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| Les rafales hier et encore aujourd'hui |
On a passé l'un et l'autre une très mauvaise nuit. C'est comme si cette année on avait plus de difficultés à
assimiler le changement d’horaire.
J'ai passé une partie de la nuit sur le canapé du salon pour ne pas tousser
dans la chambre. Il faudrait que je me trouve quelque chose à sucer pour m'apaiser la gorge
quand ça me prend.
Du coup ce matin lever 8h. De toute
façon comme tout est fermé et qu'il vaut mieux ne pas
sortir ça n'avait pas d'importance.
On a changé les draps de la chambre pour les remplacer par des
draps pour occidentaux en remplacement des draps indiens qui ressemblent à des nappes dont les bords sont effilochés
et sans ourlet.
Comme on avait du temps, j'en ai
profité pour nettoyer les écoulements des salles de bain.
On a apporté de la javel en
pastilles. Désinfection de
tous les ustensiles et nettoyage après
avec une brosse.
C'est dans ces endroits dissimulés que l'on relève le niveau de nos
civilisations sophistiquées.
C'est le principe de la chasse d'eau, ça
part, on ne sait pas où,
mais ça ne se voit pas.
Il faut quand même y mettre les mains, mais pour
la prochaine fois ce sera notre crasse, ça
ne fait pas la même chose
on a plus d'indulgence avec nous-mêmes.
Je ne vais pas au pain.
Petit dèj
au pain de mie mou. Heureusement il reste de la salade de fruits de Véro et il y a aussi des fruits de
la passion.
On traîne.
La météo nous annonce du beau temps
avec des températures à 22 le matin et 28 l'après midi. La température s'est améliorée à la baisse, alors que le jour de notre arrivée il faisait très chaud. Depuis on dort sans la
clim et sans le ventilo.
La lessive terminée on monte l'étendre sur la terrasse. Les
voisines ont déjà pris position sur leur fil.
Elles ont étendu leurs draps
indiens.
Elles ont mis une pince à linge tout les 20cm sur le drap
et à chaque pince elles ont
accroché leurs culottes de
mémé, aux couleurs indéfinissables.
J'ai l'impression de voir une expo de
culottes sur fond de drap. C'est moderne pour des personnes de leur âge. Elles ont dû connaître les surréalistes.
Vers midi on décide d'aller déjeuner
à Auroville puisqu'ici tout
est fermé.
On part par la promenade et on
rejoint MG Road, en effet c'est ville morte, tous les magasins sont rideau métallique baissé. Et la police est en faction
sur tous les axes.
On accède
à l'ECR, et on prend tout
de suite la petite route de la palmeraie qui nous permet de rejoindre la route
normale à hauteur du village de Kuilapalayam.
La route qu'on avait vue neuve l'an
dernier est à nouveau complètement défoncée.
On file jusqu'au restaurant
"Tanto".
Salade grecque, chargée en poivrons. Le poivron est
devenu le parasite de toutes les cuisines du monde et représente souvent la moitié des plats de légumes.
Raviolis aux épinards, c'est une valeur sûre ici, comme le fish oven ou les pizzas.
Le serveur est nouveau, grand assez
mince, mais avec un petit ventre souligné
par une énorme
boucle de ceinturon. Il parle français
et c'est vraisemblablement un Français.
Il y a de la raideur dans sont port, les épaules
un peu en avant et les bras un peu en arrière,
les jambes écartés et la mèche rebelle. Une drôle
d'allure, un spécimen
d'aurovillien. Il nous fait penser à Lucien, le personnage de Frank
Margerin pour ceux qui se souviennent.
On ne voit pas le patron et le
manager. On demande à une serveuse que l'on connaît
bien si le staff a changé,
car on a l'impression qu'il y a quelqu'un qui dirige les opérations et ce quelqu'un c'est
notre ami JM. Véro me dit
que si un type comme ça
s'occupe maintenant de ce restaurant on ne reviendra plus.
La serveuse nous rassure, ce sont
toujours les mêmes boss. Ce
type là, c'est la mouche du coche qui profite de l'absence des
deux autres pour se mettre en valeur.
