Les autres photos sont là
On se lève à 7h parce que le petit déj est prévu au restaurant Le Club dont le patron sponsorise les FROG.
On gare la moto sur la promenade Goubert et on va au Club. On retrouve évidemment tous les gens que nous n’avons pas vus depuis une année et puis d’autres nouveaux.
Tout le monde est très heureux de se retrouver devant un jus d’orange, du pain frais du beurre et de la confiture et du café ou du thé. On souhaite bonne fête aux Véronique, il y en a deux.
Mais le timing doit être tenu, ce que nous rappelle Predibane, sauf qu’au moment de partir Véro s’aperçoit qu’elle n’a pas pris la batterie de son appareil photo. Batterie qu’elle avait mise à recharger hier au soir.
Je fais un saut à l’appart qui est à 5mn.
Je reviens pour prendre la tête des 22 motos puisque c’est nous qui avons proposé la balade et donc c’est nous qui assurons pour retrouver les lieux à visiter.
On démarre doucement tous feux éclairés sur la promenade Goubert pour attirer l’attention d’un maximum de gens.
Puis on prend la route de Chennai, l’ECR, pour notre première étape qui est le bois sacré.
Pour quitter la grande route il n’y a pas de problème, mais pour ce qui est de retrouver l’endroit où nous devons nous arrêter c’est un peu plus compliqué parce que nous n’y avons été qu’hier matin à moto et dans le sens du départ et non dans celui de l’allée.
On s’en sort bien et on arrive à faire garer les motos. Il y a déjà eu en 20km un problème avec une bécane et Predibane est en retard, on commence donc la visite sans lui.
La mise en route est un peu longue. Grâce à un participant, on apprend que les vœux attachés aux pattes des chevaux sont de natures différentes. À la patte gauche sont attachés les vœux des alcooliques qui demandent à être délivrés de sa came. En quelque sorte la patte des alcoolique anonymes. À la patte droite ce sont les vœux concernant d’autres demandes.
On remonte tout le petit bois en s’arrêtant à chaque sanctuaire.
Puis on revient vers les motos car il faut respecter le timing.
On repart donc sur l’ECR en direction de petit fort d’Alambarai. Je suis en tête et j’essaye de ne pas rouler trop vite bien que la moto ne demanderait que ça.
Au petit village de l’intersection, tout le monde s’arrête pour prendre un thé.
Puis on reprend la route pour le petit fort d’Alambarai.
Au bout de la route on arrive au point fort de la sortie dans la mesure où il a été décider d’aller garer les motos à l’intérieur du fort, c’est à dire en empruntant une piste de sable. C’est la partie stress ou adrénaline de la sortie.
Véro descend de moto pendant que je vais vers le point de garage pour montrer le passage.
Elle dit à chacun avant de se lancer de laisser le précédent finir sa traversée dans le sable mais ça ne sert à rien tout le monde se lance.
Le défaut de ces motards, c’est que pour la plupart ils conduisent ici où l’on ne respecte pas les distances de sécurité et donc dès que le premier est en difficulté dans le sable, c’est l’hécatombe. Chute en série, une brûlure à la jambe, une jambe coincée sous une moto, mais heureusement rien de plus grave. Un embrayage collé sans possibilité de passer les vitesses.
Ce temps de stress passé, les bateaux nous attendent pour traverser le bras de mer.
Sur la bande de sable, la tente est installée, et les cuisiniers sont en place. Une camionnette puis les bateaux ont tout apporté avant notre arrivée.
En attendant le repas certains se baignent d’autres se reposent et avec Véro on marche jusqu’au bout de la langue de sable. Un pêcheur et ses enfants ont sorti un énorme poisson blanc de l’eau. Il lui passe une ficelle dans les ouies pour le porter.
A la pointe là où la langue fait face à celle qui vient du port et laisse un passage entre l’océan et la lagune on trouve de beaux coquillages.
Puis on revient pour le déjeuner.
Là je suis obligé de renoncer au principe qui veut que je ne mets jamais les noms des personnes parce que le repas qui nous attend est offert par Prosper et Marie et qu'ils ont mis la barre très haute.
En plus d’offrir le repas, ils s’en occupent de A à Z.
Apéritif jus de fruit avec un peu de vin blanc, et cakes aux olives. Amuse gueule des petits pilons de poulet grillés au barbecue.
Le repas trois salades composés de riz, de taboulé, de pommes de terre, des brochettes de bœuf, des saucisses, et pour dessert des crêpes chocolat ou Nutella et salade de fruits.
Le tout arrosé d’eau ou de coca ou de pepsi au choix.
Un groupe permet d’alimenter la cafetière électrique pour le café.
Il faut réaliser que nous sommes sur une île de sable complètement déserte et sans infrastructure.
Certains humoristes commencent à dire que c’est une sortie gastronomique et plus une sortie moto. Le centre d’intérêt s’est en quelque sorte déplacé.
On est un peu étonné par la générosité et la gentillesse de ces deux personnes que sont Emmanuelle et Prosper.
Mais malgré toute ces bonnes choses, Predibane nous rappelle le timing, sinon je crois que nous y serions encore.
