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jeudi 16 février 2012

l'installation à Baker street se met en place dans la tête

L'affiche de l'installation. Il faudra corriger les eee de street avant l'impression !


Mal dormi, très mal dormi même pour Véro et pour moi, on s’est senti la pression pour l’expo à BS.

Ce matin, on récupère. Moi toujours avec mes doutes, mais Véro en confiance, on va donc essayer de faire mieux que pour le mieux. De toute façon avec une perfectionniste, ça ne peut être que ça.

Je me dis que pour la femme de ménage qui arrive on vit dans un autre monde. D’ailleurs elle est allé chercher un châle parce que nous avons mis les ventilos.

On part faire encadrer des aquarelles de fleurs. On croise dans la rue B&JC . On discute un petit moment ensemble.
Les cadres seront prêts ce soir. On va boire un thé, et on va à la galerie pour voir A qui est là.
Véro lui fait part de ses besoins. Pour le panneau il ne sait pas vraiment, les graphistes ne s’en occupent pas et il va demander à R.
On décide de se retrouver ce soir à 19h pour aller ensemble au marché Goubert pour essayer de savoir où l’on peut trouver des liens végétaux qui servent à lier entre elles les fleurs  pour en faire des colliers.

On va chez les graphistes pour l’affiche et les flyer. Ils sortent rapidement avec Véro  un projet qu’il n’y aura plus qu’à aller faire tirer chez l’imprimeur.

Il est midi passé on s’arrête au Surguru. Véro ne va pas bien et n’a pas faim. Je prends un thali pour être sûr d’avoir du riz blanc .

On vient se reposer à la maison, malheureusement comme d’habitude quelques soit l’heure du jour ou de la nuit les odeurs de bouffe indienne nous envahissent jusqu’à l’écoeurement. Hier soir vers 23h on aurait dit que Rajette avait laissé brûler ses crêpes, terrible odeur pour s’endormir.

Véro n’arrive pas à dormir et pense qu’elle n’a pas fait  les photos des aquarelles qui sont parties chez l’encadreur.
Après le café, d’un saut à moto on file les prendre en photo avant qu’elle ne soient encadrées, puis on revient à la maison.

On a des choses à faire avant de repartir. Véro doit préparer les certificats d'authenticité de toutes les aquarelles et moi je dois bâtir un texte sur elle pour lequel elle refuse toute coopération. Je vais aller voir sur l’autre micro le résultat de ma demande sur Internet et je vais m’y mettre.

Une heure après voici le résultat :

Véronique Piaser-Moyen, installe son travail  « Couleurs d’aquarelles » à Baker Street du 25 février au 25 mars 2012.

Véronique est une artiste du quotidien, c’est-à-dire que toute son activité, relationnelle ou professionnelle tend  vers la perfection.
Son exigence est absolue.

Cela a toujours été ainsi et malgré les épreuves, malgré les souffrances familières, elle arrive courageusement à construire sa vie créative sans peur et sans hypocrisie.

On l’aime pour sa séduction, sa maturité, ses certitudes.

Sa peinture est comme elle.
Les couleurs sortent du tube, elles ne sont pas dénaturées par des mélanges précieux. Elles sont jetées brutes, sur le papier mouillé. Les pigments se rencontrent, créent des imaginaires de fusion, des mariages métissés, racontent des histoires de couleur que Véronique prend à son compte en maîtrisant des osmoses inattendues.

La forme, et l’harmonie des couleurs, sont les cadeaux qu’offre une aquarelle de Véronique.



Je remercie beaucoup Sylvie, (Jean-Claude) et Dominique-Rachel pour ce qu’elles m’ont envoyé concernant Véronique. C’était important pour moi d’avoir leur point de vue de femme et d’artiste parce que moi je ne la vois que comme un homme. J’espère qu’elles se retrouveront dans ce texte. Merci à vous deux.


