dans l’abribus, le clochard dort toujours. Ces yeux mi-clos et ses mains raides me font une mauvaise impression.
Une femme attend son bus à ses côtés.

La vie, la mort tout ça est naturel ici.

Rue Surcouf une femme devant une agence de voyage dessine un kolam sophistiqué pour flatter les touristes.

Rue Capitaine Marius Xavier le majordome est devant son portail, je vois qu’il a déjà nettoyé toute la cour de la maison et un peu de sa propreté déborde sur la rue.

Je monte à l’appart.

Ce matin ça va pas fort pour Al qui a un ventre qui lui fait des siennes depuis cette nuit. Pour l’instant on ne sait pas si on va pouvoir partir.

On petit déjeune, la masseuse arrive.

Il est 9h30 et on n’a toujours pas pris de décision.

Finalement on reste.

Ce qui dans le doute est la meilleure solution.

Véro et moi on va d’un coup de moto prendre à la pharmacie homéo sur MG road, prendre un médicament miracle pour ce genre de situation. C’est J&F qui nous l’on indiqué l’an dernier.

On passe aussi à une pharmacie normale pour acheter de l’Ercefuryl mais c’est un médicament qu’ils n’ont pas. Ils vont quand même essayer de se le procurer. Ils pensent l’avoir dans une heure.

On part à trois faire des courses tandis que Al se repose.

On remonte la rue mission jusque chez le marchand de tissu et de vêtement en lin.

Après quelques achats on va juste à côté chez Royal Emporium pour acheter du tissu à moustiquaire pour le lit de Ryan. Le tissu n’est pas suffisamment large pour ce qu’on veut faire. Ils ont bien des moustiquaires toutes faites mais ils n’en n’ont plus pour un lit d’enfant.

On passe sur Nehru Street pour aller à Tata Textile et là on trouve la moustiquaire que l’on cherche.

On passe à la boutique des Tibétains pour acheter des écharpes. La fille est là et se lance à nous parler en français ce qu’elle n’osait pas faire l’an dernier ne se sentant pas suffisamment sure  pour le faire. Puis sa mère arrive, c’est elle qui est arrivée à Pondy avec toute sa nichée et c’est vraisemblablement elle qui a tout fait pour que leur vie réussisse ici. Ils ont maintenant deux boutiques dans Pondy et le restaurant-bar de Serenity Beach.

On passe l’autre côté de la rue de Nehru pour aller chez le fournisseur prendre les tubes d’aquarelle qui manquaient. Il ne reste plus qu’à l’encadreur de finir les passes. Hier soir il nous a dit qu’une partie était déjà faite.

On retraverse Nehru Street pour aller à Casablanca pour prendre un take away pour Ma qui va rester à l’appart avec Al qui lui est condamné au riz blanc.

On prend une rue perpendiculaire qui nous ramène sur MG road pour passer à la pharmacie qui doit se procurer l’ercéfuryl.
Ils ne l’ont pas trouvé.

On fait signe à un auto rickshaw qui nous ramène à l’appart.

Abel appelle et souhaite que l’on vienne avant 3 h à la galerie pour nous conduire chez Vijay pour les cartes professionnelles

On laisse Al&Ma pour aller déjeuner au Banana Café, lorsqu’on y arrive le gardien et une affiche nous affirme que c’est fermé aujourd’hui midi. Heureusement on avait pris la moto.
On va au restaurant Io à côté du lycée français. Une bonne surprise avec la carte, des changements et une amélioration de la qualité.

On revient à l’appart, il est 14h. Le temps du café et on repart voir Abel moi à moto et Véro et Ma en auto-rickshaw. Devant la galerie Abel nous attend.

Véro monte sur sa moto et Ma avec moi et on va à côté de chez Rexine rue qui n’apparaît déjà plus sur les plans mais qui lie Thiruvaluvar Salai à Anna Salai West Boulevard.

Là, Ma et Véro rencontre Mr Pondy un mec super musclé, c’est un ami de Vijay. Bien que les filles auraient souhaité le voir torse nu, elle n’y sont pas arrivées. Vous verrez la bête sur les photos.

Voilà, le travail est confié à Vijay avec un peu de chance on aura le résultat avant le 31 mars.

On repart avec Abel pour passer chez Félix car il voudrait que Félix lui loue une Bullet.

Le garage est fermé, il est 15h, l’heure de la sieste. On se met d’accord pour y repasser vers 17h, 17h30.

Véro et Ma attaquent leur courses par l’Outfits de la rue Nehru, pendant ce temps je reviens poser la Bullet  rue Candappa puis je les rejoins à pied.

Après Outfits, Fior d’India qui est encore fermé, c’est l’heure de la sieste ou de la sortie des écoles.
Rue Mission lorsque j’ai rejoint Véro et Ma, c’était la sortie des petits.
Une vingtaine de rickshaws attendent et son chargés au fur et à mesure de la sortie des enfants.
Les petits en costume bleu et  blanc sortent de l’école en file indienne, évidemment, la main droite accrochée au sac à dos de celui qui le précède et la main gauche portant la lunch box.

Passage par le magasin La Fiesta des petits, et par Titanic.

On va ensuite dans le quartier des bijoutiers entre la prison et la rue Barathi. Véro fait nettoyer ses bagues et bracelets en argent.

On revient à l’appart en passant par MG road. Le lit en pin et rotin est près et en visibilité sur la route. On règle ce qui reste à payer et on part tous les trois en portant le lit qui n’est pas trop lourd.

Al est sorti faire un tour, signe de l’amélioration de son état.

Il repart ensuite avec Ma et Véro chez le couturier ou on est passé ce matin, avant les courses.

Abel téléphone pour dire qu’il arrive et nous repartons tous chez Félix.

C’est ouvert, Félix est là, mais malheureusement, il n’a toujours pas de Bullet à louer à Abel.
Pae contre il nous invite tous à dîner dimanche soir chez lui. On lui dit qu’on sera 6, ça ne fait rien.

On repart un peu déconcertés de laisser Abel sur une déception.

Il fait nuit. Conduite ave les phares et avec les absences de phare mais on fait quand même un arrêt chez Pothys.
Ma avait envie de voir les saris.
On va au Dom Giovanni pour oublier que nous n’avons pas pu aller à Mamalipuram et pour fêter la nouvelle bonne santé de Al. 

Soirée pizza.

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