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dimanche 20 janvier 2013

Quarante ans de mariage aujourd'hui !

La photo pour immortaliser le D-Day
Les autres photos sont ici
  
Premier jour de nos quarante ans de mariage, mais surtout attente de l’arrivée de notre petit luxembourgeois.

Véro regarde les mails pour avoir la nouvelle la plus rapidement possible. Moi aussi je suis impatient d’avoir cette nouvelle.

On se lève un peu avant 7h, il fait jour dès le lever du jour dans la chambre, en fait il ne fait  jamais vraiment nuit noire. Ce matin une espèce de grillon du foyer se défonce.

J’ai mieux dormi cette nuit, je ne sais si c’est la fatigue de la journée d’hier ou si c’est parce que j’ai réussi a mieux gérer le chaud-froid de la nuit. Froid avec le ventilo, chaud sans. J’ai mis une petite couverture de coton que je mets ou enlève selon les moments de la nuit.

Véro et moi on va ensemble chercher le pain.
Une femme s’arrête devant la petite chapelle à l’angle de la rue Montorsier elle pose sur le sol son cabas en plastique jaune, elle se place devant la grille qui ferme la chapelle, elle joint ses mains et se met à prier. Je ne me souviens plus à quel saint ou sainte est dédié cette chapelle je regarderai demain s’il n’y a personne devant.

Ibrahim store est ouvert, MS s’anime.

La messe est dite par haut-parleur, toute la rue en profite.

Les gens commencent à se mouvoir après l’ankylosement de la nuit.
Bonnet sur la tête et couverture sur les épaules à cause du froid, il y a quelque chose qui me fait penser à l’Amérique du Sud. Une petite fraîcheur qui fait du bien pour nous.

En entrant dans Hot Bread on croise un Indien nus-pieds, qui s’essuie les pieds pour sortir dans la rue.

Retour par le quai.

Un homme promène deux labradors qui ont l’air gentil et viennent sentir le sac dans lequel il y a le pain. Il sont gras comme un riche indien bien nourri.

Petit-déjeuner, on prévoit la journée, les courses, et le reste.

On refait le lit et on intervertit les matelas pour voir si on peut gagner un peu de confort. On vérifie que le matelas n’est pas sur la face hiver, mais non ici il n’y a qu’une face.

On va faire un essai.

La lessive se termine et on va étendre le linge sur la terrasse. Le ciel est d’un bleu magnifique et il y a de l’air frais qui vient de l’océan.

On va faire quelques courses, d’abord le thé puis Pothys. Ça ouvre juste, il est à  peine 10h.

Des yaourts, des jus de fruit, du raisin, des bananes, des aubergines, des soupes  noodles pour le soir.
Il y a plus d’employés dans le magasin que de clients.
Conséquence à la caisse c’est une personne qui vide notre panier à roulettes, la caissière fait sont boulot et l’autre personne nous emballe tout dans des sacs.

Il n’y a pas encore quelqu’un qui porte les sacs jusqu’aux sacoches de la moto, mais ça pourrait venir.

A côté de Pothys on va voir un photographe, ce n’est pas là où l’on demande mais un escalier plus loin à l’étage.

Quelqu’un de gentil nous renseigne dans  un sabir tamouloanglais incompréhensible. Il fait signe à Véro qu’il faut qu’elle s’essuie de visage parce qu’elle brille trop.

On reviendra ce soir avant 7h.

On passe par le quai pour voir si le cordonnier est ouvert parce qu’il était fermé vendredi. Il est toujours fermé. Il doit être islamocatho. On reviendra demain, c’est pour récupérer la housse du kindle de Véro.

Retour rue Candappa. On croise A le proprio, on lui dit qu’on a aujourd’hui 40 ans de mariage. Il est tout ému me serre la main en me félicitant et fait un baise main à Véro.

On range les courses.

Véro s’installe pour peindre.

Je me repose un peu parce que les nuits ne reposent jamais complètement.

On part à pied pour déjeuner, on décide d’aller à l’Aristo manger un byriani d’anniversaire au poulet et au mouton.

On veut se prendre un bon dessert d’anniversaire mais ils n’ont plus ni mousse au chocolat, ni crème caramel. Du coup on ne prend rien.

Une femme nous demande si nous ne cherchons pas un logement. Elle a loué un appartement pour l’année à Pondy mais elle ne va pas bien elle a de la bronchite ici et elle est chanteuse lyrique. Alors on la reconnaît on l’a vu chanter en 2011 à l’hôtel de l’Orient. On ne peut rien faire pour son logement. Véro lui dit qu’elle a des photos d’elle et qu’elle les lui fera passer dès notre retour en France.

On remonte NS en direction du boulevard  ouest et on va chez Muthu Gold House pour le cadeau d’anniversaire.
Ensuite on va dans la rue Kosakadai ou l’on a demandé hier le prix d’un matelas pour les massages. C’est ouvert. Le marchand hésite à dire 450Rs, mais il se rappelle qu’il nous avait dit 400Rs donc c’est 400Rs. Il ficelle le matelas et je l’emporte dans mes bras. On remonte le boulevard et on prend la rue Ranga Poulle pour aller chez le marchand de plastique pour acheter une feuille de plastique noir. Véro les a vus l’autre jour lorsqu’elle a pris du plastique transparent pour peindre sur la table, et elle a eu l’idée de mettre du plastique noir sur le fenêtrons de notre chambre pour éviter d’avoir le grand jour dans la chambre dès 6h du matin.

