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mercredi 9 janvier 2013

Pneu crevé et Véro abandonnée

Dad et son pneu crevé
 Les autres photos sont ici

Bonne nuit pour nous deux après la fête d’anniversaire.

Il y a encore comme une sorte de fraîcheur dans MStreet ou quelque chose qui me rappelle la fraîcheur.

Un tracteur poubelle tire une remorque jaune et me suit. Le bruit ouvre les derniers volets du sommeil ainsi que les klaxons.
Autour du tracteur poubelle des femmes jouent les rippers avec des sacs plastiques plus ou moins éventrés.
Devant la cathédrale des mendiants hommes sont installés devant le grand portail, des femmes mendiantes en bon ordre squattent une autre entrée. Dans la cour devant une statue de la vierge un homme prie et se lève en faisant de grands gestes avec les bras comme pour des incantations au ciel.

Le gardien de nuit est toujours installé sur son fauteuil devant un magasin qui me semble défoncé alors qu’il me semble que l’an dernier c’était un Benetton.

Moins d’odeur ce matin.

Devant Hot Bread des hommes sur le trottoir lisent The India. Le pain comme d’habitude, coupé en deux. Une homme dans la salle lit aussi The India. La presse papier est encore une réalité ici.

Je reviens par le canal. La rue moins protégée par les maisons accueillent les premiers rayons du soleil et aussi les premiers éléments qui laissent pressentir une journée chaude. Le ciel est bien dégagé et clair ce matin.

Un homme à vélo passe. Il s’arrête devant un grand portail, sa femme assise sur la porte bagages descend et pénètre dans cette ouverture comme si elle se rendait à son travail. J’arrive à hauteur du cycliste et je m’aperçois qu’il a entre ses bras posés sur la barre horizontale une petite fille vêtue de blanc qu’il mène certainement à son école.

Je repasse devant le portail duquel j’avais vu sortir des femmes en penjabi  blanc. Elles sont toutes dehors aujourd’hui et forme un groupe. Je me rends compte que ce sont de grandes adolescentes. Le bus doit être en retard ce matin.

Au retour je consulte Inernet, les mail, le blog, les info du nouvel obs puis je réveille Véro, il est 8h30 et on a malgré tout pas mal de choses à faire.

Dès que nous sommes prêts nous prenons la moto et allons à l’AF pour nous inscrire.
C’est encore compliqué, le gardien qui parle un sabir fait de Tamoul, d’anglais et peut-être de français, nous envoie au bureau de l’administration générale et de la comptabilité. Une personne qui parle français nous ramène à l’entrée vers le gardien et nous fait pénétrer dans un bureau qui est en face de celui dans lequel nous avions l’habitude d’aller.
Il y a déjà 3 personnes, dans une pièce de six mètres carrés, contenant deux bureaux, quatre chaises entre les bureau dont deux occupés par des personnes et une personne derrière le bureau qui fait face aux deux personnes. On nous dit de nous asseoir sur les deux sièges qui sont devant l’autre bureau derrière lequel il n’y a personne et on attend.

Au bout d’un moment la personne qui est derrière le bureau et qui s’occupe toujours des deux autres nous demande pourquoi on est là. On explique que c’est pour reprendre notre carte d’adhérent pour le trimestre. Elle nous tend entre les personnes un feuillet à remplir. On dit qu’on est déjà inscrit, que  c’est juste pour actualiser notre situation, mais l’ordinateur est en panne, réponse typique de l’administration française qui sévit jusqu’en Inde. On remplit le formulaire et on va payer 500 roupies d’adhésion au service de la comptabilité.

Ensuite on monte à la bibliothèque pour emprunter des DVD, il faut attendre un long moment que le préposé se présente et lui laisser une caution de 1000Rs pour garder l’unique DVD autorisé pour une semaine.

On passe à la City Banque pour retirer de l’argent puisque je n’ai droit qu’à 10000 roupies par jour.
Là, le distributeur refuse de nous donner de l’argent en précisant que ma carte est invalide. On se renseigne et on nous dit de nous renseigner auprès de notre banque.
On essaye un autre distributeur à coté du Dayli Bread même information, on en fait un troisième même réponse, ma carte est invalide.

