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| Serenity beach |
La meilleure nuit depuis notre arrivée.
Pas de bruit la nuit, à 4h30 j'entends Antoine qui
s'asperge d'eau pour se réveiller,
puis à 5h les cloches à fond la caisse on n'est pas
loin de la cathédrale et
c'est bientôt Noël.
Puis les coqs et les corbeaux.
Enfin le jour qui envahit la chambre,
nous dormons quand même
jusqu'à 8h.
Je descends et je trouve Antoine qui
est dans le hall. On se salue amicalement et je file.
Dans le rue il y a déjà
dessinés les kolams
du matin, pour l'instant ce sont les kolams ordinaires c'est à dire blancs.
Rue Mission le marchand de lait est là, les poubelles en rond de
ciment ont été vidées, la circulation est dense, c'est l'heure des écoliers qui arrivent à l'école de filles et à
celle de garçons. Ce
sont des écoles indiennes
et les enfants ne sont pas en vacances comme ceux du lycée français.
Les marchands d'articles de décorations de Noëls qui se sont installés rue Mission sont en train
d'ouvrir leur boutique.
Un troupeau de vaches va dans la
direction opposée à la mienne.
Les marchands de santons qui ne se mélangent pas avec ceux de déco ont déjà déballé leurs marchandises. On trouve chez eux tout ce
qu'il faut pour la crèche.
A côté d'eux des artisans construisent
des crèches avec du bois et
de la paille.
Devant la cathédrale un homme passe en scoot et fait son signe de
croix. Il passe et repasse plusieurs fois et part par la rue Needarajapayar.
Toujours autant d'écoliers et d'écolières qui se rendent à
leurs cours.
Des bouses rue Ranga Pillai, les
choses redeviennent normales. Un camion de livraison est arrêté
devant le magasin de fruits et légumes.
Des touristes prennent des photos du
quai d'Ambour. Devant Hot Bread ils prennent les pancartes qui détaillent les produits
disponibles à l''intérieur. A l'intérieur justement un autre
touriste photographie les croissants.
Il y a une file qui va jusqu'à la porte. Je passe devant tout
le monde avec autorité car
les touristes sont là pour
prendre leur petit déjeuner
alors que je viens chercher mon pain.
A la caisse un chauffeur explique à un couple de touriste que c'est
là qu'il faut régler.
Depuis quelques jours il y a une aide
caissière qui se tient à côté du caissier en titre. Lui
frappe les prix et elle prend les billets et rend la monnaie.
Le responsable a dans la poche de sa chemise une
étiquette qui dépasse et sur laquelle je lis :
"minced pie" peut- être
se prend-il pour une tartelette de Noël.
Je sors.
Retour, devant le Cottage un clochard
qui semble avoir passé sa
nuit là, prend son petit déjeuner.
Ce matin la station service de
l'Ashram et ouverte et tout semble normal.
Près
de l'arrêt de bus il y a
depuis quelques jours un clochard allongé,
il est jeune, cheveux longs et barbe on dirait un jésus abandonné
avant de mourir.
Des bus, des tempos posent leur flot
de passagers les uns vont au boulot, les autres traversent le canal et prennent
la direction de l'hôpital.
Je tourne rue Sainte Ange, une
marchande de fleurs pour les offrandes s'est installée à même le sol. Des ribambelles d'écolières marchent en
direction de la cathédrale.
Je prends la rue Capitaine Marius
Xavier. Au niveau des toilettes publiques toujours des gens qui se brossent les
dents, autour du point d'eau.
A l’angle de la rue Laporte, le troupeau
de vaches de tout à l'heure
mange dans la poubelle en rond de ciment qui déborde
encore de détritus.
J'oublie chaque jour de parler de ce
qu'on entend en marchant, une sorte de cliquetis qui est dû aux nouvelles arrivées d'eau potable fournie par le
gouvernement.
Rue Candappa, Petit Déjeuner.
Ce matin on va au marché Goubert pour acheter des gambas
pour ce soir.
On y va vers 10h et on donne au
repasseur qui est là aujourd'hui,
le linge à repasser.
Pendant un trimestre il va avoir un revenu supplémentaire,
d'autant qu'il nous prend plus cher qu'aux habitants.
