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lundi 29 décembre 2014

No rain, no rain ...



Hier on n'a pas fait le blog parce qu'on a passé une journée un peu décourageante.
Nous étions 7 motos à partir et neuf participants.

La route ECR sous le mauvais temps, et même si elle est belle c'est triste.

Arrêt à mi-chemin au Midway Restaurant, bonne étape avec café et toilettes.

Puis on repart, on laisse à droite Mahabalipuram et l'on prend la route qui va à Kanchipuram en passant par Tirrukakundram, où il y a un temple perché sur une colline, qu'on aperçoit de loin et qui a la silhouette d'un château Cathare.

Arrêt en rase campagne pour le lâcher de pigeons. On est à peine descendus de moto que les pigeons sont déjà partis, on ne voit plus que leur vol groupé qui s'éloigne.

Tout le monde est un peu déçu parce que ça faisait parti aussi des objectifs de la sortie. Pas de photo de l'envol, il ne reste que la caisse qui a permis le transport, au sol

Du coup le découragement gagne le groupe, il est 11h30 et personne n'a vraiment envie de monter au temple dont la silhouette se détache sur la colline juste devant nous.
Nous, on n'a pas envie non plus, parce qu'on le connaît et que c'est un endroit où règne un sale esprit. Le temple est sur la route des bus de touristes qui font Mahabalipuram,  Kanchipuram et du coup les indigènes du lieu ne pensent qu'à plumer les gens de passage.
Et en plus il fait tout gris et il pleut un peu.

Demi-tour donc et déjeuner à Mahabalipuram dans un hôtel restaurant qui s'appelle IndEco, sur la route du temple.

Repas Buffet cher pour de la bouffe indienne.

Retour sous la pluie.

Grosse fatigue et grosse déprime à l'arrivée, 200km pour rien, dans la mesure où rouler pour rouler n'est pas notre objectif.
La moto, on connait.

Ce matin lever à 7h30. Je n'ai pas très bien dormi à cause de crampes dans les jambes. Je vais  prendre des sels minéraux sous forme de comprimés.

Je ne vais pas au pain au Hot Bread à cause de la pluie. Je vais juste en face, rue de Bussy, à Baker Street.

Il n'y a que des hommes pour servir et je prends une baguette à 44 roupies. L'ambiance me semble sympathique, mais je n'y viendrai qu'exceptionnellement comme aujourd'hui. C'est un lieu pour occidentaux. Le patron prêche à qui veut l'entendre que nous allons vers un monde où nos ombres  auront disparu. Je préfère éviter de financer ce genre d'individu.

On prend notre petit déjeuner, on n'a plus de fruits.

Malgré la pluie on va faire des courses de légumes et de fruits. On sort nos grands impers achetés à Kodaïkanal, très efficaces et vraies Sudisettes.

On commence par le magasin de légumes rue Ranga Pillai parce qu'il est ouvert avant 10h, puis on va au marché Goubert notamment pour les bananes. Il y a au moins une douzaine de sortes de bananes et l'on en aime que certaines.

On passe aussi chez l'encadreur pour lui demander des chutes de baguettes de cadres. Il n'a pas de chutes, alors on lui prend de la baguette qu'on fait couper en longueur de 10cm. Il ne comprend pas ce qu'on veut faire avec des bouts de baguettes, mais nous sommes des Occidentaux et il ne faut pas chercher à comprendre.

On revient à l'appart sous nos impers avec capuches qui nous donne des airs de chaperons rouges, mais en noir.

Le repasseur n'est pas venu travailler aujourd'hui sans doute à cause de la  pluie.

A l'appart Vero cherche à comprendre pourquoi elle n'arrive à filmer que quelques secondes avec son appareil photo.
Elle découvre que les cartes, en plus de leur capacité ont aussi des caractéristiques de vitesse. Les siennes sont à 4 je lui en passe une de mon caméscope qui a une vitesse à 10 et là ça marche. On va voir si on trouve ici des cartes avec une vitesse à 10.

Avec les morceaux de baguettes de cadres, Véro veut faire des petites cales à mettre entre le cadre de l'aquarelle et le mur.

Hier elle a démonté des aquarelles qui s'étaient gondolées et qui avait aussi du moisi. Le cadre à l'arrière était noir de champignons d'humidité ainsi que le mur. Véro a changé l'arrière de l'encadrement de l'aquarelle et moi j'ai nettoyé le mur.

Avec les petites cales un passage d'air va exister entre le cadre et le mur, ainsi le phénomène ne devrait pas se reproduire. Ce n'est que pour les aquarelles accrochées sur les murs qui donnent directement sur l'extérieur que le problème s'est posé.


On va déjeuner à pieds.
Le temps s'est amélioré on met nos blousons coupe vent.
Il ne tombe que quelques gouttes.
Tout le long de Mission Street on voit que les habitants de la rue ont pris position sous chaque avancée de balcon pour se mettre à l'abri eux et leurs affaires.
Ceci n'est qu'une queue de mousson due à un temps particulièrement mauvais qui sévit sur tout le Sud Est asiatique, j'imagine les difficultés de ces gens lors de la vraie mousson.

On va déjeuner à l'Indian Coffee. On prend un lemon rice  pour changer du vegetable biryani.

Véro fait quelques vidéos avec son appareil photo.

On remonte Nehru Street en direction du marché Goubert.

On s'arrête dans une petite boutique pour manger un kulfi. C'est un tout petit endroit où  les Indiens s'arrêtent pour grignoter.
Des femmes sont assises en face de nous. Puis une famille entre  avec deux enfants, un bébé et un petit garçon de trois ans. On se serre pour leur faire un peu de place.

Un peu de lumière est revenue, Véro fait des photos.

 On reprend la rue pour aller chez le marchand de matériel informatique rue Ambalathadiyar Madam.

Sur le coup il nous propose une carte ordinaire, mais lorsque Véro lui précise qu'elle veut une carte à vitesse rapide. Il va chercher dans un autre tiroir et nous sort une carte rapide.

On la lui prend.
On retourne par la rue Ambalathadiyar Madam, jusqu'à MG road, qu'on remonte jusqu'à la rue Laporte afin de passer devant le tailleur pour lui rappeler que nous sommes toujours là et que c'est demain qu'on vient chercher le résultat de ses travaux.

On le salue et il nous répond.

On prend la rue Ellaiaman Kovil.

Le repasseur n'est toujours pas là, il a du prendre son lundi soit à cause de la pluie soit parce qu'il lui restait des RTT.

Devant la maison du ministre un chien s'attaque en jappant à un jeune taureau. Les deux animaux se menacent, mais se tiennent à bonne distance l'un l'autre.
Les  soldats qui gardent la maison regardent comme nous, avec méfiance, ce spectacle  insolite.

On rentre à l'appart.

Véro commence à mettre en ligne ses vidéos.
On boit le café et on se repose.

En écrivant le blog, pendant que Véro traite ses vidéos et ses photos, on écoute France Inter en direct. Ce sont les émissions du matin puisque nous avons 4h30 d'avance et je me demande toujours à un moment, concentré sur le blog si ici nous sommes le matin ou l'après-midi. Il faut que je réfléchisse pour savoir si on a déjeuné ou non.

On passe l'après midi dans l'appartement en attendant la masseuse.

Le temps va s'améliorer à partir de demain.

Noodles soupe, pain fromage, salade de fruits.

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