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| Aujourd'hui même les mangues faisaient des soleils |
Je viens de regarder les info de 18h
sur TV5 Monde.
L'avion d'Air Asia, le ferry en feu,
pas de nouvelles de France.
La météo qui est mondiale semble nous
promettre une amélioration,
mais au niveau du monde, l'Inde géographique
c'est peu de chose.
Comme vous venez de le comprendre je
me mets au blog du jour, il est 18h30 et TV5 Monde va nous diffuser le film
"12 ans d'âge"
Ce matin on se lève seulement vers 8h parce qu'on
en a un peu marre du mauvais dans la mesure où
l'on n'est pas venus pour ça.
Cette nuit beaucoup de vent et
surtout froid nous notre mince drap.
Ce matin les oiseaux et des sirènes, l'appel du muezzin et les
cloches de Notre Dame des Anges.
Il fait bon dans la rue. Le soleil
assez haut puisqu'il est tard, chauffe la rue malgré les quelques nuages qui le dissimulent.
Le médecin
des enfants ouvre la porte de son cabinet et les quelques parents qui attendent
dans la rue se précipitent à l'intérieur.
Le médecin
envoie les clés de la porte
métallique en direction de
l'homme qui tient l’échoppe
de produits médicamenteux
(je n'ose pas parler de pharmacien et de pharmacie) L'homme rattrape les clés. Je me dis que ce doit-être chez lui que le médecin envoie les patients avec
leur ordonnance.
En face, des femmes discutent sur le
pas d'une porte, une femme est dans l'encadrement de sa porte, les deux autres
sur le trottoir.
Devant le petit hôtel à l'angle de la rue Montorsier, un homme debout prie
les mains jointes.
En face évidemment le marchand de lait et son copain le
clochard qui me regardent passer et
doivent se dire que ce matin j'ai une demi-heure de retard sur les autres
jours.
Une femme vêtue comme une pauvresse, passe devant moi avec un
grand sac, pour fouiller tout ce qui déborde
de la poubelle en rond de ciment.
Je dois surveiller la circulation qui
commence à se densifier à cette heure, voiture, moto,
scoot, vélo klaxonnent et
me frôlent.
Le chauffeur d'un auto-rickshaw me
dit bonjour.
Plus rien jusqu'a rue Petit Canal,
les boutiques ambulantes de déco
de Noël sont parties.
Rue Petit Canal, un auto-rickshaw est
stationné
sur le quai gauche du petit canal.
Rue Sainte Thérèse
les habitants du trottoir sont déjà partis pour leur journée. Je vois accrochés aux grilles d'une porte, leurs
affaires qui sèchent.
Les élèves filles entrent avec leurs vélos dans l'Immaculé Heart of Mary girl'school.
Devant la cathédrale une camionnette bleue ramasse les cagettes en
plastiques qui contiennent les sachets de lait.
Je me dis que tous ces petits
marchands de lait que je vois sur les trottoirs doivent dépendre d'un fournisseur à qui ils doivent rendre des
comptes une fois leurs ventes matinales terminées.
Rue Ranga Pillai un tracteur benne et
son équipe ramasse la
poubelle en rond de ciment à l'angle
de la rue Canteen. Les ordures débordent sur la rue. Une odeur
sure me saute aux narines.
A l'angle du quai, une série de bouses marquent le virage
que je prends pour me rendre au Hot Bread.
Des occidentaux déjeunent dans la salle qui est
toujours partagé entre les
tables pour les clients et des tables garnies de Christmas Cakes.
Sur la banque ont été
mises les premières
galettes des rois à la
frangipanes garantie. Ce sont de petites galettes pour deux personnes.
L'aide caissière me prend ma boulish pour la donner à trancher à un commis qui traîne son incompétence en attendant qu'on lui
dise quoi faire, pour l'instant il va trancher ma boolish. Le caissier chez me
dit 40 roupies je luis donne les 4 billets de 10, qu'il remet à l'aide caissière, qui recompte plusieurs fois
les 4 billets de 10 roupies et les range dans la caisse.
J'attends que le tranchage prenne
fin. C'est toujours un peu long. Ensuite
il faut mettre la boulish tranchée
dans un sac plastique puis dans un deuxième
éventuellement
selon le jour. Puis recherche du client à
qui peut bien appartenir cette boulish tranchée. C'est moi. On me la tend et je la prends.
