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1er jour de Pongal
C’est la fête en l’honneur du
Indra celui qui gère les nuages qui donnent la pluie. Cet hommage lui est rendu
pour qu’il favorise la récolte et apporte la prospérité. Les vieilles affaires
de la maison et les vieux vêtements sont brûlés en offrande dans un feu de bois
et de bouse séchées.
Devant presque toutes les maisons
de la rue des Kolams multicolores ont été dessinés dans la nuit ou tôt ce
matin, incluant le message « Happy Pongal ».
Tout est étonnamment calme ce
matin dans MS bien qu’il soit 8h. Seulement quelques scoots, autorickshaws,
voitures qui passent sans klaxonner. Il n’y a pas les scolaires en uniforme qui
vont dans les écoles indiennes.
Le chantier aussi est arrêté
peut-être que c’est aussi un jour férié.
Peu de mendiants devant la
cathédrale.
En fait la ville semble en repos
ce qui est étonnant après la folie de ces derniers jours.
Je prends le pain au Hot Bread,
je suis le seul client. En face au Cool Cat tout est calme aussi.
Peu de bus sur le quai d’Ambour,
un homme en scoot pose sa femme devant un bus et elle monte dedans. Personne à
l’arrêt du bus.
Au début de la rue Candappa une
étrangère semble consulter un plan sur une tablette informatique, je me dis
qu’elle a peut-être un guide touristique dessus. Elle me dit Good Morning je
pense qu’elle veut me demander quelque chose
mais non.
Les beaux kolams de happy pongal
sont protégés des véhicules par des pavés autobloquants tout autour.
Petit dèj, puis départ pour faire
différentes choses. Passer chez le dentiste pour Véro qui a perdu une couronne,
au téléphone ça ne répond pas.
Toujours par téléphone j’ai pris
rendez-vous avec M pour une douleur entre l’oreille gauche et l’épaule gauche
que je promène depuis notre départ de Toulouse. J’y vais vendredi matin.
Il est 10h lorsqu’on part pour
aller au 2 NS chez un dentiste qui s’appelle sourire, ça ne s’invente pas.
Malheureusement elle n’est pas là et ne sera de retour que jeudi. On passe
devant la poste pour mettre des cartes aux enfants et à A. La poste est presque
vide car seulement quelques employés sont à leur poste, c’est Pongal. On peut
acheter les timbres et sortir dans la jardin pour procéder à l’opération je
colle mes timbres. Avec l’expérience j’utilise une petite baguette de bois, je
prends avec un peu de colle, que je dépose bien au milieu du verso du timbre
parce qu’en appuyant la colle va avoir tendance à s’écarter et à dépasser la
surface du timbre. Ça demande de la patience et de l’observation pour
comprendre qu’il ne faut surtout pas prendre la colle ave le doigt et en mettre
trop sur le timbre car alors toutes ces cartes ou missives se collent entre
elles ce qui peut entraîner lors du tri toute une grappe qui part pour un seul
endroit même si les lettres sont destinées à différents pays.
N’importe qui ne peut pas
s’improviser colleur de timbre. Je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait pas mis une
personne à cette charge.
On prend notre thé habituel.
On va au nouveau magasin Pothys
et on utilise le parking souterrain pour motos et voitures mis à disposition.
Tout une armée de gardiens nous indique la place à utiliser. Il est hors de
question de faire n’importe quoi, c’est du sérieux.
On prend un petit escalier qui
mène au rez-de-chaussée. On renonce à l’ascenseur parce qu’il y une longue
queue d’Indiens qui veulent le prendre, hors de question pour eux de manquer
cette attraction gratuite.
D’ailleurs l’escalier inutilisé
sauf par nous sert d’atelier pour habiller les mannequins. Nous devons nous faufiler
pour monter.
Véro veut aller au premier pour
acheter un pantalon car ce soir elle se voit en blanc pour l’anniversaire de la
galerie d’aquarelle d’Abel et Ejoumalé.
À l’escalator c’est toujours le
même problème, une famille n’ose pas le prendre, il y a même un enfant qui hurle
de voir ce monstre emmener les gens on ne sait où. Des personnes de
l’établissement interviennent. Lorsqu’ils arrivent enfin l’effroi se marque sur
leur visage, car ils doivent appréhender la sortie. Ils font un saut en
longueur et finalement tout se termine bien.
Véro trouve assez rapidement ce
qu’elle veut. C’est il faut le dire assez simple un pantalon blanc indien qui
est de taille unique ou plutôt universelle. Toutes les femmes peuvent le
mettre. C’est pratique et c’est certainement une idée à creuser pour gagner du
temps.
On nous indique la caisse. La
vendeuse nous accompagne et remet le document idoine au caissier qui nous fait
payer. Lui-même nous remet un autre document prouvant que nous avons payé et la
nature de notre achat. Il ne reste plus qu’à passer au service retrait de la marchandise qui est
dans le prolongement de la caisse. Mais on reviendra parce qu’on a d’autres
courses à faire.
À l’étage des hommes, Véro veut
que je prenne un chapeau qui est une pâle imitation d’un panama surtout pour la
forme et l’idée du maillage. 40 Rs.
Même procédure, le vendeur, la
caisse, le délivreur de la marchandise.
On monte à l’étage au-dessus qui
est celui de l’alimentation et de tout ce qui concerne la vie pratique de la
maison. On prend un caddy.
Véro cherche des bâtons d’encens
parce que si les crevettes sont bonnes, les restes dans la poubelle de la
cuisine toute la nuit, ce n’est pas très
accueillant comme odeur le matin au réveil, même si j’avais fermé le sac la
veille.
Le vendeur la conseille et elle
se décide pour un parfum santal.
Jus de fruit, beurre, lessive,
rouleau de film plastique transparent…le quotidien quoi.
