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| La photo pour immortaliser le D-Day |
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Premier jour de nos
quarante ans de mariage, mais surtout attente de l’arrivée de notre petit
luxembourgeois.
Véro regarde les
mails pour avoir la nouvelle la plus rapidement possible. Moi aussi je suis
impatient d’avoir cette nouvelle.
On se lève un peu
avant 7h, il fait jour dès le lever du jour dans la chambre, en fait il ne
fait jamais vraiment nuit noire. Ce
matin une espèce de grillon du foyer se défonce.
J’ai mieux dormi
cette nuit, je ne sais si c’est la fatigue de la journée d’hier ou si c’est
parce que j’ai réussi a mieux gérer le chaud-froid de la nuit. Froid avec le
ventilo, chaud sans. J’ai mis une petite couverture de coton que je mets ou enlève
selon les moments de la nuit.
Véro et moi on va
ensemble chercher le pain.
Une femme s’arrête
devant la petite chapelle à l’angle de la rue Montorsier elle pose sur le sol
son cabas en plastique jaune, elle se place devant la grille qui ferme la chapelle,
elle joint ses mains et se met à prier. Je ne me souviens plus à quel saint ou
sainte est dédié cette chapelle je regarderai demain s’il n’y a personne
devant.
Ibrahim store est
ouvert, MS s’anime.
La messe est dite
par haut-parleur, toute la rue en profite.
Les gens commencent
à se mouvoir après l’ankylosement de la nuit.
Bonnet sur la tête
et couverture sur les épaules à cause du froid, il y a quelque chose qui me
fait penser à l’Amérique du Sud. Une petite fraîcheur qui fait du bien pour
nous.
En entrant dans Hot
Bread on croise un Indien nus-pieds, qui s’essuie les pieds pour sortir dans la
rue.
Retour par le quai.
Un homme promène
deux labradors qui ont l’air gentil et viennent sentir le sac dans lequel il y
a le pain. Il sont gras comme un riche indien bien nourri.
Petit-déjeuner, on
prévoit la journée, les courses, et le reste.
On refait le lit et
on intervertit les matelas pour voir si on peut gagner un peu de confort. On
vérifie que le matelas n’est pas sur la face hiver, mais non ici il n’y a
qu’une face.
On va faire un
essai.
La lessive se
termine et on va étendre le linge sur la terrasse. Le ciel est d’un bleu
magnifique et il y a de l’air frais qui vient de l’océan.
On va faire
quelques courses, d’abord le thé puis Pothys. Ça ouvre juste, il est à peine 10h.
Des yaourts, des
jus de fruit, du raisin, des bananes, des aubergines, des soupes noodles pour le soir.
Il y a plus
d’employés dans le magasin que de clients.
Conséquence à la
caisse c’est une personne qui vide notre panier à roulettes, la caissière fait
sont boulot et l’autre personne nous emballe tout dans des sacs.
Il n’y a pas encore
quelqu’un qui porte les sacs jusqu’aux sacoches de la moto, mais ça pourrait
venir.
A côté de Pothys on
va voir un photographe, ce n’est pas là où l’on demande mais un escalier plus
loin à l’étage.
Quelqu’un de gentil
nous renseigne dans un sabir
tamouloanglais incompréhensible. Il fait signe à Véro qu’il faut qu’elle
s’essuie de visage parce qu’elle brille trop.
On reviendra ce
soir avant 7h.
On passe par le
quai pour voir si le cordonnier est ouvert parce qu’il était fermé vendredi. Il
est toujours fermé. Il doit être islamocatho. On reviendra demain, c’est pour
récupérer la housse du kindle de Véro.
Retour rue
Candappa. On croise A le proprio, on lui dit qu’on a aujourd’hui 40 ans de
mariage. Il est tout ému me serre la main en me félicitant et fait un baise
main à Véro.
On range les courses.
Véro s’installe
pour peindre.
Je me repose un peu
parce que les nuits ne reposent jamais complètement.
On part à pied pour
déjeuner, on décide d’aller à l’Aristo manger un byriani d’anniversaire au
poulet et au mouton.
On veut se prendre
un bon dessert d’anniversaire mais ils n’ont plus ni mousse au chocolat, ni
crème caramel. Du coup on ne prend rien.
Une femme nous
demande si nous ne cherchons pas un logement. Elle a loué un appartement pour
l’année à Pondy mais elle ne va pas bien elle a de la bronchite ici et elle est
chanteuse lyrique. Alors on la reconnaît on l’a vu chanter en 2011 à l’hôtel de
l’Orient. On ne peut rien faire pour son logement. Véro lui dit qu’elle a des
photos d’elle et qu’elle les lui fera passer dès notre retour en France.
On remonte NS en
direction du boulevard ouest et on va
chez Muthu Gold House pour le cadeau d’anniversaire.
Ensuite on va dans
la rue Kosakadai ou l’on a demandé hier le prix d’un matelas pour les massages.
C’est ouvert. Le marchand hésite à dire 450Rs, mais il se rappelle qu’il nous
avait dit 400Rs donc c’est 400Rs. Il ficelle le matelas et je l’emporte dans
mes bras. On remonte le boulevard et on prend la rue Ranga Poulle pour aller
chez le marchand de plastique pour acheter une feuille de plastique noir. Véro
les a vus l’autre jour lorsqu’elle a pris du plastique transparent pour peindre
sur la table, et elle a eu l’idée de mettre du plastique noir sur le fenêtrons
de notre chambre pour éviter d’avoir le grand jour dans la chambre dès 6h du
matin.
