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mardi 30 décembre 2014

Let the sunshine

Aujourd'hui même les mangues faisaient des soleils

Je viens de regarder les info de 18h sur TV5 Monde.
L'avion d'Air Asia, le ferry en feu, pas de nouvelles de France.
La météo qui est mondiale semble nous promettre une amélioration, mais au niveau du monde, l'Inde géographique c'est peu de chose.

Comme vous venez de le comprendre je me mets au blog du jour, il est 18h30 et TV5 Monde va nous diffuser le film "12 ans d'âge"

Ce matin on se lève seulement vers 8h parce qu'on en a un peu marre du mauvais dans la mesure où l'on n'est pas venus pour ça.
Cette nuit beaucoup de vent et surtout froid nous notre mince drap.

Ce matin les oiseaux et des sirènes, l'appel du muezzin et les cloches de Notre Dame des Anges.

Il fait bon dans la rue. Le soleil assez haut puisqu'il est tard, chauffe la rue malgré les quelques nuages qui le dissimulent.

Le médecin des enfants ouvre la porte de son cabinet et les quelques parents qui attendent dans la rue se précipitent à l'intérieur.
Le médecin envoie les clés de la porte métallique en direction de l'homme qui tient l’échoppe de produits médicamenteux (je n'ose pas parler de pharmacien et de pharmacie) L'homme rattrape les clés. Je me dis que ce doit-être chez lui que le médecin envoie les patients avec leur ordonnance.

En face, des femmes discutent sur le pas d'une porte, une femme est dans l'encadrement de sa porte, les deux autres sur le trottoir.

Devant le petit hôtel à l'angle de la rue Montorsier, un homme debout prie les mains jointes.

En face évidemment le marchand de lait et son copain le clochard qui  me regardent passer et doivent se dire que ce matin j'ai une demi-heure de retard sur les autres jours.

Une femme vêtue comme une pauvresse, passe devant moi avec un grand sac, pour fouiller tout ce qui déborde de la poubelle en rond de ciment.

Je dois surveiller la circulation qui commence à se densifier à cette heure, voiture, moto, scoot, vélo klaxonnent et me frôlent.

Le chauffeur d'un auto-rickshaw me dit bonjour.

Plus rien jusqu'a rue Petit Canal, les boutiques ambulantes de déco de Noël sont parties.

Rue Petit Canal, un auto-rickshaw est stationné sur le quai gauche du petit canal.

Rue Sainte Thérèse les habitants du trottoir sont déjà partis pour leur journée. Je vois accrochés aux grilles d'une porte, leurs affaires qui sèchent.

Les élèves filles entrent avec leurs vélos dans l'Immaculé Heart of Mary girl'school.

Devant la cathédrale une camionnette bleue ramasse les cagettes en plastiques qui contiennent les sachets de lait.

Je me dis que tous ces petits marchands de lait que je vois sur les trottoirs doivent dépendre d'un fournisseur à qui ils doivent rendre des comptes une fois leurs ventes matinales terminées.
Rue Ranga Pillai un tracteur benne et son équipe ramasse la poubelle en rond de ciment à l'angle de la rue Canteen. Les  ordures débordent sur la rue. Une odeur sure me saute aux narines.

A l'angle du quai, une série de bouses marquent le virage que je prends pour me rendre au Hot Bread.
Des occidentaux déjeunent dans la salle qui est toujours partagé entre les tables pour les clients et des tables garnies de Christmas Cakes.

Sur la banque ont été mises les premières galettes des rois à la frangipanes garantie. Ce sont de petites galettes pour deux personnes.

L'aide caissière me prend ma boulish pour la donner à trancher à un commis qui traîne son incompétence en attendant qu'on lui dise quoi faire, pour l'instant il va trancher ma boolish. Le caissier chez me dit 40 roupies je luis donne les 4 billets de 10, qu'il remet à l'aide caissière, qui recompte plusieurs fois les 4 billets de 10 roupies et les range dans la caisse.

J'attends que le tranchage prenne fin. C'est toujours un peu  long. Ensuite il faut mettre la boulish tranchée dans un sac plastique puis dans un deuxième éventuellement selon le jour. Puis recherche du client à qui peut bien appartenir cette boulish tranchée. C'est moi. On me la tend et je la prends.

