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lundi 6 février 2012

Le trésor au bout de la petite route

Le temple de Thennabapkkam


Un bonne nuit de sommeil en récupération de notre journée d’hier qui avait commencé bien tôt.

Ce matin il n’y pas de soleil, quelques nuages et du coup un peu de fraîcheur bien agréable.

Je reprends avec plaisir le circuit du pain que je n’ai pas fait depuis jeudi dernier.

La fontaine avec trois femmes qui remplissent des seaux.

Un vieil homme assis sur le pas de sa porte, à côté de son chien qui a l’air aussi vieux que lui.

La boulangère toujours ravie de l’appoint que je lui donne.

Véro attaque ce matin avec Abel, des croquis pris sur la vif, elle a rendez vous à 10h.

On est un peu en retard  quand je la laisse devant la galerie.

Je vais acheter du café et je fais un tour dans Goubert marché pour repérer les endroits où le soleil vient éclairer la vie du marché. Il y en a peu, mais grâce au cyclone il y en a beaucoup plus que l’an dernier. Il fait sombre et certaines boutiques ont des ampoules électriques.

Je reviens à l’appart. La femme de ménage est là. Aujourd’hui elle lave le sol à 4 pattes.

Je travaille mes vidéos en attendant l’heure.

A midi Véro m’appelle. Abel n’était pas au rendez-vous, après il avait des clients, puis il devait aller à Internet, enfin quand j’arrive Véro attend toujours Abel, elle n’a rien fait de sa matinée. En plus elle s’est tapé le grand portraitiste belge qui ne part que ce soir. Il était accompagné d’une femme de télévision qu’il a présenté comme une copine de Sarko, tout pour plaire à Véro, et qui en plus parlait des toiles à propos des aquarelles.

En attendant Abel, on discute avec Ejoumalé qui nous explique que les maisons tamoules ont toutes une partie externe qui est comme une avancée sur laquelle nous sommes assis. De chaque côté de la porte d’entrée de la maison, ça forme en quelque sorte deux petites terrasses qui ne sont pas de mêmes dimensions.

Si quelqu’un s’assied sur la petite terrasse, les gens de la maison comprennent que c’est parce qu’il a soif, s’il s’assied sur la partie la plus grande c’est qu’il a faim et il y a donc plus de place pour poser des plats.

Ejoumalé est très sympa aussi, il nous invite chez lui, mais il ne connaît pas le nom de la rue où il habite, il ne se rappelle que du n°. Il me dit tu prends Aman kovil street c’est la rue de Félix. Là tu fais 200 ou 300m et tu tournes à gauche. Tu vas tout droit sur 2 ou 3 km et tu vas arriver à un auto stand. C’est une gare d’auto-rickshaw. Là, tu m’appelles ou  je t’appelle me dit-il, tu n’es pas loin.

Bon je ne pense pas qu’on ira le voir, parce qu’en plus s’il n’est pas là, on ne connaît pour ainsi dire pas sa femme.

Abel finit par arriver et il dit à Véronique qu’ils commenceront à travailler demain.

On passe par l’appart pour étendre une lessive et on va déjeuner au Surguru Spot. Il y a beaucoup de monde. Véro a envie d’une glace pour le dessert, on prend une glace pistache qui doit venir directement de Bhopal. C’est incompréhensible parce que les petits vendeurs dans les rues vendent des glaces bien meilleures.

On passe chercher les cartes de Véro le dernier mille. Tout le monde est en train de manger, mais on peut récupérer les cartes.

On repasse par l’appart pour prendre les casques car on a décidé d’aller voir où mène la petite route qui va au delà du gué près de Cuddalore dont j’ai parlé lorsque nous sommes allés à Cuddalore.

On y est rapidement et on commence cette route qui s’avance dans l’arrière pays de Pondy.
Au bout du gué, on est arrêté par un mec bourré qui nous propose de l’alcool. On file.

