| La piscine du Kailash |
La surprise de la boulangère lorsque je lui donne l’appoint, fait toujours plaisir à voir.
Un homme remplit un seau en plastique blanc à la fontaine et me dit « bonjour » en français.
On va voir les proprios pour régler notre électricité, eau et femme de ménage pour janvier. Ils sont contents de nous et semblent aussi heureux de pouvoir nous relouer l’année prochaine.
On part en ville faire les courses. La nouvelle moto démarre bien. La pharmacie pour acheter une pommade pour le dos de Véro. La première n’a pas ce qu’on cherche, la seconde oui.
On continue sur MG road pour aller boire un thé.
Beaucoup de magasins sont fermés mais il est à peine 10h. Le bistrot pour le thé est fermé aussi. Bizarre, on commence par se demander ce qui se passe. On décide d’aller au Nilgiris, en descendant Nehru Street tous les magasins sont fermés et il y beaucoup de place pour se garer. High Design est fermé, le Nilgiris est fermé, le marchand de légumes à côté est fermé aussi. En face le débit d’alcool est ouvert, ça nous rassure on a besoin de bière, mais on reviendra. On va à la poste pour envoyer des cartes postales aux enfants. La poste est ouverte. Il faut attendre devant le guichet que la demoiselle des postes range son bureau, son sac, un cabas qui doit contenir son repas, enfin elle nous aperçoit et nous dit d’aller au bureau d’à côté.
Ce matin la colle a changé de place, ça fait parti du jeu, il faut la trouver. Elle est dehors sur une table à l’ombre. Le pain de colle est tout neuf et nous sommes seuls il suffit de passer le timbre dessus pour récupérer un peu de colle.
Il n’y a aucun marchand ambulant en face de la poste.
On ne sait pas à qui demander ce qui se passe. On va à la galerie d’aquarelle d’Abel, le gars qui est là dit à Véro que c’est grève générale et que tout est fermé pour la journée.
On va à la boutique Himalaya c’est ouvert. On va boire un thé en face il y a un petit débit. Quand on revient prendre la moto devant la boutique Himalaya le rideau de fer est maintenant baissé.
On décide d’aller voir dans MG road à côté du temple du mariage il y a un magasin d’Etat. On imagine, comme la poste est ouverte qu’ici ce ne sont pas les fonctionnaires qui font grève mais le privé. Non le magasin est aussi fermé.
On remonte cette rue jusqu’à la rue Barathi et on s’arrête au marché Goubert.
Dans le marché, cette ruche permanente qui est un des hauts lieux de Pondy, il n’y a personne toutes les boutiques sont fermées et aucune poissonnière n’est présente.
On en a le souffle coupé.
On décide de rentrer. On prend de la bière au passage.
Au retour le proprio nous explique que ce mouvement de grève est un mouvement de protestation envers l’Etat Indien qui n’a pas versé de sommes suffisamment importantes pour indemniser les victimes du cyclone. En principe la grève ne devrait durer que jusqu’à 18h.
On avait prévu de déjeuner à Pondy et d’aller cet après midi à la piscine du Mango Hill, mais comme Pondy est un peu triste, sans vie, on décide d’aller à l’hôtel Kaylash au Sud de Pondy et d’y déjeuner et de profiter de la piscine.
C’est sur la route de Cuddalore et on pénètre dans un petit village dont le temple possède à l’extérieur une immense statue d’Anuman.
On gare la moto et on pénètre dans l’enceinte de l’hôtel où ne pénètre aucun véhicule à moteur. On prend deux entrées pour la piscine et pour déjeuner le restaurant borde la piscine. C’est un immense parc dans lequel sont disséminés des bâtiments qui servent de chambres pour les hôtes.
On nous installe avec prévention au bord de la piscine, lits de plage, serviettes et parasols.
En face de l’autre côté de la piscine il y a deux personnes et c’est tout. Plus tard arrivera un couple de Français, par moment nous serons huit.
La piscine est très grande, l’eau est très propre, on est bien. On plonge dans l’eau et on nage dans une eau fraîche, il y a de l’air en plus, c’est le paradis.
Un garçon nous fait signe qu’il pose une carte sur la table basse qui nous est attribuée.
On sort et on en profite pour ne rien faire. On commande un poulet byriani que nous irons prendre au restaurant pour changer.
Lorsque c’est prêt on vient nous informer. Véro qui est sèche remet ses vêtements moi je ne remets que mon T-shirt. Nous sommes seuls au restaurant et on se régale avec le poulet byriani juste un peu hot.
Pour digérer on va voir l’océan. On traverse le parc et on sort, une pancarte informe que depuis le tsunami l’océan à changé et qu’il ne faut pas se baigner.
