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dimanche 12 février 2012

Dans la campagne




La nuit s’étire sur le matin et je vais chercher le pain assez tardivement.
La rue est calme.
La première livraison de pain est épuisée et je dois attendre la seconde.

Lorsque je reviens Véro dort toujours.

Je prépare tout et je regarde sur Internet les prévisions-météo pour Toulouse. Encore aujourd’hui et demain avec beaucoup de froid, puis après les minimas se rapprocheront de zéro.

Vue d’ici ça me rassure, même si je me doute bien que ce n’est pas très agréable pour ceux qui sont dans le froid.

Ce matin l’objectif est de faire le Sunday market pour acheter une raclette afin de chasser l’eau de la salle de bain. Celle qu’on avait et qui appartenait à la maison a rendu l’âme hier soir alors que je m’en servais après ma douche.
Déjà l’an dernier la raclette n’avait pas résisté, mais cette fois là c’était le manche en métal qui s’était plié. Trop d’énergie.

Il fait chaud. Bien qu’on trouve de tout au Sunday market il n’y pas de raclette. Nous avions fait le même constat l’an dernier.

Nous prenons notre thé du matin. Nous n’avons pas le choix nous devons trouver cette raclette. On pense bien sûr à Singapore dans Nehru street, nous sommes tout près.

On demande une raclette parce qu’on ne sait pas comment demander en anglais, on nous envoie au 2ème étage.
Au 2ème étage on nous demande si on veut une raclette manuelle. Oui, on ne voit pas bien ce que peut-être une raclette qui ne soit pas manuelle. On se prend à penser qu’ils confondent peut-être avec un appareil à raclette. Ils nous envoient au rez-de-chaussée.

Le long du premier escalier sont suspendus tout ce qui ressemble à un instrument pour laver, nettoyer, racler le sol. Il y a une raclette. On la prend et on passe à la caisse. C’est un homme, ce n’est pas la caissière habituelle avec ses yeux dont la couleur varie avec la lumière.

On fait le chemin inverse, on repasse tout Sunday Market et on pose la raclette à l’appartement. Une bonne chose de faite.

Le repas d’hier soir n’est pas très bien passé, et je n’ai pas envie de retrouver des goûts indiens, toujours les  mêmes.
Je propose à Véro de retourner au Vietnamien rue Aurobindo.

C’est un bon choix qui se confirme, la cuisine vietnamienne n’a rien à voir avec la cuisine indienne.
On revient à l’appart pour se faire un bon café et se reposer.

Puis vers 14h30 on part en direction du nord sur l’ECR pour trouver Kaliveli Tank. Au nord il est bordé par la route entre Marrakanam et Tindivanam et au sud il est bordé par une route que j’identifie comme la route qui mène au bois sacré et continue jusqu’à Tindivanam.

On essaie une première route. Elle est magnifique, bordée par une dense végétation tropicale. On se rend compte qu’elle passe derrière l’université et l’on voit de dos tous les bâtiments qui la compose. On se rend compte que si on suit cette route on va revenir à Pondy par Auroville.
On fait demi-tour et on revient sur l’ECR.
On prend en suivant notre première idée la route du bois sacré et on va au-delà.
A quelques km on voit sur notre droite une retenue d’eau qui pourrait être ce qu’on cherche. On prend une petite route qui se présente sur la gauche. Nous sommes dans une zone agricole irriguée par cette retenue d’eau. On y voit du riz et aussi quelque chose que Véro pense être des cultures d’arachides.

On s’arrête pour voir ce petit lac mais on n’est pas convaincu. On fait signe à un vieil homme assis sur le bord de la route en lui montrant la route. Il se lance dans une grande explication qu’on ne comprend pas mais qui nous donne le sentiment qu’elle mène quelque part.

On continue donc sur cette petite route qui borde le lac et qui s’en éloigne pour pénétrer dans un village.
Véro me dit arrête j’ai vu des autruches. On va voir en fait ce sont des émeus, une dizaine enfermés dans un espace clos. Ils sont là soit pour leurs plumes soit pour la viande. On se demande s’il y a à Pondy des restaus qui servent de la viande d’émeu en la faisant passer pour du bœuf.