On prend un
auto-rickshaw et pour 50Rs on se fait transporter avec notre matelas jusqu’à
rue Candappa. Je filme le parcours parce qu’on n’est pas souvent dans un rickshaw,
je verrai bien ce que je pourrais en tirer.
Café, sieste. Un
oiseau chante de toutes ses forces et d’autres lui répondent par de longs
sifflements.
Installation du
matelas dans la petite chambre à côté de la nôtre. Il faut pousser le lit qui
est lourd comme une vache et ça fait un grincement terrible comme un long
gémissement, les proprios doivent se demander ce que l’on fait.
Dans notre chambre
on retire les matelas vers le pied du lit et on installe un tabouret sur la
planche en bois qui nous sert de sommier.
J’installe la pièce
de plastique et ensuite Véro fait les finitions pour boucher les petites fuites
de lumière.
On décide aussi de
maintenir ouverts tous les fenêtrons de l’appartement pour que l’air circule
encore mieux. On cale avec du papier et ainsi ça va tenir. L’appart n’est
éclairé que par de petites fenêtres placées tout en haut des murs. Vue de
l’extérieur ça ressemble beaucoup à une prison, un grand mur avec de petites
ouvertures à l’horizontal pour chaque cellule. Mais derrière c’est le couloir
qui dessert les chambres, les salles de bain et la cuisine, et le séjour.
Les autres ouvertures sont des fenêtres
invisibles qui donnent sur les puits de lumière et la porte fenêtre et une
fenêtre qui donne sur la rue Candappa.
Voilà on a fait
tout ce qui nous restait à faire pour terminer notre installation.
Il ne nous reste
plus qu’à mettre un grand calendrier que nous a donné Muthu. Il n’y a
absolument rien pour accrocher quoi que ce soit dans l’appart malgré tous les
murs vides. L’idée de Véro c’est de le scotcher sur le dessus d’une porte pour
ne pas abîmer la porte et pour ne pas l’empêcher de se fermer.
Il est 17h30 et on
va se faire beau pour aller chez le photographe. Coiffage et maquillage pour
Véro une chemise blanche pour moi.
Véro doit envoyer
une photo à Brioude car ils n’ont pas pu exploiter celle qu’elle leur avait
déjà envoyée et on va en profiter d’en faire une de nous deux pour immortaliser
ce jour anniversaire.
On y va en prenant
la moto pour ne pas transpirer et être en nage à l’arrivée.
C’est dans Anna
Salai un peu avant Pothys quand on débarque côté Sud. Un petit studio invisible
si C ne nous l’avait signalé.
À l’étage là où est
le studio de prises de vues, c’est fermé. On redescend au rez-de chaussée pour
voir si c’est ouvert, on nous avait dit ce matin 19h et il est à peine 18h
C’est bon, on peut
aller attendre au studio. Mais on reste dans la rue où il fait bien meilleur à
cette heure ci que dans le bâtiment.
Quand le preneur de
vue monte on le suit.
Il nous demande de
choisir un fond noir ou coloré ou bleu. On choisit le bleu mais il est tout
rafistolé par des bouts de scotch comme du sparadrap. Photoshop fera son
travail.
Il prend Véro, puis
il nous prend tous les deux.
On peut descendre
au magasin qui ressemble plus à un salon de coiffure, un long couloir avec des
sièges et en face des ordis.
Parmi les ordi un
seau rose en plastique suspendu par une
ficelle bleue. La ficelle disparaît dans le plafond où une plaque a été
déplacée pour que le seau puisse passer.
C’est réseau entre
le haut et le bas. Le seau monte puis descend et nos photos apparaissent sur
l’écran.
Ça sert aussi
d’interphone. C’est pratique. En fait en regardant le travail du preneur de vue
sur l’écran je me dis que le seau ne peut pas communiquer avec le studio, car
il y a une échoppe de pharmacie. En fait je pense que le seau correspond avec
une pièce où sont imprimées les photos.
Des gendarmes avec
képi rouge entre. Ils ont des photos à faire tirer pour le service. On est
devant l’écran qui est devant nous et c’est le cadavre d’un homme mort qui
apparaît sur l’écran. Le photographe fait des essais pour voir ce qu’il peut
tirer de meilleur de cette prise de vue, il rajoute de la lumière.
On est tous témoin
de la scène un homme et sa femme enceinte viennent d’entrer et assistent à la
scène.
Ça y est, nos photos
arrivent par le seau rose. Le photographe met les fichiers sur notre clé USB.
On repart. La moto
démarre bien puis cale car je suis dans un trou dans la rue défoncée. Je galère
pour la remettre en route. Mais elle finit par y mettre de la bonne volonté et
on repart.
On coupe le
boulevard en se faufilant au milieu des véhicules plein phare ou pas éclairés.
Retour rue
Candappa. On coupe MG road bourré de monde à cause du Sunday Market comme si
les meilleures affaires se faisaient la nuit.
C’est bon pour
aujourd’hui.
On ne s’est encore
pas ennuyé.
Un dîner normal,
comme d’habitude. On ne s’est pas fait un restau pour cet anniversaire parce
que finalement c’était beaucoup plus sympa d’avoir fait le pot d’hier au soir.
Les autres photos sont ici

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