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| Ce soir juste une aquarelle car la journée était très aquarelle |
On
est déjà à la moitié du séjour.
Il
n’y a pas beaucoup de circulation ce matin.
Je
dis bonjour à Predibane qui revient de l’école.
Au
retour le voisin du dessous R se propose de m’emmener à 9h30 chez un laveur de
moto.
On
part à 10h30, R m’explique qu’il s’est endormi parce qu’il a déjà travaillé
jusqu’à 8h parce qu’un groupe quittait l’hôtel. Là il retourne au boulot de 11h
à 15h et puis après de 18h à 23h. C’est à 5mn en moto.
Il
nous conduit le long du canal côté ville blanche rue Des Bassayin De Richemont,
tout de suite à l’angle il y effectivement quelqu’un que nous connaissions et
qui lave les motos.
A l’autre extrémité côté boulevard Ouest se trouve Félix.
Il
y en a pour une demi-heure.
On
part à pied chez le marchand de thé toujours au même endroit, belle balade.
Puis on va au marché Goubert, parce que Véro veut faire des crevettes ce soir.
Le marché aux poissons est vide, pas un chat. On ne comprend pas bien ce qui se
passe, on fait demi-tour pour aller au Nilgiris. On cherche dans Mission Street
une pharmacie pour acheter un breuvage homéopathique contre les maux de ventre,
conseillé par une amie. On ne trouve pas, mais on a une autre adresse au 126 MG
road.
Nilgiris,
puis on retourne avec notre chargement chercher la moto. On remonte toute la
rue canteen pour être moins embêté par la circulation et rue Aurobindo là où
elle finit on revient sur le bord du canal et au pont suivant on prend à
droite, c’est là.
La
moto est prête. Malgré son âge, les chromes et le rouge lui donne un look de
moto neuve.
Je
n’arrive pas à la démarrer. C’est toujours ma crainte lorsque je donne à laver
la moto c’est qu’ensuite elle soit complètement déréglée. C’est le risque de la
propreté.
Ils
démontent la bougie et la sèchent. Si c’est allé jusque-là, ils ont dû utiliser
un karcher, je trouve ça inquiétant.
Elle
ne démarre toujours pas. Je les laisse la démarrer. Ils réussissent mais dès
que je la reprends elle cale. Je n’y arrive toujours pas, ils recommencent et
la démarrent à nouveau.
On
part, j’ai peur au ralenti parce qu’elle pétarade pendant un bon moment puis
elle doit finir par sécher et elle reprend sa marche normale.
On
va au 126 MG road pour le sirop parce que depuis ce matin j’ai à nouveau mal au
bide. C’est une bouteille de 500ml, et il faut en prendre seulement une
cuillère à café. On en a pour l’année prochaine.
On
pose nos courses et on décide d’aller manger au restau Saladbar qui n’est à 5mn
de chez nous à pied.
Les
crêpes mexicaines me font plus envie que le thali pour aujourd’hui.
C’est
un restau qui se veut diététique et il n’y a que des filles. Ils ne font pas de
frites pour les mecs.
C’est
un peu limite sympa, froid et rigide dirons-nous, un peu l’esprit français qui
est passé, le client est là c’est normal, il n’est pas roi, faut pas confondre.
La
crêpe est bonne.
On
revient prendre le café et se reposer avant la réunion avec A.
Véro
a carte blanche pour faire ce qu’elle souhaite de son expo, en respectant les
lieux et les gens. Elle ne doit pas faire de la déco, mais une vraie expo qui
représente aussi qui elle est.
Pour
elle c’est à la fois merveilleux et terriblement angoissant. Ça représente
beaucoup plus de boulot, le travail ne s’arrête plus à la réalisation des
aquarelles, mais doit aller jusqu’à créer un événement autour d’elle et de ses
oeuvres.
La
sincérité de A et sa générosité nous font un peu peur. Nous qui avons déjà pris
tellement de coups dans la vie en ayant toujours fait confiance aux autres, ne
pouvons nous empêcher d’avoir un peu de réserve. Mais Véro veut faire confiance
à sa sincérité, à l’homme, et je la suis.
Nous
marchons un peu pour évacuer tout ça et nous rendons au marché Goubert pour
voir ce qu’il y a comme tissus, comme colifichets qui permettraient de
personnaliser cette expo. On fait Nehru Street et on termine chez Jaya
Emporium, le magasin où l’on trouve tout.
On
a emmagasiné pas mal d’idées. Il nous faudra demain retourner à Baker
Street pour voir plus précisément
les lieux ou l’on va accrocher et prendre des mesures.
Ce
soir le cerveau de Véro fonctionne à cent à l’heure pour trouver des idées, les
pensées se bousculent pour mesurer le travail qu’il va falloir réaliser.
Moi-même
je dois l’aider à trouver les mots qui vont l’aider à se présenter telle
qu’elle est.
Je
remercie déjà la personne qui à partir du blog d’hier et de la photo a parlé
sur Facebook de « La femme sans ombre ». Je crois que ça caractérise
bien son honnêteté foncière qui est si forte que parfois elle m’effraie. Et
ceux qui pensent que c’est parce qu’elle a vendu son âme au diable, c’est vrai
aussi parce qu’elle a voulu dès son plus jeune âge fuir un dieu de
l’hypocrisie.
Voilà,
ce serait sympa le m’aider en me disant ce qui fait que vous êtes amis ou amies
avec Véro.
Bonne
réflexion.
À
défaut de crevettes, on a mangé une omelette et descourgettes, repas simple,
mais bon.

j'adore votre reportage d'aujourd'hui... et la magnifique aquarelle. Wow...
RépondreSupprimerTouchée... au point d'en avoir les larmes aux yeux.
BIZ
MamanLotus-AC
Alors voyons, pourquoi suis-je amie avec Véro ? Je pense que c'est justement ce pour quoi elle a pris des coups... la confiance qu'elle inspire, sa franchise, sa simplicité, son côté vraie... bref comme dit Jean-Claude elle ne se prend pas le chou !
RépondreSupprimerEt moi aussi j'aime beaucoup cette aquarelle.
Bises
Sylvie
Qui est Véro, si je n'arrive pas trop tard...
RépondreSupprimerQuand Maha Sri LouLou Misseï a fait la connaissance de Véronique et Jean-Noël, ce fut la distance que Véro met dans ses premiers contacts qui a frappé le Maha Sri LouLou Misseï...
Mais le vieux fou sage, ne fut pas destabilisé, il sait ouvrir le coeur des gens...
Et peu à peu, les coeurs ont trouvés l'harmonie et se sont mit à partager la prière de l'acte d'aquarelle...
Généreuse avec méfiance.
Description simple courte mais juste !!!
A...j'allais oublier, je confirme, elle ne se prend pas le chou...
Allez en paix Maha Sri LouLou Misseï veille sur vous...
Je vous embrasse
Merci mon Maha Sri Loulou préféré.
RépondreSupprimerOui méfiance ... à cause des coups justement évoqués par Sylvie ... Ma mémoire n'oublie pas.
Mais si tout va bien et que je croise un Loulou sur mon chemin, je ne me prends pas le chou !