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samedi 20 décembre 2014

Journée "bandh" ou grève générale dans Pondy.

Les rafales hier et encore aujourd'hui
Pas de photos aujourd'hui car il faisait un temps abominable pour un photographe, ciel bouché et zéro lumière. 

On a passé l'un et l'autre une très mauvaise nuit. C'est comme si cette année on avait plus de difficultés à assimiler le changement d’horaire.
J'ai passé une partie de la nuit sur le canapé du salon pour ne pas tousser dans la chambre. Il faudrait que je me trouve quelque chose à sucer pour m'apaiser la gorge quand ça me prend.

Du coup ce matin lever 8h. De toute façon comme tout est fermé et qu'il vaut mieux ne pas sortir ça n'avait pas d'importance.

On a changé les draps de la chambre pour les remplacer par des draps pour occidentaux en remplacement des draps indiens qui ressemblent à des nappes dont les bords sont effilochés et sans ourlet.

Comme on avait du temps, j'en ai profité pour nettoyer les écoulements des salles de bain. On a apporté de la javel en pastilles. Désinfection de tous les ustensiles et nettoyage après avec une brosse.
C'est dans ces endroits dissimulés que l'on relève le niveau de nos civilisations sophistiquées. C'est le principe de la chasse d'eau, ça part, on ne sait pas où, mais ça ne se voit pas.
Il faut quand même y mettre les mains, mais pour la prochaine fois ce sera notre crasse, ça ne fait pas la même chose on a plus d'indulgence avec nous-mêmes.

Je ne vais pas au pain.

Petit dèj au pain de mie mou. Heureusement il reste de la salade de fruits de Véro et il y a aussi des fruits de la passion.

On traîne.

La météo nous annonce du beau temps avec des températures à 22 le matin et 28 l'après midi. La température s'est améliorée à la baisse, alors que le jour de notre arrivée il faisait très chaud. Depuis on dort sans la clim et sans le ventilo.

La lessive terminée on monte l'étendre sur la terrasse. Les voisines ont déjà pris position sur leur fil. Elles ont étendu leurs draps indiens.
Elles ont mis une pince à linge tout les 20cm sur le drap et à chaque pince elles ont accroché leurs culottes de mémé, aux couleurs indéfinissables.
J'ai l'impression de voir une expo de culottes sur fond de drap. C'est moderne pour des personnes de leur âge. Elles ont dû connaître les surréalistes.

Vers midi on décide d'aller déjeuner à Auroville puisqu'ici tout est fermé.

On part par la promenade et on rejoint MG Road, en effet c'est ville morte, tous les magasins sont rideau métallique baissé. Et la police est en faction sur tous les axes.

On accède à l'ECR, et on prend tout de suite la petite route de la palmeraie qui nous permet de rejoindre la route normale à hauteur  du village de Kuilapalayam.
La route qu'on avait vue neuve l'an dernier est à nouveau complètement défoncée.

On file jusqu'au restaurant "Tanto".

Salade grecque, chargée en poivrons. Le poivron est devenu le parasite de toutes les cuisines du monde et représente souvent la moitié des plats de légumes.
Raviolis aux épinards, c'est une valeur sûre ici, comme le fish oven ou les pizzas.

Le serveur est nouveau, grand assez mince, mais avec un petit ventre souligné par une énorme boucle de ceinturon. Il parle français et c'est vraisemblablement un Français. Il y a de la raideur dans sont port, les épaules un peu en avant et les bras un peu en arrière, les jambes écartés et la mèche rebelle.  Une drôle d'allure, un spécimen d'aurovillien. Il nous fait penser à Lucien, le personnage de Frank Margerin pour ceux qui se souviennent.

On ne voit pas le patron et le manager. On demande à une serveuse que l'on connaît bien si le staff a changé, car on a l'impression qu'il y a quelqu'un qui dirige les opérations et ce quelqu'un c'est notre ami JM. Véro me dit que si un type comme ça s'occupe maintenant de ce restaurant on ne reviendra plus.
La serveuse nous rassure, ce sont toujours les mêmes boss. Ce type là, c'est la  mouche du coche qui profite de l'absence des deux autres pour se  mettre en valeur.