On doit se rendre à l’évidence, on ne peut plus retirer d’argent dans les distributeurs avec cette carte bancaire.

Retour à l’appart pour prendre l’argent liquide qu’on avait en cas de dépannage coup dur et pour informer la banque le Crédit Mutuel d’Aucamville pour l’informer de cette situation.
Le mail sera reçu dès l’ouverture du bureau et une réponse rassurante devrait pouvoir nous être faite dans la journée.

On étend la lessive et on part changer l’argent liquide et on continue notre journée pas trop inquiets parce qu’avec tous les gens qu’on connaît et Internet on devrait pouvoir se faire rapatrier de l’argent sans trop de pb.

Félix d’abord pour lui demander de nous donner les sacoches de la moto pour la sortie de demain que l’on projette de faire avec F&D. Ce sera en fait la reconnaissance de la balade Frog afin de se le remettre en tête et de faire voir à F&D des lieux préservés des touristes.
Félix nous donnera les sacoches ce soir et mettra un rétroviseur supplémentaire qui me permettra de bien voir la moto de D sur la route.

Quelques courses et on déjeune au Surguru. Il y a un couple entre deux âges avec deux enfants d’une dizaine d’années. Je me rappelle nos voyages avec les enfants, le bonheur et la fatigue.
On va acheter deux bols pour pouvoir se faire des soupes chinoises et les manger dans des récipients qui ressemblent à quelque chose.

On passe au Nilgiris pour des acheter des soupes qui nous servirons pour le soir.

On revient à l’appartement.

Pas de réponse du Crédit Mutuel, même pas pour dire OK j’ai bien reçu votre mail je m’en occupe.

On se fait un petit café.

Véro travaille sur ses photos pour le blog et je me repose un peu.

Je termine le blog d’hier parce que je n’ai pas encore eu le temps de le faire.

On ramasse la lessive.

On part chez le tailleur pour faire faire des vestes pour moi et Véro à partir de veste usée.
Le tailleur semble comprendre ce que l’on veut et il nous dira vendredi matin combien ça nous coûtera.

Véro passe chez le fournisseur d’art pour acheter un carnet afin de faire elle aussi un carnet de voyage, illustré par tout ce que l’on a et par des dessins aquarellés.

Enfin on passe voir notre cordonnier qui doit nous rendre les étuis en cuir pour les kindle. C’est assez réussi un rouge pour Véro, un noir pour moi. Il a aussi réparé les chaussures de Véro qu’il avait fabriquées l’an dernier.

Il est 16h30.
On passa au Rêve bleu, pour récupérer F&D, car on doit aller tous ensemble chez Pitchya.

On est accueilli par des dames humanitaires de la bonne société qui logent là aussi et qui nous parlent à peine lorsque nous demandons si elles savent où est la chambre de F&D. Au premier étage et lorsqu’on demande la chambre on nous dit que nous n’avons qu’à frapper à toutes les portes. On dirait que c’est de notre faute s’il n’y a personne au rêve bleu pour s’occuper de la clientèle.

On monte au premier, une chambre est ouverte, il y a un homme et donc l’on constate que ce n’est pas là. Véro frappe à une autre porte et heureusement c’est là.

On va les attendre en bas. Véro qui a un peu mal à la tête, veut prendre un comprimé avec un verre d’eau, elle demande à ces dames où elle peut prendre de l’eau et ces charmantes dames lui disent qu’elle peut tirer de l’eau au robinet. Véro dit qu’elle n’a pas envie de mourir et qu’elle ne prendra pas de l’eau au robinet. Elle demande alors à une servante indienne qui est dans une pièce et celle-ci lui sert un verre d’eau tiré d’une bonbonne d’eau.

L’atmosphère mémère chic est si pesante que je préfère les attendre dans la rue, assis sur le trottoir à regarder les vaches qui passent et broutent le tas de détritus qui est juste à côté. C’est beaucoup moins déprimant.

On file chez Pitch qui évidemment n’est pas là. On décide d’aller chez Félix chercher les sacoches, on reviendra plus tard. Un des employés de Pitch fait remarquer à D qu’il a crevé. Véro et moi on a déjà démarré, Véro me dit attend ils ont un problème. Je continue lentement sur ma première jusqu’à ce que je me rende compte que Véro n’est plus derrière moi.
Je m’arrête, fais demi-tour, je me demande si Véro est tombée du siège. Je scrute la route et les regroupements, jusqu’à ce que je l’aperçoive debout avec F&D.

