Les autres photos sont ici
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Ce matin je ne vais pas au pain, c’est F&D qui l’apportent en venant
prendre le petit dèj.
La moto est toujours là, je l’aperçois du balcon. Je n’ai pas osé la
rentrer hier au soir sans en parler au proprio.
Une femme devant la porte de la maison d’en face dessine un kolam
coloré, tandis qu’une autre balaie devant son entrée, j’entends d’ici le fruuut
fruuut du balai, c’est la petite bonne des propriétaire puis avec un jet elle
lave devant et juqu’au milieu de la chaussée. Les corbeaux corneilles coassent.
Quelques véhicules passent sans faire encore trop de bruit. Il fait chaud dans
le séjour, j’ai tout ouvert pour que la fraîcheur matinale entre dans la pièce.
J’appelle Véro pour qu’elle se prépare.
Tout est prêt et on attend plus que F&G et le pain.
Dès qu’ils sont là, je lance la cafetière électrique et je m’aperçois
qu’elle ne veut pas couler et du coup tout reste dans le filtre et ça déborde
et le peu qui passe est plein de marc comme un café turc. Il y a un bouton que
j’ai du toucher sans m’en rendre compte et qui bouche l’ouverture vers la
cafetière en verre. Je recommence tout.
On se fait quand même un super petit déjeuner, avec jus de fruit, pain
beurre confiture, fruits de la passion et bananes.
D et moi partons chez le loueur de moto. C’est notre copain, mais ils
n’a plus la petite Honda Splendor qu’il nous avait montrée hier. Il a une 150cc
d’allure sportive qu’il veut bien nous louer 300Rs par jour. D ne veut pas
prendre cette moto. Notre ami me dit alors qu’il peut avoir une 100cc pour 14,
15h et il nous montre une moto sous un tas de poussières de l’autre côté de la
route pour nous dire que ce sera quelque chose de semblable. On va voir la
bête, du coup il la dépoussière à grand coup de jet d’eau et la fait démarrer et
nous dit qu’en attendant l’autre on peut la prendre.
Il essaye de la démarrer, mais, après une douche c’est toujours
difficile pour une moto. Il appelle de l’essence, il défait le connecteur de la
bougie et l’essuie, enfin elle démarre.
On peut mettre de l’essence il nous la changera de réservoir.
D arrive à la démarrer et on file à la station service. Il en met pour
100Rs et le pompiste se marre comme une baleine et l’on ne sait pas bien ce qui
peut le faire rire ainsi. Peut-être se foutent-t-ils de nous, lui et son
collègue.
On revient à l’appart par la rue Ranga Poulle et par Mission street. D
se débrouille plutôt bien je trouve.
Les filles sont prêtes et l’on part à pied pour faire Sunday Market. On
passe par le petit marché qui fait l’angle avec Gandhi road et Bussy street.
Puis de là on remonte tout Gandhi road en prenant le temps de regarder
tout ce qui est proposé aux chalands par des vendeurs à la sauvette, bien que
ce soit une institution. Tout le monde se retrouve là le dimanche, les touristes
et les Indiens, les riches et les pauvres.
On s’arrête chez un épicier pour leur montrer où il y en un parce que
c’est vrai que lorsqu’on ne connaît pas, ce genre de magasin est invisible.
Au bout de la rue, on boit un thé.
Puis on passe par Ranga Poulle pour rejoindre en face du Nilgiris un
marchand de produits alcoolisés. Nous nous prenons de bière Kingfisher premium,
la moins chère à 53Rs la bouteille de 75cl.
On remonte Mission street, puis Candappa et l’on vient déposer nos
achats dans l’appartement.
On boit un coup d’eau fraîche.
On part avec les motos pour
qu’ils se familiarisent avec leur engin. Moi depuis que je passe les vitesses
dans le bon sens, la Enfield marche bien…
On attaque par la ville blanche, la rue Romain Rolland et l’orphelinat
des sœurs de St Joseph de Cluny.
Et l’on va sur la promenade Goubert pour la remonter du Sud vers le Nord
et nous arrêter au petit restaurant qui est sur la droite après la statue de
Gandhi.
Cet endroit n’est pas connu pour sa cuisine mais par le fait qu’il est
dans un jardin et que de là on voit l’océan Indien.
C’est un lieu merveilleux et aujourd’hui je ne sais pas pourquoi, même
la cuisine est bonne sans doute parce que nous sommes bien.
