![]() |
| Aéroport de Blagnac |
Les photos sont dans le corps du texte car il y en a peu et c'est du "tout venant" pris à la tablette.
Juste pour le souvenir et l'illustration du blog.
Juste pour le souvenir et l'illustration du blog.
C’est le jour du départ mais ça fait déjà quelques jours
qu’on est parti, en fait depuis que Véro a commencé à remplir les valises.
Avant on est toujours dans la difficulté psychologique de se
dire on part, on part pas, car à chaque fois c’est s’arracher d’un lieu ou l’on
est bien.
Pour la première fois on ne prend pas un taxi, Nicolas qui
est là propose de nous emmener et dès 4h30 du matin on part pour l’aéroport.
Prendre un chariot pour lequel il faut mettre une pièce de 1
euro.
Faire la queue au comptoir dépose bagages, on a le temps,
devant des gens font enregistrer leur chien et ils doivent aller payer un
supplément.
On a nos cartes d’embarquement. Véro balise un peu parce que
hier en faisant les cartes elle a tapé mon n° de billet au lieu de mon n° de
passeport et ensuite pas moyen de rectifier.
Finalement tout se passe bien sauf un peu de suspicion sur
le fait que nous avons deux bagages chacun à enregistrer alors que les autres
n’en ont qu’un. C’est parce qu’on bénéficie par l’agence d’un avantage pour les
Indiens qui retournent chez eux. A Toulouse à l’enregistrement ils n’ont pas
l’habitude de ce fait et la personne vérifie sur son ordi que nous sommes bien
dans notre droit.
On se prend notre petit dèj chez « Paul » qui
appelle bien même à Toulouse une chocolatine un pain au chocolat.
On va passer les contrôles de sécurités avec nos bagages à
main.
On gagne la salle d’embarquement et on attend.
On voit arriver le
couple de tout à l’heure avec chien et enfant. Dans l’avion ils ont mis le
chien dans un sac mais pas l’enfant.
Beaucoup de gens bien qu’on soit dimanche matin, semblent se
rendre en Allemagne pour le boulot. Il y a un gars avec le T-shirt de Conseil
Général de Perpignan.
Atterrissage à Francfort à 8h30 et il faut se présenter à
9h30 à l’embarquement. On fait un véritable jeu de piste qui nous conduit même
à prendre un train et après une longue marche on passe la police aux frontières
et on arrive à 9h10 pour passer le contrôle de sécurité. La queue est longue
devant nous et va prendre des proportions soviétiques derrière nous.
Heureusement un responsable arrive vers 9h35 pour faire
passer en priorité tous les voyageurs pour Chennai.
Contrôle de ma valise de cabine, elle est stoppée parce
qu’il y a dedans l’appareil photo de Véro, toutes les connexions des différents
matériel et deux téléphones mobiles.
Il refont passer le tout un par un. C’est bon on peut aller
à la porte C16, au départ c’était C15, mais ça a changé en cours de route.
Enfin le Boing 747-400 décolle avec une heure de retard.
Rien de spécial durant le voyage si ce n’est les sièges dont
le dossier ne se baisse que si on appuie de toutes ses forces sur le dossier
avant et après pour le remonter l’hôtesse force de toutes ses forces pour le
remettre droit pour les repas et l’atterrissage.
Les voyageuses Allemandes derrière nous battent la mesure
contre notre dossier, pratique pour dormir, mais dans la Lufthansa elles sont
chez elles.
Véro trouve que l’hôtesse est d’une beauté populaire, je lui
dis que c’est malheureusement le problème de la démocratisation, c’est la
gauche ça.
On regarde deux navets l’un dont on a beaucoup parlé
« Mais qu’est ce qu’on a fait au bon dieu », prend vraiment les
spectateurs pour des cons. L’autre film raconte l’histoire d’Indiens qui
veulent monter un restaurant à Saint Antonin Noble Val dans l’Aveyron. Tous les
clichés sur l’Inde et en plus une histoire invraisemblable. Quelques vues du
village de St Antonin donne un peu d’intérêt.
Premier repas correct, le second un en cas : une sorte
de crêpe fourrée à l’indienne pour nous mettre dans le coup.
Atterrissage à minuit.
Le staff de l’avion n’avait pas les imprimés d’immigration
et il a fallu les remplir dans le hall d’accueil des voyageurs, en plus un
nouveau document pour la douane. Comme nous
les Indiens adorent la paperasse.
Passage rapide au guichet d’entrée.
On descend pour aller récupérer les bagages, un dernier
passage sécurité un peu pour la forme,
c’est ce que je me dis.
On prend deux chariots pour faire moins chargés, et on va
auprès du circuit de livraison des bagages. Pendant que Véro attend je vais au
change qui est juste à gauche du portique de sécurité qu’on vient de passer, à
droite avant d’y passer. Il y a deux boutiques de duty free et un change, on
n’a pas le choix.
