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| Cricket |
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J’ai l’impression
que la vie reprend après la journée d’hier.
La nuit a été bonne
sans plus.
Dans les nouvelles
de ce matin ce mot d’Ernesto : « J’ai oublié que je voulais être
gentil ».
Je trouve que c’est
plus qu’un mot d’enfant, c’est malheureusement ce qui nous arrive au quotidien
à tous, comme si la nature, la société, nous entraînaient naturellement vers
une attitude conflictuelle plutôt que vers la gentillesse qui devrait elle
s’acquérir.
Ce matin, toujours
un peu de fraîcheur, j’ai l’impression que le soleil se lève plus tard.
MS est carrément
vide ce matin.
Le petit marchand
de lait a un client.
On se lève avec
lenteur rue Petit Canal.
Quatre femmes semblent
partir pour le boulot, elles me suivent.
C’est le calme
devant la cathédrale, pas d’odeur rue Ranga Poullé.
Il y a du monde ce matin à Hot Bread surtout des
Indiens.
Sur le quai
d’Ambour une famille d’occidentaux le père, la mère, deux filles marchent
devant moi. Les filles se sont vêtues d’habits locaux et on les croirait en pyjama malgré leur sac à
dos.
Ils pénètrent dans
un restaurant sur la droite, Restaurant Cottage. Je ne connaissais pas et je me
dis qu’ils doivent venir de débarquer parce qu’en principe le petit dèj dans le
secteur c’est Bon Bake, Daily Bread ou Hot Bread.
Sur un rickshaw à
plateau passe une famille, le père pédale et assis sur le plateau, la mère et
deux enfants.
À l’angle de la rue
Surcouf, un homme avec un énorme téléobjectif photographie les passants du
quai. Je n’aime pas ce genre de photographes. Je préfère Véro qui se colle sous
le nez des gens. La photo est alors un défi et non un vol.
Véro se lève, elle
a bien dormi.
Petit dèj.
Au programme ce
matin, ostéo et retrouver chez Pitchaya F&D.
Changement de
programme parce que la moto ne démarre pas. Je fais le bilan comme le garagiste
l’autre jour, il y de l’essence mais le klaxon ne fonctionne pas, conclusion :
panne de batterie.
Je remonte dans
l’appart et demande à Véro d’appeler Félix pour lui dire de venir nous la
démarrer. Moi pendant ce temps je prends un rickshaw pour aller chez l’ostéo.
50Rs
J’y arrive un peu
en retard, mais il a plus de retard que moi donc c’est bon.
Il constate
effectivement que j’ai mal à l’épaule et il me torture selon sa technique qui
la dernière fois a manqué d’efficacité. Alors face à ce manque de résultat il
me dit qu’il serait bien d’arrêter la moto car les vibrations dans la main et
le bras, ce n’est pas bon pour l’épaule.
Je comprends qu’il
abandonne.
La séance terminé,
je suis fatigué. Je prends un dernier rendez vous pour vendredi prochain.
Dans la rue je me
sens bien et j’ai l’impression d’avoir un corps tout neuf. Il est 10h15 et je
passe un coup de fil pour savoir ce qu’il en est de Félix, il n’est toujours
pas venu. Mais F&D sont à l’appart.
Je veux prendre un
rickshaw mais il me demande 70Rs, je refuse alors c’est 50Rs je refuse encore
en lui disant que maintenant je n’ai plus confiance, alors c’est le prix que je
veux.
Mais je décide de
rentrer à pied, je me sens bien dans mon corps et il fait bon marcher dans la
ville blanche.
Lorsque je passe le
canal ce n’est plus pareil, on dirait que la ville indienne est plus chaude. Je
remonte le plus loin possible la rue Canteen qui est bien à l’ombre et je
débouche sur MS au niveau de la cathédrale. Je reste sur le côté gauche pour
être à l’ombre.
C’est avec plaisir
que je retrouve F&D qui me racontent à nouveau leur séjour à Goa qu’ils
viennent déjà de raconter à Véro. Il nous raconte les moins et les plus qui
sont les agréments du voyage.
Véro a rappelé
Félix mais il n’est toujours pas là. C’est lui qui fini par rappeler parce
qu’il s’est trompé de Véro. Il a confondu avec la Véro des Frog qui a elle
aussi une Enfield rouge, mais une Thunderbird et pas une Bullet.
Enfin il arrive. Je lui montre que c’est la
batterie, le klaxon ne fonctionne pas. Il réussit quand même à la démarrer et
le klaxon fonctionne à nouveau, trop fort le Félix. Il admet quand même que
cette batterie donne des signes de faiblesse.
Je lui dis que de
toute façon on voulait aller chez lui car on a dépassé les 500km et qu’il
fallait peut-être revoir l’huile.
On lui apporte tout
de suite.
F&D sont partis
de leur côté pour louer une moto. On se donne rendez vous au Surguru à 13h
Chez Félix ce
dernier s’excuse à nouveau de son erreur et Véro lui dit la prochaine fois je
dirai Véro à la Bullet rouge. Félix dit non il suffira de dire Véro Q. On ne se
regarde pas avec Véro pour ne pas éclater de rire. Le Q vient de la plaque
d’immatriculation, compte tenu de l’âge respectable de la moto c’est une plaque
qui commence par PYQ et un numéro. Alors que les nouvelles plaques ne
commencent que par PY et un numéro.
Il en a pour une
heure.
On va jusqu’à
Himalaya reprendre des comprimés ayurvédique contre la douleur. On revient au
Goubert Market voir Aroule et lui rappeler que la robe c’est pour ce soir. Pas
de problème.
On passe chez notre
couturier pour les vestes ils nous font asseoir et ne nous donnent aucune
nouvelle de l’avancée du travail. On reviendra.
