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| Gitans sur la promenade |
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Il fait bon ce
matin.
MS tout est en
place, le petit marchand de lait, les corneilles dans le dépôt d’ordures de la
rue Montorsier, Ibrahim store qui est ouvert, arrive son premier client en TVS.
Rue petit canal il
y a déjà un rayon de soleil. L’homme qui dort sur le plateau en bois de son
tricycle est toujours assis dessus mais ce matin a enlevé la couverture de ses
épaules.
Ça sent la pisse ce
matin.
Un papa en scout
conduit sa fille en tenue scolaire peut-être aux cérémonies de la fête
nationale parce qu’il n’y a pas école ce matin.
Il y a dans la cour
de la cathédrale une bénédiction, quelques fidèles, le prêtre. Sur les marches
les mendiants et mendiantes sont en position pour la sortie.
La petite marchande
de lait décharnée est là assise sur les marches derrière sa caisse de paquets
de lait.
Face au Surguru un
marchand de bananes avec des piles de cagettes pleines, expose sa marchandise
sur des plateaux de bois montés sur des roues de vélo. Ce sont de belles
bananes comme on en trouve en France, rien à voir avec les délicieuses petites
bananes. Il me semble d’ailleurs que les grosses bananes remplacent inexorablement
les petites.
À l’angle avec la
rue Ranga Poulle le marchand de papayes a diversifié son offre aujourd’hui. Sur
son plateau il y a des papayes mais aussi des pommes de terre et des bananes.
Les tracteurs benne
poubelle se mettent en route.
Il y a du monde ce
matin au Cool Cat.
Devant le Hot Bread
une voiture Suzuki se gare pile devant la porte. Un homme en sort, je lui tiens
la porte du Hot Bread pour qu’il ne se la prenne pas dans la figure.
Je prends mon pain
et je vais à la caisse. J’attends un peu car l’homme derrière l’imprimante de
sa caisse dévide chaque matin des longueurs et des longueurs de papier qui
tombe sur les pieds du client. Je donne mon pain pour qu’on le coupe et
l’emballe.
Je sens sur ma
gauche quelqu’un qui presse le serveur et qui lui tend un pain. C’est mon homme
à la voiture qui cherche à me passer
devant. Faîtes du bien à un Indien, il ne vous le rendra pas.
Le serveur qui me
connaît pose le pain de l’homme et prépare le mien. Je paie et le caissier me
donne mon ticket comme tous les matins, il fait 20cm de long pour 30Rs.
Je sors et reprend
le quai d’Ambour. Un groupe de jeunes femmes indiennes vêtues à l’Européenne et
avec des sacs semblent chercher un endroit pour déjeuner.
Sur les bords du
quai un mendiant se réchauffe auprès
d’un feu de plastique, l’odeur, l’horreur.
En face du Lycée
français une maison est en train de se construire, des femmes déchargent les
briques d’un camion chargé de briques.
Rue Surcouf deux
femmes dans la lumière rasante, sont accroupis et dessinent un kolam de fête,
je pense que c’est la mère et la fille.
En face contre le
mur des mendiants sont assis face aux premiers rayons du soleil et cherchent à
se réchauffer de la nuit.
Petit dèj, on
termine la bonne salade de fruit de Véro.
Un couple R&P
nous demande par mail, s’ils peuvent venir demain avec nous, à moto, à Mailam.
On leur dit oui.
Du balcon on entend
des soldats qui marchent au pas pour se rendre vers le ville blanche.
Aujourd’hui c’est
aussi un peu la journée du patrimoine tous les beaux bâtiments administratifs
sont en partie ouverts au public. Bien souvent on n’a pas accès aux bâtiments
mais seulement aux jardins qui les
entourent.
On étend la lessive
et on part pour aller boire un thé.
Démarrage de la
moto sans problème. Mission Street, puis rue Ranga Poullé pour arriver dans le
bon sens à la station de thé. Il n’y a
pas grand monde en cette journée de National Day.
On retourne en
direction du Palais du gouvernement pour voir s’il est ouvert, mais toute la
place Barathi est interdite à la circulation. On revient par la rue de la
poste, ce qui nous permet de voir qu’elle est ouverte. On reviendra avec
F&D pour poster du courrier.
On file chez le
loueur de moto. F&D y sont déjà et tout semble bien se passer. C’est quand
même un peu compliqué ils n’ont cette moto que pour aujourd’hui, ce qui a pour
conséquence qu’ils ne pourront pas venir avec nous demain. Nouvelle négociation
pour garder cette moto deux jours mais c’est plus cher et puis finalement ils
la louent au prix le moins élevé.
On lui demande si
on peut faire de la route avec, par exemple aller jusqu’à Chidambaran. En
principe c’est non mais comme ils sont avec nous c’est oui. Ouf car notre
projet c’est d’aller plus loin que Chidambaran.