Je ressors et remonte le quai que je
quitte à la rue qui suit la
rue Sainte Ange afin de passer rue Capitaine Marius Xavier pour passer devant
le lieu où se situe ce que
je considère comme une
sorte de bidonville.
Devant la porte une camionnette vient
chercher des femmes pour les emmener à
leur travail. Des femmes entourent la camionnette et je comprends
qu'elles font des commentaires sur ma boulish. Je pense qu'elles se foutent de
moi ce qui me semble normal.
Devant l'espèce de toilettes publiques des gens se bichonnent.
Des chauffeurs lavent leur voiture à
la fontaine publique.
Ce qui est amusant dans cette rue
c'est qu'elle semble d'une autre époque
jusqu'à la rue Laporte.
Ces gens dans la rue à leur toilette, la puanteur, la
rue sordide avec en plus un fabricant de cercueil.
A partir du croisement de la rue
Laporte, elle redevient une rue civilisée
avec des maisons qui la bordent, des scoot garés devant, des voitures.
Et plus loin après la rue Montorsier, elle
devient une rue encore en meilleur état,
très propre, nettoyée nickel, à cause de la présence de la grande maison.
Enfin au croisement de la rue
Candappa, la poubelle en rond de ciment qui déborde
chaque jour d'un tas d'immondices. Mais ce matin tout est propre parce qu'il
est tard et que la tracteur benne et son équipe
est déjà passé.
Les voisines ne sont pas sur leur
balcon, il doit être trop
tard.
On petit déjeune.
Véro
lance une machine et en attendant qu'elle se fasse on va faire ce qu'on veut
faire en ville.
On part on va en premier au Red Lotus
parce qu'on n'a pas eu de réponse
suite au mail de Véro.
Je prends la rue Canteen au niveau de
la rue Sainte Thérèse parce que le Red Lotus est au
croisement de Nehru Street et de Canteen.
Le gardien nous dit que les proprios
ne sont pas là. On reviendra.
On file chez Pothys en remontant la
rue Ambalathadaiyar Madam, jusqu'à
Ana Salai.
Chez Pothys on fait nos courses.
Lorsque je reprends la moto l'essence
a débordé
sur le réservoir,
le bouchon ne doit plus être
étanche. Je ne comprends
pas parce que j'ai fait le plein samedi, que l'essence n'a pas débordé et dimanche on a fait 200km, donc aujourd'hui le réservoir n'est pas plein. On va
passer chez Félix, mais
avant on retourne à l'appart.
On pose nos courses et on attend que
la machine à laver se
termine en regardant télé matin et les infos de 7h du
matin, alors qu'il est 11h30 pour nous.
On étend
la lessive sur la terrasse. Avec le vent qu'il fait et qui vient de l'Océan elle va vite sécher.
On repart pour déjeuner.
On va d'abord chez Félix pour lui montrer que le
bouchon de réservoir fuit.
Il est là, il change le joint du bouchon. Je lui dis que
j'ai toujours le même problème lorsque je veux accélérer
très vite, le moteur s'étouffe, c'est sur toutes les
vitesses.
Dimanche j'ai voulu doubler
rapidement, je rétrograde
sur ma troisième et j'accélère
et là le moteur s'étouffe.
Je lui dis de monter à la place de Véro pour que je lui montre. Dès que je passe la seconde j'accélère
et le moteur s'étouffe.
Il me dit que je ne peux pas faire ça, mais accélérer
progressivement. Il prend le guidon et je monte derrière. Dans les petites rues il monte les vitesse évidemment ça marche.
On revient par Ana Salai, un chien
traverse devant nous il freine si fort que je crois que le roue arrière se soulève.
Retour au garage et explication.
Cette moto consomme, c'est son défaut
majeur. Félix a donc
installé un kit économique écolo indien qui réduit sa consommation d'essence
et c'est pourquoi lorsque j'accélère trop vite, l'essence n'arrive
elle pas assez vite.
Je comprends que ce n'est pas un
problème mécanique et qu'il n'y a pas de
risque à ce niveau.
Je dis à
Félix de laisser
comme ça et que je vais
adapter ma conduite.
Félix
nous dit que nous pouvons aller à Hampi
sans problème.
On repart.