Je prends la rue Mission pour prendre
la rue Ranga Pillai dans le bon sens et pouvoir garer la moto.
De là
on se rend à pied à l'entrée poissonnerie du marché.
Véro
sort son appareil juste là où l'odeur nous dit que nous
sommes bien au marché de
poissons. Des hommes assis dans ce passage veulent qu'elle les prenne en
photos, ce qu'elle fait. Je me rends compte alors qu'ils sont assis au pied
d'un escalier qui me semble monter à
un étage qui domine
le marché
aux poissons.
On va vers notre marchande
habituelle. Je ne sais si elle nous reconnaît,
mais nous on la reconnaît
bien. Dès qu'on a les
gambas dans un sac, une autre femme nous demande si on veut qu'elle les décortique
et les nettoie. Je lui dis non parce que
Véro tient à se charger de ce travail pour être sûr que les bêtes
sont très bien nettoyées.
Véro
fait quelques photos et comme il n'y a pas beaucoup de touristes, les poissonnières acceptent sans problème. Certaines fois elles se sont
montrées agressives avec
les photographes, ce qu'on peut
comprendre.
Puis en repassant vers la sortie, je
demande aux hommes que Véro
a photographiés si l'on
peut monter par l'escalier qui est derrière
eux.
Pas de problème.
Dans l'escalier un homme est en train
de rajuster son sarong, il pensait être
tranquille, mais Véro n'hésite pas à le photographier, ça
le fait rire.
L'escalier mène à des
magasins qui donnent sur MG road et de
l'autre côté on arrive sur une terrasse qui
domine tout le marché Goubert.
En fait on voit toutes les terrasses et la tour de l'horloge sans rien pour la
dissimuler.
On fait le tour. Peu d'endroits
permettent de photographier le marché
d'en haut. Et lorsque c'est possible d'énormes
poutres en ciment limitent la vision.
On ressort du marché et on retourne à l'appart pour poser les gambas
dans le frigo.
On avait aussi prévu de passer à l'Alliance Française pour prendre une carte de
membre pour trois mois.
A l'accueil, les employés nous retrouvent dans la mémoire de l'informatique et
finalement on n'a rien à remplir,
juste à signer le document
pour cette année.
Un organisme de culture française sans paperasserie. Il ne demande même
plus de photo pour une carte d'adhérent
qu'il ne nous donne jamais.
Le directeur a changé.
On passe ensuite à la comptabilité pour payer quand même 700 roupies de cotisations.
Puis on va à la bibliothèque
où il faut laisser 600
roupies de caution pour le cas où l'on
ne ramènerait pas les
ouvrages empruntés.
Enfin on se renseigne pour
l'affichage pour l'expo de Véro,
c'est 150 euros la semaine.
On peut se demander pourquoi on est adhérent s'il faut tout payer.
On peut se demander pourquoi on est adhérent s'il faut tout payer.
Véro
prend deux livres dont un livre d'un auteur Indien qu'elle n'a pas lu.
On revient et on s'arrête rue Mission devant une
boutique qui vend des fournitures pour passer un bon Noël. L'idée
de Véro est de nous prendre
avec le père Noël pour faire une photo de Noël sous les tropiques.
Mais aujourd'hui les deux pères Noël ne sont plus devant la boutique.
On entre pour demander des
explications. Les Pères Noël sont aujourd'hui devant un
magasin de fringues qui est rue Nehru à l'angle avec la rue Canteen en face du
Red Lotus.
On y va. Le patron nous prend en
photo avec le père Noël. Malheureusement et on s'en
aperçoit de retour à l'appart il n'a pas pris une
photo mais une vidéo trop
courte pour pouvoir l'utiliser. Tant pis on retournera demain au magasin rue
Mission où les pères Noël doivent revenir.
On déjeune
au Surguru, d'un thali classique qui est très
bon. Ce ne sont pas les mêmes
occidentaux ici que ceux qui fréquent
l'Indian Coffee. Ici on est dans la classe supérieure
pour les Indiens et pour les Occidentaux, pas de babs.
Un couple de français avec leurs deux grandes
filles s'installent près de
nous et le serveur leur conseille de prendre la même
chose que nous.