On traverse une sorte de petite pinède dont les arbres sont complètement couchés depuis le cyclone. Le bois a commencé à noircir et ça fait une drôle d’impression. A l’intérieur du parc de l’hôtel le cyclone a littéralement décapité tous les palmiers et brisé beaucoup de branches. C’est dégagé, mais on voit tous ces arbres meurtris exhibant de blessures blanches de bois éclaté.
L’océan est magnifique, les vagues sont énormes et la plage s’étale vide de chaque côté. Devant l’hôtel, elle est propre, nettoyée, mais pas très loin c’est une plage souillée par les dépôts de l’océan et les détritus des hommes.
On revient se reposer sur nos lits. Puis on se baigne et on fait ainsi passer l’après midi en bouquinant aussi.
On revient à Pondy vers 17h. On passe chez Félix pour lui signaler les petites anomalies constatées, fuite d’huile, frein avant qui bloque, rétro qui ne tient pas en place, absence d’anti-vol. Sur ce dernier point il nous dit que c’est à nous d’acheter un cadenas comme ça personne d’autre a notre clé.
Mais pour le frein il a besoin de la garder 2h, on lui laisse je reviendrai la prendre à 20h.
On repart à pied faire nos courses au Nilgiris et on revient les poser à l’appart en attendant l’heure.
Je pars vers 7h30 espérant que la moto sera prête un peu plus tôt. Il fait nuit. C’est très agréable de marcher dans la ville à cette heure-ci. On dirait que tout le monde est dans la rue justement entre les gens qui font leurs courses et surtout sur chaque pas de porte, sur chaque bout de trottoir quelqu’un a une activité pour essayer de gagner sa vie, magasin important petit artisan avec une aiguille et du fil pour recoudre des chaussures. Tout le monde s’active, certains sur le trottoir assis sur des tabourets en plastique discutent. La vie semble beaucoup plus importante que le jour sous les projecteurs des phares des véhicules. Les embouteillages sont tellement denses qu’il est impossible à une piéton comme moi d’avancer tellement tout les véhicules sont imbriqués les uns dans les autres.
Lorsque j’arrive au garage, je vois la moto, je vois que la béquille latérale n’a pas été changée mais je pense que le reste est fait. Félix n’est pas là il faut l’attendre. Quand il arrive, il semble engueuler le mécano de ne pas s’être occupé de la moto. Le mécano attaque la béquille. Félix repart puis revient peu de temps après. Le mécano, ça fait bientôt une demi-heure, n’a pas encore réussi à enlever la béquille à changer. Je vois Félix qui se met après la roue avant. Ça veut dire qu’ils n’ont rien fait avant que j’arrive et pendant les deux heures la moto a simplement été garée sur le bord du trottoir pendant qu’on faisait les courses à pied.
Rester cool, c’est l’Inde.
A 8h30 je peux partir avec la moto, je vais vite à la station service pour mettre de l’essence pour demain matin.
Je demande de me faire le plein et j’ai la désagréable impression que la pompe n’a pas été remise à zéro et est parti de 100R le montant de la moto précédente. Je ne peux rien dire mais le pompiste et son acolyte que encaisse baisse tous les deux la tête comme pour ne pas me regarder. Je les fais arrêter à 400 mais j’ai l’impression que je n’en ai en réalité que pour 300.
Lorsque je reprends le chemin de l’appartement, je m’aperçois que le frein avant que Félix vient de réparer ne fonctionne plus.
J’y retourne craignant que le garage ne soit fermé. Non Félix est toujours là. Il constate le fait et répare en peu de temps.
Je lui demande s’il est sûr parce que demain je pars à 6h30 pour un trip. No problème me répond-il.
Je reviens pour dîner, il est 9h15.
Voilà journée de repos terminée. On regarde « envoyé spécial ».
...La je vais me faire ouspiller...
RépondreSupprimerAvez vous remarquez, chers lecteurs de ce blog, quand les citoyens de l'Etat de Puducherry sont en grêve, les GoJoJo, vont se prélasser au bord de la piscine d'un Palace...
Bon j'espère que comme je l'ai déja écrit, on peut rire de tout l'essentiel c'est de choisir les gens avec qui l'on en rit...
Et puis j'ai peur qu'en allant faire bénir la moto dans un temple le Jean-No, ne demande au prêtre d'envoyer quelques mauvais sorts, en direction du taquin LouLou Misseï...
Aller Ganesh et l'innombrable panthéon vous protègent !!!
Biz LouLOu Misseï
C'est notre côté Bobo !
RépondreSupprimerLa révolution, OUI, mais faudrait voir à pas faire chier avec des grèves générales...
...Ce qui est rassurant c'est que vous serez de retour en France pour les élections, ici on commence à bien rire avec ça...
RépondreSupprimerBiz
LouLou Misseï