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vendredi 3 février 2012

Repérages

Predibane et Jno en repérage

Ce matin lever 5h30 pour partir faire la reconnaissance du trip FROG de demain.

Je me mets au blog seulement maintenant, il est 18h.

Predibane est bien à l’heure, 6h30. Il a son petit Kway et son écharpe.

Par précaution pour ne pas l’oublier, j’ouvre mon le réservoir. La moto est sur l a béquille et comme j’ai fait le plein hier, l’essence se met à fuir.

Je la redresse et elle continue de fuir. Inquiétude, elle est noyée. Predibane réussit à me la démarrer et on part en se donnant une halte rapide pour boire un thé et faire le point avec ce problème d’essence.

Il est tôt et tout est encore fermé. Nous sortons de Pondy et roulons un petit moment avant de trouver une boutique à thé ouverte.

On boit le thé et tout va bien au niveau de la moto.

On passe en tête parce que c’est nous qui connaissons le lieu du premier site où l’on doit s’arrêter. C’est le temple du Bois Sacré de Kalapeth à une vingtaine de km.

Je vous en parle aujourd’hui parce que demain je ne sais pas si j’aurai le temps pour vous raconter la journée et pour vous décrire les lieux.

On quitte l’ECR et on montre l’endroit à Predibane en traversant tout le site à moto, à cet heure il n’y a personne donc on passe rapidement devant les différents sanctuaires, devant le temple jusqu’au dernier sanctuaire qui est dédié aux femmes qui veulent avoir des enfants.

Je joins un petit résumé descriptif pris dans le guide qui nous sert pour cette sortie « Pondichéry » par Georgette David aux éditions Kailash :

En premier sur la gauche se trouve le sanctuaire dédié aux dieux Vira, Coduvira, Coduravira. 
Il n’y a pas si longtemps, on y faisait des sacrifices de coqs et de moutons et l’on voit dans l’enceinte l’autel des sacrifices. 
Le temple principal dédié au dieu Ayanar a été entièrement refait à neuf en 1995. La structure de base semble très ancienne peut-être Chola. 
On suit le sentier derrière le temple, on arrive à un autre lieu de culte à l’air libre. Quatre grand chevaux se dressent de part et d’autre du sentier : ce sont ceux du dieu Ayanar, de son frère Viradabra et de ses deux femmes Poliki et Purani. Les jambes des chevaux portent les vœux des dévots écrits sur des bouts de papier et attachés avec de la ficelle. 
À côté un autre petit sanctuaire est enfoui sous un arbre couvert d’ex-votos en forme de berceau pour avoir des enfants.

Arrivée de l’autre côté, du bois, on se rend compte qu’il serait plus facile de laisser les motos de ce côté. Predibane se renseigne pour savoir comment y arriver parce que demain il ne sera pas question de traverser le site à moto. On repère donc les lieux et on trouve le bon itinéraire pour amener les motos de l’autre côté du bois.

On reprend la route toujours l’ECR direction Chennai c’est à une cinquantaine de km de Pondy

Il fait bon rouler et la route est belle. La moto marche super bien et on fait des pointes à 80, 90km/h.

On s’arrête au village qui est à l’intersection que nous devons prendre pour le fortin d’Alambarai.

Predibane nous dit qu’il ne regrette pas d’avoir prix son petit Kway, nous il nous donne chaud …

Il est toujours trop tôt et les faiseurs de thé n’ont toujours pas mis leur samovar en route. Par contre un petit restau est ouvert et Predibane peut y prendre un petit-déjeuner. Pour nous malgré tout et sans obligation, c’est trop local et trop épicé pour un petit dèj. On avait prévu de le prendre avant de partir.

Dans ce village il y a un mariage et la musique est à fond la caisse pour que tout le monde en profite. Nous-mêmes ont fait plus attraction que les belles femmes et petites filles en tenue de mariage.

Au niveau du carrefour il y a un très petit temple, appelé « templotin » par Mme Georgette David, je trouve que ce mot est plein de charme. Le templotin est donc pour nous un indicateur pour le croisement.

On travers l’ECR parce qu’on s’était garé sur la gauche et que la route est de l’autre côté. On prend la direction du petit village de Kada Pakam.

On constate avec Véro qu’ils ont mis une nouvelle couche de goudron sur la route depuis l’an dernier.

On s’arrête au bout de la route devant une minuscule maison qui était en construction l’an dernier et qui est maintenant terminée. Imaginez un palais de mille et une nuit en modèle réduit, couleurs criardes comprises. (voir photo)

Predibane discute avec les gens de la maison et avec un pêcheur pour savoir d’abord où on peut mettre les motos dans cet espace désert. Derrière la maison il y un sorte de chemin en béton, on pourrait laisser les motos là.

On s’avance pour pénétrer dans le fort, idem, je vous mets une description pour que vous ayez une idée.