Ils sont perdus devant leur plat rond contenant une
douzaine de petit pots métalliques.
On leur explique que parmi ces pots il y en a deux qui peuvent servir de
dessert et qu'il faut les trouver et avant de commencer ils doivent attendre
qu'on leur apporte du riz blanc.
On sort et Véro veut passer à Fabindia, pour voir ce qu'il y a de
nouveau cette année. C'est une grande chaîne indienne pour les gens fortunés, et ce qu'ils présentent est plus destiné aux Indiens qu'aux Occidentaux.
On revient à l'appart pour boire un café et nous reposer. On revient toujours à l'appart pour le café car "l'expresso"
indien est une tasse de café au
lait trop sucré.
Vers 15h30, le temps n'est pas
terrible. Je propose à Véro d'aller à Serenity Beach, la plage de
Pondy.
On passe par les petites rues et par
le quartier musulman.
Sur la plage qui est encore en grande
partie une plage de pêcheurs
il y a deux nouveaux bâtiments
"La Hutte Royale" sur la droite. L'établissement
est récent et on se pose même la question de savoir s'il
est ouvert.
Sur la gauche, juste avant le Bodhy
Cafe il y a une nouvelle terrasse et l'établissement
s'appelle Theevu Plage.
On se balade sur Serenity Beach, il y
a toujours de chaque côté les panneaux rouges
d'interdiction de se baigner.
Il y a beaucoup d'Occidentaux, des
surfeurs et des baigneurs. Les gens ne savent pas que l'Océan Indien est terriblement
dangereux et ce danger s'est accru depuis le tsunami de 2004.
On change de plage et on passe sur
celle qui est un peu plus au Nord. Sur celle-ci il n'y a que des pêcheurs. Sur le sable des crottes
humaines en bordure d'eau, révèlent qu'effectivement cette
plage est réservée aux habitants.
Sur le bord les barrières protègent un terrain au-dessus de la plage. Ce terrain
appartient à Auroville. Des
bungalows énormes, blancs
et ayant la forme d'Igloos ont été construits et réservés aux Aurovilliens.
On va jusqu'au village suivant, puis
on revient sur nos pas. Le temps devient de plus en plus noir.
Au retour on s'arrête pour boire un coup au Theevu
Plage qu'on ne connaît pas.
Nous remarquons que pour ce qui est des prix on est dans les tarifs des plus
grands restaurants de Pondy.
On commande deux lemon juice à 60 roupies l'un TTC c'est bien
précisé sur la carte. Sur la facture
les deux fois soixante deviennent 130 roupies et la carte a disparu évidemment. Il n'y a pas de
petits bénéfices.
Deux femmes parisiennes un homme et
un chauffeur, font un numéro
de connaisseurs en précisant
que Sernity Beach est beaucoup plus authentique qu'Agadir.
Une des filles qui veut s'assurer
qu'on l'écoute bien montre
au chauffeur où se trouve
le restaurant Seagul qui est dit-elle un lieu incontournable parce que sa
terrasse donne directement sur l'Océan
Indien et c'est le seul restaurant de Pondy qui offre cela.
Tout ça
est vrai sauf que ce restau est un rendez vous de pochetrons Indiens qui
viennent y boire des bières.
La cuisine est extraordinairement médiocre,
et si on n'a pas de place sur la terrasse qui est petite et que les habitués occupent, on se retrouve dans
une pièce sinistre au rez
de chaussée.
On souhaite bon courage à la belle.
Retour à
Pondy en passant par le marchand de légumes
et de fruits de la rue Ranga Pillai.
A l'appart Antoine a déroulé de longues guirlandes électriques le long de la façade pour ce soir et pour la nuit de Noël.
Abel appelle pour demander des
conseils pour la rédaction
en français de son
invitation pour sa crémaillère du 25 janvier.
Lorsqu'elle raccroche véro me dit consternée,
ce que je lui avais déjà dit, mais elle ne m'avait pas
cru, la cérémonie se déroulera à 7h du matin.
Ce soir Gambas, aubergines, salades
de fruits.
C'est beaucoup de boulot pour un
moment de plaisir bien bref mais délicieux.

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