Pages

vendredi 3 janvier 2014

Le voyage et l'arrivée

Les couloirs de Francfort

Jeudi 2 et vendredi 3 janvier 2014 (on va faire deux jours d'un coup pour rattraper)

Tout se passe comme prévu. Le taxi est à l’heure, il est sympathique même s’il conduit un peu vite ce qui n’est pas très agréable.

Enregistrement,
La personne devant nous se fait jeter parce qu’elle dans la file seulement enregistrement bagages et qu’elle doit aller se faire sa carte d’embarquement à la machine et revenir après.
les deux premier bagages  sont identifiés au nom de Piaser-Moyen alors qu’il aurait fallu que chaque bagage corresponde à chaque carte d’embarquement. Ça va encore et puis : « c’est quoi ces bagages ???? »
Ce  sont les deux suivants parce qu’on a droit comme les Indiens qui rentrent au pays à 4 bagages au lieu de deux comme les touristes ordinaires. Tout ça parce qu’on passe par une agence ethnique qui gère des Indiens. Ils savent bien qu’on est Français mais ils nous font une fleur parce qu’on passe toujours par eux.

L’enregistreuse qui nous prend maintenant pour des Indiens faux Français nous mène la vie dure, pèse nos bagages à main, mais pour le poids on est bon, rien à dire. Véro demande si elle peut avoir une priorité pour l’accès à bord du fait de sa cheville. L’enregistreuse dit que si elle n’a pas de carte d’invalidité ce n’est pas la peine d’essayer.

L’amabilité toulousaine toujours aussi vivace.

On attend que le bar ouvre. Pour moi l’enregistrement c’est déjà une grosse partie du voyage parce qu’après on est presque les mains dans les poches.

Le bar ouvre je demande la formule à 3,10€, café  long et viennoiserie.

« Il faut me dire ce que vous voulez comme viennoiserie paaarce que moi je ne  peux pas deviner, croissant ou chooocooolatine ».
Je dis chocolatine et je m’en veux de ne pas lui avoir demandé un pain au chocolat et un pain aux raisins à cette connasse de toulousaine.

Heureusement qu’on part. C’est fou ces gens pas sympathiques.

Heureusement dans l’avion les hôtesses qui ont des heures de vol sont sympas, elles font même l’effort de nous parler en français.

Un bus à Francfort, il fait froid. Pour l’instant tout se passe bien pour Véro. Longue promenade à pied dans les sous sols de l’aéroport pour accéder à notre terminal.

Là on demande si Véro peut être prioritaire avec les autres handicapés, et les enfants, il n’y a pas de problème et on monte parmi les premiers.

Un peu plus de neuf heures de vol. À mi-parcours la jambe de Véro commence à se manifester, la douleur est revenue.
Une distraction inattendue devant nous sur la gauche, un homme a une sorte de casque de scaphandrier en jersey gris rembourré en mousse d’un volume étonnant qui sert semble-t-il à tenir la tête pour dormir en avion.

Atterrissage. 
-----------------------------------


 Vendredi 3 janvier 2014


Sortie de l’avion, je retrouve d’un coup la chaleur douce et humide des tropiques, le temps de la sortie à l’entrée dans les bâtiments climatisés.
Longue marche pour aller à l’immigration comme on marche lentement à cause de Véro on y arrive les derniers et on passe assez vite.

On attend pendant 1h nos bagages. C’est la première fois que ça nous arrive, nos bagages sont les derniers à arriver sur le tapis.

On donne au douanier le petit coupon que l’immigration nous a remis pour eux et sur lequel nous certifions un tas de choses et notamment que nous n’avons pas apporté de fromage.

On sort, il est 1h30. Le taxi est déjà parti parce qu’il avait une cliente qui a eu ses bagages beaucoup plus tôt, mais il revient. Pas de souci c’est à 3km. Il ne fait pas trop chaud non plus. On attend au milieu de la circulation de folie ou chacun vient déposer ou reprendre quelqu’un en s’approchant au plus près de l’entrée.

