| Serenity beach |
Je
me lève en me forçant vers 7h30, malgré l’heure tardive à laquelle nous nous
sommes couchés. Les P&G doivent venir ce matin à 9h pour faire traduire une
lettre en anglais pour Royal Enfield Madras parce que ça fait 14 mois qu’ils
ont passé commande et que la moto n’est toujours pas là.
Ils
sont aussi entre temps retournés en France, le concessionnaire de Pondy ne
semble pas très clair non plus, donc pour essayer de s’en sortir ils veulent
envoyer une lettre à Madras afin de trouver une solution pour avoir leur moto
le plus rapidement possible.
Dans
la rue près de la fontaine une femme et un homme emballé dans une serviette de
bain qui va certainement faire sa toilette.
Ce
matin le pain vient d’arriver, et l’on me donne rapidement le mien. Je
redemande bien si c’est 38R, ça m’est confirmé, je donne donc l’appoint comme
chaque matin.
Nous
avons le temps de déjeuner et de mettre un peu d’ordre dans la maison, d’aller
récupérer les draps, sur la terrasse, qu’on avait étendus hier après midi et
qu’on a oubliés, ils y ont passé la nuit.
Dès
qu’ils arrivent je prépare le café et P descend voir le proprio qu’elle connaît
pour lui demander du sucre pour le café parce que nous nous n’avons pas de
sucre.
Du
coup c’est Mme Soucé qui remonte une coupelle de sucre. P nous dit qu’elle
adore venir voir ce qu’il y a dans l’appartement qu’elle loue.
On
s’en fout, nous on n’est que de passage.
Ça
prend bien deux heures pour arriver à rédiger la lettre. Puis G nous invite à
venir dîner avec eux au restaurant. On décide de se retrouver au Don Giovanni
vers 13h.
On
déjeune tous les 4 au Don Giovanni et on passe encore un bon moment. On se
sépare parce que l’heure tourne et qu’on a promis à E et V d’aller à Serenity
Beach.
On
revient à l’appart prendre nos maillots et on cherche le chemin qui nous
permettra d’aller à la plage sans prendre l’ECR. Finalement on y arrive
facilement.
On
se gare et on rencontre V des Frogs qui vient aussi se baigner ici parce que
c’est le seul endroit où c’est possible quand on est une nana.
Nous
nous apercevons que nous sommes les premiers ce qui nous étonne. Véro regarde
son téléphone, il y a un SMS de E qui nous dit qu’elles ont pu louer des scoot
et qu’elles arrivent avec B&E en évitant l’ECR.
Tout
le monde arrive presque en même temps que nous. Nous nous installons. C’est
pratique d’être en groupe car on peut aller se baigner sans craindre pour les
sacs.
Les
vagues sont plus douces que mardi. Il y a cependant un phénomène qui nous
surprend, par moment tout autour de nous on a l’impression que des petits
poissons sautent hors de l’eau. En fait ce sont paraît-il des bébés crevettes.
Ça ne pique pas mais c’est assez surprenant, ça ne nous empêche pas de profiter
de l’océan.
Sur
la plage c’est tout un mélange de population, les pêcheurs, les blancs avec
femmes et enfants. Des Indiens dont on sent bien que le mode de vie n’est pas
très différent du nôtre et des Indiens de couches plus populaires qui se
baignent tout habillés et en groupe.
B
nous dit qu’il a aperçu avec d’autres baigneurs des dauphins à une distance
assez proche de la plage.
Le
soleil baisse rapidement et on revient avant que la nuit ne tombe.
On
forme un convoi qui suit des rues d’habitat populaire jusqu’à Pondi. C’est pour
les gens qui habitent dans ces rues un petit événement de nous voir passer. Les
enfants nous font des signes.
Arrivé
à Pondi par Akkasami Madam street.
On
se sépare.
On
retourne dans la ville noire. Dans MG road c’est la folie du Sunday market.
Jaya où on veut aller est fermé. On s’arrête à Nilgiris pour prendre quelque
chose pour dîner et on rentre à l’appart.
On
est un peu crevé, mais ça a été une journée sans penser à l’expo BS, ce qui
fait un break pour mieux repartir demain.
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