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samedi 12 janvier 2013

Une journée à ne rien faire ...

Ouvrière dans la rue Mission

 Les autres photos sont ici

Ce matin c’est moi qui me réveille en dernier, il est 8h et Véro attend sagement que je me réveille. Je dois commencer à m’installer ici.
Ça fait une semaine et ça me semble normal comme délai d’adaptation.

Il y a donc un peu plus d’animation dans MS les auto-rickshaws et autres véhicules filent déjà sur la rue avec leur klaxon et le bruit de leur moteur. Ibrahim store est ouvert. Rue petit canal tout le monde est levé, dans ce capharnaüm une femme debout se brosse les dents.

Des engins de chantier ont  pris place et notamment une énorme marmite noire à  roulettes dans laquelle le goudron va fondre avant d’être répandu sur la chaussée.
Un peu plus loin le chantier d’un immeuble où ils travaillent jour et nuit, un échafaudage comme une tour, a été monté.  Devant un énorme camion des hommes déchargent des sacs de ciment qu’ils empilent sur la rue.

Un touriste Indien chemise blanche et pantalon noir, cheveux blancs bien coiffés, sort par le portail de la cathédrale, un boîtier réflex Canon autour du cou.

Le gardien de nuit est parti.

Une femme debout cherche les poux sur la tête de son fils tout en discutant avec une autre.

Sur le canal la route est éventrée devant Bon Bake et jusqu’à Daily Bread.
Pondy est un véritable chantier toutes les rues sont ouvertes ou presque et celles qui ne sont pas ouvertes c’est parce qu’elles ont été rebouchées.

Devant Hot Bread une équipe de « Roumains», femmes, enfants, bébés m’accrochent pour me demander de l’argent, surtout la petite fille, je passe parce que je ne supporte pas qu’on envoie des enfants quémander.

J’entre dans Hot Bread et je regarde plus précisément les pains proposés à la vente. Les pains ne sont pas déposés derrière le comptoir du boulanger mais le long du couloir d’accès à la banque et l’on prend son pain et on va payer.
Il y a  la baguette normale, la baguette aux céréales, la baguette aux herbes. C’est cette dernière que j’ai prise hier, au petit dèj ce n’était pas terrible par contre elle n’était pas mauvaise le soir avec le fromage « boursin » fait à Auroville. Il y a aussi une baguette faite avec de la farine complète, je prends cette baguette ce matin pour voir.

Je reviens par le canal. La rue est éventrée aussi en partie. Chaque matin je vois des femmes en sari, entrer dans un grand immeuble qui doit être un bâtiment administratif bien que je ne sache pas vraiment. Ce que j’aime c’est sur le grand portail de l’entrée le nom surréaliste du lieu : « Cottage Industries ». Cela m’espante comme dirait les toulousains et je me demande bien ce qui peut se cacher derrière cette appellation.

Dans l’étroit passage le long de la tranchée, une moto fonce sur moi sans se poser de question, mais le conducteur est vigilant et moi aussi, je m’écarte et il me fait un sourire reconnaissant. Je pense à F et je me demande si ça va bien ce matin. On va les voir à 11h30.

Trois étudiantes en corsage blanc et jupe bleu lavande me croisent, elles sont toute les trois sur le même scoot rose.

À la fin de la rue du Capitaine Marius Xavier côté rue Candappa, juste après la guest house, il y a une belle maison indo-coloniale que j’aperçois derrière son portail, c’est une sorte de prisme dans des proportions idéales et avec une déco baroque indien. Ce ne dois pas être n’importe qui j’aperçois sous une sorte de auvent une énorme BMW et une autre voiture plus modeste.

Au pied de l’appart., A le proprio attend, derrière la grille, les bras ballants, il me fait penser à un personnage de Camus dans la Peste,  le concierge je crois qui tient à la main pendu le long de son corps des rats morts.

C’est moi qu’il attend. Il y a déjà dans ses yeux ce flou caractéristique des hommes qui ont bu et qui leur donne un regard de chien battu.
Il va vers l’escalier et prend une enveloppe brune posée là.
De l’enveloppe il sort une liasse de billets indiens qu’il me montre et aussi un chèque. Je suis étonné, il m’explique qu’il a besoin d’euro et que si je pouvais lui changer ses devises indiennes contre des euros cela l’arrangerait bien.
Il pourrait aussi prendre un chèque parce que c’est pour envoyer à un de ses enfants en difficulté.

Je sais que F&D doivent changer de l’argent aujourd’hui. Je lui dis qu’ils doivent venir à 11h30 et je vais leur en parler.
Je lui dis on re-discute de tout ça à midi.

Il insiste : parlez-en à votre femme, je ne sais si c’est parce qu’il ne veut pas qu’il y ait d’histoire où si c’est parce qu’il pense qu’elle sera plus sensible à l’histoire de son enfant.

Il me dit que son fils a téléphoné à sa mère, pas à lui et je sens comme une blessure.

D’une manière ou d’une autre on va le dépanner c’est sûr.

On prend notre petit-dèj et on s’offre une matinée de farniente. On se fait belle et beau pour aller chez P&C et pour ce soir pour l’anniversaire de Pitch mais ça c’est une autre aventure.

On étend la lessive sur la terrasse, il y a déjà une lessive des proprios et il ne reste pas beaucoup de place, surtout il faut étendre au dessus d’un entassement de pots de peintures vides (l’appartement a été repeint), de fauteuils en plastiques qui on fait leur vie et dans lesquels sont posées d’énormes cordes faites en fils de coco qui râpe les mains.


