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| Dad et son pneu crevé |
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Bonne nuit pour nous deux après la fête d’anniversaire.
Il y a encore comme une sorte de fraîcheur dans MStreet ou quelque chose
qui me rappelle la fraîcheur.
Un tracteur poubelle tire une remorque jaune et me suit. Le bruit ouvre
les derniers volets du sommeil ainsi que les klaxons.
Autour du tracteur poubelle des femmes jouent les rippers avec des sacs
plastiques plus ou moins éventrés.
Devant la cathédrale des mendiants hommes sont installés devant le grand
portail, des femmes mendiantes en bon ordre squattent une autre entrée. Dans la
cour devant une statue de la vierge un homme prie et se lève en faisant de
grands gestes avec les bras comme pour des incantations au ciel.
Le gardien de nuit est toujours installé sur son fauteuil devant un
magasin qui me semble défoncé alors qu’il me semble que l’an dernier c’était un
Benetton.
Moins d’odeur ce matin.
Devant Hot Bread des hommes sur le trottoir lisent The India. Le pain
comme d’habitude, coupé en deux. Une homme dans la salle lit aussi The India.
La presse papier est encore une réalité ici.
Je reviens par le canal. La rue moins protégée par les maisons accueillent
les premiers rayons du soleil et aussi les premiers éléments qui laissent
pressentir une journée chaude. Le ciel est bien dégagé et clair ce matin.
Un homme à vélo passe. Il s’arrête devant un grand portail, sa femme
assise sur la porte bagages descend et pénètre dans cette ouverture comme si elle
se rendait à son travail. J’arrive à hauteur du cycliste et je m’aperçois qu’il
a entre ses bras posés sur la barre horizontale une petite fille vêtue de blanc
qu’il mène certainement à son école.
Je repasse devant le portail duquel j’avais vu sortir des femmes en
penjabi blanc. Elles sont toutes dehors
aujourd’hui et forme un groupe. Je me rends compte que ce sont de grandes
adolescentes. Le bus doit être en retard ce matin.
Au retour je consulte Inernet, les mail, le blog, les info du nouvel obs
puis je réveille Véro, il est 8h30 et on a malgré tout pas mal de choses à
faire.
Dès que nous sommes prêts nous prenons la moto et allons à l’AF pour
nous inscrire.
C’est encore compliqué, le gardien qui parle un sabir fait de Tamoul,
d’anglais et peut-être de français, nous envoie au bureau de l’administration
générale et de la comptabilité. Une personne qui parle français nous ramène à
l’entrée vers le gardien et nous fait pénétrer dans un bureau qui est en face
de celui dans lequel nous avions l’habitude d’aller.
Il y a déjà 3 personnes, dans une pièce de six mètres carrés, contenant
deux bureaux, quatre chaises entre les bureau dont deux occupés par des
personnes et une personne derrière le bureau qui fait face aux deux personnes.
On nous dit de nous asseoir sur les deux sièges qui sont devant l’autre bureau
derrière lequel il n’y a personne et on attend.
Au bout d’un moment la personne qui est derrière le bureau et qui
s’occupe toujours des deux autres nous demande pourquoi on est là. On explique
que c’est pour reprendre notre carte d’adhérent pour le trimestre. Elle nous
tend entre les personnes un feuillet à remplir. On dit qu’on est déjà inscrit,
que c’est juste pour actualiser notre
situation, mais l’ordinateur est en panne, réponse typique de l’administration
française qui sévit jusqu’en Inde. On remplit le formulaire et on va payer 500
roupies d’adhésion au service de la comptabilité.
Ensuite on monte à la bibliothèque pour emprunter des DVD, il faut
attendre un long moment que le préposé se présente et lui laisser une caution
de 1000Rs pour garder l’unique DVD autorisé pour une semaine.
On passe à la City Banque pour retirer de l’argent puisque je n’ai droit
qu’à 10000 roupies par jour.
Là, le distributeur refuse de nous donner de l’argent en précisant que
ma carte est invalide. On se renseigne et on nous dit de nous renseigner auprès
de notre banque.
On essaye un autre distributeur à coté du Dayli Bread même information,
on en fait un troisième même réponse, ma carte est invalide.
On doit se rendre à l’évidence, on ne peut plus retirer d’argent dans
les distributeurs avec cette carte bancaire.