Personne ne comprend vraiment ce qui s’est passé. Véro me dit que je me suis arrêté elle est descendue et j’ai continué.

On décide de ramener la moto chez le loueur, car il y a encore un peu d’air dans le pneu.
Mais en route le pneu se déchausse. Je décide donc comme nous sommes à côté d’aller sur la rue de Bussy où je me suis fait réparer une roue crevée l’an dernier.

Mais le réparateur n’est plus là, à la place ce sont des jeunes, ils ne font que de la mécanique. On nous indique qu’en remontant la rue il y aurait quelqu’un sur la droite, sur le quai.
On laisse la moto et on y va. On décide donc de demander à VK l’agence de taxi qui nous a amené de Chennai et aidé pour notre emménagement.
Le patron nous dit que c’est son frère qui fait ça il est juste en face au bord du canal.

Le frère récupère la moto et nous dit qu’il en a pour une demi-heure, il est 17h30. On va boire un jus de fruit dans un petit établissement pas loin en mangeant des samosas que Véro et D ont acheté en passant.

Lorsqu’on retourne voir la moto, c’est plus grave que prévu, c’est la chambre à air qui est foutu au niveau de la valve, elle est déchirée. Quelqu’un est parti en acheter une autre pour 300R, il faut revenir dans une demi-heure.

Véro et moi on décide d’aller chez Félix récupérer nos sacoches et on donne les clés de l’appart à F&D car c’est à côté.

Il fait nuit, c’est toujours l’embouteillage permanent dans Pondy surtout à cette heure où la vie reprend avec la fraîcheur du soir.

Chez Félix on lui règle le solde du mois de janvier, il installe le rétro et on prend les sacoches.

On revient par MG road pour prendre du pain chez le petit boulanger local pour le petit dèj de demain et pour la journée. Comme on est tout près on suit la rue de Bussy jusqu’au canal que l’on traverse parce que je ne veux pas remonter dans le mauvais sens la rue qui borde le canal. A cette heure-ci avec les gens mal éclairés ou pas éclairés ou trop éclairés il n’est pas raisonnable de prendre un sens interdit, mais en arrivant dans le bon sens près de notre réparateur on s’aperçoit que ces scrupules ne sont pas partagés par certains.

La chambre à air commence à entourer la roue c’est bon signe, plus qu’un quart d’heure.

On retourne à l’appart.

Je récupère D et on retourne chercher sa moto. Elle est prête. Il est 19h30

On règle 415Rs dont 315Rs de chambre et d’espèces de coquilles d’escargot en caoutchouc noir qui étaient en mauvais était et qui auraient d’après ce qu’on comprend entraîné la rupture de la chambre au niveau du gonfleur.
100Rs de main d’œuvre.
Il y a une facture pour la chambre à air, D pourra voir avec le loueur s’il veut faire quelque chose. Au moins pour demain la moto sera en état.

Pour ne pas trop en faire, on est tous fatigués par ces aventures du quotidien, Véro appelle Pitchaya pour lui expliquer la situation, il comprend et nous invite tous à déjeuner vendredi midi.
Pour ce soir on va au restau italien de la rue Candappa.
Pas terrible mais on a bien rigolé de toutes ces aventures et notamment de la perte de Véro sur la moto.
Comme on a bien mangé financièrement s’entend, on a droit à deux dessert gratuits. Inattendu n’est-ce pas, comme tout ce qui nous arrive ici.

Au retour réponse de Crédit Mutuel : «Ce sont des choses qui arrivent quand le plafond est dépassé. Je pars en congé formation et je ne serai de retour que le 12 ».

Si une carte visa premier gold ne permet pas de tirer 150€ tous les trois jours, je me demande pourquoi je la paie aussi cher.
Le Crédit Mutuel, la banque à qui on peut parler, mais qui ne vous entend pas.

J’espère que les banksters n’ont pas encore de beaux jours devant eux, mais malheureusement ça n’en prend pas le chemin.

J’arrête car demain on se lève à 6h et il est déjà 23h.

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