Véro fait tout un travail de préparation sur l’ordi et notamment sort les certificats d’authenticité sur une clé pour pouvoir aller les faire imprimer demain.

On fait un saut chez l’encadreur pour récupérer les cadres apportés ce matin.
Ce n’est pas fini. On achète un gâteau qui en fait est du pain d’épice, dans la petite pâtisserie indienne qui est juste à côté. On fait un tour au marché Goubert et on regarde à nouveau ce qui pourrait faire déco.
Ils ont lâché dans le marché un groupe de westerners qui serrent leur sac de près, tout en faisant des photos à l’éclairage électrique.

On récupère les cadres. Sur la moto les 50/70 font comme un voile devant le visage de Véro qui ne voit plus rien. La nuit est tombée et je roule le plus lentement possible pour ne pas avoir a faire un mouvement ou un arrêt brusque.

Pour partir l’encadreur nous avait aidé à charger  une fois Véro installée sur la moto, mais à l’arrivée nous sommes seuls.
J’arrête la moto et je la tiens en équilibre avec mes jambes tout en  tenant avec mes mains les plus grands cadres qui appuient contre mon dos. Véro descend avec les petits cadres puis vient rechercher les autres.

On monte le tout dans l’appart. Véro prend un analgésique pour essayer de faire passer son mal de dos.

On repart récupérer A à la galerie.

Il a fini l’aquarelle qu’il a commencée ce matin. On part se garer vers le marché Goubert et on s’enfile dans le dédale des allées pour aller jusqu’au tresseur de fleurs. A. discute avec eux pour obtenir du lien avec lesquels ils font les tresses. C’est en fait de la feuille de bananier séchée qui est ensuite lacérée avec l’ongle pour faire des attaches plus où moins larges.
Il veut nous vendre son paquet 100R, alors que ça ne vaut rien de la feuille de bananier séché. On arrive à le payer 60R. On n’a pas le choix il pense que A est notre guide et nous des touristes en goguette.
Véro achète aussi deux balais fait d’épis de je ne sais quoi, peut-être de riz.

On se rend ensuite chez un hardware pour acheter du fil de fer. Véro pose ses balais sur la banque et c’est l’horreur, elle a posé des balais sur des images de dieux. On pose les balais à terre et tout rentre dans l’ordre. Ce hardware ne détaille pas ses  rouleaux de fil de fer. On va un peu plus loin au delà de la  prison et on en trouve un autre qui a fait de tout petits rouleaux de fil. Ça nous convient.

On laisse A qui retourne chez lui et nous revenons à l’appartement. On pose tout notre chargement sur le balcon.

On repart manger chez l’Italien. Véro est trop fatigué et a trop mal au dos pour se lancer dans de la cuisine ce soir.

Chez l’Italien, c’est toujours sympa. Les garçons qui font tourner le restau sont très gentils.
Le patron d’origine italienne parle un sabir d’anglais, de français, d’italien, de tamoul et vraisemblablement de népalais vu la tête de ses boys.

Pour résumer, on ne comprend rien, mais il est terriblement gentil lui aussi.

On prend des pizzas qui sont très bonnes et elle nous raccommodent l’estomac et on l’espère les intestins.

Véro revient avec difficulté et ne pense qu’à s’allonger bien que le matelas planche ne soit pas forcément la meilleure indication.

Puis finalement elle met le blog en ligne.

2 commentaires:

  1. Oui Véro... tu es "authentique"... en voyant ton affiche tout à l'heure, je me suis sentie non seulement transportée dans un autre monde, mais... revivre... Ta palette fait tout simplement du bien au moral !!! Les couleurs explosent joyeusement et toi seule tu arrives à les faire "chanter" ainsi. Méga-bravo, bonne exposition. Puisse tu avoir le succès que tu mérites. Bizzzzz
    Mamanlotus-AC

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  2. Malgré ton mal de dos, ta vitalité et ta virtuosité explosent dans les aquarelles! Bon succès!

    Nicole-Bleu-Nature

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