Je ressors et remonte le quai que je quitte à la rue qui suit la rue Sainte Ange afin de passer rue Capitaine Marius Xavier pour passer devant le lieu où se situe ce que je considère comme une sorte de bidonville.
Devant la porte une camionnette vient chercher des femmes pour les emmener à leur travail. Des femmes entourent la camionnette et je comprends qu'elles font des commentaires sur ma boulish. Je pense qu'elles se foutent de moi ce qui me semble normal.

Devant l'espèce de toilettes publiques des gens se bichonnent. Des chauffeurs lavent leur voiture à la fontaine publique.

Ce qui est amusant dans cette rue c'est qu'elle semble d'une autre époque jusqu'à la rue Laporte.

Ces gens dans la rue à leur toilette, la puanteur, la rue sordide avec en plus un fabricant de cercueil.

A partir du croisement de la rue Laporte, elle redevient une rue civilisée avec des maisons qui la bordent, des scoot garés devant, des voitures.

Et plus loin après la rue Montorsier, elle devient une rue encore en meilleur état, très propre, nettoyée nickel, à cause de la présence de la grande maison.

Enfin au croisement de la rue Candappa, la poubelle en rond de ciment qui déborde chaque jour d'un tas d'immondices. Mais ce matin tout est propre parce qu'il est tard et que la tracteur benne et son équipe est déjà passé.

Les voisines ne sont pas sur leur balcon, il doit être trop tard.

On petit déjeune.

Véro lance une machine et en attendant qu'elle se fasse on va faire ce qu'on veut faire en ville.

On part on va en premier au Red Lotus parce qu'on n'a pas eu de réponse suite au mail de Véro.
Je prends la rue Canteen au niveau de la rue Sainte Thérèse parce que le Red Lotus est au croisement de Nehru Street et de Canteen.

Le gardien nous dit que les proprios ne sont pas là. On reviendra.

On file chez Pothys en remontant la rue Ambalathadaiyar Madam, jusqu'à Ana Salai.
Chez Pothys on fait nos courses.
Lorsque je reprends la moto l'essence a débordé  sur le réservoir, le bouchon ne doit plus être étanche. Je ne comprends pas parce que j'ai fait le plein samedi, que l'essence n'a pas débordé et dimanche on a fait 200km, donc aujourd'hui le réservoir n'est pas plein. On va passer chez Félix, mais avant on retourne à l'appart.

On pose nos courses et on attend que la machine à laver se termine en regardant télé matin et les infos de 7h du matin, alors qu'il est 11h30 pour nous.

On étend la lessive sur la terrasse. Avec le vent qu'il fait et qui vient de l'Océan elle va vite sécher.

On repart pour déjeuner.

On va d'abord chez Félix pour lui montrer que le bouchon de réservoir fuit.
Il est là, il change le joint du bouchon. Je lui dis que j'ai toujours le même problème lorsque je veux accélérer très vite, le moteur s'étouffe, c'est sur toutes les vitesses.
Dimanche j'ai voulu doubler rapidement, je rétrograde sur ma troisième et j'accélère et là le moteur s'étouffe.
Je lui dis de monter à la place de Véro pour que je lui montre. Dès que je passe la seconde j'accélère et le moteur s'étouffe.
Il me dit que je ne peux pas faire ça, mais accélérer progressivement. Il prend le guidon et je monte derrière. Dans les petites rues il monte les vitesse évidemment ça marche.
On revient par Ana Salai, un chien traverse devant nous il freine si fort que je crois que le roue arrière se soulève.
Retour au garage et explication. Cette moto consomme, c'est son défaut majeur. Félix a donc installé un kit économique écolo indien qui réduit sa consommation d'essence et c'est pourquoi lorsque j'accélère trop vite, l'essence n'arrive elle pas assez vite.
Je comprends que ce n'est pas un problème mécanique et qu'il n'y a pas de risque à ce niveau.
Je dis à Félix de laisser comme ça et que je vais adapter ma conduite.
Félix nous dit que nous pouvons aller à Hampi sans problème.
On repart.

