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| A la piscine |
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Bonne nuit, une des
meilleurs depuis notre arrivée. Je ne sais si c’est dû aux deux bières hier soir,
à la naissance de Ryan ou à la température de la nuit.
Je vois que pour
les habitants ici il fait froid, ils sont tous emballés dans des couvertures
pour dormir dans la rue. Rue petit canal le pédaleur du triporteur à plateau
dort encore sur le plateau de son engin. Deux femmes sont debout, l’une se
brosse les dents. Un peu plus loin dans
la rue une autre forme allongée.
Ibrahim store ouvre
les cadenas qui tiennent fermés les lourds rideaux de fer.
Il n’y a pas
d’ordures ce matin rue Montorsier.
Dans la rue
devant la cathédrale il y a deux
voitures décorées, dont l’une avec des têtes de fleur d’œillet, scotchées sur
la carrosserie. Il y a un mariage dans l’église.
La petite marchande
de lait est là, elle est d’une maigreur à faire peur. Le groupe des mendiantes
attend la sortie du mariage.
Rue Ranga Poulé un
vrai triporteur chargé de cageots apporte des fruits et des légumes au magasin
de la rue.
Arrivée sur la
canal un groupe d’hommes et de femmes discutent avec animation et rient, l’une
des femmes semble être le bout en train.
Hot Bread un couple
de Français, vraisemblablement, fraîchement arrivé s’impatiente dans la queue
devant la caisse. Ils s’habitueront.
Sur le quai je suis
surpris par une odeur de merde et de pisse diffuse qui semble flotter dans
l’air. C’est déconcertant et déboussolant, mais il faut s’y faire.
Sur la route du canal
je vois venir de loin une sorte d’ours énorme où de gorille mais avec un air de
mongole débarqué des steppes et le visage noircit par le soleil. Il marche
droit comme si rien ne pouvait l’arrêter. On se croise, derrière deux femmes
plus petites discutent en passant devant la boutique d’esthétique de Popeline.
Il y a une femme très blonde cheveux courts qui pourrait la femme du gorille et
une autre cheveux châtains plus jeune qui pourrait être la fille du couple.
J’entends les mots qu’elles disent je ne les comprend pas mais pour moi c’est
du Russe.
Je m’explique mieux
la tête de moujik de l’homme.
Des Russes à Pondy,
d’habitude il y en a mais ils tournent autour de l’ashram et sont neutralisés.
Ceux là n’ont pas l’air de la même espèce ce sont les Russes qu’on rencontre de
partout et qui conquièrent le monde avec leur argent et leur inculture. Ils
sont chez eux partout, ils paient quelque soit le prix.
Ils n’apportent
souvent qu’humiliation aux autochtones qui ne sont pour eux qu’à leur service.
Petit dèj, Véro se
lève elle aussi a bien dormi.
Une petite vidéo de
Ryan nous fait plaisir en nous levant.
On part pour aller
rendre un livre à l’AF, on rencontre un frog et l’on discute un peu.
On file par
l’avenue Goubert c’est merveilleux, un peu comme la promenade des Anglais, mais
vide, jusqu’à la fabrique de papier.
On fait préparer
les deux lots de 50 feuilles, mais ils ne pourront l’envoyer que lundi parce
que le responsable des envois est en vacances. Ça tombe bien on ne se rappelait
plus de l’adresse exacte de N, et on lui demande, lundi on aura tout.
Arrêt thé, un barbu
moustachu me fait penser à quelqu’un d’une manière impressionnante et j’en suis
troublé. Mais c’est quelqu’un que je ne connais pas. Il me parle pour me dire
qu’il faut être patient, alors je lui dis qu’il est dans la file du thé et non
du café. Comme un toulousain normal il me répond : oui je sais.
