Cette
nuit a été bien meilleure que la nuit dernière, pour Véro et moi. Son mal de
dos semble aller mieux aussi.
Il
n’y a que deux hommes pour servir le pain ce matin à BS, c’est inhabituel.
Des
papas conduisent leur petite fille à l’école. Le laitier avec son énorme bidon
métallique posé à l’arrière de son TVS. Ce bidon est beaucoup plus gros qu’une
bombonne d’eau, il doit faire au moins 50L. Il s’arrête devant les maisons, et
détaille la quantité de lait à l’aide d’un récipient métallique comme une
grosse timbale. Sa petite fille descend pendant l’opération sinon elle est
debout entre ses jambes pendant qu’il roule.
Un
autre papa à vélo porte sa petite fille qui est debout sur la barre horizontale
du cadre du vélo, elle a son bras gauche passé autour de son cou et elle
regarde droit devant. Cette attitude lui donne un air volontaire, qui me fait
penser à la statue de la liberté ou à Marianne conduisant le peuple.
Véro
se lève vers 9h, grosse récupération. On déjeune et elle cherche à qui elle
pourrait bien faire traduire son texte en anglais, sa traductrice habituelle
n’étant pas chez elle en ce moment.
Elle
appelle une personne conseillée par A pour le panneau d’information à mettre à
l’entrée de BS. La personne doit la rappeler.
Passage
rapide à BS pour essayer le crochet qu’Ab nous a passé de la galerie. C’est pas
mal, on en prend un qui ne sert à rien sur les cimaises BS pour passer chez le
Hardware et voir ce qu’il peut nous proposer
Xérox
sur le chemin, nous propose un prix à 15R la feuille impression couleur pour 40
feuilles alors que lorsqu’on en apportait une c’était 10R. On le lui fait
remarquer alors il revient à 10R.
Typique
du comportement indien, dès qu’ils ont un filon ils essayent d’en profiter au
maximum.
Arrêt
thé du matin et on va a pied chez Métal Warehouse. Il n’a pas de crochets et
pour celui de BS il nous envoie dans la rue suivante chez un réparateur de sac.
En effet ces crochets BS sont des anneaux carrés de sangle de sac.
On
galère un peu et après plusieurs demandes on finit par arriver au magasin qui
est fermé. Quelqu’un nous conduit dans la rue chez un marchand de mercerie qui
nous conseille Jaya Emporium le magasin où l’on trouve tout.
On
redescend NS en direction de Jaya et à hauteur de MG road je laisse Véro
continuer et je vais récupérer la moto qui n’est pas très bien garée près du
faiseur de thé.
Je
me gare pas bien mieux en face de Jaya. Je la retrouve, mais ils n’ont pas ce
qu’on cherche et nous renvoie chez Métal Warehouse.
Une
cliente qui parle français cherche des clous et on lui explique où se trouve
Metal Warehouse.
Lorsqu’on
a fini à Jaya on décide de retourner à Metal Warehouse parce qu’on se dit qu’il
nous a renseignés pour des boucles de sacs et non pas pour des crochets.
On
croise la personne qui parle français et qui en revient. Comme on a l’air de
connaître elle nous demande pour trouver du galons blanc transparent et Véro
lui dit qu’elle n’en trouvera pas ici pour la bonne raison c’est que les
indiens n’en utilisent pas. Deux femmes s’arrêtent près de nous parce qu’elles
entendent parler français et demande si on connaît le magasin Royal pour
acheter du tissu. Véro les envoie chez Aroul.
Finalement
au Metal Warehouse on trouve des crochets, il y a deux dimensions, on en prend
deux et on va aller essayer sur les cimaises de BS.
On
reprend la moto pour aller chez le graphiste car il y a une erreur sur
l’affiche « street » est écrit « streeet ».
Il
fait la correction sans problème et maintenant c’est prêt pour le tirage.
