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mercredi 17 décembre 2014

Journée Airtel

Rue petit canal
Les autres photos sont ici. 
Rien d'extraordinaire compte tenu de la pluie et de l'absence de lumière.


Je n’ai pas très bien dormi encore cette nuit, décalage horaire et reste de dopage.
Il est tombé des trombes d’eau et ce matin le ciel est encore tout chargé de nuages. La météo annonçait un début de semaine pas réjouissant et c’est le cas.

Véro me fait remarquer que j’ai oublié de parler d’Internet lundi le jour de notre arrivée. Soit disant que la ligne extérieure avait été  rompue par le voisin lorsqu’il a fait des travaux sur la terrasse et enlevé son pandal. Antoine a réglé 1000 roupies pour qu’lls viennent tirer une autre ligne, c’est ce qu’a fait le technicien dès notre arrivée.
Une fois qu’il a fait son boulot il nous dit qu’un autre technicien Airtel viendra demain pour mettre Internet.
Antoine n’est pas très content, nous non plus, et il appelle Airtel pour qu’on envoie un technicien immédiatement. Ce qui est fait. Mais ce dernier diagnostique un défaut sur la ligne intérieure et qu’il ne peut rien faire, qu’il va donner un câble demain matin et qu’il viendra après.
Il a apporté le câble hier en fin d’après midi, l’électricien est venu l’installer mais Airtel n’est toujours pas venu nous connecter.
On espère pour ce matin.
On avait bien dit à Antoine de tout faire fonctionner avant notre arrivée mais il n’a pas voulu que ayons à payer pour des jours où nous n’aurions pas été là et il avait tout planifier pour lundi. Sauf que c’est l’Inde et  qu’il l’a oublié.

J’ai aussi oublié quelque chose, les voisines du dessous (les mêmes que l’année dernière) qui sont arrivées depuis quelques jours.
Hier en fin d’après midi après notre ballade, elles étaient sur leur balcon. Elles nous ont apostrophés en disant : « Vous êtes de retour, c’est la pluie ».
L’an dernier c’était « vous arrivez au mauvais moment c’est la chaleur qui commence ».
Je ne sais pas ce que veut dire ce type d’accueil mais on ne  le trouve pas très sympathique. Elles n’ont pas du beaucoup s’améliorer.

J’attends 7h pour aller au pain, j’espère que je n’aurai pas la pluie.

La pluie revient dès qu'on veut sortir. On va voir Antoine pour savoir ce qu'il en est de l'installation d'Internet.  Pour lui ils vont venir aujourd'hui mais il ne sait pas quand.
Il nous montre le câble qui a été changé par l'électricien et il est en bon état. Il ne comprend pas pourquoi il fallait le changer.

La pluie se calme un peu et on part à moto. Il pleut quand même pas mal quand on roule.
Je prends à droite la rue Sainte Thérèse pour aller au début de la rue Canteen et être sûr de ne pas manquer le magasin de fournitures artistiques. On remonte la rue jusque Ranga Pillai, rien. On fait demi-tour, rien.
On  repart dans l'autre sens jusqu'à Nehru Street et on s'arrête près de l'ancien magasin. Là des gens nous font signe que le magasin est maintenant plus loin de l'autre côté de Nehru toujours dans Canteen Street. En effet on trouve le magasin presqu'en face de Fiore d'India. On est trempés.
Véro prend une boite de tubes d'aquarelle pour demain matin chez Pichaya.

0n continue rue Canteen et on prend la rue Calve dans laquelle se trouve la galerie d'Abel. Il n'y a que Rajkumar qui nous dit qu'Abel n'est pas venu parce qu'il pleut. On appelle Abel en fait c'est parce qu'il y a des travaux dans sa cuisine. Pendant que Véro téléphone elle voit entrer puis ressortir une de nos voisines qui pose un sac et repart sans nous avoir vus.

La pluie s'est arrêtée.

On va  au marché Goubert. Je gare la moto dans l'emplacement de l'ancienne prison qui a été transformé en parking deux roues uniquement. Il y a même un espace réservé aux femmes, cela doit illustrer la prudence des Indiens mecs vis à vis des conductrices.