Retour à l’appart pour prendre l’argent liquide qu’on avait en cas de
dépannage coup dur et pour informer la banque le Crédit Mutuel d’Aucamville
pour l’informer de cette situation.
Le mail sera reçu dès l’ouverture du bureau et une réponse rassurante
devrait pouvoir nous être faite dans la journée.
On étend la lessive et on part changer l’argent liquide et on continue
notre journée pas trop inquiets parce qu’avec tous les gens qu’on connaît et
Internet on devrait pouvoir se faire rapatrier de l’argent sans trop de pb.
Félix d’abord pour lui demander de nous donner les sacoches de la moto
pour la sortie de demain que l’on projette de faire avec F&D. Ce sera en
fait la reconnaissance de la balade Frog afin de se le remettre en tête et de
faire voir à F&D des lieux préservés des touristes.
Félix nous donnera les sacoches ce soir et mettra un rétroviseur
supplémentaire qui me permettra de bien voir la moto de D sur la route.
Quelques courses et on déjeune au Surguru. Il y a un couple entre deux
âges avec deux enfants d’une dizaine d’années. Je me rappelle nos voyages avec
les enfants, le bonheur et la fatigue.
On va acheter deux bols pour pouvoir se faire des soupes chinoises et
les manger dans des récipients qui ressemblent à quelque chose.
On passe au Nilgiris pour des acheter des soupes qui nous servirons pour
le soir.
On revient à l’appartement.
Pas de réponse du Crédit Mutuel, même pas pour dire OK j’ai bien reçu
votre mail je m’en occupe.
On se fait un petit café.
Véro travaille sur ses photos pour le blog et je me repose un peu.
Je termine le blog d’hier parce que je n’ai pas encore eu le temps de le
faire.
On ramasse la lessive.
On part chez le tailleur pour faire faire des vestes pour moi et Véro à
partir de veste usée.
Le tailleur semble comprendre ce que l’on veut et il nous dira vendredi
matin combien ça nous coûtera.
Véro passe chez le fournisseur d’art pour acheter un carnet afin de
faire elle aussi un carnet de voyage, illustré par tout ce que l’on a et par
des dessins aquarellés.
Enfin on passe voir notre cordonnier qui doit nous rendre les étuis en
cuir pour les kindle. C’est assez réussi un rouge pour Véro, un noir pour moi.
Il a aussi réparé les chaussures de Véro qu’il avait fabriquées l’an dernier.
Il est 16h30.
On passa au Rêve bleu, pour récupérer F&D, car on doit aller tous
ensemble chez Pitchya.
On est accueilli par des dames humanitaires de la bonne société qui
logent là aussi et qui nous parlent à peine lorsque nous demandons si elles
savent où est la chambre de F&D. Au premier étage et lorsqu’on demande la
chambre on nous dit que nous n’avons qu’à frapper à toutes les portes. On
dirait que c’est de notre faute s’il n’y a personne au rêve bleu pour s’occuper
de la clientèle.
On monte au premier, une chambre est ouverte, il y a un homme et donc
l’on constate que ce n’est pas là. Véro frappe à une autre porte et
heureusement c’est là.
On va les attendre en bas. Véro qui a un peu mal à la tête, veut prendre
un comprimé avec un verre d’eau, elle demande à ces dames où elle peut prendre
de l’eau et ces charmantes dames lui disent qu’elle peut tirer de l’eau au
robinet. Véro dit qu’elle n’a pas envie de mourir et qu’elle ne prendra pas de
l’eau au robinet. Elle demande alors à une servante indienne qui est dans une
pièce et celle-ci lui sert un verre d’eau tiré d’une bonbonne d’eau.
L’atmosphère mémère chic est si pesante que je préfère les attendre dans
la rue, assis sur le trottoir à regarder les vaches qui passent et broutent le
tas de détritus qui est juste à côté. C’est beaucoup moins déprimant.
On file chez Pitch qui évidemment n’est pas là. On décide d’aller chez
Félix chercher les sacoches, on reviendra plus tard. Un des employés de Pitch
fait remarquer à D qu’il a crevé. Véro et moi on a déjà démarré, Véro me dit
attend ils ont un problème. Je continue lentement sur ma première jusqu’à ce
que je me rende compte que Véro n’est plus derrière moi.
Je m’arrête, fais demi-tour, je me demande si Véro est tombée du siège.
