Pages

samedi 26 janvier 2013

Fête nationale

Gitans sur la promenade

Les autres photos sont ici
  
Il fait bon ce matin.
MS tout est en place, le petit marchand de lait, les corneilles dans le dépôt d’ordures de la rue Montorsier, Ibrahim store qui est ouvert, arrive son premier client en TVS.

Rue petit canal il y a déjà un rayon de soleil. L’homme qui dort sur le plateau en bois de son tricycle est toujours assis dessus mais ce matin a enlevé la couverture de ses épaules.
Ça sent la pisse ce matin.

Un papa en scout conduit sa fille en tenue scolaire peut-être aux cérémonies de la fête nationale parce qu’il n’y a pas école ce matin.

Il y a dans la cour de la cathédrale une bénédiction, quelques fidèles, le prêtre. Sur les marches les mendiants et mendiantes sont en position pour la sortie.
La petite marchande de lait décharnée est là assise sur les marches derrière sa caisse de paquets de lait.

Face au Surguru un marchand de bananes avec des piles de cagettes pleines, expose sa marchandise sur des plateaux de bois montés sur des roues de vélo. Ce sont de belles bananes comme on en trouve en France, rien à voir avec les délicieuses petites bananes. Il me semble d’ailleurs que les grosses bananes remplacent inexorablement les petites.

À l’angle avec la rue Ranga Poulle le marchand de papayes a diversifié son offre aujourd’hui. Sur son plateau il y a des papayes mais aussi des pommes de terre et des bananes.

Les tracteurs benne poubelle se mettent en route.

Il y a du monde ce matin au Cool Cat.

Devant le Hot Bread une voiture Suzuki se gare pile devant la porte. Un homme en sort, je lui tiens la porte du Hot Bread pour qu’il ne se la prenne pas dans la figure.

Je prends mon pain et je vais à la caisse. J’attends un peu car l’homme derrière l’imprimante de sa caisse dévide chaque matin des longueurs et des longueurs de papier qui tombe sur les pieds du client. Je donne mon pain pour qu’on le coupe et l’emballe.
Je sens sur ma gauche quelqu’un qui presse le serveur et qui lui tend un pain. C’est mon homme à la voiture qui  cherche à me passer devant. Faîtes du bien à un Indien, il ne vous le rendra pas.
Le serveur qui me connaît pose le pain de l’homme et prépare le mien. Je paie et le caissier me donne mon ticket comme tous les matins, il fait 20cm de long pour 30Rs.

Je sors et reprend le quai d’Ambour. Un groupe de jeunes femmes indiennes vêtues à l’Européenne et avec des sacs semblent chercher un endroit pour déjeuner.

Sur les bords du quai un mendiant se réchauffe  auprès d’un feu de plastique, l’odeur, l’horreur.

En face du Lycée français une maison est en train de se construire, des femmes déchargent les briques d’un camion chargé de briques.

Rue Surcouf deux femmes dans la lumière rasante, sont accroupis et dessinent un kolam de fête, je pense que c’est la mère et la fille.

En face contre le mur des mendiants sont assis face aux premiers rayons du soleil et cherchent à se réchauffer de la nuit.


Petit dèj, on termine la bonne salade de fruit de Véro.

Un couple R&P nous demande par mail, s’ils peuvent venir demain avec nous, à moto, à Mailam.

On leur dit oui.

Du balcon on entend des soldats qui marchent au pas pour se rendre vers le ville blanche.

Aujourd’hui c’est aussi un peu la journée du patrimoine tous les beaux bâtiments administratifs sont en partie ouverts au public. Bien souvent on n’a pas accès aux bâtiments mais seulement aux jardins qui  les entourent.

On étend la lessive et on part pour aller boire un thé.

Démarrage de la moto sans problème. Mission Street, puis rue Ranga Poullé pour arriver dans le bon sens à  la station de thé. Il n’y a pas grand monde en cette journée de National Day.

On retourne en direction du Palais du gouvernement pour voir s’il est ouvert, mais toute la place Barathi est interdite à la circulation. On revient par la rue de la poste, ce qui nous permet de voir qu’elle est ouverte. On reviendra avec F&D pour poster du courrier.

On file chez le loueur de moto. F&D y sont déjà et tout semble bien se passer. C’est quand même un peu compliqué ils n’ont cette moto que pour aujourd’hui, ce qui a pour conséquence qu’ils ne pourront pas venir avec nous demain. Nouvelle négociation pour garder cette moto deux jours mais c’est plus cher et puis finalement ils la louent au prix le moins élevé.
On lui demande si on peut faire de la route avec, par exemple aller jusqu’à Chidambaran. En principe c’est non mais comme ils sont avec nous c’est oui. Ouf car notre projet c’est d’aller plus loin que Chidambaran.

