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lundi 14 janvier 2013

Happy Pongal



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1er jour de Pongal
C’est la fête en l’honneur du Indra celui qui gère les nuages qui donnent la pluie. Cet hommage lui est rendu pour qu’il favorise la récolte et apporte la prospérité. Les vieilles affaires de la maison et les vieux vêtements sont brûlés en offrande dans un feu de bois et de bouse séchées.

Devant presque toutes les maisons de la rue des Kolams multicolores ont été dessinés dans la nuit ou tôt ce matin, incluant le message « Happy Pongal ».

Tout est étonnamment calme ce matin dans MS bien qu’il soit 8h. Seulement quelques scoots, autorickshaws, voitures qui passent sans klaxonner. Il n’y a pas les scolaires en uniforme qui vont dans les écoles indiennes.
Le chantier aussi est arrêté peut-être que c’est aussi  un jour férié.
Peu de mendiants devant la cathédrale.

En fait la ville semble en repos ce qui est étonnant après la folie de ces derniers jours.

Je prends le pain au Hot Bread, je suis le seul client. En face au Cool Cat tout est calme aussi.

Peu de bus sur le quai d’Ambour, un homme en scoot pose sa femme devant un bus et elle monte dedans. Personne à l’arrêt du bus.

Au début de la rue Candappa une étrangère semble consulter un plan sur une tablette informatique, je me dis qu’elle a peut-être un guide touristique dessus. Elle me dit Good Morning je pense qu’elle veut me demander quelque chose  mais non.

Les beaux kolams de happy pongal sont protégés des véhicules par des pavés autobloquants tout autour.

Petit dèj, puis départ pour faire différentes choses. Passer chez le dentiste pour Véro qui a perdu une couronne, au téléphone ça ne répond pas.
Toujours par téléphone j’ai pris rendez-vous avec M pour une douleur entre l’oreille gauche et l’épaule gauche que je promène depuis notre départ de Toulouse. J’y vais vendredi matin.

Il est 10h lorsqu’on part pour aller au 2 NS chez un dentiste qui s’appelle sourire, ça ne s’invente pas. Malheureusement elle n’est pas là et ne sera de retour que jeudi. On passe devant la poste pour mettre des cartes aux enfants et à A. La poste est presque vide car seulement quelques employés sont à leur poste, c’est Pongal. On peut acheter les timbres et sortir dans la jardin pour procéder à l’opération je colle mes timbres. Avec l’expérience j’utilise une petite baguette de bois, je prends avec un peu de colle, que je dépose bien au milieu du verso du timbre parce qu’en appuyant la colle va avoir tendance à s’écarter et à dépasser la surface du timbre. Ça demande de la patience et de l’observation pour comprendre qu’il ne faut surtout pas prendre la colle ave le doigt et en mettre trop sur le timbre car alors toutes ces cartes ou missives se collent entre elles ce qui peut entraîner lors du tri toute une grappe qui part pour un seul endroit même si les lettres sont destinées à différents pays.
N’importe qui ne peut pas s’improviser colleur de timbre. Je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait pas mis une personne à cette charge.

On prend notre thé habituel.

On va au nouveau magasin Pothys et on utilise le parking souterrain pour motos et voitures mis à disposition. Tout une armée de gardiens nous indique la place à utiliser. Il est hors de question de faire n’importe quoi, c’est du sérieux.

On prend un petit escalier qui mène au rez-de-chaussée. On renonce à l’ascenseur parce qu’il y une longue queue d’Indiens qui veulent le prendre, hors de question pour eux de manquer cette attraction gratuite.

D’ailleurs l’escalier inutilisé sauf par nous sert d’atelier pour habiller les mannequins. Nous devons nous faufiler pour monter.

Véro veut aller au premier pour acheter un pantalon car ce soir elle se voit en blanc pour l’anniversaire de la galerie d’aquarelle d’Abel et Ejoumalé.

À l’escalator c’est toujours le même problème, une famille n’ose pas le prendre, il y a même un enfant qui hurle de voir ce monstre emmener les gens on ne sait où. Des personnes de l’établissement interviennent. Lorsqu’ils arrivent enfin l’effroi se marque sur leur visage, car ils doivent appréhender la sortie. Ils font un saut en longueur et finalement tout se termine bien.

Véro trouve assez rapidement ce qu’elle veut. C’est il faut le dire assez simple un pantalon blanc indien qui est de taille unique ou plutôt universelle. Toutes les femmes peuvent le mettre. C’est pratique et c’est certainement une idée à creuser pour gagner du temps.

On nous indique la caisse. La vendeuse nous accompagne et remet le document idoine au caissier qui nous fait payer. Lui-même nous remet un autre document prouvant que nous avons payé et la nature de notre achat. Il ne reste plus qu’à passer au  service retrait de la marchandise qui est dans le prolongement de la caisse. Mais on reviendra parce qu’on a d’autres courses à faire.

À l’étage des hommes, Véro veut que je prenne un chapeau qui est une pâle imitation d’un panama surtout pour la forme et l’idée du maillage. 40 Rs.
Même procédure, le vendeur, la caisse, le délivreur de la marchandise.

On monte à l’étage au-dessus qui est celui de l’alimentation et de tout ce qui concerne la vie pratique de la maison. On prend un caddy.

Véro cherche des bâtons d’encens parce que si les crevettes sont bonnes, les restes dans la poubelle de la cuisine toute  la nuit, ce n’est pas très accueillant comme odeur le matin au réveil, même si j’avais fermé le sac la veille.
Le vendeur la conseille et elle se décide pour un parfum santal.

Jus de fruit, beurre, lessive, rouleau de film plastique transparent…le quotidien quoi.

