Les autres photos sont ici
Je me lève vers 7h
et je vais chercher le pain.
MS, les corbeaux
corneilles sont au rendez vous des poubelles. Le petit marchand de lait
ambulant est installé à l’angle de la rue Montorsier. Ibrahim store est fermé
ce doit être un musulman, c’est vendredi.
Dans la cour de la
cathédrale, devant la vierge dorée, un homme est agenouillé les bras en croix.
Une marchande sur les marches m’appelle, ce doit être une nouvelle qui ne sait
pas que je passe tous les jours.
Dans la rue Range
Poullé je suis une petite famille de trois personnes. Au milieu une jeune fille
vêtue d’une robe à fleurs roses et formée de trois volants qui lui vient
seulement aux genoux, elle un haut rose. Elle doit avoir une dizaine d’années.
A sa droite une femme plus âgée vêtue d’un sari, une longue natte qui lui
descend le long du dos. Ce pourrait être sa sœur. A sa gauche un homme au cheveux blancs vêtus à
l’européenne mais dans un style indien, ce pourrait être son grand père. La
jeune fille à l’air heureuse entre ces deux adultes.
Tout à coup un
doute me vient et si c’était les parents de l’enfant. J’ai presque la certitude
que c’est ça. Tout à coup la jeune fille se retourne, elle porte des lunettes,
comme si elle avait senti quelque chose et elle me regarde comme pour me dire
que ce sont bien ses parents.
Ils traversent le
canal et je tourne à gauche pour Hot Bread.
A la place de
« Jésus », il y a un indien qui lit un quotidien écrit en tamoul.
Il n’y a presque
personne dans Hot Bread, toujours la femme un peu âgé qui prend comme chaque
jour son petit déjeuner.
Je prends mon pain.
Je reviens par le
canal. La vie reprend, Pondy s’éveille, les rickshaws, les motos, les lycéennes
en tenue blanche, et des lycéennes du lycée français sans uniforme, comme en France.
Un couple d’anglais
me demande où j’ai acheté mon pain. Je leur explique de suivre le canal, ce
n’est pas si loin.
Dans l’appart, Véro
se lève, je prépare le café, le petit dèj. Elle me donne les nouvelles qui sont
arrivées par Internet.
Après le petit-dèj
je pars chez l’ostéo.
Je m’arrête une rue
avant pour laisser la moto à laver. Ça vient juste d’ouvrir mais le laveur me
la prend, elle sera prête pour 10h.
Chez l’ostéo F,
tout se passe bien. Mon épaule devient moins douloureuse ce qui est un réel
progrès. J’y retourne vendredi prochain pour continuer l’amélioration.
Il est 9h30 lorsque
je sors et je marche jusqu’à l’océan puis je reviens pour récupérer la moto qui
est prête.
Elle démarre bien
ce qui est bon signe parce qu’en principe elle déteste l’eau et l’air de
l’océan. Je trouve qu’elle y met une réelle bonne volonté pour qu’on s’entende
bien.
Je reviens à
l’appart pour récupérer Véro parce que comme d’habitude on a un tas de choses à
faire et que dans cette vie contrairement à la nôtre ça prend du temps mais ici
c’est aussi le temps de vivre.
Véro a peint
pendant que j’étais chez l’ostéo et comme elle veut peindre à côté de l’ordi
pour bénéficier des images elle pense qu’il serait judicieux d’acheter un bout
de plastique pour protéger la nappe qui recouvre la table.
Comme je lui dis du
bien de l’ostéo elle veut elle aussi y aller pour son épaule et je lui prends
rendez vous pour lundi à 16h30.
A l’AF Véro a pris
hier un bouquin dont le style ampoulé découragerait tous les lecteurs. Peut-être
qu’à une époque on écrivait ainsi, mais c’est fini. Elle veut donc le rendre
pour en prendre un autre.
Je l’attends devant
l’AF où arrive aussi sur sa Enfield, V qui fera la sortie avec nous demain. On
discute et Véro arrive. Elle a changé son bouquin.