C’est un fort marin en briques, antérieur au XVIIIème siècle. 
Ce fort, tombé dans l’oubli était très actif jusqu’à la fin des guerres du Carnatic. 
Une carte de 1719, signale Alambarai comme un fort maritime au même titre que Goudelour, Pondichéry, Konimedu, Satras et Madras.
C’est l’un des rares forts maritimes antérieur aux Européens dont on peut encore voir des restes et il donne une idée du genre de défense en usage dans l’Inde du sud mogole.


On suit le pêcheur qui nous emmène vers la mer, plutôt vers un bras de mer protégé de l’océan par une avancée de sable.

Le pêcheur nous propose d’aller en bateau sur cette avancée de sable. On monte et on traverse donc cette lagune marine et on arrive sur une sorte d’île de sable.

On accoste. La langue de sable n’est pas très importante peut-être une centaine de mètres de largeur et de l’autre côté les vagues de l’océan indiens déferlent. Il y a une sorte de pinède dans laquelle on entre pour voir si on pourrait y pic niquer. C’est déjà un lieu de pic nique, on s’en rend compte grâce à tous les déchets et immondices laissés sur place.

Predibane demande au pêcheur d’installer une toile de tente, fixée aux branches pour en faire un vrai coin d’ombre et de nettoyer l’espace. Il est d’accord.

On revient au fort. Le pêcheur prend sa moto, et nous devons le suivre, il veut nous montrer où louer la toile de tente qui pourrait être installée.

Predibane gère l’organisation de la journée, le bateau, la tente, les allers-retours depuis le bord.

On repart en direction de Marakanam. Predibane pense que c’est au nord on continue donc sur la route de Chennai. Mais Véronique a un doute. On s’arrête Predibane se renseigne, c’est dans notre dos. On fait demi tour et on repasse le village du fortin et après un premier essai infructueux on prend une route à droite à l’intérieur d’un village.

Ce n’est pas la bonne route. Dans un village après demande de renseignement les gens nous donne la direction pour retrouver la bonne route. En attendant la route sur laquelle nous sommes n’est pas très bonne.

Lorsqu’on a rejoint la bonne route sans n’avoir jamais vu Marakanam, on avance vite.

On voit sur la gauche de la route la colline sur laquelle est construit le temple fortifié.

On quitte la grande route de Tindivanam sur laquelle il y a plein de camions parce que la colline sert de carrière. On prend une petite route qui nous conduit à un village au pied de la colline.

On trouve un grand espace pour arrêter les motos.

J’essaye de retrouver le chemin d’accès mais je n’y arrive pas, par contre à mi-colline, je tombe sur une falaise au pied de laquelle il y comme un trou d’eau de la dimension d’un étang rempli de fleurs de nénuphars.

Je reviens sur mes pas et une femme, sa lessive sur la tête dans un seau, me montre la direction opposée et qu’il y a des marches en faisant le dessin des marches avec son bras libre, pour accéder au Kovil.

Je reviens vers Predibane et Véro qui m’attendent et nous allons à la recherche du début du chemin qui est tout près.

Lorsqu’on atteint le sommet la vue embrasse l’ensemble de la montagne comportant trois éminences, d’où son nom : tiru=sacré, mu=3, kal=rocher. 
Elle est connue aussi sous le nom de Perumukal=la grande triade rocheuse. Deux légères dépressions séparent les trois rochers. La plus haute et vaste colline est fortifié et porte le temple. La vue s’étend loin. 
Cette colline a probablement abrité des hommes de la préhistoire : trois grottes s’ouvrent dans ses flancs.
Tirumukale est associé par la légende locale à l’épopée du Ramanayna.
Le temple, est couvert d’inscription qui permettent de suivre son histoire. Il a été édifié sous le règne de Vikram Chola III.
Ce temple est lié à Pondichéry depuis sa fondation et jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
De part sa position privilégiée, la colline s’est trouvée au cœur des guerres du Carnatic.

On découvre le village de huttes et dans lequel il y a une très belle maison de style tamoule.

On repart en direction de Tidivanam et là on retrouve l’autoroute pour Pondy.

Sur cette autoroute c’est comme dans un rêve. Tout se passe bien sur les deux voies, je roule à 80, des voitures me double et tout à coup sans savoir pourquoi, sans vraiment comprendre il y a devant mes yeux un passage piéton peint sur la chaussée avec des piétons dessus.

L’autoroute reprend et maintenant ce sont des chars à la queuleuleu, chargés de foin comme la boule d’un bousier tirés par des bœufs. Je les double.

Des gens attendent sur le bord d’un arrêt de bus. Un panneau stop surgit pour avertir qu’une route coupe l’autoroute, des motos arrivent en travers de ma route.

