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mardi 8 janvier 2013

L'anniversaire de Fafa

Le gâteau au Space
Les autres photos sont ici
 
J’ai passé une mauvaise nuit sans arriver à vraiment dormir.
Ce matin F&D viennent prendre le petit dèj avec nous je n’ai donc pas à aller au pain puisqu’ils vont apporter la baguette.
Je n’ai qu’à préparer tout le reste.

Ce matin le temps est un peu couvert.

Du balcon, je vois le livreur de bouteille de gaz qui stationne devant l’entrée. Il un vélo comme une sorte de triporteur à plateau sur lequel il transporte neuf bouteilles de gaz.

Petit-déjeuner anniversaire avec  jus de fruit, pain, beurre, confiture, café, mangues et papayes.

Au moment de partir, je n’arrive pas à démarrer la Bullet. Rien à faire tous ceux qui passent dans la rue s’y essaye, même P qui sort de chez lui. A le proprio se fout de nous gentiment en disant qu’il vaut mieux avoir un scoot. On reste assis tous les 4 sur le trottoir dans la rue, c’est plus vivant que de remonter à l’appart.Chacun comme dans la fable du meunier son fils et l’âne, y va de son commentaire.

On appelle Félix, il vient. Une manif du stade toulousain avec des drapeaux noirs et rouges passe dans Mission street, les hommes devant, les femmes plus nombreuses derrière, il n’y a ni banderole, ni slogan. En fin de manif le bus qui a amené les manifestants suit comme une voiture balai. Les femmes sont très heureuses de se faire photographier par Véro, c’est toujours un témoignage de leur lutte.

Une heure après Félix n’est toujours pas là.

On le rappelle, il vient tout se suite il a été occupé avec un client.

D qui a compris sort son carnet de voyage pour illustrer la situation. Je prends sa moto pour aller chercher Félix.
C’est le bordel dans Pondy au niveau de la bank of india dans MG road on n’avance plus.

Je prends la rue à gauche pour rejoindre Ana SalaÏ, là aussi c’est bloqué mais c’est à cause du feu avec Nehru street. Je finis pas arriver chez Félix qui discute tranquillement Bullet avec un client. Je lui dis que nous on l’attend, dans la rue comme des malheureux.

Aussitôt il part devant moi. Je passe un coup de fil à Véro pour lui dire qu’il arrive.

C’est toujours le bordel dans Pondy au niveau de la circulation, mais aujourd’hui encore plus avec la manif.

Diagnostic du chef c’est la bougie. Comme il est venu les mains dans les poches, il repart en chercher une.
Heureusement encore que P nous a ouvert les portes de sa maison et fournit les outils pour démonter la bougie.

F&D font la connaissance de C&P, et on discute dans la rue, jusqu’au retour de l’oiseau Félix. Changement de bougie et ça repart.

Il est 12h30, on vient de passer deux heures à attendre. On pense aux gens qui nous disent tout le temps lorsqu’on revient, mais qu’est ce que vous faites de vos journées…

On  renonce à l’Alliance Française, au papier qu’on doit faire envoyer pour N, à aller saluer Abel dans sa galerie et on décide d’aller déjeuner à Auroville.

On prend d’abord la grande route, l’ECR, puis la petite route de la palmeraie.

Pour une circulation plus cool. On fait tellement intégré qu’on nous arrête pour nous  demander où est la poste, où est la prochaine station-service…

Enfin on s’arrête au restaurant Tanto sur le bord de la route qui mène au Visitor’s center.

On reste un grand moment à déjeuner ce qui permet à F&D de récupérer parce que depuis leur arrivée, ils ont des problèmes de sommeil avec la chaleur et maintenant la clim qui fait du bruit.

On se fait des petites crèmes au chocolat qui sont divines, pour l’anniversaire de F. Les filles évidemment ne résistent pas à l’attrait du magasin cachemiri de l’autre côté de la route qui vend des fringues pour filles. Heureusement il y a un panne d’électricité ce qui leur permet de ne rien trouver mais D et moi ne pouvons avoir notre expresso, alors on a un café noir bouilli.