On
passe voir Ab à la galerie et Véro lui demande s’il a pu se renseigner sur la
réalisation du panneau. R à qui il devait demander est là aussi. Ça ne paraît
pas simple. Plusieurs coups de téléphone plus tard, et pas de résultat. Ab va
essayer de voir et nous appellera dès qu’il aura quelque chose. Mais il doit
partir deux jours dans son village où il emmène un couple.
Il
est 12h30 et on s’arrête au Surguru pour manger quelque chose. Rien ne nous
tente vraiment et on se rabat sur un riz au fromage.
Quand
le plat arrive, ils ont fait tomber la poivrière dans la gamelle, mais
finalement le poivre c’est plus rassurant que les piments.
Cette
année au Surguru tout est devenu violemment épicé. Un Français à côté de nous a
pris des épinards au fromage et il ne peut pas les manger. Véro a déjà essayé
et elle n’a pas pu non plus, alors que l’an dernier c’était son plat préféré.
On dirait qu’ils ont changé de « chef ».
Véro
se rend compte que la personne qui devait la rappeler l’a bien rappelée pendant
qu’on était sur la moto. Elle refait le n° et c’est occupé. Puis son téléphone
sonne, c’est bien le coup de fil attendu. Véro peut le rencontrer demain matin,
il appellera vers 10h pour confirmer. Ça n’a rien de rassurant.
On
vient prendre le café et se reposer.
Puis
on décide d’aller chez P&G qui nous ont invités à venir les voir. Ça nous
sortira un peu de notre recherche pour préparer l’expo de BS.
Avant
on passe par Promenade pour récupérer le chèque. Ça a changé, c’est K qui est
passé ce matin récupérer le chèque et qui va reverser ce qu’elle doit à Véro.
On l’appelle, elle envoie un SMS dès qu’on peut récupérer le chèque.
On
trouve sans problème pour se rendre chez P&G, bien qu’ils habitent un
quartier que l’on ne connaît pas.
Ils
ont une grande et belle maison.
Ils
comptent peut-être vivre là à l’année, ils ne savent pas encore, en attendant
de se décider vraiment ils suivent le rythme 6 mois, 2 mois ailleurs et à
nouveau 6 mois.
On
boit le café et on discute une bonne partie de l’après-midi. Véro prend des
conseil auprès de P pour l’installation de ses saris. On appelle pour eux F le
loueur de motos qui peut leur louer une moto avec les vitesses à gauche pour
demain matin.
On
les laisse car nous n’avons pas fini notre recherche. On s’arrête chez F pour
bien lui confirmer que la location pour P c’est du sérieux.
On
gare la moto dans NS et on attaque nos courses. Achats de dohti, de saris, de
fleurs artificielles et même de bananes.
On
rentre en passant par chez Xérox récupérer les attestations d’authenticité.
À
l’appart, il faut vite aller ramasser le linge sur la terrasse. Il fait noir et
on le fait à la lampe de poche.
Véro
a une copine qui veut bien lui traduire son texte en anglais pour demain.
On
réalise aussi que demain matin on a réunion à 10h chez Predibane pour
l’Association des Français du Sud de l’Inde. Véro doit avoir son coup de
téléphone et doit fixer un rendez-vous dans la matinée. Ça se complique un peu,
mais on verra demain.
Ce
soir soupe de pâte avec des œufs, du raisin et des bananes. Les intestins vont
mieux.

Juste une idée en passant pour l'expo. Peut-être qu'une ambiance parfumée (encens, huile essentielle...) et/ou un petit fond sonore apporterait une autre touche personnelle ? Une installation qui ressemblerait à Véro et qu'elle proposerait aux 5 sens des visiteurs. Mais bon, Véro, que cela ne t'encombre pas plus l'esprit si ce n'était pas dans ton idée !
RépondreSupprimerBises
Sylvie et Jean-Claude
...Pour les puristes le plat d'épinards et de fromage c'est le Palak Paneer, c'est aussi mon plat préféré au Surguru...
RépondreSupprimerbiz LouLou Misseï
Le palak paneer, cette année il est épicé comme tu peux pas imaginer ... On sent même plus le goût des épinards ... Et je regrette car moi aussi, c'était mon plat préféré !
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