![]() |
| A la teashop du boulevard Nord |
Les autres photos sont ici
Ce matin je ne suis
pas allé au pain, parce qu’il nous restait des brioches d’hier. Pour les
sorties, on prend de quoi manger et souvent on ne mange pas tout. Hier pour le
retour la préoccupation n’était pas à la nourriture mais à ramener la moto.
J’ai passé une de
mes meilleurs nuits depuis que nous sommes arrivés, comme quoi l’aventure ça a
du bon.
La chaleur se fait
de plus en plus sentir. La partie nord de l’appartement est encore fraîche,
c’est la partie chambre et c’est plus agréable pour la nuit. La partie sud elle
conserve toute la nuit la chaleur accumulée la journée et j’ai des difficultés
à la rafraîchir le matin. J’ouvre les fenêtres et je mets les ventilos pour que
l’air se brasse.
Cet écart de
température est dû au fait que l’appart fait trente mètre de long. Lorsque je
marche nu pieds sur les dalles de marbres. Je ne sens pas de différence sur les
dalles du séjour mais plus je me rapproche de la chambre et plus je sens la
fraîcheur sous mes pieds.
Véro dort encore.
D’ici j’entends les bruits de la ville qui se met en route. Moteur, klaxons,
bruits étouffés sur MS et le cri rauque des corneilles qui ne s’arrête jamais.
Devant le balcon il
y a un arbre frêle mais qui dépasse notre troisième étage et il sert de lieu
aux corneilles qui viennent nous regarder par la porte fenêtre du balcon.
Les rayons du
soleil viennent frôler la façade plein sud de la maison, l’air se réchauffe sur
le balcon, je vais fermer la porte pour garder la fraîcheur de la pièce.
Véro se lève et
nous prenons notre petit-dèj.
Il est tôt ce
matin, Véro a mis les draps à laver et la petite bonne doit venir aujourd’hui
puisque c’est lundi. Je lui laisse donc la vaisselle du petit-dèj.
On refait le lit en
retournant le matelas sans dessus dessous pour essayer de lui faire reprendre
une forme de matelas et chasser les creux et les bosses. La semaine prochaine
on le mettra tête bêche.
Vers 9h on part à
pied. Par la rue Laporte, on rejoint MG road qu’on remonte à l’ombre des
maisons jusqu’à notre petit salon de thé. Pendant que Véro fait des photos, des
Indiens déjeunent debout devant une table ronde dont le plateau est à hauteur
d’homme. J’attends Véro et un des hommes me propose de manger un dosai. Je
reconnais que la partie crêpe pourrait me tenter mais l’intérieur bourré de je
ne sais quoi au masala me donne la nausée. Le matin le thé suffit.
On est servi
immédiatement et même à la caisse.
On reprend notre
route qui consiste à suivre MG road jusqu’au bout car on va à la fabrique de
papier de l’ashram pour faire partir le
colis de feuilles à destination de N.
Cette partie de MG
road nous n’avons pas souvent l’occasion de le remonter à pied et on en profite
en suivant l’ombre.
Véro prend des
photos tout le long ce qui met les gens
de bonne humeur.
On rencontre un
homme qui vit en Birmanie et qui parle français et qui manifestement a envie de
parler français. Il nous parle d’Han Su Ki. Il vit à Rangoon et nous dit qu’on
peut venir en Birmanie le coup de la vie est le même qu’en Inde, d’ici il faut
prendre un avion à Madras pour Calcutta et de là un avion pour Rangoon.
Ça nous fait envie,
ça a l’air simple.
On quitte Mg
road et on longe le boulevard Nord en
direction de l’océan. On traverse le boulevard pour aller de l’autre côté voir
des marchands de fleurs. Ils vendent 15Rs la rose dans un bouquet de 20 rose ça
fait 300Rs, au marché Goubert le prix est de 200Rs donc 10 Rs la rose. Ce n’est
pas intéressant. On continue sur le boulevard en restant de ce côté qui est au
soleil, mais c’est le bon côté pour la fabrique de papier.
A un angle de rue
il y a une petite boutique de thé. Véro prend des photos des consommateurs et
on s’y arrête pour prendre nous aussi un thé. Les prix sont affichés en tamoul
mais on voit bien que le thé est à 7Rs au lieu de 8 à notre salon quotidien.
On boit notre thé
assis au bord du boulevard et on continue jusqu’à la fabrique.
La commande que
nous avions passée la semaine dernière est prête et le responsable qui devait
revenir de vacances aujourd’hui est bien là.
Il nous reconnaît
d’ailleurs et nous dit qu’il fait le colis comme l’année dernière.