On continue dans le village, la route contourne un temple et Véro me dit arrête il y a des femmes à poil. Je lui demande si c’est des vrais, comme parfois dans ces petits villages on voit encore de vieilles femmes aux seins nus.
Non ce sont des statuts qui ornent le temple.
En effet dans un angle de la terrasse du temple, une scène montre deux dieux peut-être Vishnu qui est bleu et Shiva qui est avec une vache, entourés d’un groupes de femmes nues très réalistes avec des seins arrogants.

On est un peu surpris, on n’avait jamais vu ça. On est ravi aussi de cette scène sans pudeur qui représente peut-être le paradis ou l’univers des dieux.

Une vieille femme nous harcèle pour qu’on lui donne quelque chose. On est un peu étonné en principe dans ce genre de village perdu les gens ne demandent rien.

On continue la route qui finit en cul de sac, bien qu’on nous fasse signe qu’on peut continuer.

On revient sur nos pas et on retrouve la route de Tindivanam que nous avions laissée quelques km plus haut.

Une maison aux couleurs accrochantes, attire notre regard et nous invite du coup à prendre une petite route sur la droite.

On se laisse guider par le mauvais état de la route qui traverse des cultures où des hommes et des femmes s’activent.

On s’arrête à nouveau près d’un sanctuaire où l’on voit une sculpture d’un personnage couché sur le dos. Il y a une ou deux maisons qui bordent un lac. Une femme nous demande de l’argent.

On continue sur cette petite route.
Et petit à petit Véro a le sentiment qu’on va arriver à Auroville.
Son intuition est bonne, on entre dans le périmètre d’Auroville par le village d’Alankkupam, où nous étions allé le 26 janvier pour un concours de Kollam.

À partir de là on connaît la route. Ça nous explique aussi le comportement dans les villages pas très éloignés du périmètre d’Auroville et qui doivent voir passer des touristes venant d’Auroville.

À  la sortie du village, une musique de tambourin et un groupe de personnes qui suivent une sorte de procession composée de deux personnages vraisemblablement habillées en dieu. La procession s’arrête devant chaque maison, une femme fait tourner un plat contenant des offrandes et une flamme, un homme près des tambours déclament des chants de prières. Puis le cortège repart pour la maison suivante. C’est comme un rituel qui nous échappe. Les uns nous disent qu’on ne peut pas faire de photos, d’autres demandent qu’on les prenne en photos. Comme ça c’est plus simple et on fait ce qu’on veut.

On passe devant l’entrée du Visitor center et on fait le choix au village suivant de revenir par l’ECR .
On prend le petit chemin de la palmeraie pour déboucher au plus près de Pondy.
Lorsqu’on arrive à nouveau sur l’ECR je prend la voie de gauche et Véro me dit qu’elle vient de voir une famille de blanc sur un scoot qui avait tout l’air de revenir de la plage.

On fait demi tour, depuis le temps qu’on cherche cette plage. Je remonte à contre sens un petit bout d’ECR et je prends à droite une petite route dont un panneau indicateur indique Serenity Beach. C’est un endroit où l’on n’est jamais venu.

On se gare au bord de la plage et on constate effectivement que des blancs se baignent et des blanches sont en maillot de bain sans que cela tourne à l’émeute.

On aperçoit E et V qui sont venues elles aussi profiter de la plage.

D’autres familles sont là et cela ne semble pas poser de problème on est réellement étonné.

On décide qu’on y viendra dans la semaine pour voir et dimanche prochain pour les retrouver.

On rentre il est 18h.

On n’a pas trouvé Kaliveli tank, il faudra y revenir en allant plus loin sur l’ECR.

Véro charge ses photos puis prépare le repas.

1 commentaire:

  1. ...Serenity Beach, ben moi je connais...
    Je vous recommande le petit restaurant français...avec l'aquarium, qui fait aussi hotel...
    La cuisine est indienne, c'est convenable, mais un conseil passez avant la baignade pour réserver et être servi sans trop attendre...

    Biz Biz LouLou Misseï

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