Hier on n'a pas fait le blog parce
qu'on a passé une journée un peu décourageante.
Nous étions
7 motos à partir et neuf
participants.
La route ECR sous le mauvais temps,
et même si elle est belle
c'est triste.
Arrêt
à mi-chemin au Midway
Restaurant, bonne étape
avec café et toilettes.
Puis on repart, on laisse à droite Mahabalipuram et l'on
prend la route qui va à Kanchipuram
en passant par Tirrukakundram, où il
y a un temple perché sur
une colline, qu'on aperçoit
de loin et qui a la silhouette d'un château
Cathare.
Arrêt
en rase campagne pour le lâcher
de pigeons. On est à peine
descendus de moto que les pigeons sont déjà partis, on ne voit plus que
leur vol groupé qui s'éloigne.
Tout le monde est un peu déçu parce que ça faisait parti aussi des
objectifs de la sortie. Pas de photo de l'envol, il ne reste que la caisse qui
a permis le transport, au sol
Du coup le découragement gagne le groupe, il est 11h30 et
personne n'a vraiment envie de monter au temple dont la silhouette se détache sur la colline juste
devant nous.
Nous, on n'a pas envie non plus,
parce qu'on le connaît et
que c'est un endroit où règne un sale esprit. Le temple
est sur la route des bus de touristes qui font Mahabalipuram, Kanchipuram et du coup les indigènes du lieu ne pensent qu'à plumer les gens de passage.
Et en plus il fait tout gris et il
pleut un peu.
Demi-tour donc et déjeuner à Mahabalipuram dans un hôtel restaurant qui s'appelle IndEco, sur la route
du temple.
Repas Buffet cher pour de la bouffe
indienne.
Retour sous la pluie.
Grosse fatigue et grosse déprime à l'arrivée,
200km pour rien, dans la mesure où
rouler pour rouler n'est pas notre objectif.
La moto, on connait.
La moto, on connait.
Ce matin lever à 7h30. Je n'ai pas très bien dormi à cause de crampes dans les
jambes. Je vais prendre des sels minéraux sous forme de comprimés.
Je ne vais pas au pain au Hot Bread à cause de la pluie. Je vais
juste en face, rue de Bussy, à Baker
Street.
Il n'y a que des hommes pour servir
et je prends une baguette à 44
roupies. L'ambiance me semble sympathique, mais je n'y viendrai
qu'exceptionnellement comme aujourd'hui. C'est un lieu pour occidentaux. Le
patron prêche à qui veut l'entendre que nous
allons vers un monde où nos
ombres auront disparu. Je préfère
éviter de financer ce genre
d'individu.
On prend notre petit déjeuner, on n'a plus de fruits.
Malgré
la pluie on va faire des courses de légumes
et de fruits. On sort nos grands impers achetés
à Kodaïkanal, très efficaces et vraies Sudisettes.
On commence par le magasin de légumes rue Ranga Pillai parce
qu'il est ouvert avant 10h, puis on va au marché
Goubert notamment pour les bananes. Il y a au moins une douzaine de
sortes de bananes et l'on en aime que certaines.
On passe aussi chez l'encadreur pour
lui demander des chutes de baguettes de cadres. Il n'a pas de chutes, alors on
lui prend de la baguette qu'on fait couper en longueur de 10cm. Il ne comprend
pas ce qu'on veut faire avec des bouts de baguettes, mais nous sommes des
Occidentaux et il ne faut pas chercher à
comprendre.
On revient à l'appart sous nos impers avec capuches qui nous
donne des airs de chaperons rouges, mais en noir.
Le repasseur n'est pas venu
travailler aujourd'hui sans doute à
cause de la pluie.
A l'appart Vero cherche à comprendre pourquoi elle
n'arrive à filmer que
quelques secondes avec son appareil photo.
Elle découvre
que les cartes, en plus de leur capacité
ont aussi des caractéristiques
de vitesse. Les siennes sont à 4
je lui en passe une de mon caméscope
qui a une vitesse à 10 et là ça marche. On va voir si on
trouve ici des cartes avec une vitesse à
10.
Avec les morceaux de baguettes de
cadres, Véro veut faire des
petites cales à mettre
entre le cadre de l'aquarelle et le mur.
Hier elle a démonté des
aquarelles qui s'étaient
gondolées et qui avait
aussi du moisi. Le cadre à l'arrière était noir de champignons d'humidité ainsi que le mur. Véro a changé l'arrière de l'encadrement de l'aquarelle et moi j'ai
nettoyé le mur.
Avec les petites cales un passage
d'air va exister entre le cadre et le mur, ainsi le phénomène
ne devrait pas se reproduire. Ce n'est que pour les aquarelles accrochées sur les murs qui donnent
directement sur l'extérieur
que le problème s'est posé.
On va déjeuner
à pieds.
Le temps s'est amélioré on met nos blousons coupe vent.
Il ne tombe que quelques gouttes.
Tout le long de Mission Street on
voit que les habitants de la rue ont pris position sous chaque avancée de balcon pour se mettre à l'abri eux et leurs affaires.
Ceci n'est qu'une queue de mousson due
à un temps particulièrement mauvais qui sévit sur tout le Sud Est
asiatique, j'imagine les difficultés
de ces gens lors de la vraie mousson.
On va déjeuner
à l'Indian Coffee. On prend
un lemon rice pour changer du vegetable
biryani.
Véro
fait quelques vidéos avec
son appareil photo.
On remonte Nehru Street en direction
du marché Goubert.
On s'arrête dans une petite boutique pour manger un kulfi.
C'est un tout petit endroit où les Indiens s'arrêtent pour grignoter.
Des femmes sont assises en face de nous.
Puis une famille entre avec deux
enfants, un bébé et un petit garçon de trois ans. On se serre
pour leur faire un peu de place.
Un peu de lumière est revenue, Véro
fait des photos.
On reprend la rue pour aller chez le marchand
de matériel informatique
rue Ambalathadiyar Madam.
Sur le coup il nous propose une carte
ordinaire, mais lorsque Véro
lui précise qu'elle veut
une carte à vitesse rapide.
Il va chercher dans un autre tiroir et nous sort une carte rapide.
On la lui prend.
On retourne par la rue Ambalathadiyar
Madam, jusqu'à MG road,
qu'on remonte jusqu'à la
rue Laporte afin de passer devant le tailleur pour lui rappeler que nous sommes
toujours là et que c'est
demain qu'on vient chercher le résultat
de ses travaux.
On le salue et il nous répond.
On prend la rue Ellaiaman Kovil.
Le repasseur n'est toujours pas là, il a du prendre son lundi soit
à cause de la pluie soit
parce qu'il lui restait des RTT.
Devant la maison du ministre un chien
s'attaque en jappant à un
jeune taureau. Les deux animaux se menacent, mais se tiennent à bonne distance l'un l'autre.
Les
soldats qui gardent la maison regardent comme nous, avec méfiance, ce spectacle insolite.
On rentre à l'appart.
Véro
commence à mettre en ligne
ses vidéos.
On boit le café et on se repose.
En écrivant
le blog, pendant que Véro
traite ses vidéos et ses
photos, on écoute France
Inter en direct. Ce sont les émissions
du matin puisque nous avons 4h30 d'avance et je me demande toujours à un moment, concentré
sur le blog si ici nous sommes le matin ou l'après-midi.
Il faut que je réfléchisse pour savoir si on a déjeuné ou non.
On passe l'après midi dans l'appartement en attendant la masseuse.
Le temps va s'améliorer à partir de demain.
Noodles soupe, pain fromage, salade
de fruits.

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