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Pas une seule photo du jour, alors une aquarelle !
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Ce
matin grasse matinée, 9h pour moi ce qui est exceptionnel et 9h30 pour Véro qui
avait bien besoin de se reposer de sa journée d’hier.
Ce
matin on va livrer une aquarelle au consulat pour V. L’accueil est toujours un
peu difficile parce qu’au consulat on pense toujours être un peu chez nous en
France et on nous fait bien sentir à l’entrée qu’on n’est pas du tout chez nous
et qu’il faut qu’on montre nos passeports.
Évidemment
on n’a pas nos passeports, par chance L est là à l’accueil et il se porte
caution pour nous. Nous laissons nos téléphones portables et L nous conduit
chez V.
Elle
a la gentillesse de nous faire visiter. Ça nous fait plaisir de voir un peu
comment fonctionne ce bout de France. Finalement on se rend compte que par les
FROGs, on connaît beaucoup de gens qui travaillent ici.
On
laisse tout ce petit monde travailler et on va complètement de l’autre côté de
la ville blanche rue Dumas mais côté sud.
On
passe par la promenade Goubert, il n’y a presque personne à cette heure ci et
c’est très agréable.
Véro
va voir la personne qui lui a acheté des aquarelles hier et pour l’une d’entre
elles il n’y avait pas le certificat d’authenticité.
Véro
me dit qu’elle a vu un intérieur merveilleux dans une maison XVIIIème habitée
depuis longtemps par les mêmes gens et pleine comme un musée de meubles et de
tableau serrés les uns contre les autres.
On
revient à Jaya qui est bien à droite lorsqu’on débouche de MG road sur Nehru
street, je dis ça pour quelqu’un qui se reconnaîtra.
On
ne trouve rien de nouveau et on va à l’autre magasin où l’on trouve beaucoup de
bijoux fantaisies G Fashion Jewellery 37 Vellata street entre MG road et
Barathi street, parallèle à Ranga Pillai, je donne ces précisions toujours pour
la même personne.
On
voit quelques pendentifs qui pourraient servir mais on ne les prend pas on veut
encore réfléchir. Dans ce magasin il y a une particularité c’est que dès que
vous entrez quelqu’un se colle à vous et ne vous décolle plus jusqu’à la
sortie, pas plus gênant qu’un bout de sparadrap mais impossible de s’en
débarrasser, à part ça il y a beaucoup de choses le meilleur et le pire.
Il
est déjà 12h30 et oui on s’est levé tard. On décide d’aller déjeuner chez le
Vietnamien.
C’est
toujours calme dans ce restau, on est bien assis, fondamental pour le dos de Véro et ce qu’on y mange
n’a pas du tout le goût de la cuisine indienne.
On
revient à l’appart pour se reposer pour l’instant la douleur du dos de Véro
semble se contenir dans un registre tolérable.
Coup
de fil de T pour dire que l’affiche est prête et qu’il envoie la maquette par
Internet.
C’est
vrai que c’est assez impressionnant, Véro en pied (c’est une très belle photo
de Pierre Boillon un ami photographe) et à côté le texte qui présente Véro.
Des
allers-retour par mail et par téléphone pour valider le bon à tirer.
Pendant
ce temps on dessine sur le sol de l’appart les espaces d’exposition et on y
pose les aquarelles pour voir l’espace qu’elles vont occuper et se faire une
idée à plat de la présentation.
Le
cadre des danseuses est amélioré parce que celui que nous avions expérimenté la
nuit dernière s’était défait. Véro le consolide, il ne devrait plus y avoir de
problème.
Pour
souffler un peu on va porter du linge à repasser, et on passe chez le couturier
qui n’a encore rien fait depuis lundi. Les saris sont empilés en vrac dans un
sac. Il promet que tout sera terminé demain après-midi à 17h.
Pour
se détendre on décide d’aller goûter au Daily Bread, jus de papaye sans sucre
et Negresco. Dans la rue au bord du canal ça pue la pisse et c’est à peine
supportable, on se dit vivement la pluie.
On
va chez Metal Warehouse pour acheter de la chaînette pour mettre au bas des
saris qui vont décorer les niches.
Dans
ce genre de magasin il faut arriver à celui qui sait, tout le monde n’a
pas le même niveau d’info. On
commence par de la grosse chaîne puis en fonction des personnes on arrive à des
petites chaînes de 60cm de long c’est tout ce qu’il y a. Le magasinier suivant
arrive avec ce qu’on veut c’est à dire de la chaînette au mètre par 10m on en
prend deux paquets Véro pense qu’elle a besoin de 20m.
On
revient à l’appart.
On
travaille sur les cadres des paysages et cela nous prend beaucoup de temps. On
a terminé vers 20h et le tailleur nous appelle pour dire qu’il a terminé un
sari et qu’on peut venir voir avant qu’il n’attaque les autres.
On
repart chez le tailleur rue Laporte, on passe devant une sorte de restaurant
populaire autour duquel sont garées beaucoup de voitures et de motos. Des
hommes pissent dans la rue devant tout le monde sans que personne ne se
formalise. Il n’y a qu’ici qu’on
voit autant d’hommes pisser dans les rues du quartier. L’an dernier dans le
quartier musulman cette pratique n’existait pas.
Véro
est satisfaite du travail que lui présente le tailleur et lui donne son feu
vert pour continuer.
On
revient et on dîne d’une salade composée et de bananes.
Puis
on va terminer les cadres des danseuses pour s’avancer le plus possible pour
vendredi soir.
Inutile
de dire qu’on est crevé.
Véro
est trop fatigué pour mettre le blog en ligne on le fera demain matin.

Merci pour les infos, j'ai bien pris note et je vous remercie. Bises à vous deux. C
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