On gare la moto à l'angle de la rue Canteen et de
la rue Ambalathadaiyar Madam. Là il
y a toujours de la place et l'on est près
du centre, en plus c'est en face d'une boutique de lingerie ou une affiche de mannequin
en porte jarretelles grandeur nature est collée
sur la vitrine. C'est pourquoi je dis à
Véro que c'est ma
place préférée.
On prend à pieds la rue Canteen et on passe au Red Lotus, les
proprios sont là.
Il est 12h30.
On monte les deux étages par l'escalier étroit peint en rouge et blanc.
La terrasse sert de salle pour le
petit déjeuner ou de
bistrot pour les clients de l'hôtel.
On voit d'abord C qui discute avec un
client et nous dit de nous asseoir sur un des canapés. D arrive et nous commençons à discuter,
d'abord sur la sortie de vendredi qu'ils veulent faire avec nous pour qu'on
leur montre où se trouve le
vieux banyan. Comme ils n'ont plus de
motos ils nous proposent de le faire avec leur voiture, une Nano. C'est
d'accord pour nous ça n'a pas
tellement d'importance, la moto n'étant
qu'un outil de déplacement
et pas un fantasme de motard.
On fixe le rendez vous pour dix
heures.
Ensuite on parle expo, on refait le
tour du lieu pour bien se rendre compte des possibilités d'expo. Il n'y a pas de problème à priori pour accrocher.
Véro
va s'occuper de faire une maquette pour une affiche et des flyers.
On revient sur le canapé pour boire un verre et parler
de choses et d'autres. On fait connaissance en parlant de nos origines et
finalement pourquoi on s'est retrouvé
là. Eux c'est parce
que lui travaillait ici pour une boîte
allemande qui a fait faillite et ils ont monté
cet hôtel avec des
amis.
Petit à
petit elle se livre et nous raconte l'aventure de la création de cet hôtel dans des locaux qui étaient fermés depuis 40ans.
On se rend compte que ce qu'il
nous raconte est proche de ce que nous
avons vécu au Sri Lanka
notamment sur la confiance que l'on peut faire à
des gens que l'argent transforme en ennemis.
Surtout on lui dit qu'on la comprend
et qu'on la croit.
Ici à
Pondy tout le monde leur tourne le dos parce que leurs origines
allemandes leur donnent automatiquement tort
par rapport à la
colonie française qui
soutient leurs amis français
qui les ont lâchés.
On repart vers 14h pour aller déjeuner. On va à l'Aristo poulet moutarde et
poulet citron.
On récupère la moto et on retourne à l'appart. Café.
Maintenant que Félix m'a confirmé que nous pouvions aller à Hampi, je dis à Véro
que lorsque je fais l'itinéraire
sur GoogleMap ils ne me font pas passer par Bangalore mais par l'Andra Pradesch
par des villes qui ne sont pas sur les guides et je ne sais pas comment seront
les hôtels.
Véro
comme moi souhaite que nous puissions éviter
Bangalore et ses 10 millions d'habitants. Sans connaître et sans plan on risque de mettre du temps pour
y trouver un hôtel et pour
la traverser.
Je vais donc étudier la route que propose google map.
On ressort vers 16h.
On rencontre une voisine et sa fille qui promène un petit dalmatien de 5 mois
et qui nous expose les problèmes
que tout le monde a avec un chiot.
On les laisse.
On file sur la promenade Goubert. De
la lumière et de gros
nuages qui font un jeu de cache cache avec le soleil.
Vers l'hôtel Promenade on achète
des cacahuètes grillées et on continue jusqu'au bout
de la promenade.
II n'y a pas grand monde aujourd'hui,
des pèlerins et quelques
touristes indiens, des occidentaux aussi qui sont bien arrivés.
On revient en passant rue de la
Caserne voir le nouveau magasin. Véro
fait des essais, mais rien de concluant.
On revient à l'appart en passant par la rue Laporte chez le
couturier, tout est prêt,
puis rue Montorsier chez le repasseur on récupère le linge.
Je rentre la moto et on rentre à l'appart.
Il est 6h et nous regardons les infos
sur TV5Monde.
Ce soir Tortilla, fromage, salade de
fruits, fruit de la passion.

Bonjour vero et ton époux !! Je te remercie de nous faire voyager au travers de ce blog !! Je m'evade c'est l'essentiel !je digéré mon traitement ! Bises Nadine
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