On redescend par l’escalator et
on s’arrête pour récupérer nos achats au service délivrance. Véro réussi à se
faire donner le sac Pothys, qu’il faut avoir dans Pondy pour montrer qu’on y
est allé.
On fait une halte au niveau des
enfants et on va voir les affaires pour Next Born. Véro veut se faire une idée
de ce qu’il y a pour les nouveaux-nés.
Il y a un rayon réservé aux
« child western ». Ils ont compris que les occidentaux ne souhaitent
pas vraiment habiller leurs enfants de vêtements indiens même s’ils copient les
vêtements occidentaux.
On récupère la moto. Trois
gardien m’aident en poussant d’autres véhicule et en m’aidant à pencher la moto
pour pouvoir sortir de la file. Tout à coup je suis inquiet parce que je me
demande si c’est spontané où si c’est parce qu’il me trouve trop vieux pour
déplacer cette grosse moto.
On remonte à la surface. Le
boulevard Ouest jusqu’à la rue Candappa que l’on remonte jusqu’à l’appart pour
poser nos courses, étendre la lessive de blanc.
Il est 11h et je veux passer chez
Félix pour lui dire que la moto neuf fois sur dix démarre au quart de tour et la
dixième fois ne veut pas démarrer, elle
émet de pfuut à chaque coup de kick et me fait même des retours de kicks.
Justement, cela se passe
précisément lorsque je veux redémarrer. Elle finit par démarrer. On aperçoit P
qui est en train de faire démarrer toutes ses Enfield avec l’aide d’un mécano.
Il me dit que si je veux je peux
faire voir la moto au mécano.
Il regarde, règle quelques
éléments et la moto démarre maintenant en douceur. Il suffit de pousser le kick
et le moteur se lance. Un plaisir.
On passe quand même chez Félix
pour lui parler frein avant et pneu qui perd, mais il est fermé c’est Pongal.
On remonte le boulevard ouest jusqu’à la rue de Bussy et on va prendre la rue
Casy, car F&D nous ont montré la carte d’un restaurant le Banana Café qui
vient d’ouvrir dans cette rue. C’est une de leur voisine à la Maison Bleue qui
leur en a parlé.
On remonte toute la rue et on ne voit
rien. On fait demi-tour, on demande à un homme qui nous confirme l’existence du
restaurant dans la rue à gauche mais on ne voit rien. On décide d’aller
déjeuner au Silva’s sur la promenade Goubert.
En passant devant la station
service je m’arrête pour faire de l’essence et regonfler la roue avant, mais il
y a une telle queue pour le gonflage qu’on y renonce, on reviendra plus tard.
On déjeune un byriani. C’est la
deuxième fois qu’on vient. La première fois nous avions trouvé ça bon,
aujourd’hui c’est toujours bon mais ça a toujours le même goût sans surprise.
On traverse la promenade Goubert
pour aller voir des pèlerins vêtus de rouge qui viennent de Bengalore.
En revenant à l’appart on
s’arrête chez Grinde pour acheter un briquet pour l’encens. Ils sont en train
de fermer il est 13h mais ils veulent bien nous vendre un briquet.
Au retour nouvel essai pour faire
gonfler la roue. Personne cette fois, mais il y a un panneau qui indique qu’il
n’y a plus d’air ???
On revient à l’appart pour le
café, la sieste, le blog et les photos. Un coup de fil du marchand du magasin
beaux arts nous indique que la commande de Véro est prête on va ramasser la
lessive et y aller.
On va à pied par MS pour que je puisse mettre mon
chapeau. On prend la rue canteen que l’on remonte jusqu’à NS. La dernière
partie juste avant de déboucher sur NS sent toujours la pisse.
La commande de Véro est complète
sauf un tube qui manque. On traverse NS, juste en face on se déguste un coulfi,
sorte de sorbet à la pistache que l’on mange assis sur un tabouret sur le
trottoir, à l’Indienne. Le coulfi a été découpé en tranche pour qu’on ait plus
de facilité pour le manger.
On traverse à nouveau pour aller
voir deux magasins que l’on ne connaissait pas Biba et Metro, des robes et des
chaussures. Les deux sont intéressants et à revoir avant le retour.
On revient par MS et on s’arrête
chez Focus pour voir s’ils auraient des carnets pour peindre, mais ils n’ont
rien. Le carnet que Véro a acheté l’autre jour ne convient pas à l’aquarelle.
On rentre à l’appart on croise W
le Belge qui nous dit bonjour et saute au cou de Véro ce qu’elle n’apprécie pas
du tout mais c’est fait. On va le revoir à la galerie dans peu de temps car il
est 17h passé.
On boit un grand verre d’eau
fraîche, ce qui est indispensable après la balade.
Véro se prépare pour aller à
l’anniversaire de la galerie. Toute de blanc vêtue.
Il y a déjà du monde ce qui crée
un embouteillage dans la petite rue.
On revoit tous les gens que l’on
connaît et on retrouve C qui vient d’arriver et qui a un appart rue Ste
Thérèse.
On boit un coup, les discours, l’expo, que des petits
formats encadrés en blanc. Je trouve que ça fait je veux vendre à des
occidentaux à tout prix. Pas de grand format du tout, pour montrer leur
travail, ce qu’ils sont capables de faire. Pas de renouvellement dans les
thèmes qui sont toujours les mêmes.
Ça me fait un drôle d’effet comme
si ils avaient pris l’état d’esprit occidental, on fait ce qui marche tant pis
pour l’art.
On revient à l’appart pour dîner,
Véro concocte ça une salade, une omelette du fromage et après on se fait le DVD
qu’on a emprunté il y a une semaine et que l’on doit rendre demain. C’est
un film de Claude Berri « L’un reste, l’autre part ».
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