| Le temple de Thennabapkkam |
Un bonne nuit de sommeil en
récupération de notre journée d’hier qui avait commencé bien tôt.
Ce matin il n’y pas de
soleil, quelques nuages et du coup un peu de fraîcheur bien agréable.
Je reprends avec plaisir le
circuit du pain que je n’ai pas fait depuis jeudi dernier.
La fontaine avec trois
femmes qui remplissent des seaux.
Un vieil homme assis sur le
pas de sa porte, à côté de son chien qui a l’air aussi vieux que lui.
La boulangère toujours ravie
de l’appoint que je lui donne.
Véro attaque ce matin avec
Abel, des croquis pris sur la vif, elle a rendez vous à 10h.
On est un peu en retard quand je la laisse devant la galerie.
Je vais acheter du café et
je fais un tour dans Goubert marché pour repérer les endroits où le soleil
vient éclairer la vie du marché. Il y en a peu, mais grâce au cyclone il y en a
beaucoup plus que l’an dernier. Il fait sombre et certaines boutiques ont des
ampoules électriques.
Je reviens à l’appart. La
femme de ménage est là. Aujourd’hui elle lave le sol à 4 pattes.
Je travaille mes vidéos en
attendant l’heure.
A midi Véro m’appelle. Abel
n’était pas au rendez-vous, après il avait des clients, puis il devait aller à
Internet, enfin quand j’arrive Véro attend toujours Abel, elle n’a rien fait de
sa matinée. En plus elle s’est tapé le grand portraitiste belge qui ne part que
ce soir. Il était accompagné d’une femme de télévision qu’il a présenté comme
une copine de Sarko, tout pour plaire à Véro, et qui en plus parlait des toiles
à propos des aquarelles.
En attendant Abel, on
discute avec Ejoumalé qui nous explique que les maisons tamoules ont toutes une
partie externe qui est comme une avancée sur laquelle nous sommes assis. De
chaque côté de la porte d’entrée de la maison, ça forme en quelque sorte deux
petites terrasses qui ne sont pas de mêmes dimensions.
Si quelqu’un s’assied sur la
petite terrasse, les gens de la maison comprennent que c’est parce qu’il a
soif, s’il s’assied sur la partie la plus grande c’est qu’il a faim et il y a
donc plus de place pour poser des plats.
Ejoumalé est très sympa
aussi, il nous invite chez lui, mais il ne connaît pas le nom de la rue où il
habite, il ne se rappelle que du n°. Il me dit tu prends Aman kovil street
c’est la rue de Félix. Là tu fais 200 ou 300m et tu tournes à gauche. Tu vas
tout droit sur 2 ou 3 km et tu vas arriver à un auto stand. C’est une gare
d’auto-rickshaw. Là, tu m’appelles ou
je t’appelle me dit-il, tu n’es pas loin.
Bon je ne pense pas qu’on
ira le voir, parce qu’en plus s’il n’est pas là, on ne connaît pour ainsi dire
pas sa femme.
Abel finit par arriver et il
dit à Véronique qu’ils commenceront à travailler demain.
On passe par l’appart pour
étendre une lessive et on va déjeuner au Surguru Spot. Il y a beaucoup de
monde. Véro a envie d’une glace pour le dessert, on prend une glace pistache
qui doit venir directement de Bhopal. C’est incompréhensible parce que les
petits vendeurs dans les rues vendent des glaces bien meilleures.
On passe chercher les cartes
de Véro le dernier mille. Tout le monde est en train de manger, mais on peut
récupérer les cartes.
On repasse par l’appart pour
prendre les casques car on a décidé d’aller voir où mène la petite route qui va
au delà du gué près de Cuddalore dont j’ai parlé lorsque nous sommes allés à Cuddalore.
On y est rapidement et on
commence cette route qui s’avance dans l’arrière pays de Pondy.
Au bout du gué, on est
arrêté par un mec bourré qui nous propose de l’alcool. On file.
La route s’enfonce dans un
autre monde. C’est la campagne indienne qui a beaucoup souffert du cylone.