F&D ne sont pas
venu seuls mais avec deux Russes qui habitent aussi chez Pitchaya. Ils veulent
louer un scoot, il n’y en a pas aujourd’hui, c’est fête nationale. Après
réflexion et négociation et parce qu’ils sont avec nous le loueur va leur
trouver un scoot. Il nous dit de garder son agence de location et il part.
Il revient avec un
scoot. Ce n’est pas le définitif mais c’est pour aujourd’hui et comme ils ont
un téléphone mobile il les appellera dès qu’il aura celui qu’il leur destine.
Il leur demande de laisser leur passeport, mais les Russes ne sont pas très
chaud, ils veulent bien laisser une photocopie du passeport. Comme ils sont
avec nous ils peuvent prendre le scoot sans rien donner. On va bientôt être
caution de tout Pondichéry. Véro fait jurer cracher aux Russes qu’ils vont
tenir leurs engagements parce que sinon c’est nous que le loueur connaît. Ce
sont des Russes plus Pussy Riots que gros cons de Russes plagistes et buveurs.
En plus ils ont des origines Ukrainiennes, et elle avait une grand-mère
d’origine française. Ils sont végétaliens, lui porte un bonnet qui a un petit
nez sur le front et deux oreilles. Il est compositeur de musique et elle
aquarelliste. Leur objectif aller à Auroville. Ils ont une trentaine d’années
et tout à fait le genre de client pour Auroville.
On leur fait
confiance malgré tout et le loueur nous fait confiance, il faut dire depuis le
temps qu’on lui amène des gens , il peut.
On va tous en
direction de la station-service pour mettre de l’essence, vérifier la pression
des pneus.
Puis retour chez
Pitchaya. La route du stade est bondée de monde et encombrée par des chars qui
représentent des réalisations faites en Inde, comme un poste de police pour
femmes. Je trouve que des chars qui illustrent les avancées du pays et qui
défilent pour la fête national ça a une autre gueule que des chars militaires.
Après tout la fête nationale ce n’est pas obligatoirement la fête de l’armée.
J’en connais une qui a déjà dit ça, ça ne lui a pas réussi aux présidentielles.
On laisse les
Russes, F&D prennent le courrier qu’ils veulent envoyer et on va
directement à la poste. Seul le bureau des timbres est ouvert. On achète ce
qu’il faut et on sort pour coller les timbres à l’ombre et avec la colle
indienne. Le tout est mis dans l’énorme boite aux lettres rouge à côté de
l’entrée.
Il fait chaud et
soif. On va au Daily Bread boire un coup.
On gare les motos.
Le Daily Bread est plein à craquer. Tout un groupe de touristes a envahi la
salle pour se faire des effets en venant s’encanailler dans un restau bistrot
indien.
On prend notre
temps pour boire un coup. Lorsqu’on a fini la salle est vide, la visite est
terminée.
On remonte la rue
Thérèse pour aller chez Pothys pour leur montrer où se situe le magasin.
Un grand magasin en
Inde c’est une véritable découverte ne serait-ce que par le stock et la gamme
de couleurs.
Ça y est entre le
troisième et le quatrième, l’escalator est en panne. Pour dissimuler les
travaux et empêcher les gens d’approcher, ils ont tendu d’énormes rideaux et
sur le coup je crois que c’est une fête privée.
On prend les
escaliers pour accéder au quatrième. F&D se font un plaisir des yeux et
veulent découvrir tout l’étage. On fait quelques courses, et on va déjeuner au
Vietnam rue de Bussy.
On passe un grand
moment car il fait bon et on discute. Il est 14h30 lorsqu’on repart.
La moto qui est
resté tout ce temps au soleil sans son chapeau ni son ambre solaire ne veut pas
démarrer. Elle fait la tête. Je la mets à l’ombre un moment et elle accepte de
démarrer.
On rentre chacun
chez nous.
A l’appart café et
repos.
Véro s’aperçoit
après la sieste qu’elle n’a pas assez de photos pour la journée. Il est 16h30
on a le temps d’aller faire un tour promenade Goubert car en cette journée de
fête nationale la promenade doit être envahie par les Indiens.
C’est bien ça. On
achète des cacahuètes grillées et on marche jusqu’à la statue de Gandhi, puis
on revient. Véro achète des bracelets à une gipsy qui s’engueule pour
l’emplacement avec sa voisine.
On passe chez le
boulanger de MGroad pour demain matin, puis chez Chocolat qui s’appelle
maintenant Züka, car ce soir on est invité avec F&D et ils doivent passer
nous prendre à 19h.
Super soirée et retour à la maison pour
découvrir qu’on a une power cut et qu’on est dans le noir.
Le blog attendra demain.
Dodo
Le blog attendra demain.
Dodo
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passionnant de vous lire... merci pour le partage.
RépondreSupprimerBisous (froids) d'Alsace.