La route s’enfonce dans un autre monde. C’est la campagne indienne qui a beaucoup souffert du cylone. D’énormes arbres ont été abattus et on dirait qu’un palmier sur deux a été arraché. Certain ont résisté mais ils ont maintenant des formes de canes.

On traverse tous ces marais qui entourent Pondy et qui apportent l’eau pour la culture. On passe un gué sous une retenue d’eau qui sert pour l’irrigation. Les dalles de béton du gué se chevauchent par endroit et font des escaliers qu’il faut escalader avec la moto en visant une brique qui permet de réduire la hauteur de la marche.

On traverse à nouveau le marais par un pont. On s’arrête près d’un plan d’eau. Trois Indiens sur une moto nous rejoignent, ils veulent être pris en photo. On regarde les nombreux oiseaux qui ne sont pas dérangés par notre présence parce que le vent couvre notre présence.

Plus loin on s’arrête dans un village où la majorité des maisons sont en terre et en palmes.

La lumière de fin d’après-midi permet à Véro de faire un maximum de photo, il faut dire que les villageois sont tout heureux.

Dans ces villages, les plus pauvres côtoient les plus riches, un enfant possède un téléphone portable et pendant que Véro fait des photos lui nous prend avec son téléphone c’est de bonne guerre. Je me dis que ça va certainement de plus en plus se passer comme ça, le photographe photographié. C’est une forme d’égalité.

On reprend nos petites routes qui s’entrelacent dans la campagne et sur la gauche de la route un peu au delà d’un champ, j’aperçois une file incroyable d’hommes et de femmes de dos qui semblent regarder quelque chose. Intrigué, je quitte la route et entre dans un sous bois qui me semble mener vers toutes ces personnes.

On se rend compte en fait que ces personnages sont des statues très réalistes comme si chacun avait une attitude qui lui donne vie.

On descend de moto, on s’avance, la file semble continuer à l’infini, ce sont des centaines si ce n’est des milliers de statues sur une file toutes tournées vers un temple.

On va vers le temple, il y a des chevaux comme ceux du bois sacré, entouré de statues, des éléphants entourés aussi.

Il y a beaucoup de fidèles parce qu’aujourd’hui lundi c’est un jour où les pèlerins viennent pour déposer des vœux selon le même principe du papier ficelé.

Il y plusieurs sanctuaires et chacun est entouré des statues réalistes qui représentent certainement le peuple de dévots.

On demande à un homme de  nous noter le nom du lieu et du temple car il est un peu tard pour des photos et comme on ne sait pas à combien de km on est de Pondy, on doit y aller pour ne pas rouler de nuit.

On repère bien la route, on s’arrête à chaque carrefour pour noter les caractéristiques du lieu et on arrive sur la route de Cuddalore près de Pondy. Véro demande à un policier comment s’appelle ce carrefour et note le nom. En roulant vers Pondy on s’aperçoit que le carrefour est peu après le concessionnaire Hero Honda et le concessionnaire Enfield.

C’est à 20km de chez nous et le carrefour sur la route de Cuddalore est à 10km.

Véro a envie de gâteau au chocolat elle va donc dès notre arrivée chez « Choco là ».

La découverte de ce temple, ça fait partie de ces petites perles signalées par aucun guide et nous allons y retourner lundi prochain pour essayer d’y passer plus de temps.

La moto et l’aventure sur des routes absentes des cartes, c’est ça qui est merveilleux ici et en plus quand on découvre un lieu magique c’est du bonheur.

Ce qui fait plaisir aussi c’est lors de la sortie FROG le voisin du dessous Indien pure souche qui me dit au bois sacré, je n’étais jamais venu là. Où J qui me demande comment on fait pour connaître tous ces coins. C’est simple on prend une petite route, on sait que le soleil se couche à l’Ouest et que l’océan est à l’Est, avec ça on ne risque pas de se perdre.

Ce soir aubergine riz omelette et gâteaux au chocolat bien mérités.

1 commentaire:

  1. Bravo pour la découverte
    et bonne santé à Jean-no

    LouLou

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