F&D ne sont pas venu seuls mais avec deux Russes qui habitent aussi chez Pitchaya. Ils veulent louer un scoot, il n’y en a pas aujourd’hui, c’est fête nationale. Après réflexion et négociation et parce qu’ils sont avec nous le loueur va leur trouver un scoot. Il nous dit de garder son agence de location et il part.

Il revient avec un scoot. Ce n’est pas le définitif mais c’est pour aujourd’hui et comme ils ont un téléphone mobile il les appellera dès qu’il aura celui qu’il leur destine. Il leur demande de laisser leur passeport, mais les Russes ne sont pas très chaud, ils veulent bien laisser une photocopie du passeport. Comme ils sont avec nous ils peuvent prendre le scoot sans rien donner. On va bientôt être caution de tout Pondichéry. Véro fait jurer cracher aux Russes qu’ils vont tenir leurs engagements parce que sinon c’est nous que le loueur connaît. Ce sont des Russes plus Pussy Riots que gros cons de Russes plagistes et buveurs. En plus ils ont des origines Ukrainiennes, et elle avait une grand-mère d’origine française. Ils sont végétaliens, lui porte un bonnet qui a un petit nez sur le front et deux oreilles. Il est compositeur de musique et elle aquarelliste. Leur objectif aller à Auroville. Ils ont une trentaine d’années et tout à fait le genre de client pour Auroville.

On leur fait confiance malgré tout et le loueur nous fait confiance, il faut dire depuis le temps qu’on lui amène des gens , il peut.

On va tous en direction de la station-service pour mettre de l’essence, vérifier la pression des pneus.

Puis retour chez Pitchaya. La route du stade est bondée de monde et encombrée par des chars qui représentent des réalisations faites en Inde, comme un poste de police pour femmes. Je trouve que des chars qui illustrent les avancées du pays et qui défilent pour la fête national ça a une autre gueule que des chars militaires. Après tout la fête nationale ce n’est pas obligatoirement la fête de l’armée. J’en connais une qui a déjà dit ça, ça ne lui a pas réussi aux présidentielles.

On laisse les Russes, F&D prennent le courrier qu’ils veulent envoyer et on va directement à la poste. Seul le bureau des timbres est ouvert. On achète ce qu’il faut et on sort pour coller les timbres à l’ombre et avec la colle indienne. Le tout est mis dans l’énorme boite aux lettres rouge à côté de l’entrée.

Il fait chaud et soif. On va au Daily Bread boire un coup.

On gare les motos. Le Daily Bread est plein à craquer. Tout un groupe de touristes a envahi la salle pour se faire des effets en venant s’encanailler dans un restau bistrot indien.

On prend notre temps pour boire un coup. Lorsqu’on a fini la salle est vide, la visite est terminée.

On remonte la rue Thérèse pour aller chez Pothys pour leur montrer où se situe le magasin.

Un grand magasin en Inde c’est une véritable découverte ne serait-ce que par le stock et la gamme de couleurs.

Ça y est entre le troisième et le quatrième, l’escalator est en panne. Pour dissimuler les travaux et empêcher les gens d’approcher, ils ont tendu d’énormes rideaux et sur le coup je crois que c’est une fête privée.

On prend les escaliers pour accéder au quatrième. F&D se font un plaisir des yeux et veulent découvrir tout l’étage. On fait quelques courses, et on va déjeuner au Vietnam rue de Bussy.

On passe un grand moment car il fait bon et on discute. Il est 14h30 lorsqu’on repart.

La moto qui est resté tout ce temps au soleil sans son chapeau ni son ambre solaire ne veut pas démarrer. Elle fait la tête. Je la mets à l’ombre un moment et elle accepte de démarrer.

On rentre chacun chez nous.

A l’appart café et repos.

Véro s’aperçoit après la sieste qu’elle n’a pas assez de photos pour la journée. Il est 16h30 on a le temps d’aller faire un tour promenade Goubert car en cette journée de fête nationale la promenade doit être envahie par les Indiens.

C’est bien ça. On achète des cacahuètes grillées et on marche jusqu’à la statue de Gandhi, puis on revient. Véro achète des bracelets à une gipsy qui s’engueule pour l’emplacement avec sa voisine.

On passe chez le boulanger de MGroad pour demain matin, puis chez Chocolat qui s’appelle maintenant Züka, car ce soir on est invité avec F&D et ils doivent passer nous prendre à 19h.

Super soirée et retour à la maison pour découvrir qu’on a une power cut et qu’on est dans le noir.
Le blog attendra demain.
Dodo

Les autres photos sont ici

1 commentaire:

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...