![]() |
| Le gâteau au Space |
Les autres photos sont ici
J’ai passé une mauvaise
nuit sans arriver à vraiment dormir.
Ce matin F&D
viennent prendre le petit dèj avec nous je n’ai donc pas à aller au pain
puisqu’ils vont apporter la baguette.
Je n’ai qu’à
préparer tout le reste.
Ce matin le temps
est un peu couvert.
Du balcon, je vois
le livreur de bouteille de gaz qui stationne devant l’entrée. Il un vélo comme
une sorte de triporteur à plateau sur lequel il transporte neuf bouteilles de
gaz.
Petit-déjeuner
anniversaire avec jus de fruit, pain,
beurre, confiture, café, mangues et papayes.
Au moment de partir,
je n’arrive pas à démarrer la Bullet. Rien à faire tous ceux qui passent dans
la rue s’y essaye, même P qui sort de chez lui. A le proprio se fout de nous
gentiment en disant qu’il vaut mieux avoir un scoot. On reste assis tous les 4
sur le trottoir dans la rue, c’est plus vivant que de remonter à
l’appart.Chacun comme dans la fable du meunier son fils et l’âne, y va de son
commentaire.
On appelle Félix, il
vient. Une manif du stade toulousain avec des drapeaux noirs et rouges passe
dans Mission street, les hommes devant, les femmes plus nombreuses derrière, il
n’y a ni banderole, ni slogan. En fin de manif le bus qui a amené les
manifestants suit comme une voiture balai. Les femmes sont très heureuses de se
faire photographier par Véro, c’est toujours un témoignage de leur lutte.
Une heure après
Félix n’est toujours pas là.
On le rappelle, il
vient tout se suite il a été occupé avec un client.
D qui a compris sort
son carnet de voyage pour illustrer la situation. Je prends sa moto pour aller
chercher Félix.
C’est le bordel dans
Pondy au niveau de la bank of india dans MG road on n’avance plus.
Je prends la rue à
gauche pour rejoindre Ana SalaÏ, là aussi c’est bloqué mais c’est à cause du
feu avec Nehru street. Je finis pas arriver chez Félix qui discute
tranquillement Bullet avec un client. Je lui dis que nous on l’attend, dans la
rue comme des malheureux.
Aussitôt il part
devant moi. Je passe un coup de fil à Véro pour lui dire qu’il arrive.
C’est toujours le
bordel dans Pondy au niveau de la circulation, mais aujourd’hui encore plus
avec la manif.
Diagnostic du chef
c’est la bougie. Comme il est venu les mains dans les poches, il repart en
chercher une.
Heureusement encore
que P nous a ouvert les portes de sa maison et fournit les outils pour démonter
la bougie.
F&D font la
connaissance de C&P, et on discute dans la rue, jusqu’au retour de l’oiseau
Félix. Changement de bougie et ça repart.
Il est 12h30, on
vient de passer deux heures à attendre. On pense aux gens qui nous disent tout
le temps lorsqu’on revient, mais qu’est ce que vous faites de vos journées…
On renonce à l’Alliance Française, au papier
qu’on doit faire envoyer pour N, à aller saluer Abel dans sa galerie et on
décide d’aller déjeuner à Auroville.
On prend d’abord la
grande route, l’ECR, puis la petite route de la palmeraie.
Pour une circulation
plus cool. On fait tellement intégré qu’on nous arrête pour nous demander où est la poste, où est la prochaine
station-service…
Enfin on s’arrête au
restaurant Tanto sur le bord de la route qui mène au Visitor’s center.
On reste un grand
moment à déjeuner ce qui permet à F&D de récupérer parce que depuis leur
arrivée, ils ont des problèmes de sommeil avec la chaleur et maintenant la clim
qui fait du bruit.
On se fait des
petites crèmes au chocolat qui sont divines, pour l’anniversaire de F. Les
filles évidemment ne résistent pas à l’attrait du magasin cachemiri de l’autre
côté de la route qui vend des fringues pour filles. Heureusement il y a un
panne d’électricité ce qui leur permet de ne rien trouver mais D et moi ne
pouvons avoir notre expresso, alors on a un café noir bouilli.