On passe chez le
cordonnier qui doit refaire l’étui du Kindle de Véro mais c’est fermé, on est
vendredi.
On va boire un thé,
chose qui paraît prioritaire dans notre circuit. Le temps que je recule la moto
pour la mettre en position de départ et ne pas avoir à la pousser, un Indien me
pique la place et s’en va sans demander son reste. J’en trouve une autre pas
trop loin.
On boit notre thé
du matin et on repart pour la rue Kosakadai, qui est l’autre nom de la rue
Ambalathadaiyar Madam, ce qui permet ainsi de se perdre à volonté puisqu’on
peut changer le nom de sa destination. Autrement dit c’est là où j’ai acheté ma
souris et c’est là que Véro veut venir pour en acheter une aussi.
On lui vend une
souris un peu plus élaborée que la mienne. Ici il faut savoir prendre ce qu’il
y a et ne pas vouloir ce qu’il n’y a pas, sinon on se fait du mal.
On laisse la moto
dans cette rue qui est tout le temps transformée en garage à motos. Celles-ci
occupent la moitié de la rue qui est heureusement en sens unique. Un énorme
camion essaye depuis la rue Sinna Subraya Pillai de tourner à droite dans la
rue. C’est impossible mais comme il est impossible qu’il fasse autre chose. Il
ne peut plus reculer parce que tout le monde s’est déjà agglutiné derrière lui,
il ne peut pas tourner à gauche c’est sens interdit, ce n’est pas le plus
gênant. Le plus gênant c’est que la rue est pleine de véhicules qui veulent
passer eux aussi.
Le doute ne
subsiste pas longtemps. Plusieurs personnes dégagent les motos pour que le
camion puisse tourner. Un Indien énorme en marcel blanc fait la circulation. On
est obligé d’attendre et de voir ce spectacle parce que même à pied on ne peut
pas passer.
L’opération
réussie, il s’ensuit une précipitation de tous les véhicules en attente, dans
tous les sens ce qui a le mérite de tout bloquer à nouveau, mais petit à petit
chacun arrive à passer et le trafique se fluidifie.
On peut avancer.
Ils sont fatigant ces Indiens. Un scoot nous klaxonne à mort parce qu’on ne
l’entend pas venir derrière nous, on se pousse, il nous dépasse, c’est un scoot
électrique. L’absence de bruit est un véritable danger ici.
On va chez Sony
pour voir si on pourrait trouver une housse pour l’appareil photo de Véro. Sur la moto elle ne peut le
laisser dans son sac comme ça parce qu’avec les trous et les bosses, il tape
parfois contre l’arceau du siège arrière. Elle donc mis dans son petit sac à
dos l’énorme sac pour l’appareil photo et tout cela est très lourd.
Il n’ont rien chez
Sony mais ils nous indiquent un
photographe un peu plus loin en face de la station de police.
On va d’abord dans
la rue Ranga Poullé pour acheter le bout de plastique pour poser sur la nappe
lorsque Véro peint. On connaît la boutique du grossiste qui vend ce genre de
chose et ça ne pose pas de pb.
Pour aller voir le
photographe on revient vers le marché Goubert et NS par la rue Thiyagu Mudali
que Véro appelle la rue des dinandiers.
On entre dans une
boutique pour savoir s’ils auraient une boîte métallique pour ranger ses tubes
d’aquarelles. Ils ne comprennent rien de ce qu’on veut. Ils ne semblent avoir
que des plats et casseroles métalliques ronds. Ça ne les empêche pas de nous
faire monter au troisième étage du magasin par des escaliers en coupe gorge,
pour voir si on ne trouve pas ce qu’on cherche, on ne sait jamais avec ces
occidentaux. En bas c’est du bordèlique rationnel au troisième c’est le
capharnaüm.