Ce moment a été sympa pour F&D et pour nous parce qu’on déjeune dehors, que c’est bon et qu’il y a beaucoup moins de bruit qu’à Pondy. Finalement ils ont trouvé un peu de repos.

On va aux visitor’s center et on fait les boutiques. La faune qui est là le regard perdu dans les nuages et le sourire banane plaqué sur les lèvres ne nous inspire pas plus que ça.
On croise Nadaka, un copain de Claude qui se souvient bien de lui, parce qu’ils se sont suivis de loin en loin, et il nous dit de le saluer pour lui.

On raconte à F&D que nous venons depuis longtemps ici et que nous connaissons quelques aurovilliens qui nous saluent et  avec lesquels on discute de la pluie et du beau temps, mais jamais aucun ne nous a invité à venir prendre un pot chez lui. Un peu comme les toulousains de souche d’ailleurs.
On se demande ce qu’ils ne veulent pas montrer, ce qu’ils ne veulent pas dire, notamment sur l’économie d’Auroville, comment circule le fric dont ils se disent détachés mais dont on voit bien que ça tient une place aussi importante que dans les sociétés occidentales.

Comme ce n’est pas très sympa ce coin on rentre.

On prend de la confiture car il faut reconnaître que celle qu’ils font est bonne mais  chère.

On passa par Serenity Beach pour voir si F&D pourrait se trouver un guest sympa pour leur retour de Goa.
Chez les Tibétains Boti, c’est cher et on ne peut pas voir la chambre. Un autre guest est une horreur comme au Sri Lanka et un dernier modeste le Orly Guest house, un peu plus loin de la plage et tenu par un français. Les chambres sont modestes, petites, mais propres.

Ils ont vu et prendront leur décision plus tard.

On rentre par la petite route qui traverse les faubourgs nord de Pondy.

On s’arrête chez le fabricant de chaussures, mais les chaussures de F ne sont pas prêtes.
On retourne chacun chez nous pour souffler un peu.

A 19h30, on part pour le restaurant Le Vietnam qui est maintenant rue de Bussy dans la ville blanche. On part à pied, c’est tout près, eux à moto pour le retour.
Lorsqu’on arrive on voit le restau qui est fermé, la moto qui est garée et pas de F&D. On est un peu déconcerté. On demande à la gardienne du restau Mme Chanti si elle a vu quelque  chose vu que c’est juste en face. Non elle n’a vu personne.

Enfin ils arrivent, ils étaient allés voir un magasin pensant que nous mettrions plus de temps à venir. Comme le restau est fermé on décide d’aller passer la soirée anniversaire de F à L’Espace, chez Pitchaya, qui est à deux pas.

Il est trop tôt pour voir Pitchaya,  mais il va venir.

On s’installe, on dîne et on est étonné par la qualité des plats qu’on mange, je pensais que ce serait moins bon compte tenu de l’équipe de jeunes qui tient le restau en l’absence de Pitchaya.

Lorsque la soirée est bien avancée je prétexte d’aller aux toilettes et je fais un saut à la maison pour récupérer le gâteau d’anniversaire que D nous a fait acheter pour que F ne le sache pas. Comme c’est à deux pas, ça ne me prend pas beaucoup de temps. Je reviens, je laisse le gâteau dans les escaliers et je dis à Véro d’aller elle aussi aux toilettes parce qu’il y a du monde.
Elle récupère le gâteau et file à la cuisine pour le faire mettre dans un plat et y mettre quelques bougies.

F ne s’est toujours aperçu de rien. Les employés coupent les ventilo à cause des bougies et Véro amène le gâteau et tout le restau chante Happy Birthday.

On commande de quoi boire avec le gâteau, pour arroser cette soirée.

C’est un anniversaire qui aura duré du matin jusqu’au soir.

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