Je scrute la route et les regroupements, jusqu’à ce que je l’aperçoive debout
avec F&D.
Personne ne comprend vraiment ce qui s’est passé. Véro me dit que je me
suis arrêté elle est descendue et j’ai continué.
On décide de ramener la moto chez le loueur, car il y a encore un peu
d’air dans le pneu.
Mais en route le pneu se déchausse. Je décide donc comme nous sommes à
côté d’aller sur la rue de Bussy où je me suis fait réparer une roue crevée
l’an dernier.
Mais le réparateur n’est plus là, à la place ce sont des jeunes, ils ne
font que de la mécanique. On nous indique qu’en remontant la rue il y aurait
quelqu’un sur la droite, sur le quai.
On laisse la moto et on y va. On décide donc de demander à VK l’agence
de taxi qui nous a amené de Chennai et aidé pour notre emménagement.
Le patron nous dit que c’est son frère qui fait ça il est juste en face
au bord du canal.
Le frère récupère la moto et nous dit qu’il en a pour une demi-heure, il
est 17h30. On va boire un jus de fruit dans un petit établissement pas loin en
mangeant des samosas que Véro et D ont acheté en passant.
Lorsqu’on retourne voir la moto, c’est plus grave que prévu, c’est la
chambre à air qui est foutu au niveau de la valve, elle est déchirée. Quelqu’un
est parti en acheter une autre pour 300R, il faut revenir dans une demi-heure.
Véro et moi on décide d’aller chez Félix récupérer nos sacoches et on
donne les clés de l’appart à F&D car c’est à côté.
Il fait nuit, c’est toujours l’embouteillage permanent dans Pondy
surtout à cette heure où la vie reprend avec la fraîcheur du soir.
Chez Félix on lui règle le solde du mois de janvier, il installe le
rétro et on prend les sacoches.
On revient par MG road pour prendre du pain chez le petit boulanger
local pour le petit dèj de demain et pour la journée. Comme on est tout près on
suit la rue de Bussy jusqu’au canal que l’on traverse parce que je ne veux pas
remonter dans le mauvais sens la rue qui borde le canal. A cette heure-ci avec
les gens mal éclairés ou pas éclairés ou trop éclairés il n’est pas raisonnable
de prendre un sens interdit, mais en arrivant dans le bon sens près de notre
réparateur on s’aperçoit que ces scrupules ne sont pas partagés par certains.
La chambre à air commence à entourer la roue c’est bon signe, plus qu’un
quart d’heure.
On retourne à l’appart.
Je récupère D et on retourne chercher sa moto. Elle est prête. Il est
19h30
On règle 415Rs dont 315Rs de chambre et d’espèces de coquilles
d’escargot en caoutchouc noir qui étaient en mauvais était et qui auraient d’après
ce qu’on comprend entraîné la rupture de la chambre au niveau du gonfleur.
100Rs de main d’œuvre.
Il y a une facture pour la chambre à air, D pourra voir avec le loueur
s’il veut faire quelque chose. Au moins pour demain la moto sera en état.
Pour ne pas trop en faire, on est tous fatigués par ces aventures du
quotidien, Véro appelle Pitchaya pour lui expliquer la situation, il comprend
et nous invite tous à déjeuner vendredi midi.
Pour ce soir on va au restau italien de la rue Candappa.
Pas terrible mais on a bien rigolé de toutes ces aventures et notamment
de la perte de Véro sur la moto.
Comme on a bien mangé financièrement s’entend, on a droit à deux dessert
gratuits. Inattendu n’est-ce pas, comme tout ce qui nous arrive ici.
Au retour réponse de Crédit Mutuel : «Ce sont des choses qui
arrivent quand le plafond est dépassé. Je pars en congé formation et je ne
serai de retour que le 12 ».
Si une carte visa premier gold ne permet pas de tirer 150€ tous les
trois jours, je me demande pourquoi je la paie aussi cher.
Le Crédit Mutuel, la banque à qui on peut parler, mais qui ne vous
entend pas.
J’espère que les banksters n’ont pas encore de beaux jours devant eux,
mais malheureusement ça n’en prend pas le chemin.
J’arrête car demain on se lève à 6h et il est déjà 23h.
Les autres photos sont ici

M'enfin... perdre ainsi sa 2ème moitié........
RépondreSupprimerMamanlotus