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vendredi 10 février 2012

Quand je ne sais pas quoi faire, je vais sur la Promenade Goubert le soir et je fais des photos !

Ce matin on se lève tard, vers 8h. Nous avions besoin de récupérer de la fatigue d’hier.

On profite ainsi jusqu’au dernier moment de la fraîcheur de la nuit.

La rue est différente, plus d’activité, personne, seulement un chien qui fouille au niveau du dépôt des poubelles.

Des élèves à vélo qui se dépêchent. La rue de Bussy est envahie par la circulation et j’ai des difficultés pour la traverser.

Au retour Véro me dit que nous avons un commentaire anonyme de quelqu’un qui nous  dit qu’il en a marre des histoires que nous racontons dans le blog. (on le gonfle)

Ça nous fait vraiment de la peine que quelqu’un puisse se faire du mal en lisant notre blog.

Sans vouloir être trop interventionniste et nous mêler de sa vie privée, bien qu’il se mêle de la nôtre, nous suggérons à ce lecteur d’Inde d’arrêter de le lire.

Je le remercie par avance de s’abstenir car c’est important pour moi de savoir que je ne fais pas de mal aux lecteurs en décrivant notre quotidien.

On part faire les courses à pied pour nous changer de la moto.

Le repasseur au coin de la rue Montorsier, c’est prêt dans un petit moment. Vero ne veut plus repasser, il fait trop chaud et l’équipement pour repasser c’est un peu comme repasser sur une table de poupée.

En passant sous une maison un homme nous fait signe de nous écarter, des ouvriers sont  en train de détruire une partie de la façade sans protection évidemment pour les piétons.

Rue Laporte on laisse un pantalon déchiré chez une couturière, ce sera fait ce soir.

On file vers les quais pour aller chez le cordonnier. On traverse Mission Street, puis on prend à droite rue Surcouf, on passe le canal. Le cordonnier est en train d’ouvrir sa boutique. On lui commande une ceinture noire pour Maria et un bracelet en cuir pour G.

On revient par les petites rues pour aller voir un magasin de chemises blanches qui est dans Ste Thérèse Street.

Tout en marchant on se rend compte que les bougainvilliers et les lauriers fleurissent à nouveau les murs de la ville. Le cyclone avait complètement broyé les fleurs.

Véro fait des essais de chemisier long pour habiller sa robe pour demain soir où nous sommes invités à une soirée à l’Océan Spray Hôtel organisée par l’amicale des Français de Pondichery.  Véro pense ainsi pouvoir recycler sa robe qu’elle a déjà mise pour le mariage et pour le baptême.

Elle reviendra faire des essayages avec la robe.

On va boire notre thé du matin. On va dans la petite rue pour acheter de l’élastique pour le dernier pantalon.

Enfin on fait le Nilgiris et le marchand de légumes. On rentre chargé.

Véro achète une branche d’orchidée dans Mission Street et on tourne dans la rue Laporte et à l’angle de la rue Montorsier on récupère le repassage.

La matinée est passée.

On décide d’aller déjeuner dans un nouveau restaurant vietnamien tenu par un Français, qui avait précédemment une galerie dans la rue Canteen, mais cette galerie n’était jamais ouverte.

Cette année il a monté ce restaurant.

L’intérieur est très bien, rien a dire. Les verres sont très beaux et la carte ne propose rien d’Indien seulement des plats vietnamiens ou français. On prend chacun des espèces de crêpes fourrées aux fruits de mer pour Véro au bœuf pour moi. C’est très bon et ça change complètement des goûts qu’on trouve ici habituellement. Le prix est correct, l’eau minérale vendue un peu cher c’est-à-dire que son prix normal est doublé ce qui ne se fait pas dans les autres restos où ils ont certainement des scrupules à gagner de l’argent sur quelque chose où il n’y a pas de transformation.

La carte qu’ils remettent pour retenir l’adresse du restau comporte un plan qui est faux, c’est un peu gênant et traduit peut-être une certaine indifférence, un manque de respect, un jemenfoutisme peut être inquiétant.

On revient par la marchande de chemises blanches. Véro a apporté sa robe et fait plusieurs essais. Elle finit par trouver quelque chose qui lui convient et qui donne en effet une nouvelle allure à la robe, comme une petite veste croisée en tissu très léger. Malheureusement il y a une tâche sur la manche gauche. La vendeuse dit que ça va partir au lavage. Elle s’en charge, elle va le faire laver et Véro pourra la prendre demain matin.

On revient à l’appart et on se repose.

Véro reçoit un mail du grand patron de BS qui lui confirme qu’elle peut y accrocher ses aquarelles. Il ne reste plus qu’à se mettre d’accord avec la petite patronne de la boutique. C’est une bonne nouvelle.
En fin d’après-midi on ressort. On décide d’aller se balader sur la promenade Goubert sur laquelle il y a peu de badauds ce soir, et il y a peu de petits marchands aussi. Fait particulier il y a des pêcheurs sur des barques de la mort, sorte de radeau fait de poutres prismatiques liés entre elles, sur laquelle sont posés les filets et qu’ils font avancer à la rame.

C’est un peu ce soir l’attraction.

On revient en passant devant le centre d’information touristique, il y a une affiche qui annonce pour demain un défilé de vieilles voitures. Véro en profite pour leur demander la date de Massi Magam.

Elle se fait accrocher par deux couples de Français qui viennent d’arriver et qui me demandent ce qu’il y a à voir à Pondy ils doivent y passer la journée de demain.

Parenthèse, le temps est orageux et le moustique vorace, on s’enduit de produit répulsif.
Véro m’appelle pour que je l’aide à donner des renseignements. On leur conseille tout de suite le marché Goubert.

Ils voudraient aller à Auroville aussi. On le leur déconseille, s’ils n’ont qu’une journée, c’est trop court, ils vont être déçus.

A partir de ce conseil, on est devenu moins crédible et on dirait qu’ils nous écoutent pour nous faire plaisir. On les sent pressés, comme s’ils avaient quelque chose à faire.

On leur donne quelques indications et on les laisse partir.
Quelle bande de cons, qui nous demandent de les aider et qui ensuitent nous donne l’impression qu’on les emmerde.

On s’en fout on continue notre promenade et on revient vers la maison. Arrêt chez le cordonnier on récupère les tongs que vero avait fait ré-ajuster et on reviendra demain pour la ceinture et le bracelet.

On va dans la rue Laporte, récupérer le pantalon à réparer. Véro n’arrive pas à retrouver l’endroit de la déchirure et ça fait sourire la couturière. On dirait une famille avec le père et le fils derrière leur machine et la mère qui s’occupe des clients. Le père parle parfaitement le Français.

On rentre.

On a une pensée pour B dont c’est le vernissage ce soir à la galerie Mosaïque

On parle avec Dylan sur skype et on a ainsi des nouvelles en direct de leur situation.

On dîne et on va regarder Thalassa.

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