On gare la moto à l'angle de la rue Canteen et de la rue Ambalathadaiyar Madam. Là il y a toujours de la place et l'on est près du centre, en plus c'est en face d'une boutique de lingerie ou une affiche de mannequin en porte jarretelles grandeur nature est collée sur la vitrine. C'est pourquoi je dis à Véro que c'est ma place préférée.

On prend à pieds la rue Canteen et on passe au Red Lotus, les proprios sont là.
Il est 12h30.
On monte les deux étages par l'escalier étroit peint en rouge et blanc.
La terrasse sert de salle pour le petit déjeuner ou de bistrot pour les clients de l'hôtel.
On voit d'abord C qui discute avec un client et nous dit de nous asseoir sur un des canapés. D arrive et nous commençons à discuter, d'abord sur la sortie de vendredi qu'ils veulent faire avec nous pour qu'on leur montre où se trouve le  vieux banyan. Comme ils n'ont plus de motos ils nous proposent de le faire avec leur voiture, une Nano. C'est d'accord pour nous ça n'a pas tellement d'importance, la moto n'étant qu'un outil de déplacement et pas un fantasme de motard.
On fixe le rendez vous pour dix heures.

Ensuite on parle expo, on refait le tour du lieu pour bien se rendre compte des possibilités d'expo. Il n'y a pas de problème à priori pour accrocher.
Véro va s'occuper de faire une maquette pour une affiche et des flyers.

On revient sur le canapé pour boire un verre et parler de choses et d'autres. On fait connaissance en parlant de nos origines et finalement pourquoi on s'est retrouvé là. Eux c'est parce que lui travaillait ici pour une boîte allemande qui a fait faillite et ils ont monté cet hôtel avec des amis.
Petit à petit elle se livre et nous raconte l'aventure de la création de cet hôtel dans des locaux qui étaient fermés depuis 40ans.
On se rend compte que ce qu'il nous  raconte est proche de ce que nous avons vécu au Sri Lanka notamment sur la confiance que l'on peut faire à des gens que l'argent transforme en ennemis.

Surtout on lui dit qu'on la comprend et qu'on la croit.

Ici à Pondy tout le monde leur tourne le dos parce que leurs origines allemandes leur donnent automatiquement tort  par rapport à la colonie française qui soutient leurs amis français qui les ont lâchés.

On repart vers 14h pour aller déjeuner. On va à l'Aristo poulet moutarde et poulet citron.

On récupère la moto et on retourne à l'appart. Café.

Maintenant que Félix m'a confirmé que nous pouvions aller à Hampi, je dis à Véro que lorsque je fais l'itinéraire sur GoogleMap ils ne me font pas passer par Bangalore mais par l'Andra Pradesch par des villes qui ne sont pas sur les guides et je ne sais pas comment seront les hôtels.
Véro comme moi souhaite que nous puissions éviter Bangalore et ses 10 millions d'habitants. Sans connaître et sans plan on risque de mettre du temps pour y trouver un hôtel et pour la traverser.
Je vais donc étudier la route que propose google map.

On ressort vers 16h.
On rencontre  une voisine et sa fille qui promène un petit dalmatien de 5 mois et qui nous expose les problèmes que tout le monde a avec un chiot.
On les laisse.
On file sur la promenade Goubert. De la lumière et de gros nuages qui font un jeu de cache cache avec le soleil.
Vers l'hôtel Promenade on achète des cacahuètes grillées et on continue jusqu'au bout de la promenade.
II n'y a pas grand monde aujourd'hui, des pèlerins et quelques touristes indiens, des occidentaux aussi qui sont bien arrivés.

On revient en passant rue de la Caserne voir le nouveau magasin. Véro fait des essais, mais rien de concluant.

On revient à l'appart en passant par la rue Laporte chez le couturier, tout est prêt, puis rue Montorsier chez le repasseur on récupère le linge.

Je rentre la moto et on rentre à l'appart.

Il est 6h et nous regardons les infos sur TV5Monde.

Ce soir Tortilla, fromage, salade de fruits, fruit de la passion.

1 commentaire:

  1. Bonjour vero et ton époux !! Je te remercie de nous faire voyager au travers de ce blog !! Je m'evade c'est l'essentiel !je digéré mon traitement ! Bises Nadine

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