Il nous prépare la
facture que nous allons payer au bureau qui est dans la pièce réservée aux
touristes. Notre facture est tamponnée payé et on peut retourner montrer que
nous avons bien payé.
L’homme nous dit
que demain ils font le paquet et qu’après demain soit mercredi ils l’envoient.
Tout est bien
organisé un jour pour commander, un jour pour payer, un jour pour faire le
paquet, un jour pour l’envoyer. Elle est pas belle la vie où le temps ne compte
pas ?
On repart. En
passant devant la guérite du gardien de l’entrée Véro lui montre la facture en
pénétrant dans la guérite parce que parfois il lui prend l’idée de demander de
prouver qu’on a bien payé ce qu’on a acheté. Alors maintenant elle le fait tout
le temps même s’il ne demande rien. C’est un jeu entre eux.
On revient sur nos
pas dans le boulevard Nord et pour varier on prend MS. Véro voit une boutique
de sous-vêtements féminins. On y entre. Véro regarde, les prix sont
intéressants mais il n’y a pas beaucoup de choix.
On rejoint MG road en
passant par Muthu Mariamman Koil qui passe derrière la clinique Namal. Arrivée
sur MG road je me rends compte qu’on a tourné une rue trop tôt car on veut
aller à Sri Vijayaganapathy Stores qui est rue Isvaran Dhamaraja Koil, où il y
a du cidre indien qui s’appelle Appy Fizz et qui ressemble beaucoup à du jus de
pomme champagnisé.
On fait le tour du
magasin et on achète notre cidre, puis une petite brosse pour les miettes de
pain sur la nappe, puis des pailles pour boire au verre mais qui font aussi
lunettes et le liquide suit le trajet du verre, aux verres de lunettes et à la
bouche. Je pense que ça va plaire à qui je pense.
Véro voit aussi des
boîtes à bijoux et elle pense qu’on pourrait en ramener mais pour ça on
reviendra.
On continue notre
chemin jusqu’à la rue Barathi et là je me rend compte qu’on n’est pas dans la
rue de Félix, mais une rue avant. On remonte la rue Barathi en direction du
marché Goubert et au croisement suivant on prend la rue Kammatchi Amman Koil
qui est celle de Félix.
La moto est prête.
Félix et son mécano sont très contents de nous voir car ils considèrent que
c’est un véritable exploit d’avoir ramené la moto dans ces conditions, il me
prenne pour un grand mécano et un bon conducteur, pour avoir su conduire
qu’avec la vis du ralenti comme poignée d’accélérateur.
Je n’avais pas
l’impression d’avoir été si performant que ça, mais je suis content de voir
qu’eux ça les épate.
La moto marche bien
et c’est vrai que la poignée de gaz est plus souple ce qui permet donc une
conduite plus souple.
On revient à
l’appart pour poser ce qu’on a acheté. On étend la lessive, et on est prêt pour
repartir finir nos courses car il n’y a plus rien dans le frigo. On passe par
la rue Montorsier poser un paquet de linge à repasser, ce sera prêt à 17h.
On passe chez
Pitchya pour avoir des nouvelles de F&D et savoir s’ils se sont remis de
leurs aventures d’hier. Ils ne sont pas
là. Pitchya est couché tout seul dans sa chambre il a depuis hier des piques de
fièvre et il tremble.
Comme il est malade
sa cour a disparu. On reste un moment avec lui et malgré tout il est très
préoccupé de nous, il veut qu’on se fasse faire un thé ou un café. Une femme
lui apporte des médicaments ayurvédiques. Il a vu un médecin ce matin mais il
ne veut pas prendre de médicaments.
On le laisse, on
repassera prendre de ses nouvelles.
Dans MS on croise
F&D qui vont déjeuner chez l’Italien de la rue Candappa pour manger des
pâtes. Ils sont allés chez le loueur et ils auront demain une autre moto. Ils
nous racontent qu’ils ont eu une nouvelle aventure avec cette moto. Ils se sont
garés sur NS devant le marchand beaux arts avec des copains en scoot. Quand ils
sont ressortis de la boutique plus de moto ni de scoot. La fourrière était
passée et avait enlevé les véhicules. Cette année à notre retour on a constaté
qu’il n’y avait plus que les voitures qui se garaient dans NS entre le marché
Goubert et rue Canteen. Ils ont pu récupérer leur véhicule contre 150Rs.
On va rue Ranga
Poullé côté canal dans le grand magasin de fruits et légumes.
Véro refait une
provision.
Puis on va déjeuner
au Surguru. En sortant Véro passe chez l’épileuse qui peut la prendre tout de
suite.
Je retourne seul à
l’appart et j’ai juste le temps de ranger les légumes et de préparer le café.