On va faire un tour au Visitor
Center. Rien n'a changé. On
visite les boutiques et on achète
quelques cartes postales pour les enfants.
Il y une expo de peinture et de
sculpture à l'extérieur du bâtiment où l'on s'inscrit
pour aller voir le Matrimandir de l'extérieur.
Véro discute avec
l'Anglaise qui garde l'expo.
On revient sur Pondy en passant comme
à l'aller par la petite
route de la palmeraie.
Dès
notre arrivée on range la
moto, ce soir on ira à pieds
au vernissage qui aura lieu à Promenade.
On a été invité au dernier moment par l'organisatrice de ces
Expos, c'est l'occasion de la voir.
On passe le reste de l'après-midi à la maison parce que le temps n'encourage pas à sortir, il s'assombrit de plus
en plus, pas question de faire des photos.
On monte sur la terrasse reprendre
les draps qu'on a étendus
ce matin. Les voisines ont déjà enlevé les leurs ainsi que leurs culottes.
Vers 17h30 on part au Promenade par
la rue Surcouf, puis Romain Roland jusqu'à
la promenade Goubert. Dans
l'espace où est érigé la statue de Jeanne d'Arc, il y a une
manifestation culturelle.
Au Promenade on est un peu en avance
sur l'horaire indien. On constate qu'ils ont percé
le mur principal où on exposait
les peintures. Le Hall d'entrée
communique maintenant avec une nouvelle boutique que l'hôtel a créée.
Véro
est un peu déçue parce que
c'était le meilleur
endroit. Lorsque les clients entraient dans l'hôtel,
il voyait automatiquement cette partie de l'expo. Maintenant ils voient la
boutique.
On va faire avec. On regarde tous les
endroits possibles et on repère
ceux qui sont le mieux éclairés. Véro devrait pouvoir mettre une bonne vingtaine
d'oeuvres.
La responsable arrive et nous salue
gentiment.
Lorsqu'elle a un peu plus de temps Véro discute avec elle et lui
demande si on pourrait changer la date du vernissage pour la passer du 6 février au 7 février car JJ, un de nos amis qui arrive le §
février
ne voudrait pour rien au monde rater un vernissage d'aquarelle.
C'est réglé le vernissage aura bien lieu de
7 février 2015 à 18h.
Ce soir au vernissage il y a Ejoumalé. On le félicite pour la naissance de son garçon en septembre. Il est très fier. Dans ce domaine, il a
battu Abel : un garçon,
une fille contre deux filles pour Abel.
L'organisatrice nous invite pour un
autre vernissage qui aura lieu demain dans sa maison atelier pour une sorte de
marché d'art à 15h.
Après
les discours des uns et des autres, on boit un coup un liquide au gingembre . C’est
tout, on peut partir.
Lors d'un vernissage ici on ne
nourrit pas les gens, on ne leur donne pas l'occasion de se bourrer la gueule
avant de reprendre leur voiture et ce n'est pas plus mal.
Par Nehru
street on revient vers la maison. On s'arrête
à une échoppe croix verte qui fait
office de pharmacie, pour acheter des Koflets, ça
me fera peut-être du bien à la gorge. Ici on n'a pas le
conseil, mais on a la gentillesse et je pense que c'est plus important.
On rentre en passant par la rue
Barathi pour voir l'encadreur et lui dire que lundi on apportera la trentaine
d'aquarelles à encadrer, et
qu'on veut les avoir impérativement
le 7 janvier dernier délai
pour la démo de Véro.
On enfile la rue Barathi. Ce soir
comme il y a eu le bandh jusqu'à 18h
c'est à dire pas une
boutique ouverte, il y a beaucoup d'animation, chacun essaye de récupérer un peu de ce qu'il a perdu en ne travaillant
pas.
Véro
nous fait un matefaim dont elle a le secret, mais surtout parce qu'elle une poêle toute neuve que nous a donnée le propriétaire.
Fromage et pain de mie.
Bananes et fruits de la passion.
Il y a certainement plus malheureux.
Pas de photos aujourd'hui car il faisait un temps abominable pour un photographe, ciel bouché et zéro lumière.

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