D’énormes arbres ont été abattus et on dirait qu’un palmier sur deux a été
arraché. Certain ont résisté mais ils ont maintenant des formes de canes.
On traverse tous ces marais
qui entourent Pondy et qui apportent l’eau pour la culture. On passe un gué
sous une retenue d’eau qui sert pour l’irrigation. Les dalles de béton du gué
se chevauchent par endroit et font des escaliers qu’il faut escalader avec la
moto en visant une brique qui permet de réduire la hauteur de la marche.
On traverse à nouveau le
marais par un pont. On s’arrête près d’un plan d’eau. Trois Indiens sur une
moto nous rejoignent, ils veulent être pris en photo. On regarde les nombreux
oiseaux qui ne sont pas dérangés par notre présence parce que le vent couvre
notre présence.
Plus loin on s’arrête dans
un village où la majorité des maisons sont en terre et en palmes.
La lumière de fin
d’après-midi permet à Véro de faire un maximum de photo, il faut dire que les
villageois sont tout heureux.
Dans ces villages, les plus
pauvres côtoient les plus riches, un enfant possède un téléphone portable et
pendant que Véro fait des photos lui nous prend avec son téléphone c’est de
bonne guerre. Je me dis que ça va certainement de plus en plus se passer comme
ça, le photographe photographié. C’est une forme d’égalité.
On reprend nos petites
routes qui s’entrelacent dans la campagne et sur la gauche de la route un peu
au delà d’un champ, j’aperçois une file incroyable d’hommes et de femmes de dos
qui semblent regarder quelque chose. Intrigué, je quitte la route et entre dans
un sous bois qui me semble mener vers toutes ces personnes.
On se rend compte en fait
que ces personnages sont des statues très réalistes comme si chacun avait une
attitude qui lui donne vie.
On descend de moto, on
s’avance, la file semble continuer à l’infini, ce sont des centaines si ce
n’est des milliers de statues sur une file toutes tournées vers un temple.
On va vers le temple, il y a
des chevaux comme ceux du bois sacré, entouré de statues, des éléphants
entourés aussi.
Il y a beaucoup de fidèles
parce qu’aujourd’hui lundi c’est un jour où les pèlerins viennent pour déposer
des vœux selon le même principe du papier ficelé.
Il y plusieurs sanctuaires
et chacun est entouré des statues réalistes qui représentent certainement le
peuple de dévots.
On demande à un homme
de nous noter le nom du lieu et du
temple car il est un peu tard pour des photos et comme on ne sait pas à combien
de km on est de Pondy, on doit y aller pour ne pas rouler de nuit.
On repère bien la route, on
s’arrête à chaque carrefour pour noter les caractéristiques du lieu et on
arrive sur la route de Cuddalore près de Pondy. Véro demande à un policier
comment s’appelle ce carrefour et note le nom. En roulant vers Pondy on s’aperçoit
que le carrefour est peu après le concessionnaire Hero Honda et le
concessionnaire Enfield.
C’est à 20km de chez nous et
le carrefour sur la route de Cuddalore est à 10km.
Véro a envie de gâteau au
chocolat elle va donc dès notre arrivée chez « Choco là ».
La découverte de ce temple,
ça fait partie de ces petites perles signalées par aucun guide et nous allons y
retourner lundi prochain pour essayer d’y passer plus de temps.
La moto et l’aventure sur
des routes absentes des cartes, c’est ça qui est merveilleux ici et en plus
quand on découvre un lieu magique c’est du bonheur.
Ce qui fait plaisir aussi
c’est lors de la sortie FROG le voisin du dessous Indien pure souche qui me dit
au bois sacré, je n’étais jamais venu là. Où J qui me demande comment on fait
pour connaître tous ces coins. C’est simple on prend une petite route, on sait
que le soleil se couche à l’Ouest et que l’océan est à l’Est, avec ça on ne
risque pas de se perdre.
Ce soir aubergine riz
omelette et gâteaux au chocolat bien mérités.
Bravo pour la découverte
RépondreSupprimeret bonne santé à Jean-no
LouLou