On va voir Aroule. Il n'y a personne devant sa boutique. Il nous reconnaît ainsi que sa vendeuse. L'accueil est chaleureux comme toujours, Véro est une bonne cliente. Il nous montre ses dernières productions tout en nous offrant du thé.
Véro fait des essais et prend deux tuniques qui font un peu asiatiques. Puis elle prend du tissu pour se faire un pantalon qui ira bien avec les tuniques. Elle voulait faire faire ce pantalon par le tailleur de Pichaya mais finalement Aroule lui fait un prix et lui garantit le délai, ce sera prêt vendredi matin même heure.
On récupère la moto. Il recommence à pleuvoir en plus comme il est midi c'est la sortie de écoles sur MG road et l'embouteillage est total il faut se faufiler entre les Indiens qui n'hésite jamais à être prioritaire sur tout le monde. Je freine pour éviter un Indien pressé qui me coupe la route, et derrière moi une nana me rentre dedans avec son scoot. Pas de dégât. Sous la pluie, les freins à tambour indiens ne bloquent jamais les roues, même si ce n'est pas sous la pluie, ils ont naturellement l’ABS.
Tout le monde est dans un état de nerf à cause de la pluie mais ça ne change rien.

Rue Candappa, je gare la moto au pied de l'immeuble et on monte se mettre au sec.

Du balcon je regarde la pluie tomber pour voir si elle  va se calmer afin que nous puissions aller déjeuner. Et soudain sur la rue un homme gare sa moto et me fait signe il vient pour Internet. Nous qui désespérions, il est midi trente et nous allons avoir Internet.

Je reste en bas avec lui et avec Antoine car il doit d'abord raccorder le fil extérieur au nouveau fil intérieur. Ne nous voyant pas remonter Véro vient voir ce qui se passe et ne le voyant pas croit quelques instants qu'il est reparti. Antoine et moi on la rassure.

Enfin il vient dans l'appart, fait des essais de ligne en branchant un téléphone. La tonalité est bonne.
Il s'attaque au Mac... en découvrant que c’est un Mac …
Il téléphone à son siège en expliquant que le client a un Mac.  On sent que ça va être un problème. Devant le Mac, il ne sait pas comment faire la procédure manuelle pour connecter l'outil.
Il rappelle au téléphone et nous dit que l'on va lui apporter un PC pour créer la procédure, après le Mac suivra automatiquement.
Le temps est long et toujours pas de PC.
Il part et revient avec un PC, enfin il va pouvoir avancer. Il ouvre le PC qu'on lui a prêté et se rend compte qu'il n'a pas le mot de passe. Appel téléphonique pour avoir le mot de passe. C'est long, mais il finit par l'avoir.
Il attaque. Au bout d'un moment débarque dans l'appartement un individu dont on ne comprend pas la présence sur le coup, en fait il vient récupérer son PC.
Il le prend et part avec.
Heureusement on arrive à se connecter sur le Mac et sur la Tablette.
Il nous met un mot de passe plus simple, nous donne les informations nécessaires et même son numéro de téléphone en cas de problème.
Il part, il est 15h30.
Tout marche on peut aller déjeuner.

On part à pied pour aller au Mission Café que nous a conseillé C. On s'installe pour manger une sorte de sandwich crêpe végétarien.
Débarquent dans le bistrot deux vieilles, une Anglaise et une très bourge vieille France. Elles s'installent inévitablement pas très loin de nous parce que c'est tout petit. La Bourge se met à raconter l'histoire de son sac qu'elle a acheté en Bretagne et qu'elle a payé la peau du cul mais qui est extraordinairement pratique. Il remplace une valise lorsqu'elle va à Paris, elle le jette sur le siège de sa voiture lorsqu'elle part et il est toujours aussi beau et aussi pratique.
Elle dit à l'Anglaise : vous à Auroville vous pourriez copier le patron de ce sac, je vais vous le passer. L'Anglaise acquiesce et ne dit trop rien parce que je crois qu'elle se rend compte que nous entendons et que ce n'est pas très heureux.
La Bourge n'est pas du  tout inquiète et elle répète et répète qu'à Auroville il suffira de le copier, sans jamais penser qu'un créateur a investi du temps et de l'intelligence pour créer ce sac. Pour elle ça ne semble pas avoir d'importance.
Véro est hors d'elle mais se contient … à grand peine
Il n'y a donc pas que les asiatiques qui font des copies, parce que la nana d'Auroville ne montre aucune gêne à ce discours. Je me dis que si les asiatiques copient ils ont été formés par des colonisateurs occidentaux et peut-être par des aïeules de cette Bourge.
Une information involontaire que nous recevons et qui nous confirme que tout n'est pas si rose dans le beau monde des aurovilliens où la terre n'appartient à personne mais où le fric appartient à chacun.
Elles partent, ouf l'atmosphère redevient respirable.
On boit un très bon café expresso. C'est vrai que c'est une bonne adresse pour la gentillesse et la qualité des produits même s'ils sont liés à Auroville.
Bientôt à Pondy, il y aura l'ashram et les aurovilliens qui vont tenir la ville et les commerces.