Ce moment a été
sympa pour F&D et pour nous parce qu’on déjeune dehors, que c’est bon et
qu’il y a beaucoup moins de bruit qu’à Pondy. Finalement ils ont trouvé un peu
de repos.
On va aux visitor’s
center et on fait les boutiques. La faune qui est là le regard perdu dans les
nuages et le sourire banane plaqué sur les lèvres ne nous inspire pas plus que
ça.
On croise Nadaka, un
copain de Claude qui se souvient bien de lui, parce qu’ils se sont suivis de
loin en loin, et il nous dit de le saluer pour lui.
On raconte à F&D
que nous venons depuis longtemps ici et que nous connaissons quelques
aurovilliens qui nous saluent et avec
lesquels on discute de la pluie et du beau temps, mais jamais aucun ne nous a
invité à venir prendre un pot chez lui. Un peu comme les toulousains de souche
d’ailleurs.
On se demande ce
qu’ils ne veulent pas montrer, ce qu’ils ne veulent pas dire, notamment sur
l’économie d’Auroville, comment circule le fric dont ils se disent détachés
mais dont on voit bien que ça tient une place aussi importante que dans les
sociétés occidentales.
Comme ce n’est pas
très sympa ce coin on rentre.
On prend de la
confiture car il faut reconnaître que celle qu’ils font est bonne mais chère.
On passa par
Serenity Beach pour voir si F&D pourrait se trouver un guest sympa pour
leur retour de Goa.
Chez les Tibétains
Boti, c’est cher et on ne peut pas voir la chambre. Un autre guest est une
horreur comme au Sri Lanka et un dernier modeste le Orly Guest house, un peu
plus loin de la plage et tenu par un français. Les chambres sont modestes,
petites, mais propres.
Ils ont vu et
prendront leur décision plus tard.
On rentre par la
petite route qui traverse les faubourgs nord de Pondy.
On s’arrête chez le
fabricant de chaussures, mais les chaussures de F ne sont pas prêtes.
On retourne chacun
chez nous pour souffler un peu.
A 19h30, on part
pour le restaurant Le Vietnam qui est maintenant rue de Bussy dans la ville
blanche. On part à pied, c’est tout près, eux à moto pour le retour.
Lorsqu’on arrive on
voit le restau qui est fermé, la moto qui est garée et pas de F&D. On est
un peu déconcerté. On demande à la gardienne du restau Mme Chanti si elle a vu
quelque chose vu que c’est juste en
face. Non elle n’a vu personne.
Enfin ils arrivent,
ils étaient allés voir un magasin pensant que nous mettrions plus de temps à
venir. Comme le restau est fermé on décide d’aller passer la soirée
anniversaire de F à L’Espace, chez Pitchaya, qui est à deux pas.
Il est trop tôt pour
voir Pitchaya, mais il va venir.
On s’installe, on
dîne et on est étonné par la qualité des plats qu’on mange, je pensais que ce
serait moins bon compte tenu de l’équipe de jeunes qui tient le restau en
l’absence de Pitchaya.
Lorsque la soirée
est bien avancée je prétexte d’aller aux toilettes et je fais un saut à la
maison pour récupérer le gâteau d’anniversaire que D nous a fait acheter pour
que F ne le sache pas. Comme c’est à deux pas, ça ne me prend pas beaucoup de
temps. Je reviens, je laisse le gâteau dans les escaliers et je dis à Véro
d’aller elle aussi aux toilettes parce qu’il y a du monde.
Elle récupère le
gâteau et file à la cuisine pour le faire mettre dans un plat et y mettre
quelques bougies.
F ne s’est toujours
aperçu de rien. Les employés coupent les ventilo à cause des bougies et Véro
amène le gâteau et tout le restau chante Happy Birthday.
On commande de quoi
boire avec le gâteau, pour arroser cette soirée.
C’est un
anniversaire qui aura duré du matin jusqu’au soir.
Les autres photos sont ici

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...