Retraversée de la lagune en barque.
Lorsque j’arrive à la moto je m’aperçois que je n’ai plus les clés. Ce matin je les ai laissées, dès que j'ai posé la moto pour aller aider tout ceux qui étaient en difficulté dans le sable et notamment P coincé sous sa moto et j’ai oublié les clés ou je ne sais ce que j’en ai fait.
Un Indien m’explique en tamoul et me fait comprendre qu’un des FROG a pris les clés. Ouf je respire.
Je mets en route la moto et je me lance dans le sable. Comme à l’aller, d’autres motards me suivent de trop près et je préfère les laisser passer pour garder de la distance. Je ne comprends pas cette indiscipline certainement motivée par l’appréhension d’avoir à repasser ce passage difficile.
Je cale au niveau des remparts et je dégage rapidement la moto à l’aide des mécanos pour libérer le passage et ne pas créer un embouteillage et des chutes en série.
Je remets la moto en route et je me sors sans problème de la dernière partie.
On attend que tous soient passés.
C’est Prosper qui ferme la marche et nous fait rire parce qu’il se trompe de chemin et se retrouve au-dessus des remparts. On lui crie : saute. Les mécanos l’aide à faire faire demi tour à la moto et à la remettre dans le droit chemin.
On est tous là et on reprend la route pour Tirumukal.
On suit bien les instructions de Predibane et on doit tourner dans une route qui n’est pas la bonne route pour faire faire aux participants de la petite route indienne bien nidepoulée.
Cette route n’est pas facile et j’appréhende avec Véro de ne pas la retrouver.
Il faut tourner dans un village c’est-à-dire couper l’ECR et son trafic. On s’en sort bien c’est-à-dire qu’on s’en sort tous bien. Dès qu’on a tourné sur la petite route, on s’arrête pour un regroupement et être sûr que personne n’a filé tout droit.
On attend un bon moment et on s’aperçoit qu’il ne manque que Predibane, Christine et les mécanos. Véro les appellent au téléphone. Ils n’ont pas tourné et on filé tout droit. Ils vont nous rattraper, on continue.
On travers un petit village dont la rue principale est en réfection complète. Tractopelle et rouleau compresseur qui ne s’occupent pas du tout de la circulation. Le sol est meuble et les roues de la moto s’enfoncent comme dans du sable.
On attend un peu plus loin à l’endroit où il faut tourner à gauche.
On voit deux motos à terre. Là encore, une moto en a doublé une autre sans justification et a glissé à terre entraînant celle qu’elle était en train de doubler.
Pas de mal.
On repart. Après un mauvais passage routier on arrive sur une route plus roulante. Regroupement et on file.
On retrouve Predibane et Christine à l’intersection de la route de Marakanam, ils nous font signe de filer et on va ainsi jusqu’au village de Tirumukal.
On s’arrête sur la grande place au milieu du village. C’est une halte qui doit être courte pour respecter le timing qui en a déjà pris un bon coup dans l’aile. Une petite marche pour se détendre, pour aller voir sur la falaise le point d’eau couvert de nénuphars.
La route jusqu’à l’entrée de l’autoroute et puis l’autoroute. Il n’y a plus de convoi chacun peut rouler comme il lui convient, le rendez vous est après le péage à l’entrée de Pondy.
Notre bullet est parfaite dans ce genre de situation, elle monte même jusqu’à 100km/h. Pas souvent quand même parce qu’un camion venant de l’extérieur de l’autoroute n’hésite pas à nous couper la route. Le klaxon et les bons freins de la bullet font le nécessaire pour qu’il ait le temps de s’arrêter.
On attend au péage, une des motos a crevé. Elle est chargée sur un rickshaw camionnette et le conducteur et la passagère sont eux aussi dans la benne.
À l'arrivée, levant les bras on pourrait croire au triomphe de César.
On prend tous un pot chez Predibane et Christine sur leur magnifique terrasse-pandal qu’ils viennent de refaire suite au cyclone.
Chacun devant une bière fraîche ou du thé et des samosas, semblent heureux de sa journée.
Le timing a été légèrement dépassé, il est 17h30.
On se promet de se revoir à la prochaine sortie.
Comme on est crevé on décide d’aller manger des pâtes chez l’Italien. Il n’y a plus de place mais deux jeunes belges nous invitent à s’asseoir à leur table.
On discute en dînant. Ils sont partis pour un an de Belgique viennent en Inde puis au Ladak puis en Chine puis en Mongolie.
Ils sont arrivés en Inde par le Kerala et on fait un séjour à l’ashram de la mère qui embrasse. Ça leur a plu. On n’a rien dit pour ne pas les décevoir, on était à leur table on est resté courtois.
Ils sont très ayurvédique, yoga, ashram et sans doute aurovilliens s’ils y étaient bien accueillis.
Ils vont y aller demain.
On les laisse, avec leurs rêves de vie en bonne santé physique et mentale.
Il est 10h30 et demain c’est baptême à 5h45.
Quelle belle journée et bonne fête à Véro, avec un peu de retard et du décalage horaire...
RépondreSupprimerBiz LouLOu Misseï