En redescendant au
second et en faisant une nouvelle tentative à cette étage j’aperçois tout en
haut d’une étagère des boites prismatiques qui pourraient faire l’affaire. Sur
cette étagère plus rien n’est rond, tout est rectangulaire soit en vertical,
soit en horizontal. On déniche une sorte de petite valise métallique qu’on peut
fermer par un cadenas. Il y en a plusieurs. D’un coup de manche de l’avant bras
ou d’une caresse de la main le vendeur ôte toute la poussière accumulée et nous
présente l’objet comme un trésor parce qu’il a compris que c’est ce qu’on
cherche. On essaye dans tous ces articles neufs de prendre le moins cabossé. Il
y en a un qui paraît presque neuf, sortie d’usine, on le prend.
Descente des étages
jusqu’à la caisse au rez-de-chaussée. Le prix est marqué dessus, il n’y a pas
d’ambiguïté. A côté de la caisse devant un petit autel dédié à Ganesh un prêtre
fait une cérémonie et allume une petite lampe à huile puis s’en va. Il est
assez énorme le torse nu et vêtu d’un dhoti.
On règle et on
continue notre parcours vers le photographe. En face de la prison il y a des
enseignes publicitaire pour Canon, Fuji, mais pas de photographe. On demande
aux autres commerçants qui nous disent que le photographe n’est plus là mais
dans la deuxième rue en partant d’ici sur la gauche. On leur fait préciser que
c’est bien de MS dont il nous parle, c’est bien ça. On revient sur nos pas pour
récupérer la moto et on coupe par la petite rue qui borde la prison Jail Line.
Il n’y a pas grand chose dans cette rue sauf une forte odeur de pisse. Arrivée
à l’autre bout le souffle coupé Véro se dit qu’on aurait dû passer voir Aroule
pour lui rappeler notre existence, il
doit terminer la robe de Véro pour demain et Véro veut changer son bouquet qui
commence à passer.
On repasse par Jail
Line ce qui est le plus court, cette fois en plus de l’odeur de pisse il y a un
homme en dhoti qui pisse accroupi, perpendiculaire au caniveau ce qui donne
encore davantage à Véro l’impression d’une odeur insupportable.
Aroule s’est trompé
dans son estimation pour la longueur du tissu, ce qui n’étonne pas vraiment
Véro, le prix sera donc un peu plus élevé et si elle est d’accord la robe sera
prête demain soir. C’est OK.
On passe chez les
vendeurs de fleurs. Aujourd’hui le bouquet de roses est à 160 au lieu de 100 la
première fois. On rouspète. Le marchand en propose à 100 mais qui ne sont pas
de première fraîcheur. On les prend donc à 160Rs négociés à 150.
On sort rue Barathi
et on va chercher la rue Sinna Subraya Pillai, c’est simple pour vous rappeler
c’est celle que le temple enjambe.
Dans la rue
Kosakadai, on récupère la moto. Ce n’est pas aussi simple. Deux vélos sont
venus se coller contre elle et un scoot s’est mis à l’arrière. Il faut déplacer
les vélos et le scoot, sortir la moto et remettre le scoot qui est cadenassé et
qui ne fait qu’un même mouvement et je n’ai pas envie de le soulever après
l’ostéo.
On repart à droite
dans Ana Salai pour reprendre la rue parallèle qui est Kalatheeswaram Koil ou
Chetty street, à ne pas confondre avec la suivante qui est Calve Subraya Chetty
ou Vysial street qui est la rue de la galerie d’aquarelles.
On remonte Chetty
jusqu’à NS et on prend à droite pour aller voir le fameux photographe. Il est
tout prêt du restaurant Don GIovanni et en face du magasin de linge de maison
AngloFrench Textile.
Manifestement à
part des tirages photos il ne fait rien d’autre, en plus il n’a pas l’air très sympa
et ne s’occupe pas de nous. On se casse. On repasse par le cordonnier qui est
toujours fermé. Et on revient à l’appart poser tous nos achats.
J’installe la
souris, Véro fait son bouquet de roses blanches, je trouve que ça va très bien
pour un anniversaire de mariage, puis on repart déjeuner. Comme on n’a pas
beaucoup d’idée ni de temps, Véro doit aller à 15h chez P&C pour préparer
le repas de la sortie de demain, je lui propose d’aller dans un restaurant
qu’on a vu ouvrir l’an dernier et où on n’est jamais allé, la Villa Shanti rue
de Suffren. C’est un beau bâtiment de style colonial, le lieu est agréable pour
déjeuner. Les prix sont d’un bon niveau pas pour tous les jours. Le poulet basquaise, sauce indienne, que l’on
prend est très bon. Très belle table en marbre avec une nappe en tissu blanc
qui ne recouvre la table que sur sa partie utilisée, des serviettes en tissu.