Tout ça est surréaliste. Des vaches paissent l’herbe du terre-plein central. Un troupeau traverse paisiblement, poussé par son gardien. Un bus refuse de quitter la file de droite et je dois le doubler par la gauche. Peut-être que le chauffeur pense que c’est un couloir de bus.

On ne s’ennuie pas comme en France sur l’autoroute. Il y a toujours quelque chose pour distraire le conducteur et lui éviter de s’endormir.

Le péage se dresse à l’horizon, les motos ne sont pas concernées. On passe sur la gauche par une voie réservée.

On arrive à Pondy par Jypmer. Predibane passe devant nous est nous sème parce qu’il est plus doué que moi pour cette conduite en ville.

On arrive rue Candappa, il est 13h.

On laisse Predibane qui doit maintenant informer tout le monde de la nouvelle organisation de la journée avec le bateau.

On voit Christine qui revient de chercher Andréa de l’école et qui va assurer le secrétariat.

Nous, on décide d’aller déjeuner à pied au Surguru de Mission Sreet. Aujourd’hui on a un garçon pressé qui nous conseille ce qu’on doit prendre, qui nous presse pour savoir si on veut autre chose que notre commande, qui nous amène tout de suite la note. Ce doit être un nouveau, ça fait longtemps qu’on ne les avait pas vu aussi efficace.

On sort et on va en direction de Nehru Street car Véro veut acheter du fll et une aiguille pour capitonner la mousse des casques parce qu’il semble trop petit sur sa tête.

Juste avec Nehru Street il y une petite rue qui ramène à MG road et dans cette rue il y plein de fournisseurs de fil et d’aiguille. On est tombé dessus par miracle. Il y a aussi une superbe vue sur l’entrée du marché Goubert et dans le prolongement une très belle vue sur la tour de l’horloge du marché Goubert. Cette tour est très belle et elle est souvent peu vue, parce que dissimulée par les toiles qui servent à protéger les gens du marché du soleil.

On revient à l’appart.

Sieste prolongée pour récupérer.

Puis après une bonne douche, on repart pour montrer la moto à Félix parce que le petit poussoir qui sert à régler la compression s’est dévissé.

Félix répare ça sans problème. Je lui demande s’il me vendrait la moto. Il fait une tête, jamais personne n’a dû lui faire une telle proposition. IL dit non car il garde cette moto qui marche très bien pour les trips.

Par contre il nous dit que pour 40000R on peut trouver une bonne occasion. C’est la somme qu’on aura dépensée pour ces deux années de location.

On se fait un goûter au Daily Bread, thé glacé, lassi, Négresco pour Véro et Paris-Brest pour moi. Je reconnais ma faiblesse pour le Paris Brest à moins d’un demi euro, du Daily Bread.

On passe voir les graphistes les cartes de Véro arrivent demain.

On passe à la maison Perumal voir l’expo de Kirti pour aider les victimes du cyclone. Le problème de cette maison qui est d’époque et très belle c’est qu’on se dirait dans une cave et les œuvres sont à peine visibles.

On passe au Promenade, rien de neuf.

On passe au Café des Arts. C’est tenu par une Française Véro n’a donc aucune chance avec les aquarelles.

On visite la salle du bas du restau bar expo de Pitchaya qui est en face. Il a fait une salle très belle et a accroché ses toiles aux murs.

On revient en faisant le plein d’essence. On passe chez un petit boulanger indien prendre un petit pain pour le fromage de ce soir et on rentre.

La moto est garée, cadenassée, on n’a pas l’intention de ressortir.

Je rédige le blog pendant que Véro essaye d’améliorer les casques en ralant contre Moto Expert qui nous a vendu des casques qui ne lui donnent pas satisfaction. C’est vrai que ces gens qui changent tout le temps ne semblent pas y connaître grand chose. On n’y allait presque plus, on n’ira plus.

Repas salade fromage.

TV5 sur le Mexique et puis dodo

Demain rendez vous à 7h30 à la statue Dupleix, petit dèj au Club et départ.

3 commentaires:

  1. Bonjour à vous deux,
    Que vous êtes beaux sur la barque ! On vous envoie un peu de fraicheur de Toulouse... en ce moment c'est deux paires de chaussettes, 3 pulls, gants etc... avec des flocons le matin en prime (dont je me passerais bien mais heureusement ça ne tient pas). Bises.
    Sylvie et Jean-Claude

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    1. Bon courage à tous ceux qui se tapent la neige et le froid.
      On pense à vous et on vous plaint vraiment.
      Nous on vous envoie un peu de notre chaleur et de notre bonheur de vivre ici.

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  2. ...Comme elle est gentille avec nous notre Véro, de nous envoyer par blog interposé un peu de la chaleur tamoule...
    A Avignon, froid polaire et Mistral qui passe partout, je pense que Predibane arait besoin d'autre chose que de son petit Kway en moto ici ces jours ci...

    Profitez pour nous chers amis !!!

    Biz biz de LouLou Misseï

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