On va faire un tour au Visitor Center. Rien n'a changé. On visite les boutiques et on achète quelques cartes postales pour les enfants.
Il y une expo de peinture et de sculpture à l'extérieur du bâtiment où l'on s'inscrit pour aller voir le Matrimandir de l'extérieur. Véro discute avec l'Anglaise qui garde l'expo.

On revient sur Pondy en passant comme à l'aller par la petite route de la palmeraie.

Dès notre arrivée on range la moto, ce soir on ira à pieds au vernissage qui aura lieu à Promenade. On a été invité au dernier moment par l'organisatrice de ces Expos, c'est l'occasion de la voir.

On passe le reste de l'après-midi à la maison parce que le temps n'encourage pas à sortir, il s'assombrit de plus en plus, pas question de faire des photos.

On monte sur la terrasse reprendre les draps qu'on a étendus ce matin. Les voisines ont déjà enlevé les leurs ainsi que leurs culottes.

Vers 17h30 on part au Promenade par la rue Surcouf, puis Romain Roland jusqu'à  la promenade Goubert. Dans l'espace où est érigé la statue de Jeanne d'Arc, il y a une manifestation culturelle.

Au Promenade on est un peu en avance sur l'horaire indien. On constate qu'ils ont percé le mur principal où on exposait les peintures. Le Hall d'entrée communique maintenant avec une nouvelle boutique que l'hôtel a créée.

Véro est un peu déçue parce que c'était le meilleur endroit. Lorsque les clients entraient dans l'hôtel, il voyait automatiquement cette partie de l'expo. Maintenant ils voient la boutique.
On va faire avec. On regarde tous les endroits possibles et on repère ceux qui sont le mieux éclairés. Véro devrait pouvoir mettre une bonne vingtaine d'oeuvres.

La responsable arrive et nous salue gentiment.

Lorsqu'elle a un peu plus de temps Véro discute avec elle et lui demande si on pourrait changer la date du vernissage pour la passer du 6 février au 7 février car JJ,  un de nos amis qui arrive le § février ne voudrait pour rien au monde rater un vernissage d'aquarelle.
C'est réglé le vernissage aura bien lieu de 7 février 2015 à 18h.

Ce soir au vernissage il y a Ejoumalé. On le félicite pour la naissance de son garçon en septembre. Il est très fier. Dans ce domaine, il a battu Abel : un garçon, une fille contre deux filles pour Abel.

L'organisatrice nous invite pour un autre vernissage qui aura lieu demain dans sa maison atelier pour une sorte de marché d'art à 15h.

Après les discours des uns et des autres, on boit un coup un liquide au gingembre . C’est tout, on peut partir.
Lors d'un vernissage ici on ne nourrit pas les gens, on ne leur donne pas l'occasion de se bourrer la gueule avant de reprendre leur voiture et ce n'est pas plus mal.

Par Nehru street on revient vers la maison. On s'arrête à une échoppe croix verte qui fait office de pharmacie, pour acheter des Koflets, ça me fera peut-être du bien à la gorge. Ici on n'a pas le conseil, mais on a la gentillesse et je pense que c'est plus important.

On rentre en passant par la rue Barathi pour voir l'encadreur et lui dire que lundi on apportera la trentaine d'aquarelles à encadrer, et qu'on veut les avoir impérativement le 7 janvier dernier délai pour la démo de Véro.

On enfile la rue Barathi. Ce soir comme il y a eu le bandh jusqu'à 18h c'est à dire pas une boutique ouverte, il y a beaucoup d'animation, chacun essaye de récupérer un peu de ce qu'il a perdu en ne travaillant pas.

Véro nous fait un matefaim dont elle a le secret, mais surtout parce qu'elle une poêle toute neuve que nous a donnée le propriétaire.
Fromage et pain de mie.
Bananes et fruits de la passion.


Il y a certainement plus malheureux.

Pas de photos aujourd'hui car il faisait un temps abominable pour un photographe, ciel bouché et zéro lumière. 

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