Véro peint sur son carnet mais le papier ne lui convient pas alors elle prend une feuille d’aquarelle, la fréquentation de F&D et l’expérience Pitch lui on redonné l’envie de peindre.

F&D arrive et l’on va tous ensemble chez P&C pour prendre l’apéro.

On passe un bon moment à discuter et F&D à faire connaissance avec P&C.

Puis on va déjeuner au spot Surguru. Ils ne connaissent pas, mais ils nous disent que tous  leurs voisins de guest viennent à ce Surguru qui est beaucoup plus chic que celui de MS.

La carte mémoire SD 8G acheté hier ne va pas dans l’appareil de F parce que c’est un Sony. Véro lui achète parce qu’elle en voulait une pour son appareil photo, mais du coup nous sommes obligés d’aller chez Sony.

J’essaye de prendre  des rues calmes ce qui n’est pas facile parce que c’est Pongal, mais D en a un peu marre de conduire dans cette folie de la circulation et dans ce bruit.

On ne se gare pas devant le magasin Sony parce que c’est impossible. Les filles vont donc acheter la carte.

Puis on vient chez nous pour boire un café qui ressemble à quelque chose avec un peu de chocolat qui nous reste de France.
F doit récupérer un pantalon qu’on a lavé ce matin et
Véro veut récupérer des photos sur l’appareil de F.

Puis chacun regagne ses pénates pour pouvoir faire la sieste. F&D reviendront vers 19h, 19h30 pour commencer à apporter des affaires qu’ils n’emmèneront pas à Goa, où ils partent lundi.

On va chercher la lessive, et on va se reposer. Il est 15h.

A 16h30  j’ouvre un œil puis Véro arrive peut après.

On décide d’aller voir un nouveau magasin dont C nous a parlé tout à l’heure le Pothys. C’est une balade mais il fait bon et la lumière est belle.

On remonte MS jusqu’à la rue Ste Thérèse. Le goudronnage des parties de la rue est en cours et il ne reste que quelques mètres au milieu de la  rue pour que tout le monde circule.

On suit la rue Ste Thérèse jusqu’à Ana Salai le magasin est de l’autre côté du boulevard. En chemin Véro prend en photo un homme de stature étonnante assis sur une chaise devant chez lui. Il a aussi une énorme moustache et il demande à Véro gentiment pourquoi elle le prend en photo et Véro lui dit que c’est parce qu’elle le trouvait bien.

C’est un très grand magasin style les Galeries Lafayette à Toulouse. Il y a plusieurs étages. Le rez-de-chaussée et premier sont consacrés aux vêtements féminins et notamment les saris, le deuxième aux vêtements pour enfants, le troisième aux vêtements pour hommes et le dernier, le quatrième, consacré à la nourriture, nécessaire pour la maison et la toilette.

On va prendre l’escalator qui mène aux étages. Il y a un attroupement devant parce que des femmes n’osent pas, n’arrivent pas à mettre leur pied sur ce plancher qui bouge. Pour celles qui y arrivent, elles s’accrochent à la main courante pendant la montée, arrivée à l’étage, elle font un grand saut pour se sortir de cette machine infernale.

On monte au dernier étage pour faire quelques courses. C’est comme un super marché chez nous avec des gondoles fournies. Devant chaque gondole une personne surveille ou aide le consommateur. L’espace réservé aux savons est impressionnant, c’est même phénoménal la quantité qui est proposé.

On achète un service à couvert 24 pièces en inox pour 500Rs parce qu’il y a de moins en moins de couverts dans l’appart. d’une année sur l’autre. Il faudrait le dire à A, mais ça nous fatigue et puis on les gardera dans la malle et ce seront les nôtres.
On prend quelques légumes, des jus de fruits.
A chaque caisse deux personnes, une pour faire régler et une pour emballer. Il n’ont pas rechigné sur le nombre de personnel.

On redescend en faisant les étages. Ce qui est impressionnant c’est le stock de vêtements. On s’arrête à l’étage des saris pour profiter de l’étonnante profusion et de la beauté des tissus tous classé par catégorie de tissus et par ordre de valeur. Des étagères pleines le long des murs et au milieu de la pièce des estrades avec une pile gigantesque de saris et une personne assise au pied. Les bords de l’estrade sont recouverts d’un tissu blanc devant lequel les clients prennent place et la personne sur l’estrade déplie chaque sari jusqu’à ce que l’un d’entre eux leur donne satisfaction.

On ressort avec notre sac Pothys comme tous les Pondichériens. On revient à l’appart.

On sonne chez A pour lui rendre le service qu’il nous a demandé, on lui remet un chèque et il nous donne des roupies.

On remonte chez nous pour attendre F&D et pour que nous allions ensemble à l’Espace pour la soirée anniversaire de Pitchaya.

Ils arrivent vers 8h. On passe à l’Espace, il n’y a encore personne. On continue dans la rue La Bourdonnais et on va jusqu’au Satsanga. Le restaurant est plein, mais il reste de la place sur la terrasse. On s’installe à une table, on est bien on a l’air de l’océan qui apporte de la fraîcheur. On dîne là tout en discutant.

Vers 22h on retourne à l’Espace tout le monde est là  il y a un petit coin réservé près de la cuisine pour les invités à l’anniversaire. Il y a Pitch, le couple de Millau, on retrouve aussi un couple que nous avons connu l’an dernier P&Y. On prend un verre de sangria et on s’installe à une table et on discute ensemble et avec Pitch.

Puis on rentre. Il est minuit et on n’a pas le courage de se mettre au blog.

 Les autres photos sont ici

1 commentaire:

  1. ...Je m y suis cru! merci à vous.
    une bises a F & D et bonne continuation.

    Alex (LILOU)

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