Puis il me dit que
ça n’avance pas parce que ce n’est pas la même équipe que d’habitude. C’est la
personne habituel au thé mais ce qui est différent c’est qu’il n’y a personne
pour le café ce matin et que le gars du thé fait les deux. Je ne dis rien, ne
pas se lancer dans des explications avec ceux qui savent tout.
Pothys le magasin
des courses, on prend un caddy. Les vendeuses ont un regard étonné de voir un
homme pousser un caddy.
Véro donne à une
employée des légumes à peser, elle semble déconcertée, un homme se précipite
devant la balance. Peser est un métier d’homme.
Une bruit strident
comme un mélange de sonnerie de téléphone et de cloche se déclanche tout à
coup. Je pense à une alerte incendie, jusqu’à ce que je me rende compte que c’est
une puja, un prêtre est entrain de prier devant un petit autel dédié à Ganesh
où brûlent des bâtons d’encens et des lampes à huile.
C’est fini et la
vie du magasin reprend son cours.
A la caisse une
personne est préposée à vider le caddy, c’est très agréable. La caissière passe
le lecteur de code barre sur les produits, et une autre personne range tout
dans les sacs en comptant le nombre de produits qu’elle validera sur la note à
la fin d’un coup de tampon. Tout ça, ça fait des emplois et c’est agréable pour
le client.
Dans le parking
Véro veut faire une photo de moi démarrant la moto. Celle-ci en a marre de
toutes ces photos et se montre récalcitrante pour démarrer. J’essaie une
technique en douceur en abaissant plusieurs fois le kick jusqu’à que je sente comme
une envie de péter dans les pistons et là je sais qu’elle va démarrer.
On revient à
l’appart vider notre chargement.
On prend les
maillots, les sarongs, les livres et une bouteille d’eau fraîche.
On va essayer
d’aller au Prince Park par l’intérieur en prenant la rue Akkasami Madam qui va
nous mener sur l’ECR et ensuite il faut aller tout droit, c’est à dire couper
l’ECR, tout droit couper le rocade qui va vers l’aéroport, tout droit en
suivant les indications Prince Park.
Il faut dès
l’entrée passer par le manager et payer
notre forfait 1200Rs pour la piscine et le repas.
Chaises longues,
draps de bain et pas un chat, une immense piscine pour nous tous seuls. On se
baigne jusqu’à l’heure du repas 12h30.
Le repas se compose
d’une soupe au poulet, d’un riz aux légumes et au poulet et d’une salade de
fruit avec de l’eau.
On est un peu mieux
servi qu’au Mango Hill où les gens comme nous en payant le même prix n’était
pas du tout pris en considération. Ce doit être le type de comportement des
Français qui possèdent une entreprise ici de penser fric au lieu de penser
client.
Je crois avec
l’expérience qu’il y a aussi autre chose qui vient interférer c’est que ces
patrons occidentaux n’ont aucune maîtrise sur leur personnel indien du fait du
fossé culturel qui existe.
Certes ils ne
veulent pas l’admettre, ça aurait l’air d’un patron qui ne maîtrise pas ce qui
se passe chez lui, mais je pense qu’ils devraient y réfléchir parce que c’est
bien ça le problème.
On se fait une
petite sieste sur les chaises longues et la surprise vient à 14h lorsque
débarque une colonie d’enfants pour faire de la natation.
Notre calme paradis
disparaît d’un coup. On comprend qu’il ne faut pas venir le mercredi.
On se baigne,
bouquine encore un peu et quand on en a marre des enfants, des mamans, des
grands parents, on rentre.
Retour par le même
chemin.
A l’appart on se
prépare pour la réunion de ce soir chez P&C. On va acheter des brioches
chez le boulanger de MGroad pour notre petit dèj de demain matin.
Puis on se rend à
la réunion pour tirer les rois. On retrouve beaucoup d’amis. On reste aussi
pour dîner et on passe une bonne soirée.
On rentre pour
s’attaquer au blog et ne pas se coucher trop tard pour la journée de demain.
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