De petites tranches de pain, avec beurre aux herbes et une sauce rouge à étaler
sur le pain comme amuses gueules en attendant le plat principal. Le service un
peu lent pour nous qui sommes pressés mais sinon rien à dire pour ce genre
d’établissement.
Un petit manque de
savoir vivre, on nous ferme une porte qui était près de notre table et qui nous
donnait de l’espace, sans nous prévenir ou sans s’en excuser parce qu’elle
permet de clore une pièce dans laquelle il y a la clim.
Les prix annoncés
sans les taxes qui sur la facture s’élèvent à 10+15% mais qui en fin de compte
ne majore le prix que de 10%. On ne cherche pas à comprendre 900Rs pour nous
deux avec une bouteille d’eau.
On revient à
l’appart se faire un bon café et ensuite sieste.
Véro part vers 15h
et je m’attaque au blog de la matinée.
Puis coup de fil de
Véro les cuisinières qui préparent l’opération, nourrir les Frogs demain à
midi, ont besoin d’un coursier pour quelques manques.
Je pars donc chez
Pothys avec une liste de course préparée par C.
Je gare la moto
dans le garage en sous sol qui est plein à craquer de motos alors que je
pensais qu’il n’y aurait personne après Pongal
Je prends les
escalators jusqu'au 4ème étage et je pars à la recherche dans les
rayons des marchandises nécessaires, de l’eau, des bananes, du nescafé, des
tomates romaines qui sont appelées ici tomates de Bangalore. Je trouve tout.
J’appelle Véro pour demander s’il n’y a pas autre chose, non.
OK je reviens, la
moto qui démarre bien comme il faut. Ana Salai, la rue Laporte, puis Barathi,
puis Candappa.
Je monte les
courses et j’aide C à ranger toutes les barquettes de nourriture au frigo. Les
cuisinières ont fait un sacré boulot et j’espère que demain les gens seront
contents de cette sortie qu’on leur a tous concoctée, du circuit jusqu’au
repas.
Le menu
Oeuf dur
Salade de pâte avec
tomate, fromage et blanc de poulet
Chips et pain
Banane et pâtisserie
1 bouteille d’eau
d’un demi-litre par personne.
J’espère que le
circuit sera à la hauteur du menu.
Véro rentre à
l’appart et je vais faire le plein. Je veux mettre 500Rs mais ce n’est pas
possible je n’en mets que 470. Je suis toujours étonné par la consommation de
cette moto entre 3,5 et 4l au 100. Je fais vérifier la pression des pneus pour
m’assurer qu’il n’y a pas eu de perte de pression. Tout va bien il n’y a plus
qu’à rouler demain. Il faut que je fasse attention car mon réservoir est bien
plein et il n’y a pas de joint sur le bouchon. Je la mets donc sur la béquille
centrale pour la rentrer.
Je monte à l’appart
et je dis à Véro qu’on a oublié de prendre du pain pour demain matin pour le
petit dèj. On retourne chez le boulanger indien de MG road prendre des brioches
et des petits sablés que Véro aime beaucoup.
On rentre il est 7h
et Véro prépare le repas. Soupe de noodles et salade de tomate, pain et
fromage, banane et raisin.
Les autres photos sont ici

si vous voyez D & F, vous pouvez leur dire que Lilou va bien, elle est mignonne !! et elle est désormais dans le grand Box. Pour ma part j’ai fini la lecture que m’a confié Fafa, ça révolutionne ma vie de tous les jours. Nous pensons beaucoup à eux et forcement à vous en voyant les photos, cela doit être merveilleux en vrai ! Ici c’est la neige et les inondations… il pleut, il pleut, il pleut. Profitez ! et continuez
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