Je retourne
chercher Véro vers le Nilgiris. On prend de la bière en face et on rentre.
Café et repos.
On entend dans la
chambre le ventilo qui se met à faire du bruit, c’est mauvais signe ça veut
dire coupure de courant et qu’il fonctionne sur les batteries.
Véro utilise l’ordi
qui a sa batterie, l’autre n’en n’a pas. Je bouquine en attendant que
l’électricité revienne.
La coupure ne dure
qu’une demi-heure.
Je me mets au blog.
A 15h45 je conduis
Véro chez l’ostéo. Je la laisse, je laisse la moto et je remonte la rue
Manakkula Vinayagar Koïl. Je traverse le temple de Ganesh, Lakshmi n’est pas
là. Il n’y a donc que des hindous.
Je continue la rue
qui me mène jusqu’au parc Barathi que je traverse en direction de l’Océan.
Des ouvriers sont
en train de monter un échafaudage contre le bâtiment qui protège la statue de
Gandhi. Je traverse et je me rends compte que cet espace où est érigée la
statue s’appelle « Place de la République ». Je trouve ça très
français comme appellation. Il y a aussi sur cet espace une plaque qui donne
comme information que c’est ici qu’avait été construit au XVIIème siècle le ponton
qui permettait de décharger les bateaux.
Je reviens en
passant par la rue de la Marine qui borde le consulat français et par la
rue St Gilles qui borde l’institut
français.
Je m’assieds devant
chez l’ostéo qui est rue Manakkula Vinayagar Koïl, une demi-heure s’est
écoulée. J’attends un quart d’heure car l’ostéo avait du retard.
On revient dans la
ville indienne et on va rue Canteen voir une boutique qu’on aime bien. Elle est
fermée mais bizarrement, le rideau est baissé mais la vitrine est éclairée.
Véro demande à la boutique à côté. On lui explique que c’est l’heure de
l’école, le patron est parti chercher son fils, il va revenir vers 17h30.
En attendant on
visite une boutique qui propose des bijoux anciens, puis on va rue Barathi voir
les boutiques des marchands de bijoux qui sont tous rassemblés là vendeurs et
créateurs. C’est la folie pour se garer.
On revient pour
retourner rue Canteen, au croisement avec MGroad je cale. Je pousse la moto
pour dégager la rue. Elle redémarre pus cale. Là Véro me signale qu’il y a une
fuite d’essence au niveau du carburateur et une fumée se dégage. Je coupe
l’essence et comme nous ne sommes pas très loin de chez Félix je pousse la moto
jusque chez lui.
Tout le long les
gens se moque bien que je pousse une moto et c’est à moi de les éviter. Je suis
un peu énervé par cette moto qui ne fait que nous jouer des tours.
Chez Félix il dit
tout de suite vous auriez du me téléphoner. Ce n’est rien, il faut fermer
l’essence, mettre la moto en route et vider le carbu ce sont des saletés dans
l’essence qui font ça. Félix effectue son traitement et tout rentre dans
l’ordre, on peut repartir il nous jure que la moto ne va pas prendre feu.
Retour à la
boutique de la rue Canteen qui n’a pas
ce qu’on cherchait mais il nous conseille
la boutique d’Auroville NS côté ville blanche un peu avant le spot
Surguru ou Casablanca.
La boutique
Auroville est fermée. A Casablanca. On tombe sur C la Belge qui nous parle des
aquarellistes et des difficultés qu’ils ont eues en France d’après ce qu’ils
lui ont dit. Ça ne nous étonne pas et on lui dit qu’on en discutera chez nous,
on va l’inviter.
On fait le tour de
Casablanca et on voit quelque chose qui pourrait nous intéresser. On se
décidera un peu plus tard.
Véro décide que les
courses chez Pothys on les remet à demain. Il est 19h, je suis content on rentre,
cette journée aura encore une fois été crevante. Nous n’avons pas fait tout ce
que nous voulions faire. On continuera demain.
Dîner soupe salade
papaye.
Les autres photos sont ici

Bonjour les GoJoJo,
RépondreSupprimerJe rattrape quelques jours sans visite sur votre blog...
C'est l'année de la moto me fait des siennes plus que les années passées...
Par contre à lire ce fil des jours l'on constate que vous êtes totalement à votre aise dans cette ville et cette culture sans donner l'impression que ce n'est en fait que quelques mois de votre vie que vous passez àPuducherry...
A propos de C la Belge faites lui une bise pour moi et vous avez raison, il faut lui parler de nos aquarellistes Indiens en France, comme vous l'avez fait avec moi !!!
C'est important pour eux !!!
LouLou Misseï vous embrasse !!!