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mercredi 23 janvier 2013

Farniente

A la piscine

Les autres  photos sont ici

Bonne nuit, une des meilleurs depuis notre arrivée. Je ne sais si c’est dû aux deux bières hier soir, à la naissance de Ryan ou à la température de la nuit.

Je vois que pour les habitants ici il fait froid, ils sont tous emballés dans des couvertures pour dormir dans la rue. Rue petit canal le pédaleur du triporteur à plateau dort encore sur le plateau de son engin. Deux femmes sont debout, l’une se brosse les dents. Un  peu plus loin dans la rue une autre forme allongée.

Ibrahim store ouvre les cadenas qui tiennent fermés les lourds rideaux de fer.

Il n’y a pas d’ordures ce matin rue  Montorsier.

Dans la rue devant  la cathédrale il y a deux voitures décorées, dont l’une avec des têtes de fleur d’œillet, scotchées sur la carrosserie. Il y a un mariage dans l’église.

La petite marchande de lait est là, elle est d’une maigreur à faire peur. Le groupe des mendiantes attend la sortie du mariage.

Rue Ranga Poulé un vrai triporteur chargé de cageots apporte des fruits et des légumes au magasin de la rue.

Arrivée sur la canal un groupe d’hommes et de femmes discutent avec animation et rient, l’une des femmes semble être le bout en train.

Hot Bread un couple de Français, vraisemblablement, fraîchement arrivé s’impatiente dans la queue devant la caisse. Ils s’habitueront.

Sur le quai je suis surpris par une odeur de merde et de pisse diffuse qui semble flotter dans l’air. C’est déconcertant et déboussolant, mais il faut s’y faire.

Sur la route du canal je vois venir de loin une sorte d’ours énorme où de gorille mais avec un air de mongole débarqué des steppes et le visage noircit par le soleil. Il marche droit comme si rien ne pouvait l’arrêter. On se croise, derrière deux femmes plus petites discutent en passant devant la boutique d’esthétique de Popeline. Il y a une femme très blonde cheveux courts qui pourrait la femme du gorille et une autre cheveux châtains plus jeune qui pourrait être la fille du couple. J’entends les mots qu’elles disent je ne les comprend pas mais pour moi c’est du Russe.
Je m’explique mieux la tête de moujik de l’homme.

Des Russes à Pondy, d’habitude il y en a mais ils tournent autour de l’ashram et sont neutralisés. Ceux là n’ont pas l’air de la même espèce ce sont les Russes qu’on rencontre de partout et qui conquièrent le monde avec leur argent et leur inculture. Ils sont chez eux partout, ils paient quelque soit le prix.
Ils n’apportent souvent qu’humiliation aux autochtones qui ne sont pour eux qu’à leur service.

Petit dèj, Véro se lève elle aussi a bien dormi.
Une petite vidéo de Ryan nous fait plaisir en nous levant.

On part pour aller rendre un livre à l’AF, on rencontre un frog et l’on discute un peu.

On file par l’avenue Goubert c’est merveilleux, un peu comme la promenade des Anglais, mais vide, jusqu’à la fabrique de papier.

On fait préparer les deux lots de 50 feuilles, mais ils ne pourront l’envoyer que lundi parce que le responsable des envois est en vacances. Ça tombe bien on ne se rappelait plus de l’adresse exacte de N, et on lui demande, lundi on aura tout.

Arrêt thé, un barbu moustachu me fait penser à quelqu’un d’une manière impressionnante et j’en suis troublé. Mais c’est quelqu’un que je ne connais pas. Il me parle pour me dire qu’il faut être patient, alors je lui dis qu’il est dans la file du thé et non du café. Comme un toulousain normal il me répond : oui je sais.
Puis il me dit que ça n’avance pas parce que ce n’est pas la même équipe que d’habitude. C’est la personne habituel au thé mais ce qui est différent c’est qu’il n’y a personne pour le café ce matin et que le gars du thé fait les deux. Je ne dis rien, ne pas se lancer dans des explications avec ceux qui savent tout.

Pothys le magasin des courses, on prend un caddy. Les vendeuses ont un regard étonné de voir un homme pousser un caddy.
Véro donne à une employée des légumes à peser, elle semble déconcertée, un homme se précipite devant la balance. Peser est un métier d’homme.

Une bruit strident comme un mélange de sonnerie de téléphone et de cloche se déclanche tout à coup. Je pense à une alerte incendie, jusqu’à ce que je me rende compte que c’est une puja, un prêtre est entrain de prier devant un petit autel dédié à Ganesh où brûlent des bâtons d’encens et des lampes à huile.
C’est fini et la vie du magasin reprend son cours.

A la caisse une personne est préposée à vider le caddy, c’est très agréable. La caissière passe le lecteur de code barre sur les produits, et une autre personne range tout dans les sacs en comptant le nombre de produits qu’elle validera sur la note à la fin d’un coup de tampon. Tout ça, ça fait des emplois et c’est agréable pour le client.

Dans le parking Véro veut faire une photo de moi démarrant la moto. Celle-ci en a marre de toutes ces photos et se montre récalcitrante pour démarrer. J’essaie une technique en douceur en abaissant plusieurs fois le kick jusqu’à que je sente comme une envie de péter dans les pistons et là je sais qu’elle va démarrer.

On revient à l’appart vider notre chargement.

On prend les maillots, les sarongs, les livres et une bouteille d’eau fraîche.

On va essayer d’aller au Prince Park par l’intérieur en prenant la rue Akkasami Madam qui va nous mener sur l’ECR et ensuite il faut aller tout droit, c’est à dire couper l’ECR, tout droit couper le rocade qui va vers l’aéroport, tout droit en suivant les indications Prince Park.
Il faut dès l’entrée passer par le manager et  payer notre forfait 1200Rs pour la piscine et le repas.

Chaises longues, draps de bain et pas un chat, une immense piscine pour nous tous seuls. On se baigne jusqu’à l’heure du repas 12h30.

Le repas se compose d’une soupe au poulet, d’un riz aux légumes et au poulet et d’une salade de fruit avec de l’eau.

On est un peu mieux servi qu’au Mango Hill où les gens comme nous en payant le même prix n’était pas du tout pris en considération. Ce doit être le type de comportement des Français qui possèdent une entreprise ici de penser fric au lieu de penser client.
Je crois avec l’expérience qu’il y a aussi autre chose qui vient interférer c’est que ces patrons occidentaux n’ont aucune maîtrise sur leur personnel indien du fait du fossé culturel qui existe.
Certes ils ne veulent pas l’admettre, ça aurait l’air d’un patron qui ne maîtrise pas ce qui se passe chez lui, mais je pense qu’ils devraient y réfléchir parce que c’est bien ça le problème.


On se fait une petite sieste sur les chaises longues et la surprise vient à 14h lorsque débarque une colonie d’enfants pour faire de la natation.
Notre calme paradis disparaît d’un coup. On comprend qu’il ne faut pas venir le mercredi.

On se baigne, bouquine encore un peu et quand on en a marre des enfants, des mamans, des grands parents, on rentre.

Retour par le même chemin.

A l’appart on se prépare pour la réunion de ce soir chez P&C. On va acheter des brioches chez le boulanger de MGroad pour notre petit dèj de demain matin.

Puis on se rend à la réunion pour tirer les rois. On retrouve beaucoup d’amis. On reste aussi pour dîner et on passe une bonne soirée.

On rentre pour s’attaquer au blog et ne pas se coucher trop tard pour la journée de demain.

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