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jeudi 3 janvier 2013

Le voyage Toulouse-Chennai

Illustration de Dad


Départ d’Aucamville
Démarrage difficile le portail de la résidence fait des siennes.

Le taxi m’appelle pour dire qu’il est là.
Je sors lui ouvrir le portail, il entre la voiture et on commence à charger les valises. Véro s’installe et j’envoie avec le bip le signal vers le portail. La lumière clignote, signe de son ouverture.
Je retourne dans l’appart pour poser le bip et fermer la porte tandis que Véro et le taxi sortent la voiture.

Je me dépêche pour les rattraper, ils sont devant le portail la  voiture arrêtée, le chauffeur qui pousse un battant et Véro qui vient vers moi pour me dire que le portail ne veut pas s’ouvrir.
Le chauffeur le force et les battants s’ouvrent enfin.

On remonte tous dans la voiture avec des soupirs de satisfaction, pendant un moment Véro s’est vue restant derrière le portail prisonnière dans la résidence.

Cela aura eu le mérite de nous réveiller immédiatement et de nous faire oublier le froid et le givre sur les pare-brises des voitures. 

On roule par Blagnac le chauffeur ne prend pas la route la plus courte. On y arrive rapidement. On est chaleureusement accueilli par F&D qui  viennent d’arriver.

Il n’y a personne au comptoir de la Lufthansa mais l’hôtesse nous renvoie vers des bonnes pour éditer nous-mêmes notre carte d’embarquement.

Tout se passe normalement jusqu’à ce que la machine nous demande de scanner notre passeport et notre visa, là ça ne marche plus.
L’aide proposée  par la machine est de retourner au comptoir pour obtenir notre carte d’embarquement.

Pas de chance car sur la borne d’à côté F&D y arrive et la machine leur donne une quantité de papier, dont ils ne sauront quoi faire, puisqu’au moment de l’enregistrement on leur laisse tout.

Nous à l’enregistrement tout se passe bien, 23kg et 23,5kg. L’hôtesse en nous remettant nos cartes d’embarquement nous remercie d’avoir essayé des les obtenir à la borne. Cela ne doit marcher que pour les gens qui présentent des qualités exceptionnelles

Nous prenons tout les quatre chez Paul un café pour le réconfort et un pain aux raisins pour le petit-déjeuner que nous n’avons pas pris encore.

Passage de la sécurité, sans problème avec du personnel plutôt sympathique.

Embarquement, comme c’est un petit avion, il faut aller le prendre dans le froid.

On laisse nos bagages à main sur une plate forme posée sous l’avion et on embarque.

On est tout les quatre au rang 20 c’est-à-dire le dernier.

Décollage.

Le sandwich saucisse et fromage orange a été avantageusement remplacé par pain aux raisins, aux dimensions allemandes, et encore froid du congélateur.

Deux heures plus tard, 8h30 nous sommes à Francfort, sortie de l’engin, récupération des bagages à main, le bus qui après avoir roulé un moment nous pose devant le bon terminal pour embarquer pour Madras.

On a une heure devant nous. On se ballade, F&D veulent passer par la case fumeur. C’est une salle vitrée. A l’intérieur c’est noir de monde et bleu de la fumée des cigarettes grillées pendant l’escale. C’est très impressionnant, F&D nous disent que c’est quasiment impossible même pour des fumeurs de rester dans cette atmosphère et ils renoncent.

Embarquement, on est presque les derniers à monter dans l’airbus A340-300.

Il y a de la place et les économiques nous semblent avoir été un peu pris en considération et moins méprisés que d’habitude sur d’autres compagnies. Véro informe une hôtesse qu’aujourd’hui c’est l’anniversaire de D.

Décollage à l’heure.

Je fais passer le temps en regardant le film «Obélix et Astérix chez les Bretons ». C’est carrément nul. Je trouve qu’une pléiade d’acteurs réputés fassent des choses aussi nulles pour payer leurs impôts, finalement il vaut peut-être mieux qu’ils s’exilent en Belgique.

L’ambiance à bord est très bonne et on est surpris de retrouver une atmosphère qui ressemble à celle des vols avant les attentats, on peut se déplacer sans avoir des regards suspicieux, le personnel est sympa et la nourriture est même étonnamment bonne.

Au milieu de l’après midi D a droit à son gâteau d’anniversaire qu’il mange avec plaisir.

Il est 18h à notre lieu de destination c’est-à-dire Chennai, plus qu’à 5h45.

On est au-dessus des montagnes du Kurdistan, toutes enneigées, c’est très beau, un véritable désert blanc. J’aimerai y voir une trace de vie et je scrute dans les reliefs, les vallées, mais il n’y a que le soleil qui se reflète dans des rivières serpentines et des lacs gelés. Au loin peut-être sur la droite, la méditerranée. Véro pense que nous sommes au dessus de la région de Dyarbakir, un peu à droite du lac de Van. L’avion amorce un virage pour longer les émirats du Golf et éviter l’Iran et le Pakistan.

Je regarde un très bon film « Starbuck », c’est un film canadien  qui raconte l’histoire d’un donneur de sperme qui a engendré de ce fait plus de 600 enfants dont environ 150 sont en recherche de leur paternité.

Cela nous mène jusqu’à Mascat, le détroit d’Ormuz.

Nous remplissons les fiches pour l’immigration. Un toulousain nous demande conseil pour remplir sa fiche et notamment comme l’arrivée est prévu à 23h50 s’il doit marquer qu’il arrive en Inde le 3 janvier ou le 4 ? Un drôle de zèbre qu’on a remarqué depuis Toulouse et qui voyage avec des sacs cerclés d’énormes chaînes. Encore un qui doit avoir peur des voleurs, il transporte de l’huile d’olive, du fromage et du miel pour une copine qu’il rejoint à Chennai et qui l’a invité pour un festival de danse de Baratanatyam, vraisemblablement, bien qu’il ne sache pas ce que c’est.

Il fait nuit noire et on voit au sol les lumières artificielles des constructions artificielles des émirats.

On va faire le saut au-dessus de l’océan Indien.

On nous sert chacun un snacky dégueulasse sorte de friand gras, bourré de bouffe indienne. C’est tout, il va falloir tenir jusqu’à demain.
Un verre de champagne pour F&D et pour nous qui sommes les amis de l’anniversaireux.


On approche. On survole le territoire indien en entrant un peu au Sud de Goa, direction Bengalore et Chennai.

L’avion est à l’heure.


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