Nous prenons notre temps, puis F&D sortent leurs carnets de voyage
et commencent à peindre et à raconter leurs aventures. Le garçon qui nous sert
est tout de suite intéressé pour se faire tirer le portrait.
On les laisse. Véro et moi allons voir où en est la moto parce qu’il est
15h, mais c’est fermé. En fait, tout est fermé pour les courses que nous
souhaitions faire. Nous revenons à l’appart, d’où nous appelons le loueur, il
n’y a plus d’heure pour la livraison de la moto …puis retournons chercher nos
deux artistes.
Evidemment ils ont fait l’attraction du restaurant pendant notre
absence. Une famille d’Indiens venus de Calcutta les a regardés en plein
travail. Ils ont dessiné différents personnages du restaurant. Tout le monde
est ravi.
On prend la direction de la plage Serenity Beach, en passant par
l’intérieur, par le village musulman. J’ai quelques difficultés à m’y
retrouver, mais on finit par arriver au bon endroit.
Pour D ce circuit est l’équivalent de l’épreuve du plateau pour ceux qui
ont passé leur permis moto.
Sur la plage on se rend tout de suite compte que l’océan est beaucoup
plus haut que l’an dernier, presque toute la plage a été mangée.
Dans la lumière de fin d’après midi on profite de la plage, les vaches,
les oiseaux noirs, les pêcheurs près de leur bateau et les surfers qui sont les
seuls à s’aventurer dans cette mer houleuse.
On rencontre V une Enfield girl qui vient de se baigner et qui rentre,
on la reverra la prochaine sortie des Frogs qui devrait se tenir d’après ce
qu’elle peut nous en dire lors du week end du 19 au 20 janvier.
On boit un pot sur la terrasse du Bodhi café tenu par les Tibétains. Le
fils paresseux n’est plus là, il a été avantageusement remplacé par un jeune
homme qui semble particulièrement dévoué et courageux.
La maman fondatrice de la dynastie tibétaine à Pondy est là et surveille
tout.
On retourne à Pondy en passant à la fin par l’ECR pour tester D sur une
route à grande circulation où tout va plus vite. Là encore il s’en sort bien.
Il est opérationnel pour les balades.
On passe par chez le loueur de moto qui nous dit que la moto sera là à
19h. F&D rentrent à leur guest et on se donne rendez vous chez nous pour
retourner chez le loueur.
On profite de ce break pour avancer sur le blog et sur les photos et
aussi pour se reposer.
F&D repassent nous prendre. Il fait nuit c’est un nouveau test pour
D : la conduite de nuit.
Chez le loueur tout est reporté à 20h30, délai limite auquel la moto
doit lui être rapportée.
On laisse les motos devant chez le loueur et on va à pied chez Aroule
pour lui faire refaire des vêtements dans d’autres tissus.
On revient, on s’arrête au Titanic qui s’est agrandi en ajoutant un
étage. Puis on va dans le magasin d’à côté. Pendant que les filles cherchent
leur bonheur. D et moi dehors discutons avec le patron du restaurant le
Vietnamien. Il nous explique que le restaurant a déménagé et qu’il est
maintenant dans la ville blanche à côté de Pizza Hut sur Bussy street.
Le loueur appelle, la moto est là.
On va la chercher. Elle est bien. F&D la prennent pour une semaine.
Le loueur, comme ce sont nos amis, ne demande aucune garantie, et il leur
laisse même le choix de payer maintenant ou quand ils la rendront. Ils
partagent la poire en deux.
On va faire de l’essence à la station de l’Ashram.
On vient dîner au Don Giovanni. Là une surprise de taille nous attend,
le patron a fondu de volume et semble vraiment malade. Ça nous rend triste. Le
repas est long à venir, la qualité des pâtes a baissé, pas celle des pizza.
On passe une bonne soirée malgré l’état du patron qui nous donne un peu de tristesse et
d’inquiétude.
Pour repartir j’ai quelques difficultés à faire repartir la Bullet. D a
un démarrage électrique sur sa nouvelle moto.
On se salue et on se dit à mardi, demain étant une journée break pour
les uns et les autres.
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c'est superbe toutes ces photos, elles sont magn ifiques!! merciiii!
RépondreSupprimerdes bisous aux quatre mousquetaires!!
Anne