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| Le resto de midi |
Les photos sont ici
Aujourd’hui Véro et moi on a
décidé de faire le parcours proposé aux Frogs pour se le remettre en tête.
Comme D conduit sa moto comme un chef, nous avons proposé à F&D de venir
avec nous ce qu’ils ont accepté avec plaisir.
Lever 6h, F&D sont déjà là
parce qu’ils avaient compris lever 5h.
On prend un petit dèj sobre pour
ne pas perdre de temps et on démarre.
Passage obligé par la pompe à
essence de l’ashram, et on file vers le Sud.
Arrêt à Thalakuppam pour prendre
un thé qui n’est pas très bon. Il est vrai qu’il est tôt et qu’il fait les
premiers thés de la journée pour nous.
On continue direction
Maraimalaiadigal. On a quitté la ville, la grande route et on est sur une route
de dimension moyenne qui serpente entre les champs. Elle est bordée de huttes
en terre et en paille dans lesquelles vivent des familles.
On arrive rapidement au Thennabapkkan
Temple aux statues votives. Ça fait toujours aussi drôle de se trouver au
milieu et l’on a parfois l’impression que tout ce monde, hommes femmes et
enfants va se mettre à vivre. Ces statuettes on quelque chose du petit garçon
des revenants.
On est bien accueilli par les
marchands d’offrandes, par les prêtres de Siva et par le faiseur de statues qui
nous montre sa technique.
On ne reste pas très longtemps et
l’on repart à la recherche du banyan tri-centenaire.
On se trompe de chemin. Un homme
veut nous offrir de longs bâtons de canne à sucre mais nous ne serions pas bien
quoi en faire.
On prend une petite route sur
notre gauche qui suit une digue faite de terre. Au sommet de la digue une paire
de fesses humaines est en train de se délester.
On rejoint la route de Kijour et
l’on prend à gauche. On arrive vite au Banyan. La porte du sanctuaire est
exceptionnellement ouverte, on rentre les motos et on les laisse près du
portail pour qu’elles ne viennent pas gâcher le paysage.
D escalade les branches qui
s’enracinent dans le sol, un homme lui demande de descendre, on ne comprend pas
très bien si c’est parce que l’arbre est divin ou si parce qu’il a peur qu’il
tombe, ou peut-être les deux.
Près de l’autel il y a la
prêtresse qui nous regarde en silence le visage inondé par le lumière du
soleil.
Au bout d’un moment elle nous
demande de sortir les motos parce qu’elle doit fermer le portail. Elle a une
chaîne avec un cadenas fermé au bout. Elle entoure les deux battant du portail
avec la chaîne est laisse pendre le cadenas devant comme si le portail était
cadenassé.
On reprend la route pour Kijour.
On s’arrête pour regarder le hangar où la décision de rendre Pondy à l’Inde a
été prise en 1954.
A notre grande surprise et pour
la première fois une femme nous fait signe que nous pouvons pénétrer dans
l’espace et dans le hangar pour visiter.
Il y a des photos concernant
l’indépendance de l’Inde en 1948, et des reproduction des bulletins de vote
marqué OUI et NON pour se prononcer pour la scission, des dessins caricaturaux
contre les Français.
La femme nous encourage à aller
voir le monument, puis elle nous fait remplir un cahier qui doit recenser les
visites.
Direction Madagadipet la route
est d’abord assez étroite puis s’agrandit.
On s’arrête sur la grande place
en bordure de la route qui vient de Villianur qui croise celle que nous venons
d’emprunter et nous allons la traverser pour aller de l’autre côté de cette
route.
Pour l’instant on fait une pose
thé et petit gâteaux pour se remettre de notre parcours matinal.
Puis on traverse la route en
direction du village de Tiroubouvanaï pour aller voir le temple chola dédié à
Vishnou. Comme D n’est pas intéressé par les temples, on ne va pas plus loin
dans cette direction, notamment pour aller voir Tiruvandar Koïl érigé en
l’honneur de Siva. Il faut suivre une petite route sinueuse qui passe à travers
champ et à travers un petit bois où vivent des cochons sauvages.
Au carrefour de la route de
Mailan et de celle de Tirubuvanaï on sent une bonne odeur de nourriture. Il y a
dans une salle couverte de paille des tables et des chaises et l’on demande si
l’on peut manger. Il est un peu tôt il faut revenir dans une demi-heure.
On fait un tour dans le village à
la grande joie des villageois, femmes et enfants et sous l’œil inquiet d’un
gardien d’usine qui nous regarde par le fenestron du portail qu’il gère.
On revient au restaurant, c’est
près. On nous installe le couvert réduit à sa plus simple expression, une
feuille de banane qu’il faut laver avec l’eau qui a été mise dans nos verres.
L’opération coupe direct
l’appétit à F qui finalement mangera plus tard les petits pains que nous avions
prévus.
Aujourd’hui midi, c’est du thali
comme plat du jour. Le garçon pose un peu de
légumes sur la feuille, deux petits tas, puis dépose une grande pelletée
de riz blanc qu’il arrose avec une sauce spéciale.
On sort nos couteaux, spécial
raid, qui font cuillère fourchette couteau. D mange avec ses doigts.
Finalement c’est très bon et on
pourrait en reprendre si on avait encore faim, mais c’est trop nourrissant.
Pas de café.
On reprend la route jusqu’à
l’intersection qui indique la direction de Sorapet et Sellipet ensuite c’est
presque tout droit jusqu’à Tiruvakaraï.
Le pont qui enjambe la rivière
Cingy est terminé, on ne prendra plus le gué pour traverser.
On traverse le village, il y a
toujours des camions qui font des va-et-vient depuis la carrière proche.
On va jusqu’au géants et on fait
une longue pause. D essaye la Enfied et revient en ne faisant que répéter :
« ça c’est autre chose comme moto ».
On va au site officiel du bois
pétrifié, qu’on visite.
On s’arrête à la forêt de bois
pétrifié pour avoir une idée du lieu et de l’étendu.
On prend la route du retour.
Arrêt au lac Ousteri.
Entrée dans Pondy à l’heure de
pointe, une circulation incroyable mais D s’en tire bien.
Arrêt près de la statue d’Indira
Gandhi pour repérer un magasin Natural. Il est trop tard et trop de fatigue
pour traverser ce carrefour gigantesque.
On continue vers le centre de
Pondy, la gare des bus, la rue de Bussy et la rue Ellaiamman Koil, et enfin le
Rêve Bleu.
Je crois que F&D vont en
avoir pour un bout de temps à se remettre de cette balade. On leur dit à demain
midi pour aller chez Pitch.
Retour à l’appart. On gare la moto nous aussi on a eu notre dose
pour la journée.
Pas de réponse du crédit mutuel
qui ne semble pas du tout concerné par notre pb.
On se dit qu’on va essayer de nouveau de retirer de l’argent
dans un distributeur.
On retourne à pied à la City Bank
et là surprise ça marche pour 10000Rs
On ne peut s’empêcher de soupçonner
le crédit mutuel d’avoir fait du zèle humain ou informatique et d’avoir bloqué
la carte lorsqu’ils ont vu mes essais
pour essayer d’obtenir un retrait.
Vu leur célérité à me répondre on
ne le saura sans doute jamais.
On est soulagé, sauf pour les
frais.
On décide de dîner à la maison.
On fait quelques courses dans le magasin qui est sur MG road et on revient chez
nous.
Blog, repas, blog.
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