On retourne à la galerie d'Abel qui nous a dit qu'il sera là cet après-midi. En effet il est là avec Rajkumar. On discute et on se donne des nouvelles. Abel est en train de se faire construire une maison et il pend la crémaillère le 25 janvier, on est invits. Ce matin il était pris justement pour les travaux de la cuisine de la nouvelle maison.
On va tous boire un thé à l'angle de la rue Calathisvaran Koil et de MG road.
Ils ont la gentillesse l'un et l'autre de me dire que si je voulais je pourrais acheter une vieille Bullet au lieu de la louer. Comme je n'ai pas le droit avec un visa touriste ils seraient d'accord pour que je la mette à leur nom. Difficile d'expliquer qu'on préfère louer ici, que posséder.

On les laisse et on va dans un magasin d'objets pour la maison afin d'acheter des bols. La cafetière électrique ne marche plus, nos prédécesseurs dans l'appart on cassé le récipient en verre de la cafetière et ne l'on pas changé.  Du coup nous on ne peut pas s'en servir. Comme on ne peut plus faire de café on a acheté une théière mais nos tasses sont trop petites et il faudrait refaire du thé pour une deuxième tasse. Avec des bols on pourra faire plus de thé et le prendre  lorsqu'il sera bien infusé.

On ne trouve pas ce que Véro veut, finalement on se rabat sur des mazagrans rigolos.

Antoine nous a donné un récipient en verre pour la cafetière mais ce récipient inadapté et trop petit fait qu'il ne déverrouille pas le stop goutte de la cafetière et l'eau ne coule pas. Il va falloir le lui dire. Mais s'il n'a pas acheté de nouvelle cafetière avant notre arrivée, c'est qu'il ne doit pas vouloir la changer. On va se débrouiller avec la théière et notre "french press" pour le café.

On revient en passant par Nilgiris car ce matin on eu pour l'appartement une poële à frire et Véro a décidé de faire un matefaim, mais elle n'avait pas de farine. Elle veut  aussi un écarte orteils pour se vernir les ongles et un récipient pour les spaghettis, mais ils n'ont pas tout ça.

Comme on est à côté de chez Lakmé, Véro prend rendez  vous pour vendredi matin à 10h pour une épilation, avant l’arrivée dès ce WE des françaises poilues.

On rentre. J'ai un peu de difficulté pour démarrer la Bullet qui a reçu des trombes d'eau. Abel nous a dit qu'un petit cyclone s'était formé dans le golfe du Bengale.
Comme on commence à bien se connaître la Bullet et moi j'y arrive sans trop de peine.

Je remonte 4 à 4 les escaliers, pourtant il me semble que les effets du dopping de la semaine commencent à s'estomper, un peu de douleur au dos m'est revenue pendant notre promenade. J'ai hâte de redevenir normal.

A l'appart on se consacre au blog. Véro à le mettre à jour depuis le 14 décembre et moi à rédiger la journée d'aujourd'hui. Ce soir ou demain matin au plus tard on va être à jour. 

Dîner : Matefaim, fromage, salade de fruits.

Les autres photos sont ici. 
Rien d'extraordinaire compte tenu de la pluie et de l'absence de lumière.




1 commentaire:

  1. oups ! quelle vie trépidante ! Ici aussi ça trépide Noel approche et il manque toujours un petit rien qui fait qu'on se tape une heure de queue pour trois francs six sous !!!!! et ici aussi , il pleut et il y a du vent ! Mais ça y est , on rentre dans la purée positive ................les jours vont rallonger . On commence à entendre parler de Saint Pol de Léon , de Coex , de Brioude , c'est super de se dire que tout ça approche!
    Continuez de nous distraire , de nous faire rire , ça fait du bien! et d'être si proche lors que vous êtes si loin !!!!
    Bisous

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