Départ d’Aucamville
Démarrage difficile
le portail de la résidence fait des siennes.
Le taxi m’appelle
pour dire qu’il est là.
Je sors lui ouvrir
le portail, il entre la voiture et on commence à charger les valises. Véro
s’installe et j’envoie avec le bip le signal vers le portail. La lumière
clignote, signe de son ouverture.
Je retourne dans
l’appart pour poser le bip et fermer la porte tandis que Véro et le taxi sortent
la voiture.
Je me dépêche pour
les rattraper, ils sont devant le portail la
voiture arrêtée, le chauffeur qui pousse un battant et Véro qui vient
vers moi pour me dire que le portail ne veut pas s’ouvrir.
Le chauffeur le
force et les battants s’ouvrent enfin.
On remonte tous dans
la voiture avec des soupirs de satisfaction, pendant un moment Véro s’est vue
restant derrière le portail prisonnière dans la résidence.
Cela aura eu le
mérite de nous réveiller immédiatement et de nous faire oublier le froid et le
givre sur les pare-brises des voitures.
On roule par Blagnac
le chauffeur ne prend pas la route la plus courte. On y arrive rapidement. On
est chaleureusement accueilli par F&D qui
viennent d’arriver.
Il n’y a personne au
comptoir de la Lufthansa mais l’hôtesse nous renvoie vers des bonnes pour
éditer nous-mêmes notre carte d’embarquement.
Tout se passe
normalement jusqu’à ce que la machine nous demande de scanner notre passeport
et notre visa, là ça ne marche plus.
L’aide proposée par la machine est de retourner au comptoir
pour obtenir notre carte d’embarquement.
Pas de chance car
sur la borne d’à côté F&D y arrive et la machine leur donne une quantité de
papier, dont ils ne sauront quoi faire, puisqu’au moment de l’enregistrement on
leur laisse tout.
Nous à
l’enregistrement tout se passe bien, 23kg et 23,5kg. L’hôtesse en nous
remettant nos cartes d’embarquement nous remercie d’avoir essayé des les
obtenir à la borne. Cela ne doit marcher que pour les gens qui présentent des
qualités exceptionnelles
Nous prenons tout
les quatre chez Paul un café pour le réconfort et un pain aux raisins pour le
petit-déjeuner que nous n’avons pas pris encore.
Passage de la
sécurité, sans problème avec du personnel plutôt sympathique.
Embarquement, comme
c’est un petit avion, il faut aller le prendre dans le froid.
On laisse nos
bagages à main sur une plate forme posée sous l’avion et on embarque.
On est tout les
quatre au rang 20 c’est-à-dire le dernier.
Décollage.
Le sandwich saucisse
et fromage orange a été avantageusement remplacé par pain aux raisins, aux dimensions
allemandes, et encore froid du congélateur.
Deux heures plus
tard, 8h30 nous sommes à Francfort, sortie de l’engin, récupération des bagages
à main, le bus qui après avoir roulé un moment nous pose devant le bon terminal
pour embarquer pour Madras.
On a une heure
devant nous. On se ballade, F&D veulent passer par la case fumeur. C’est
une salle vitrée. A l’intérieur c’est noir de monde et bleu de la fumée des
cigarettes grillées pendant l’escale. C’est très impressionnant, F&D nous
disent que c’est quasiment impossible même pour des fumeurs de rester dans
cette atmosphère et ils renoncent.
Embarquement, on est
presque les derniers à monter dans l’airbus A340-300.
Il y a de la place
et les économiques nous semblent avoir été un peu pris en considération et
moins méprisés que d’habitude sur d’autres compagnies. Véro informe une hôtesse
qu’aujourd’hui c’est l’anniversaire de D.
Décollage à l’heure.
Je fais passer le
temps en regardant le film «Obélix et Astérix chez les Bretons ». C’est
carrément nul. Je trouve qu’une pléiade d’acteurs réputés fassent des choses
aussi nulles pour payer leurs impôts, finalement il vaut peut-être mieux qu’ils
s’exilent en Belgique.
L’ambiance à bord
est très bonne et on est surpris de retrouver une atmosphère qui ressemble à
celle des vols avant les attentats, on peut se déplacer sans avoir des regards
suspicieux, le personnel est sympa et la nourriture est même étonnamment bonne.
Au milieu de l’après
midi D a droit à son gâteau d’anniversaire qu’il mange avec plaisir.
Il est 18h à notre
lieu de destination c’est-à-dire Chennai, plus qu’à 5h45.
On est au-dessus des
montagnes du Kurdistan, toutes enneigées, c’est très beau, un véritable désert
blanc. J’aimerai y voir une trace de vie et je scrute dans les reliefs, les
vallées, mais il n’y a que le soleil qui se reflète dans des rivières
serpentines et des lacs gelés. Au loin peut-être sur la droite, la
méditerranée. Véro pense que nous sommes au dessus de la région de Dyarbakir,
un peu à droite du lac de Van. L’avion amorce un virage pour longer les émirats
du Golf et éviter l’Iran et le Pakistan.
Je regarde un très
bon film « Starbuck », c’est un film canadien qui raconte l’histoire d’un donneur de sperme
qui a engendré de ce fait plus de 600 enfants dont environ 150 sont en
recherche de leur paternité.
Cela nous mène
jusqu’à Mascat, le détroit d’Ormuz.
Nous remplissons les
fiches pour l’immigration. Un toulousain nous demande conseil pour remplir sa
fiche et notamment comme l’arrivée est prévu à 23h50 s’il doit marquer qu’il
arrive en Inde le 3 janvier ou le 4 ? Un drôle de zèbre qu’on a remarqué
depuis Toulouse et qui voyage avec des sacs cerclés d’énormes chaînes. Encore
un qui doit avoir peur des voleurs, il transporte de l’huile d’olive, du
fromage et du miel pour une copine qu’il rejoint à Chennai et qui l’a invité
pour un festival de danse de Baratanatyam, vraisemblablement, bien qu’il ne
sache pas ce que c’est.
Il fait nuit noire
et on voit au sol les lumières artificielles des constructions artificielles
des émirats.
On va faire le saut
au-dessus de l’océan Indien.
On nous sert chacun
un snacky dégueulasse sorte de friand gras, bourré de bouffe indienne. C’est
tout, il va falloir tenir jusqu’à demain.
Un verre de
champagne pour F&D et pour nous qui sommes les amis de l’anniversaireux.
On approche. On
survole le territoire indien en entrant un peu au Sud de Goa, direction
Bengalore et Chennai.
L’avion est à
l’heure.

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