Dans le taxi,  les vaches maigres sur la route sont les reines de l’Inde, libres et respectées. Leur cervelle bovine leur a quand même conseillé de dormir sur le bord de la chaussée.
La rue toujours aussi défoncée, la mosquée au bout et sur la gauche le Kek Accomodation, on passe devant et on s’arrête devant l’annexe.

L’établissement principal nous avait déjà procuré une grosse frayeur à l’arrivée devant sa façade sans façade, là c’est encore pire. Je demande pourquoi on n’est pas à l’autre, on nous fait vite monter pour les formalités heureusement l’intérieur est presque plus agréable et les chambres ont un aspect immédiat, très propre. On accepte tout pour pouvoir dormir.

Vero découvre qu’un flacon de shampooing n’a pas résisté au voyage et a tout inondé son sac de toilette et une partie modeste de la valise dans laquelle il se trouvait.

On passe le temps à rincer tout le matériel. Et ça mousse …

Puis douche et enfin dodo. On est sur le lit mais c’est comme si on était sur le plancher à part que c’est plus haut.

Véro s’endort assez vite et moi vers 4h du matin. L’heure où la vie recommence, les portes claquent, les chiens aboient et les klaxons recommencent à se manifester. Mais je m’endors. Le réveil sonne à 8h.

On boit une tasse thé et on mange les biscuits que Véro a fait avant de partir.

On réussit à se connecter sur le réseau de l’hôtel.

A 9h pas de taxi, on appelle Pondy pour savoir ce qui se passe et réponse à l’Indienne, il ne va pas tarder.

C’est avec ¾ d’heure de retard que l’on quitte l’hôtel.

On s’aperçoit alors qu’on a un chauffeur barge qui conduit comme dans un jeu vidéo. On a beau lui dire de ralentir, il ne parle pas anglais.

Les pare-chocs se frôlent, le cul des camions passent à quelques centimètres du par brise, il se faufile entre bus et camion, il freine au dernier moment. Véro se rend compte qu’il passe de la cinquième au point mort et freine …

En principe je dors toujours sur ce trajet mais là je ne peux pas et Véro me serre la main.

On finit par arriver en faisant un détour par Auroville par une route pourrie, pour éviter le dernier péage de l’autoroute.

C’est là où le chauffeur se rend compte qu’on n’est pas des touristes ordinaires à qui ils s’est amusé à faire peur, puisque c’est nous qui lui expliquons le chemin pour la rue Candappa.

Ouf on est content d’être arrivé entier.

Bon accueil des proprios toujours aussi sympas.

Tout est parfaitement installé.

On va déjeuner au Surguru. On constate l’augmentation du prix de la vie avec le prix du thali qui a encore augmenté et qui est passé en 4 ans de 100 roupies à 150 TTC.

On fait lentement l’aller retour à pied Véro se sent de marcher doucement.

Ensuite installation.

Première opération vider les valises qu’on a apportées.
Deuxième opération vider la cantine et les cartons qu’on a laissés.

On retrouve tout.

En fin d’après midi on récupère la moto chez Félix, il l’a toute refaite extérieurement. Elle est superbe toute repeinte en rouge et les chromes refaits on dirait une neuve.

Mais pour moi quand on dit qu’on refait une moto, c’est la mécanique, mais là rien n’a changé. Toujours la boîte pourrie, l’embrayage fantôme et les freins pour ne pas s’arrêter brusquement.

On fait les courses à Pothys et on revient à l’appart.

On dîne d’une soupe chinoise et de bananes offertes par le proprio en signe de bienvenue.

On est prêt à passer sous la douche pour aller dormir et coup de fil. On est invité chez Véro.
On y va à pied ce n’est pas très loin et Véro se sent capable de marcher.

On retrouve P&C. On a un super accueil de tous ces gens pour notre retour à Pondy, ce qui nous fait chaud au cœur. On tire les rois en mangeant une très bonne galette, puis on les laisse, on ne tient plus debout. Au retour on marche sur les pavés de la rue Romain Rolland qui n’ont pas résisté à la conduite des Indiens, bien qu’ils aient été mis il y a peu de temps.

Il ne fait pas encore très chaud et l’on s’endort avec le fan.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...