Véro s’achète un
nouveau châle car pour le précédent ses dorures n’ont pas résistées à la
machine à laver.
On revient chez
Félix il est midi trente. Il n’a pas fini mais c’est bien avancé. On attend un
peu et on peut reprendre la Bullet. Elle est bien réglée et elle fonctionne
bien. Le bruit du moteur est une merveille.
On s’arrête chez le
loueur de moto pour voir si tout s’est bien passé. Notre ami est là avec son
fils de 10 mois qui à l’air assez dégourdi, on ne l’effraye pas.
Il nous dit de dire
à D que la moto est prête, elle est là, il peut la prendre. On dit qu’on doit
les retrouver au Surguru et que s’ils y sont on passe un coup de fil et ils
nous l’apporteront.
Au Surguru F&D
sont là. Véro appelle le loueur qui va venir. On commence à manger et
effectivement quelqu’un vient pour la moto. D va la voir. Il revient un peu
déçu car il faut la démarrer au kick, elle n’a pas de démarreur électrique.
On sort du Surguru
pour prendre les motos. D n’arrive à la démarrer. Des gens l’aident ils y
arrivent puis elle cale comme si elle ne tenait pas le ralenti.
Puis elle ne veut
plus démarrer du tout.
J’emmène D chez le
loueur. Il va venir. En l’attendant j’essaye de la démarrer et elle démarre
sans pb. Il faut un peu tenir la poignée de l’accélérateur mais ça ne me semble
pas si grave. Mais D n’en veut plus, il l’a prend et retourne la porter chez le
loueur. Il ne veut plus de cette moto. Le loueur lui dit qu’il pourra lui en
avoir une demain vers 10h du matin avec le démarreur électrique.
Je récupère D, on
récupère les filles qui sont depuis le début de cette aventure assises sur le
trottoir devant le Surguru.
Véro et moi on file
à l’appart avec la Bullet F&D viennent à pied pour nous y rejoindre et pour
prendre le café.
Il n’y a plus
d’électricité, les ordis sont sur leur batterie.
Ils récupèrent les
affaires qu’ils nous avaient laissées et prennent un rickshaw pour retourner
chez Pitchaya. On se donne rendez vous
demain à 10h chez le loueur.
On se repose un peu
et vers 16h on part pour l’AF car Véro a fini ses bouquins. A la bibliothèque
de l’Alliance en voyant des chaussures elle sait qu’une amie est là aussi.
On demande notre
carte d’adhérent. Elle n’est toujours pas prête.
On revient vers le
centre en passant par la rue Dumas pour voir sur le petit terrain qui est
devant notre Dame des Anges les joueurs de pétanque. Il n’y a qu’un seul accès
à ce terrain c’est par la rue Dumas et chaque fois qu’on voit les joueurs on
est sur le boulevard Goubert et on ne peut entrer sur le terrain.
Il y a des enfants
qui jouent au cricket et l’on voit arriver, un par un, les joueurs. Ils se
préparent pour former les équipes et démarrer une partie.
On s’assied avec
ceux qui regardent les joueurs Véro prend des photos des joueurs de cricket et
des boulistes.
Soudain elle prend
dans le dos, par chance contre la bretelle matelassée de son sac à dos, la balle
de cricket. Tout le monde est embêté, les enfants eux-mêmes qui sont des
orphelins, nous disent les boulistes.
On continue notre
chemin en rejoignant le boulevard Goubert. A hauteur de promenade on revient
vers la ville. On traverse le jardin Barathi qu’on n’a jamais vu avec cette
lumière. Il est en train d’être décoré avec des lumières comme tous les
bâtiments administratifs de la ville parce que demain le 26 c’est le jour de la
fête nationale.
La poste est fermée
il est presque 17h30. On remonte la rue Ranga Poullé pour aller au marché Goubert
prendre du café, des citrons, un bouquet de fleurs, et voir Aroule pour la
robe.
On entre dans le
marché par la rue Ranga Poullé qui est calme ce soir. On prend le café, 500g
185Rs, des citrons 20Rs. Chez Aroule la robe est prête et semble assez réussie.
On ressort par la
rue Barathi pour acheter des fleurs. C’est 140 les 20 roses. Véro défait le
paquet et compte les roses, il n’y en a pas 20. Le marchand semble étonné on
n’avait jamais dû lui faire le coup. Le prix tombe à 100Rs
On revient à
l’appart par la rue Barathi, puis Laporte, on croise la rue Montorsier. Le
magasin où l’on veut prendre de la bière est fermé. Il y a un mot sur la porte.
Ça ne fait rien on va laisser nos courses dans les escaliers et faire un saut d’un coup de moto jusqu’à la rue
Ranga Poullé en face du Nilgiris.
Le magasin est
aussi fermé et sur la porte la même affiche que rue Montorsier, du coup Véro la
lit, la vente d’alcool est interdite du 25 au 27 janvier pendant les jours de
fête nationale.
On ne boira donc
pas notre petite bière du soir avant lundi. Ce n’est pas si grave, on rentre à
l’appart
L’électricité
semble être revenue sauf sur la prise des ordis. Je m’aperçois alors que la
femme de ménage a touché l’interrupteur des prises et a coupé l’alimentation
des ordis.
Déjà au Sri Lanka Anula faisait ça, on ne sait pas pourquoi, par
économie sans doute. On va essayer de lui expliquer qu’il ne faut plus le
faire.
Véro prépare le
repas du soir
Ce soir, soupe de
noodles, salade de tomates, de concombres et de petits oignons blancs, salade
de fruits fraises, fruit de la passion, papaye, bananes.
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.../... A prpos de la carte de l'Alliance, donnez votre adresse ne France ils vous la feront parvenir par courrier...
RépondreSupprimerBiz LouLou Misseï