Le change est à 1 euro pour 71 roupies, moins des taxes,
plus des charges, l’employé arrondi le tout à 10000 roupies pour 150 euros.
Les téléphones avec la carte sim indienne ne fonctionnent
pas.
On sort, dans la foule des personnes qui attendent les
arrivants, une petite pancarte avec « Piaser Jean Noel » écrit
correctement. L’hôtel Royal Green nous a bien envoyé quelqu’un.
Le chauffeur prend le chariot de Véro et le pousse et moi je
pousse le mien. On fait un parcours entre les gens et les voitures pressées,
klaxonnantes et toujours prioritaires.
La voiture c’est une voiture style Clio pour mettre nos
trois grosses valises, deux sacs de cabine, deux sacs à main.
On finit par y arriver. Véro a une petite place à l’arrière.
Sortie de l’espace de l’aéroport.
Passage sous les ponts autoroutiers, puis à droite dans le
quartier obscur où se trouve tous les hôtels bon marché comme l’annexe du Mars
ou les Kek Accomodation.
Les rues sont défoncées et dans l’obscurité on voit des
vaches qui vaquent ou qui sont couchées sur la chaussée, un buffle noir passe
devant la voiture sans se préoccuper de notre présence, des hordes de chiens
aboient contre la voiture, un bus sans éclairage arrive en face de nous, le
chauffeur klaxonne pour lui signaler notre présence, à un croisement une
voiture de police et deux policiers debout à côté de la voiture. Leur présence
semble totalement incongrue dans ce monde de la nuit.
Enfin l’hôtel.
La façade ne représente pas la qualité des prestations qui
nous étaient offertes sur le site Internet de Booking. On sort les bagages, il
faut monter un étage par un escalier raide et droit.
La chauffeur s’en charge.
Nous à la réception qui sert aussi de cuisine pour le petit
déjeuner qui est compris dans le prix, nous donnons nos passeports et nous
réglons la chambre 1800 roupies et 135 roupies de parking de l’aéroport. Je
donne 2000 et laisse la différence à titre de pourboire.
On peut enfin aller voir la chambre. Elle est belle, grande,
couleur saumon. Un grand lit constitué de deux matelas de 90 en mousse. Le
linge draps, serviettes est parfaitement propre. La clim grince un peu mais
fonctionne.
Un petit lavabo dans la chambre en face de la pièce
sanitaire me fait soupçonner qu’il n’y en a pas dans les toilettes.
J’ouvre la porte de la salle d’eau très petite par rapport à
la chambre, 1m50 sur 1m50, avec un chiotte qui occupe une grosse partie de la
pièce et presque contre la porte une douche et un bac pour s’asperger.
Ce n’est pas terrible mais c’est propre et c’est l’Inde et on
en a vu d’autres. On prend, on a payé et il est deux heures du matin.
On demande une bouteille d’eau minérale.
On peut profiter de la chambre.
Véro se précipite dans la pièce d’eau pour se laver et elle
constate immédiatement qu’il n’y a pas d’eau au robinet.
Pas la peine de rouspéter, l’eau ne coule pas 24h sur 24 en
Inde. On en aura demain matin c’est sûr mais ce soir il est trop tard. A Pondy
l’eau du gouvernement ne coule que de 5h à 8h du matin et le soir de 17h à 20h.
De toute façon c’est une eau qu’on ne
boit pas mais qui sert pour la cuisine. Pour boire on a des bonbonnes à un prix
de l’ordre de 40 roupies des 20l pour que
tout le monde puisse en acheter. Un troisième type d’eau qui vient de la
nappe phréatique et permet de faire la vaisselle, d’utiliser la machine à
laver, de remplir les chasses d’eau et les douches grâce à un réservoir sur le
toit.
On se couche sale, comme une majorité de gens qui ne se
lavent que le matin.
J’éteins complétement mon téléphone je sors la carte SIM. Je la remets et
j’active à nouveau mon téléphone, ça y est ça marche. J’appelle Véro et ça
marche aussi. Ouf pour demain matin on est tranquille si le taxi appelle.
Avant de nous endormir on se dit qu’il n’est pas possible de
proposer ce type d’hôtel à des gens qui ne sont jamais venu en Inde comme nos
amis qui arrivent en Février 2015.
On décide donc qu’on viendra les chercher à minuit à la sortie de l’avion. Ça paraît
tard mais en fait pour eux dans leur corps à minuit il n’est que 19h30. On
arrivera à Pondy vers trois heures du matin mais en fait pour eux vers 22h30.
On ne peut pas faire la nuit noire, deux fenêtres éclairent
la chambre comme en plein jour et de temps en temps un avion nous passe au
dessus de la tête.
On met pas mal de temps à nous endormir ce qu’on fait vers
trois heures du matin mais il est en réalité pour nous seulement 22h30.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...