On redescend par l’escalator et on s’arrête pour récupérer nos achats au service délivrance. Véro réussi à se faire donner le sac Pothys, qu’il faut avoir dans Pondy pour montrer qu’on y est allé.

On fait une halte au niveau des enfants et on va voir les affaires pour Next Born. Véro veut se faire une idée de ce qu’il y a pour les nouveaux-nés.

Il y a un rayon réservé aux « child western ». Ils ont compris que les occidentaux ne souhaitent pas vraiment habiller leurs enfants de vêtements indiens même s’ils copient les vêtements occidentaux.

On récupère la moto. Trois gardien m’aident en poussant d’autres véhicule et en m’aidant à pencher la moto pour pouvoir sortir de la file. Tout à coup je suis inquiet parce que je me demande si c’est spontané où si c’est parce qu’il me trouve trop vieux pour déplacer cette grosse moto.

On remonte à la surface. Le boulevard Ouest jusqu’à la rue Candappa que l’on remonte jusqu’à l’appart pour poser nos courses, étendre la lessive de blanc.

Il est 11h et je veux passer chez Félix pour lui dire que la moto neuf fois sur dix démarre au quart de tour et la dixième  fois ne veut pas démarrer, elle émet de pfuut à chaque coup de kick et me fait même des retours de kicks.
Justement, cela se passe précisément lorsque je veux redémarrer. Elle finit par démarrer. On aperçoit P qui est en train de faire démarrer toutes ses Enfield avec  l’aide d’un mécano.
Il me dit que si je veux je peux faire voir la moto au mécano.
Il regarde, règle quelques éléments et la moto démarre maintenant en douceur. Il suffit de pousser le kick et le moteur se lance. Un plaisir.

On passe quand même chez Félix pour lui parler frein avant et pneu qui perd, mais il est fermé c’est Pongal. On remonte le boulevard ouest jusqu’à la rue de Bussy et on va prendre la rue Casy, car F&D nous ont montré la carte d’un restaurant le Banana Café qui vient d’ouvrir dans cette rue. C’est une de leur voisine à la Maison Bleue qui leur en a parlé.

On remonte toute la rue et on ne voit rien. On fait demi-tour, on demande à un homme qui nous confirme l’existence du restaurant dans la rue à gauche mais on ne voit rien. On décide d’aller déjeuner au Silva’s sur la promenade Goubert.

En passant devant la station service je m’arrête pour faire de l’essence et regonfler la roue avant, mais il y a une telle queue pour le gonflage qu’on y renonce, on reviendra plus tard.

On déjeune un byriani. C’est la deuxième fois qu’on vient. La première fois nous avions trouvé ça bon, aujourd’hui c’est toujours bon mais ça a toujours le même goût sans surprise.

On traverse la promenade Goubert pour aller voir des pèlerins vêtus de rouge qui viennent de Bengalore.

En revenant à l’appart on s’arrête chez Grinde pour acheter un briquet pour l’encens. Ils sont en train de fermer il est 13h mais ils veulent bien nous vendre un briquet.

Au retour nouvel essai pour faire gonfler la roue. Personne cette fois, mais il y a un panneau qui indique qu’il n’y a plus d’air ???

On revient à l’appart pour le café, la sieste, le blog et les photos. Un coup de fil du marchand du magasin beaux arts nous indique que la commande de Véro est prête on va ramasser la lessive et y aller.

On va à  pied par MS pour que je puisse mettre mon chapeau. On prend la rue canteen que l’on remonte jusqu’à NS. La dernière partie juste avant de déboucher sur NS sent toujours la pisse.

La commande de Véro est complète sauf un tube qui manque. On traverse NS, juste en face on se déguste un coulfi, sorte de sorbet à la pistache que l’on mange assis sur un tabouret sur le trottoir, à l’Indienne. Le coulfi a été découpé en tranche pour qu’on ait plus de facilité pour le manger.

On traverse à nouveau pour aller voir deux magasins que l’on ne connaissait pas Biba et Metro, des robes et des chaussures. Les deux sont intéressants et à revoir avant le retour.

On revient par MS et on s’arrête chez Focus pour voir s’ils auraient des carnets pour peindre, mais ils n’ont rien. Le carnet que Véro a acheté l’autre jour ne convient pas à l’aquarelle.

On rentre à l’appart on croise W le Belge qui nous dit bonjour et saute au cou de Véro ce qu’elle n’apprécie pas du tout mais c’est fait. On va le revoir à la galerie dans peu de temps car il est 17h passé.

On boit un grand verre d’eau fraîche, ce qui est indispensable après la balade.

Véro se prépare pour aller à l’anniversaire de la galerie. Toute de blanc vêtue.

Il y a déjà du monde ce qui crée un embouteillage dans la petite rue.

On revoit tous les gens que l’on connaît et on retrouve C qui vient d’arriver et qui a un appart rue Ste Thérèse.

On boit un  coup, les discours, l’expo, que des petits formats encadrés en blanc. Je trouve que ça fait je veux vendre à des occidentaux à tout prix. Pas de grand format du tout, pour montrer leur travail, ce qu’ils sont capables de faire. Pas de renouvellement dans les thèmes qui sont toujours les mêmes.
Ça me fait un drôle d’effet comme si ils avaient pris l’état d’esprit occidental, on fait ce qui marche tant pis pour l’art.

On revient à l’appart pour dîner, Véro concocte ça une salade, une omelette du fromage et après on se fait le DVD qu’on a emprunté il y a une semaine et que l’on doit rendre demain. C’est un film de Claude Berri « L’un reste, l’autre part ».


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