On prend un auto-rickshaw et pour 50Rs on se fait transporter avec notre matelas jusqu’à rue Candappa. Je filme le parcours parce qu’on n’est pas souvent dans un rickshaw, je verrai bien ce que je pourrais en tirer.

Café, sieste. Un oiseau chante de toutes ses forces et d’autres lui répondent par de longs sifflements.

Installation du matelas dans la petite chambre à côté de la nôtre. Il faut pousser le lit qui est lourd comme une vache et ça fait un grincement terrible comme un long gémissement, les proprios doivent se demander ce que l’on fait.

Dans notre chambre on retire les matelas vers le pied du lit et on installe un tabouret sur la planche en bois qui nous sert de sommier.
J’installe la pièce de plastique et ensuite Véro fait les finitions pour boucher les petites fuites de lumière.

On décide aussi de maintenir ouverts tous les fenêtrons de l’appartement pour que l’air circule encore mieux. On cale avec du papier et ainsi ça va tenir. L’appart n’est éclairé que par de petites fenêtres placées tout en haut des murs. Vue de l’extérieur ça ressemble beaucoup à une prison, un grand mur avec de petites ouvertures à l’horizontal pour chaque cellule. Mais derrière c’est le couloir qui dessert les chambres, les salles de bain et la cuisine, et le séjour. Les  autres ouvertures sont des fenêtres invisibles qui donnent sur les puits de lumière et la porte fenêtre et une fenêtre qui donne sur la rue Candappa.

Voilà on a fait tout ce qui nous restait à faire pour terminer notre installation.

Il ne nous reste plus qu’à mettre un grand calendrier que nous a donné Muthu. Il n’y a absolument rien pour accrocher quoi que ce soit dans l’appart malgré tous les murs vides. L’idée de Véro c’est de le scotcher sur le dessus d’une porte pour ne pas abîmer la porte et pour ne pas l’empêcher de se fermer.

Il est 17h30 et on va se faire beau pour aller chez le photographe. Coiffage et maquillage pour Véro une chemise blanche pour moi.
Véro doit envoyer une photo à Brioude car ils n’ont pas pu exploiter celle qu’elle leur avait déjà envoyée et on va en profiter d’en faire une de nous deux pour immortaliser ce jour anniversaire.

On y va en prenant la moto pour ne pas transpirer et être en nage à l’arrivée.
C’est dans Anna Salai un peu avant Pothys quand on débarque côté Sud. Un petit studio invisible si C ne nous l’avait signalé.
À l’étage là où est le studio de prises de vues, c’est fermé. On redescend au rez-de chaussée pour voir si c’est ouvert, on nous avait dit ce matin 19h et il est à peine 18h

C’est bon, on peut aller attendre au studio. Mais on reste dans la rue où il fait bien meilleur à cette heure ci que dans le bâtiment.

Quand le preneur de vue monte on le suit.

Il nous demande de choisir un fond noir ou coloré ou bleu. On choisit le bleu mais il est tout rafistolé par des bouts de scotch comme du sparadrap. Photoshop fera son travail.

Il prend Véro, puis il nous prend tous les deux.

On peut descendre au magasin qui ressemble plus à un salon de coiffure, un long couloir avec des sièges et en face des ordis.

Parmi les ordi un seau rose en plastique suspendu  par une ficelle bleue. La ficelle disparaît dans le plafond où une plaque a été déplacée pour que le seau puisse passer.

C’est réseau entre le haut et le bas. Le seau monte puis descend et nos photos apparaissent sur l’écran.
Ça sert aussi d’interphone. C’est pratique. En fait en regardant le travail du preneur de vue sur l’écran je me dis que le seau ne peut pas communiquer avec le studio, car il y a une échoppe de pharmacie. En fait je pense que le seau correspond avec une pièce où sont imprimées les photos.

Des gendarmes avec képi rouge entre. Ils ont des photos à faire tirer pour le service. On est devant l’écran qui est devant nous et c’est le cadavre d’un homme mort qui apparaît sur l’écran. Le photographe fait des essais pour voir ce qu’il peut tirer de meilleur de cette prise de vue, il rajoute de la lumière.
On est tous témoin de la scène un homme et sa femme enceinte viennent d’entrer et assistent à la scène.

Ça y est, nos photos arrivent par le seau rose. Le photographe met les fichiers sur notre clé USB.

On repart. La moto démarre bien puis cale car je suis dans un trou dans la rue défoncée. Je galère pour la remettre en route. Mais elle finit par y mettre de la bonne volonté et on repart.

On coupe le boulevard en se faufilant au milieu des véhicules plein phare ou pas éclairés.

Retour rue Candappa. On coupe MG road bourré de monde à cause du Sunday Market comme si les meilleures affaires se faisaient la nuit.

C’est bon pour aujourd’hui.

On ne s’est encore pas ennuyé.

Un dîner normal, comme d’habitude. On ne s’est pas fait un restau pour cet anniversaire parce que finalement c’était beaucoup plus sympa d’avoir fait le pot d’hier au soir.

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